La crise qui perdure depuis plusieurs mois conduit les gens à se replier sur leur propre environnement. Les Belges sont de moins en moins nombreux à estimer que l’argent destiné à l’aide au développement est bien utilisé.
Le groupe de personnes qui trouvent que le budget de l’aide au développement doit diminuer augmente rapidement, rapporte jeudi le quotidien De Standaard.
« L’empathie concernant la pauvreté dans les pays du Sud reste visible, mais l’opinion que les pays du Nord ont encore une dette par rapport à la pauvreté dans le Tiers Monde disparaît », conclut l’Institut louvaniste « Leuvense Hoger Instituut voor de Arbeid » (Hiva) sur base d’une enquête menée auprès de 1.700 personnes.
Ainsi, environ 44% des répondants estiment que le budget belge pour l’aide au développement doit diminuer, contre seulement 28% en 2010. Ils ne sont également plus que 8,6% à penser que l’argent de l’aide au développement est bien utilisé, tandis que 39% trouvent que ces moyens sont mal voire très mal utilisés.
En outre, seul un Belge sur trois est encore donateur, contre 6 sur dix en 2007, mais les donateurs donnent toutefois plus d’argent qu’auparavant. Selon l’Institut Hiva, la crise qui perdure depuis plusieurs mois conduit les gens à se replier sur leur propre environnement.
(merci à Chlodomir)

(…) J’arrive à la gare du Nord. Je la traverse pour prendre le métro. Je pense à Bruxelles, à Anvers, à Séoul, à Osaka. J’ai honte. Une gare d’une saleté repoussante, on marche sur des papiers, des détritus. Une grisaille, une atmosphère de pays infiniment pauvre. Une désolation.
La délocalisation est le nouvel « or des fous » qui ne voient que le court terme, tonne Paul Craig Roberts, ancien sous secrétaire au Trésor du gouvernement Reagan.
Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.
A y regarder de plus près, la Chine demeure un pays du tiers-monde. En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine. D’ailleurs, si le pays exporte autant, c’est que son marché intérieur est trop faible pour absorber la production, ce qui l’économie fortement dépendante de la conjoncture internationale et des investissements étrangers. La croissance chinoise, n’est pas si extraordinaire que cela. D’une part, les statistiques sont allègrement truquées par le gouvernement. D’autre part, la croissance moyenne de l’économie chinoise, entre 1978 et 2004, n’est que de 6,4% par an. Pâle résultat comparé aux performances du Japon (8,2%) et de la Corée du Sud (7,6%) sur la même période…