Suisse : «Les symboles de l’Occident chrétien» non autorisés «dans l’espace public»

La Suisse ne doit pas mettre en péril la laïcité, estime le Conseil des Etats. Par 21 voix contre 17, il a enterré lundi une initiative parlementaire du Conseil national demandant d’autoriser «les symboles de l’Occident chrétien dans l’espace public».

En mars, le National a donné suite au texte d’Ida Glanzmann (PDC/LU) exigeant de garantir dans la constitution la présence des symboles chrétiens comme le crucifix dans des lieux publics. Mais pour la majorité des sénateurs, introduire un article constitutionnel accordant une place privilégiée à une religion irait à l’encontre du principe de la neutralité religieuse de l’Etat. [...]

La démocrate-chrétienne lucernoise avait précisé que son texte répondait aux polémiques suscitées par les exigences d’un libre penseur lucernois. Celui-ci voulait que tous les crucifix disparaissent de l’école fréquentée par son fils. Une controverse similaire avait défrayé la chronique en Valais.

Ida Glanzmann voulait empêcher que des particuliers ou des groupes d’intérêts prennent prétexte de droits fondamentaux tels que la liberté de conscience et de croyance pour remettre en cause la culture fondamentalement chrétienne en Suisse. Le Tribunal fédéral a décidé qu’il est contraire à la liberté religieuse de suspendre un crucifix dans une salle de classe.

romandie

Sète : Un mariage symbolique pour célébrer l’amitié France-Maroc

L e hasard fait bien les choses ! », souriait Mohamed Hakari hier, salle Brassens. Le président de l’association France-Maroc-Méditerranée avait programmé au 21 mai cette 5e rencontre culturelle avant même de savoir que cette date coïncidait avec la journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement.

Autant de valeurs défendues par l’association à travers cette journée organisée comme « un mariage symbolique entre la France et le Maroc, et entre Sète et El Jadida », sa ville jumelle, dont Mohamed Hakari est originaire. Aussi les ateliers de calligraphie, henné, l’exposition de tableaux (de la Casablancaise Fatima Fakir) et de plats à tajine voisinaient-ils avec le stand de l’avenir des Jouteurs sétois.[...]

Le Midi Libre

(merci à Eisbär)

L’anthropologue Dounia Bouzar menacée ?

Chercheuse associée au Cabinet Cultes et Cultures Consulting, Dounia Bouzar est l’auteur de nombreux ouvrages sur la gestion de l’islam dans les entreprises et les services publics. Lundi matin, elle a trouvé sa voiture et sa moto vandalisées.

Aucune signature ni revendication sur les deux véhicules, même si l’extrême-droite utilise ce type de symboles et de phraséologie.

Les deux véhicules se trouvaient à proximité de son domicile parisien, mais pas dans la même rue, et éloignés de quelques 500 mètres. La carrosserie de la voiture a été défoncée, et rayée de croix de Lorraine. Et un autocollant «non aux minarets» au-dessus d’uns mosquée barrée d’une croix rouge, apposé sur une fenêtre. La portière n’a pas été forcée, et rien n’a été dérobé à l’intérieur de l’habitacle.

Quant à la moto, sa carrosserie a également été défoncée, et un tract glissé sous sa jupe de protection. Le texte comprend deux phrases : «Résistance pour que Colombey les 2 églises ne devienne pas Colombey les 2 mosquées» et «Viendra le jour où les islamo collabos devront rendre des comptes». Une croix de Lorraine a été dessinée à la main.

Dounia Bouzar a déposé plainte. la police aurait indiqué en référer immédiatement au ministère de l’Intérieur.

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Libération

Algérie : indignation après des outrages aux symboles nationaux

Le journal algérien l’Expression crie sa colère après deux évènements au cours desquels le drapeau algérien et l’hymne national ont été bafoués en Algérie.

En l’espace de quelques semaines, le drapeau national a subi l’inimaginable en Algérie. Il a été souillé par les descendants de ceux qui l’ont abreuvé de leur propre sang. Le ton de la honte a été donné à Annaba. Des émeutiers de la cité Sidi Salem, ont brûlé l’emblème national. Pis, ils ont brandi le drapeau de la France. Celui sous lequel la nuit coloniale a duré 132 ans. La misère sociale ne peut justifier cet acte. Le fait est très grave. Et il prend des proportions alarmantes.

Lundi dernier, Dar El Imam à Alger a été le théâtre d’un indicent qui donne froid dans le dos. Un nombre important d’imams présents à un colloque organisé par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs ont refusé de se lever pour saluer l’emblème des sacrifices consentis pour l’Indépendance de l’Algérie. En mal de fatwa, ces clercs de l’inquisition verte ont mis l’hymne national au registre de la bidaâ [innovation]. Rien que cela! De tels actes représentent un danger réel pour le pays. Ils portent atteinte aux symboles de la nation.

Suite sur l’Expression