Marseille (13) : une lutte contre les discriminations plus visible

Absente de la précédente mandature, la lutte contre les discriminations fait son entrée dans l’équipe municipale. Une victoire pour le Conseil représentatif des associations noires (CRAN). L’équipe municipale de Marseille dispose désormais d’un élu en charge de la lutte contre les discriminations.

Nouvelle mandature, nouveaux enjeux. La nomination vendredi de l’équipe municipale du maire Jean-Claude Gaudin a permis de rectifier le tir en termes de lutte contre les discriminations. Ce manque avait été pointé du doigt par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) qui avait décerné une note de 10 sur 100 à la ville en matière de lutte contre le racisme. « Contrairement à Lyon ou Paris, Marseille ne dispose d’aucun élu dans ce domaine », déplorait le responsable local du CRAN, Nassurdine Haïdari.

Un constat désormais dépassé. Outre le service civique municipal et la laïcité, l’élu PRG, Michel Dary s’occupera désormais de la lutte contre les discriminations. « C’est une grande victoire se réjouit Nassurdine Haïdari. Avec l’élection d’un maire de secteur Front national, il y a une impérieuse nécessité de réaffirmer l’unité de la ville que l’on habite au nord ou au sud », estime-t-il.

Metro News

Nicola Sirkis (Indochine) : « L’extrême droite tient le même discours qu’Hitler dans les années 30″

Nicola Sirkis ne mâche pas ses mots. Interrogé par le magazine Paris Match, le chanteur du groupe Indochine se dit atterré par l’intolérance qui divise notre société, le manque d’implication de certains artistes qu’il compare à des employés de maisons de disques, mais aussi par la montée des partis d’extrême droite.

Le rôle d’un artiste est-il d’éveiller les consciences ? Une question qui alimente le débat dans cette interview fleuve de Nicola Sirkis et Xavier Dolan, qui se plaint d’une Europe qui « régresse au niveau des mentalités et de la tolérance » : « La montée des droites chez vous nous horrifie en Amérique du Nord » explique le réalisateur, avant d’être repris par le leader du groupe Indochine. « En France, il n’y a plus de Jean-Moulin, plus personne pour dire haut et fort que l’extrême droite française tient le même discours qu’Adolphe Hitler dans les années 1930, toutes proportions gardées » affirme-t-il, sans en craindre les conséquences.

Il va même encore plus loin en attaquant les banques, les vrais « responsables de la crise ». « Ce ne sont ni les juifs, ni les immigrés, ni les homosexuels qui sont les responsables » dit-il, en référence aux idées généralement associées au parti d’extrême droite, avant de parler d’une France qui « crève de jalousie ». « Je suis atterré par l’ignorance générale, de deux qui gobent tout. Nous avons beau avoir un patrimoine culturel énorme, nous sommes de plus en plus incultes » conclu-t-il.

Charts In France

SOS Homophobie fête ses 20 ans

L’association qui lutte contre l’homophobie a vingt ans. 20 ans de soutien aux victimes, 20 ans de prévention, 20 ans en faveur de l’égalité des droits.

Le travail des bénévoles et des membres de l’association a permis la création d’un ligne d’écoute en 1994, des interventions en milieu, l’écriture du premier rapport annuel scolaires, le sensibilisation des adultes et des adolescents… Il existe en France 17 antennes qui luttent contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie.

L’association dénonce et condamne régulièrement les dérapages des hommes ou femmes politiques. Dernier en date, les propos de Christine Boutin dans une interview accordée au magazine Charles où l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy fondatrice du Parti chrétien-démocrate a affirmé : «L’homosexualité est une abomination.»

France 3

Liévin (62) : cette semaine, on parle tolérance et solidarité au collège

Le collège Danielle Darras-Riaumont organise une Semaine de la tolérance et de la solidarité. C’est la troisième fois que l’établissement mène ce projet, à l’initiative du comité d’éducation pour la santé et la citoyenneté.

La manifestation a vu le jour grâce à la mobilisation de la communauté éducative, des élèves, des parents d’élèves et de partenaires extérieurs. Depuis lundi, tous les élèves et les membres de la communauté éducative portent un ruban vert au poignet, pour montrer leur adhésion au projet. Dans le cadre de cette semaine spéciale, un court-métrage réalisé par les élèves de 3e sur le harcèlement à l’école a été présenté. Lundi, a aussi eu lieu le vernissage d’une exposition créée par les élèves du collège et les élèves de CM2 des écoles Condorcet et Jean-Jaurès. Elle est visible toute la semaine dans l’Atrium du collège.

Le but de ce projet était de sensibiliser les élèves à diverses problématiques, comme la discrimination hommes-femmes, l’homophobie, le handicap, le racisme, le harcèlement, ou encore les dangers d’Internet. Ces thèmes ont pu être abordés grâce à l’intervention de plusieurs partenaires : SOS homophobie, l’association des chiens guides d’aveugles et des paralysés de France, la Police nationale du secteur et l’équipe mobile de sécurité.

Le collège a également mené une action solidaire, en collectant des vêtements, des jouets et des jeux au profit de l’association La Fraternité de la ville. Vendredi, un cours de hip-hop géant, sur inscription, est prévu. Les frais d’inscription (1 € par personne) seront reversés à l’association des chiens guides d’aveugles.

 

 

La Voix du Nord

La mixité sociale™ favorise la tolérance™

[Article du journal belge Le Soir] [A noter : la mixité sociale évoquée dans le titre d'origine n'est même pas mentionnée dans le corps de l'article. Le titre apparait pour ce qu'il est : un slogan plaqué, un mantra. C'est, de notre point de vue, un exemple caractérisé de propagande idéologique, qu'elle soit consciente ou non, de la part du journal belge. NDLR]

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Image d’illustration d’origine du journal. Si vous regardez cette image de près, c’est un homme noir qui tient la pancarte…

[extrait] Une étude universitaire permet chiffrer le niveau de tolérance des habitants selon leur sexe, leurs orientations sexuelles, leur niveau de diplôme et leur âge. (…)

 [Voir les résultats sur l'article source]

« La tolérance en cette année 2014 n’est pas encore une évidence et il existe souvent une énorme différence entre ce que les gens pensent et leurs agissements, commente le secrétaire d’Etat, Bruno De Lille.

Bruxelles est la ville la plus diversifiée de notre pays et enferme donc l’environnement idéal pour faire de nos jeunes des citoyens tolérants. Malheureusement, vivre dans une ville très diversifiée ne signifie pas automatiquement que l’on a un groupe d’amis très diversifié. C’est pourquoi il est important d’investir dans l’enseignement et renforcer le dialogue afin de développer une société tolérante. »

Le Soir.be
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Complément :

« La mixité sociale ? Ca ne marche pas. Ca ne marche absolument pas. Les gens se fuient mutuellement. La ghettoïsation de la société est en marche »

Taubira a dîné avec l’imam de Drancy

La ministre de la Justice Christiane Taubira a loué le dialogue entre les religions et la tolérance lors du dîner annuel organisé mardi à Montreuil (Seine-Saint-Denis) par l’imam de Drancy avec des dizaines de représentants des cultes, juifs, chrétiens et musulmans notamment.

Hebergeur d'image« La République française est une République laïque, une république qui dit qu’elle est capable de contenir en son sein toutes les croyances du monde, toutes les philosophies du monde« , a notamment lancé la ministre. La ministre de la Justice avait auparavant déposé une gerbe au mémorial de la Déportation à Drancy. [...]

Le Figaro

Fractures sociales et identitaires : Le leurre du «vivre ensemble»

Article d’Edouard de Praron, consultant en management, sur le leurre du «vivre ensemble». Une situation dans laquelle «les classes populaires sont toujours perdantes».

Le bobo des villes s’enorgueillit de ne pas voter pour le FN et de vivre dans une ville cosmopolite. Croisant ses concitoyens d’origine étrangère dans le métro, il pense vivre avec eux mais le soir, il rejoint ses semblables dans son quartier. Chacun vit à côté des autres avec sa propre culture.

La montée du FN confirmée par les élections municipales est la conséquence d’une crise économique et d’une crise identitaire. […]

Un raccourci idéologique voudrait que l’électeur FN vive souvent dans des lieux où l’immigration est très faible et vote par peur de ce qu’il ne connaît pas. Ces élections prouvent à nouveau le contraire avec les régions du Sud à fort taux d’immigration votant massivement FN. Et si, dans certaines régions périurbaines où l’immigration est faible, le FN fait toujours de bons scores, c’est en réalité parce que ces habitants ont fui les villes et les banlieues autant par contraintes économiques et foncières que par choix culturel (pour fuir une immigration massive dans les derniers quartiers populaires). […]

Il est urgent de stopper l’immigration massive et de privilégier la culture française avant que le semblant de vivre ensemble qui reste ne se transforme en une société multiculturelle du « vivre à côté ».

La mixité n’existe quasiment pas dans les tribunes d’un concert de rock, de rap ou d’un match de rugby. Le vivre ensemble, l’inclusion sociale, le faire France n’existent pas sauf dans la bouche d’une élite coupée du peuple, une élite protégée des conséquences négatives de la mondialisation qui se permet en outre de distribuer elle-même des brevets de civisme. Dans ces villes boboïsées, on se vante de respecter son voisin et sa différence de mode de vie. Mais cette tolérance revendiquée n’est en réalité qu’indifférence individualiste.

À une fracture sociale s’est ajoutée une fracture identitaire. Au sein d’une même classe sociale, les gens se séparent en raison de leurs origines. Si la France ne retrouve pas le contrôle de ses frontières, des frontières moins visibles mais réelles se multiplieront : celles qui empêchent déjà d’entrer dans des cités dites « zones de non-droit », celles qu’élèvent les classes aisées en se regroupant dans des quartiers éloignés de tout problème d’insécurité ou d’immigration. À ce petit jeu, les classes populaires sont toujours perdantes.

Boulevard Voltaire (Merci à antibarbare et jojo2)

Claude Lelouch réticent à tourner avec un acteur qui voterait FN (RMC)

Invité des GG de RMC, Claude Lelouch réagit à la démarche de Mourad Boudjellal et serait gêné de tourner avec un acteur FN.

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« On peut pas être acteur et du Front National. Parce que c’est un métier qui est dans la tolérance, qui est dans l’amour de l’autre, dans la générosité. » – Claude Lelouch

L’islam, un ennemi idéal

Professeur à la Washington University de Saint Louis, John Bowen, anthropologue américain et grand spécialiste de l’islam, déjà auteur en 2011 de «L’Islam à la française», revient sur cette religion si décriée dans son nouvel ouvrage «L’islam, un ennemi idéal».

La Croix : Trois quarts des Français estiment que la religion musulmane est intolérante et incompatible avec les valeurs occidentales, selon une étude Ipsos-Cevipof pour Le Monde réalisée en janvier dernier. Pourquoi les musulmans seraient-ils inassimilables ?

John Bowen : Mais que savent les Français de l’islam ? Personne ne se demande comment vivent au quotidien les musulmans en France dans leur famille. Il n’y a quasiment pas d’études scientifiques sur les musulmans ordinaires mais en revanche pléthore d’idées martelées sur l’antinomie supposée entre islam et République. On présume que tous les musulmans pensent d’une certaine façon et qu’ils ne partagent pas avec les Européens les valeurs humanistes universelles. Or les musulmans ne pensent pas islam vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ils sont des gens comme les autres, avec la même diversité et les mêmes préoccupations concernant leur travail, leurs enfants, etc.

[...]

 

La Croix

«En famille, on garde son vote secret pour éviter la discorde»

Près d’un Français sur cinq ne révèle pas à son conjoint ce qu’il vote. Anne Muxel, directrice de recherche au Cevipof, analyse les rapports entre les relais familiaux et la politique.

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LE FIGARO. – Près de 20% des Français ne révèlent pas à leur conjoint pour qui ils votent. Comment expliquer cette discrétion dans notre société actuelle, où plus aucun sujet ne semble tabou ?

Anne MUXEL - L’isoloir conserve une fonction symbolique forte et bien précise: on y est libre de ses choix et d’y exprimer ses convictions les plus intimes, qu’elles soient d’ordre politique, moral ou religieux.

Les couples qui ne se révèlent pas leur vote sont souvent dans une situation de désaccord politique. [...] Préserver le secret du droit de vote, c’est se préserver d’une discorde possible. C’est d’autant plus vrai lorsque les extrêmes sont en jeu. [...]

La politique est-elle vécue de la même manière dans les familles de gauche et de droite ?

Les familles de gauche et de droite ont beaucoup de points communs. Elles sont toutes très différentes des familles sans filiation politique ou peu intéressées par la chose. Elles s’impliquent plus dans les élections, se déplacent plus souvent pour aller voter.

S’il y a une différence entre elles, c’est que chez les gens de gauche, il y a une plus grande allergie aux différences de choix politiques. On rejette plus les orientations divergentes des siennes qu’à droite.

Sinon, au niveau des extrêmes, il y a une différence majeure entre l’extrême gauche et l’extrême droite. La première est beaucoup mieux acceptée que la seconde dans les cercles familiaux. Le FN n’a pas levé entièrement les tabous dont il fait l’objet. Dans la famille, c’est la même chose. Dès le moment où le FN vient dans la discussion, il peut y avoir danger pour la cohésion.

Le Figaro

Peut-on encore être tolérant ?

Politiques, grandes consciences, associations… Tout le monde n’a que ce mot à la bouche : la tolérance. Un mot ? Plus que cela. Un modèle de vertu dans nos sociétés européennes. En matière religieuse, qu’est-ce qu’être tolérant ? Depuis Kant, c’est de « considérer que les abstractions métaphysiques ne sont pas nécessairement fausses, mais elles n’appartiennent pas au domaine de la connaissance possible. On peut croire, bien sûr : la tolérance est tolérante. Mais il faut croire relativement, croire sans affirmer que ce qui est vrai pour moi est vrai en soi. »

Le moteur de la tolérance occidentale a contribué à réduire les manifestations de violence religieuse. Aujourd’hui, cependant, ce moteur connaît des « ratés », comme l’explique Adrien Candiard, dans un essai percutant, En finir avec la tolérance ? (Puf), dont Le Point publie des extraits dans son numéro du 16 janvier. « La présence massive de musulmans sur le sol européen pose de nouveaux défis à relever pour notre modèle pourtant conçu comme universel, écrit ce normalien, membre de l’Institut dominicain d’études orientales. L’islam jette un double doute : est-il toléré ? Est-il tolérant ? Il fait aujourd’hui l’objet, auprès des populations européennes autochtones, d’un rejet parfois violent. Et ce rejet est souvent porté par des forces politiques, qui reprochent précisément à l’islam son intolérance. L’intolérance supposée des uns vient justifier l’intolérance des autres : le cercle est manifestement vicieux. »

Pour que notre modèle de tolérance fonctionne de nouveau, il faudra d’une part convaincre l’islam d’accepter la modernité occidentale et d’autre part les non-musulmans que cette évolution de l’islam est possible.

(…) Le Point