La France emprunte moins cher qu’il y a un an

Malgré la crise de la dette et les craintes de perte du triple A, les taux d’intérêt à dix ans ont baissé dans l’Hexagone en 2011. Il en va de même dans de nombreux pays européens et aux États-Unis.

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Sur le marché obligataire, le taux français à 10 ans a terminé vendredi à 3,10 %, ce qui reste nettement inférieur à la moyenne de ces dix dernières années (4,15 %).

Plusieurs explications à ce phénomène.

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Dette : les taux d’intérêt que paient réellement les États

Les taux d’intérêt sur les dettes des pays de la zone euro s’envolent à mesure que les marchés paniquent. Mais les taux qui flambent ne sont pas ceux réellement payés à l’heure actuelle par les États.

Ces derniers mois, les investisseurs réclament de l’Italie, de l’Espagne ou même de la France des intérêts toujours plus élevés. Le signe de la défiance des marchés : le taux reflète le risque estimé par les banques. Ainsi, la différence entre le taux d’intérêt français et allemand, qui fait office de référence, a battu des records historiques cette semaine, Berlin empruntant quasiment deux fois moins cher que Paris.

Toutefois, les taux qui flambent ne sont pas ceux réellement payés à l’heure actuelle par les États. Même s’ils sont de très mauvais augure à moyen terme. »

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Poursuite de l’immigration ou maintien de la protection sociale : il va bientôt falloir choisir

Tribune libre de Paysan Savoyard

Malgré l’ampleur du chômage, malgré l’énormité des dépenses collectives induites par l’immigration, la situation de la classe salariée ne s’est pas encore trop nettement dégradée. Cela pourrait rapidement changer.

La fin des Trente glorieuses a précédé de quelques années l’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis puis en Europe, de gouvernements menant des politiques économiques libérales et mondialistes. Ces politiques ont conduit, comme on le sait, à l’enrichissement de la classe dominante, à la baisse de l’imposition des plus riches, à un partage de la « valeur ajoutée » moins favorable aux salariés, à un chômage persistant et de grande ampleur, à un creusement des écarts.

Dans le même temps l’immigration extra européenne, apparue au début des années 60, est rapidement devenue massive. Elle se poursuit au même rythme, générant des coûts sociaux considérables. Présentant le plus souvent une situation sociale défavorable (notamment parce qu’ils sont souvent sans emploi), les immigrés acquittent en effet des cotisations et des impôts faibles, tandis qu’ils bénéficient d’un effort considérable de la collectivité en leur faveur (en matière de logement, de santé, d’éducation, d’allocations et de prestations multiples).

 

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Les trois limites de la dette publique

Notre dette publique a atteint 1.489 milliards d’euros fin 2009, soit 17 points de plus que les 60 % du PIB des critères de Maastricht. « Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites », aurait dit Alphonse Allais.

S’agissant de la dette, on peut cependant identifier encore trois limites devant nous :

-la limite de l’efficacité, au-delà de laquelle la dette publique pèse sur la croissance ;

-la limite de solvabilité, au-delà de laquelle un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ;

-la limite de soutenabilité, au-delà de laquelle la dette est jugée tellement injuste par les jeunes générations qu’elle entraîne une rupture du pacte social.

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États-Unis : le flot des saisies n’est pas endigué

Alors que ses précédentes mesures n’avaient pas prouvé leur efficacité, Barack Obama a présenté vendredi 26 mars 2010 un plan visant à enrayer les saisies de logement : 14 milliards de dollars supplémentaires pour permettre aux emprunteurs en difficulté de refinancer leurs prêts et prévenir les défauts de paiement.

Dès 2007, avant la crise, beaucoup des emprunteurs les plus pauvres étaient déjà dans l’impossibilité de rembourser les crédits subprime qu’ils avaient contractés, perdant du coup leurs logements. Mais aujourd’hui, ces difficultés touchent beaucoup plus largement les Américains, surtout depuis que le chômage a monté en flèche.

Tant que la situation continuera de se dégrader sur ce plan, il sera difficile de faire repartir vraiment la machine économique outre-Atlantique, dans un pays où 70% des gens sont propriétaires de leur logement (contre 57% en France), au prix le plus souvent d’un lourd endettement.

L’administration Obama a déjà pris un certain nombre de mesures, mais celles-ci se sont révélées jusqu’à présent insuffisantes. Explications.

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La crise, moteur du capitalisme

L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970-2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la dette souveraine !

Devant de tels chiffres, l’idée d’une autorégulation par les marchés apparaît comme insuffisante. Pour comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments. Pour s’en convaincre, il n’est que de considérer ce qu’on nomme les « grandes crises » ou crises structurelles. Parce qu’elles sont des périodes de profonde mutation, leur rôle dans l’évolution historique du capitalisme est crucial.

Il s’agit de crises profondes, non seulement quantitativement par leur intensité, mais également qualitativement par l’ampleur des transformations institutionnelles qu’elles initient. Ces crises ont pour origine l’épuisement d’un modèle de croissance qui ne réussit plus à contenir ses déséquilibres.

Pour repartir, le système économique a besoin de nouvelles règles du jeu, de nouvelles institutions, de nouveaux compromis. Tel est l’enjeu des grandes crises : réinventer un nouveau modèle de croissance.

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Menaces sur la reprise économique

La montée des déficits budgétaires et de l’endettement public fait peser un risque sur nombre d’économies avancées. Une menace qui était dans le passé celle des pays émergents.

L’abaissement de notations, l’accroissement des différentiels de taux d’intérêt et la contre-performance d’enchères de bons du Trésor de pays tels que le Royaume-Uni, la Grèce, l’Irlande et l’Espagne montrent bien que les investisseurs, les autorités de surveillance des marchés obligataires et les agences de notation pourraient encore durcir leur position. A moins qu’ils n’assainissent leurs finances publiques.

Les conséquences de la sévère récession et de la crise financière ont été plus lourdes pour les pays qui n’ont pas pris de mesures visant à corriger leur déficit budgétaire structurel pendant les années de croissance. En outre, une faible reprise économique combinée à un vieillissement de la population menacent d’alourdir le fardeau de la dette dans de nombreux pays industrialisés : États-Unis, Royaume-Uni, Japon et certains pays de la zone euro.

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Pour punir les grandes banques, prends ton oseille et tire-toi

Excédés par les pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper de l’argent pour un motif tordu ou un autre, des milliers d’Américains se sont mis à déserter les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.

Surtout au moment où Wall Street s’apprête à distribuer d’indécents bonus aux cadres responsables de la crise et du bourbier financier, tandis que 12% d’Américains au chômage s’enfoncent dans les dettes, perdent leurs maisons et leur assurance santé.

Partout dans le pays, des mouvements de citoyens se forment pour inciter les mécontents à abandonner les plaintes stériles pour l’action musclée. Les rapaces de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte, qui monte.

Un petit film résume la philosophie de l’initiative. (Voir la vidéo, en anglais):
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