Viviane Reding : 80 % des lois nationales sont décidées par le Parlement européen (vidéo)

« Les gens doivent se rendre compte du pouvoir qu’ils accordent au Parlement européen car c’est lui qui vote les lois qui seront appliquées dans chacun des États membres de l’Union Européenne. » – Viviane Reding, Commissaire européenne.

 

Bonus : l’article de l’UKIP du 7 avril 2014

Affaire Snowden : le président bolivien empêché de survoler la France et le Portugal (MàJ)

Addendum

Paris rejette la demande d’asile d’Edward Snowden
Paris a rejeté jeudi une demande d’asile d’Edward Snowden, le consultant de l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA) qui a révélé un programme de surveillance des communications mondiales, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

«La France a reçu, comme beaucoup d’autres pays, par l’intermédiaire de son ambassade à Moscou, une demande d’asile de Edward Snowden. Compte tenu des éléments d’analyse juridique et de la situation de l’intéressé, il n’y sera pas donné suite», indique dans un communiqué laconique le ministère.

Libération

Manuel Valls défavorable à l’asile politique pour Snowden

« Les Etats-Unis c’est un pays ami, nous sommes aujourd’hui le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine »

Manifestation à Caracas (Vénézuela)

Marine Le Pen (FN) a dénoncé aujourd’hui « le refus français du survol de notre territoire national par le président bolivien Evo Morales, sous prétexte qu’Edward Snowden aurait trouvé place dans son avion », y voyant « un asservissement honteux de la France aux États-Unis ».

« Caniche de Washington sous Nicolas Sarkozy, au point de revenir dans le commandement intégré de l’OTAN, le gouvernement français continue sous François Hollande d’abaisser la France en obéissant systématiquement aux désidératas de Washington », dénonce la présidente du parti d’extrême droite et eurodéputée dans un communiqué.

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France, armée et immigration (rediff) [+appel lecteurs]

[Cet article, lors de sa première publication, a connu une très large diffusion sur le web. FDS souhaite le mettre à jour. Les lecteurs connaisseurs des questions militaires et de défense sont invités à nous communiquer des information récentes  (et sourcées) du même ordre]

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• Et s’il y avait un conflit entre la France et l’Algérie ? Aïcha, attirée par l’armée, ne s’imagine pas faire la guerre contre les siens : Dans ma tête, je suis algérienne, je ne me sens pas française. Pour moi, l’armée c’est pas le fait de se lever pour une nation, c’est découvrir un métier.” (source)

• Un rapport du Ministère de la Défense de janvier 2007 évoque “l’attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation” des JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine) et de “la surdélinquance au sein même de leur régiment.” (source)

• Un jeune officier parachutiste raconte que, dans son unité, les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) passent leurs journées au foyer à boire de la bière en regardant des films pornos et qu’à la moindre réflexion, ils adressent au chef de corps un rapport dénonçant le racisme de l’officier qui, convoqué par le colonel, est obligé de revenir sur la sanction. (tiré du Libre Journal de la France Courtoise n°411.)

• A Saint-Cyr, on envisage la mise en place d’un système inspiré de celui de Sciences-Po et de ses conventions avec des lycées de zones d’éducation prioritaires. «L’objectif c’est de pouvoir appeler un jour le général Ben Babrouf ou le colonel Mohamed » (source)

• Dans la Marine, les officiers n’oublieront pas de si tôt la mutinerie de 1999 à bord du porte-avions Foch. Une soixantaine d’engagés volontaires, tous de parents maghrébins, avaient pris en otage leur officier. Après s’être retranchés 2 jours dans la cafétéria du porte-avions, ils avaient dû être délogés par un commando de fusiliers-marins. Ces « beurs » réagissaient contre une punition collective infligée à la suite d’une rébellion survenue lors d’une mission au large de la Yougoslavie au cours de laquelle les Super-Etendards avaient effectué des frappes sur le Kossovo considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique. (source)

Les jeunes « Français » d’origine maghrébine commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission.

• L’aumônier musulman en chef des armées françaises prépare l’organisation du prochain pèlerinage à La Mecque pour une quarantaine de soldats et une équipe d’aumôniers. Le projet lui tient particulièrement à coeur . (source)

• « les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission  (source)

Taubira : « Je ne conçois pas qu’on renonce au principe même de la souveraineté » (vidéo)

Archive vidéo Juin 1993

« Nous avons une histoire, nous avons une culture. Je ne suis pas venue à l’Assemblée nationale pour défendre l’indépendance de la Guyane mais je ne vais pas cracher sur mes propres fantasmes. Je ne conçois pas qu’on renonce au principe même de la souveraineté.

Reconnaître que la Guyane, c’est ailleurs qu’en Europe, physiquement, culturellement, historiquement, c’est flirter avec l’idée d’une souveraineté.» (Extrait de la vidéo ci-dessous)


Merci LittleTiger

La GB pourrait dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme

La Grande-Bretagne devrait envisager de dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme, qui constitue un frein à la lutte du gouvernement contre le crime et au contrôle de l’immigration, a déclaré samedi la ministre de l’intérieur.

Le Parti conservateur au pouvoir critique depuis longtemps la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dont la Convention, signée par Londres, constitue le texte fondamental.

Il lui reproche de porter atteinte à la souveraineté de la Grande-Bretagne. (…)

Zonebourse

Delors : «Les Européens ont le choix entre la survie et le déclin»

L’ancien président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, a estimé qu’un changement de traité européen était nécessaire, lors de l’émission BFM TV/Le Point/RMC diffusée dimanche.

«Je considère qu’un changement de traité, même du point de vue des intérêts français, est meilleur que son report», a déclaré Jacques Delors. «La solidarité, ça passe par un abandon de souveraineté en ce qui concerne la gestion de la monnaie commune, l’harmonisation progressive des fiscalités, l’effort de cohésion à l’intérieur de la zone euro», a-t-il détaillé. En revanche, a-t-il poursuivi, «les systèmes sociaux sous contrôle économique doivent relever des décisions de politique nationale».

«Aujourd’hui, c’est simple : les Européens ont le choix entre la survie ou le déclin», a-t-il dit. «Vous remarquerez que Mme Merkel a fait allusion à un nouveau traité. Et une fois de plus, c’est la France qui a dit :’On verra ça plus tard’», a-t-il ajouté. «Si nous ne faisons pas cela, c’est-à-dire consolider l’euro, trouver un bon accord avec la Grande-Bretagne, alors nous irons vers une zone de libre-échange. Une zone de libre-échange sans pouvoir politique, sans aller de l’avant, sans politique de solidarité, c’est une Europe qui disparaîtra», a-t-il pronostiqué.

Le Point

Pays-Bas : après l’islam, Geert Wilders, s’attaque à l’Europe

Au cours d’une campagne électorale dominée par l’Europe, le chef de file de l’extrême droite néerlandaise Geert Wilders a troqué son traditionnel discours anti-islam contre une europhobie exacerbée lui permettant de rester à flots dans les sondages.

« Au vu de la crise économique, l’Europe faisait office de thème facile », assure à l’AFP Claes de Vreese, professeur de communication politique à l’université d’Amsterdam, parlant d’ »opportunisme » : « la rhétorique est restée la même, c’est juste l’ennemi qui a changé! »

Discours incendiaires, formules lapidaires : l’héritier de Pim Fortuyn, le populiste assassiné en 2002, milite pour que les Pays-Bas abandonnent la monnaie unique, quittent l’Union européenne et l’espace sans passeport Schengen et cessent de contribuer aux aides financières aux pays du sud de l’Europe.

M. Wilders avait d’ailleurs provoqué la chute du gouvernement minoritaire de Mark Rutte, qu’il soutenait avec son parti à la chambre basse du parlement, en claquant la porte de négociations en vue de ramener le déficit public 2013 sous la barre des 3%, la limite en vigueur dans la zone euro.

Le député à la chevelure oxygénée soigneusement coiffée vers l’arrière avait alors refusé d’approuver un budget d’austérité imposé, selon lui, par « les diktats de Bruxelles ».

« La perte de souveraineté, le fait de ne plus être le maître dans son propre pays, ce sont des thèmes qui cadrent parfaitement avec son idéologie », explique Bert van den Braak, chercheur en politique à l’université de Leiden (ouest). (…)

France 24

La France, l’adieu aux armes ?

Respectée pour ses compétences par ses alliés, l’armée française appartient encore au club restreint des puissances militaires autonomes. Mais elle est aujourd’hui face à un tournant pour maintenir ses ambitions opérationnelles pourtant déjà en mode de « juste suffisance ». La très forte contrainte budgétaire et surtout la rédaction d’un nouveau Livre Blanc vont avoir certainement des conséquences sur ses moyens, et donc son fonctionnement. C’est ce qui ressort des auditions à l’Assemblée nationale des quatre grands patrons de l’armée française réalisées en juillet. Le premier des cinq états des lieux proposés par « latribune.fr » montre que les trois armées n’ont plus la capacité aujourd’hui de répondre à certains contrats opérationnels tels qu’ils ont été définis par le Livre Blanc rédigé… en 2008.

Le constat est clinique et l’aveu du chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, terrible. « S’agissant du contrat de projection de 30.000 hommes (sur un an, ndlr), non, il n’est pas atteignable en l’état », affirme-t-il. Ce contrat avait été pourtant défini en 2008 dans le Livre blanc par l’ancien président de la République… Aujourd’hui, les trois armées ne sont plus capables de répondre à certains de ses contrats opérationnels, dont plusieurs de sécurité publique, en raison d’un manque d’effectifs, de moyens et de crédits.

Suite et commentaires sur Fortune

Roumanie: le président intérimaire rejette tout « ordre » de l’étranger

Le président intérimaire roumain Crin Antonescu a affirmé vendredi que la Roumanie et son chef de l’Etat « ne reçoivent pas d’ordres » de l’extérieur, un jour après que la Commission européenne a sommé Bucarest de respecter l’Etat de droit.

« Les lois de la Roumanie se font en Roumanie et ne se font ni ne se négocient ailleurs », a martelé M. Antonescu, niant toute « violation de l’Etat de droit ou de la Constitution » dans son pays depuis le lancement de la procédure de destitution de son rival, le président de centre-droit suspendu Traian Basescu.

AFP

(Merci à Bonhomme)

Michèle Tribalat : un peu de lucidité, la France n’est plus souveraine en matière de politique migratoire

La politique migratoire a été largement communautarisée. Les États européens ne conservent une souveraineté réelle que sur les entrées pour motif économique. Le pouvoir de la France se résume à énoncer les conditions d’exercice des droits que les étrangers peuvent faire valoir, tout en respectant la législation européenne. Leur marge de manœuvre est étroite.

Les jugements de la Cour de Justice européenne, pris dans un pays à propos de cas précis, s’étendent directement à tous les autres. Celle-ci veille à ce que les directives soient correctement transposées par les États sous peine de sanction, et les Cours nationales intègrent la jurisprudence européenne directement dans leurs propres jugements.

L’entretien de Manuel Valls dans Le Monde de mercredi reflète bien la prise en compte de ces contraintes. La décision de la Cour de cassation du 5 juin 2012 d’interdire la garde-à-vue d’étrangers dépourvus de titre de séjour pour ce seul motif, en application de la directive européenne de 2008, nécessite une révision du dispositif d’éloignement. Que peut dire Manuel Valls, sinon qu’un nouveau texte sur le sujet ne privant pas de toute effectivité les décisions de reconduites à la frontière est à l’étude ? Idem pour la mise en rétention des familles.

Là encore, un texte est à l’étude. Que peut dire le ministre de l’Intérieur, sinon qu’il va essayer de maintenir le principe de reconduite à la frontière dans le cadre du droit tel qu’il est et qui l’oblige ? Sans combinaison possible de ces deux impératifs, aucune maîtrise de l’immigration ne serait possible. Après avoir déclaré « la politique migratoire, acte de souveraineté nationale » (programme PS, p. 21), le PS au pouvoir (a fortiori Manuel Valls) ne peut pas annoncer qu’il abandonne toute idée de faire repartir chez eux les étrangers en situation irrégulière. (…)

Atlantico

De plus en plus d’Etats, de moins en moins de souveraineté

En 1945, l’ONU comptait 51 Etats-membres. Aujourd’hui, elle en comprend 193, auxquels s’ajoutent de nouveaux territoires ayant fait sécession. Pour Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), cette logique de dispersion est dangereuse pour la stabilité du monde.

Il existe déjà plusieurs dizaines d’Etats qui sont incapables de subvenir à leurs besoins, qui vivent de la mendicité internationale, ou qui sont trop faibles pour ne pas devenir la proie des mafias.

Les guerres contemporaines résultent non plus de l’unification d’Etats, mais de leur démantèlement. Le sécessionnisme est devenu la menace la plus sérieuse contre la paix, car les sécessions ou partitions (à l’exception du cas tchécoslovaque) ne se font jamais pacifiquement, mais au contraire donnent lieu à des affrontements plus féroces. Le refus ou l’impossibilité de continuer à vivre avec les autres conduit assez souvent, que ce soit pour des raisons ethniques ou pour des motifs économiques, à un affrontement. Les justifications invoquées, par leur caractère artificiel ou du moins peu fondé sur le seul plan des droits collectifs d’un peuple, peuvent souvent conduire à des stratégies de légitimation exacerbées qui font resurgir un problème national plus ou moins résolu, ou qui le créent de façon artificielle.

La réponse adéquate au danger de prolifération étatique ne sera jamais la répression armée, mais la reconnaissance des droits des minorités lorsqu’il s’agit d’un problème national, ou le renforcement du sentiment de solidarité lorsqu’il s’agit d’une motivation économique. […]

Un monde fait de milliers d’entités souveraines ou prétendues telles serait un monde où la souveraineté ne pourrait pas réellement s’exercer. Trop de souverainetés tuerait la souveraineté et déboucherait sur une planète où les forces occultes et les plus radicales occuperaient une grande partie des pouvoirs.

Le Nouvel Obs

Frédéric Lordon : « Les ingrédients du désastre »

(…) Tout ça ne pourra pas durer éternellement. D’abord parce que la construction économique s’apprête à s’effondrer sous le poids de ses propres malfaçons et que l’on s’approche chaque jour davantage du point critique où la panique financière, en avance même sur les défauts souverains, mettra de nouveau à bas le système bancaire entier, ne laissant plus que les banques centrales comme uniques institutions capables, avec le risque que le refus de la BCE conduise au réarmement forcé des banques centrales nationales, donc à l’éclatement de l’euro.

Mais ça ne pourra pas durer non plus parce qu’on ne dépouille pas impunément les corps sociaux de leurs prérogatives souveraines, en tout cas sans s’exposer au risque que vienne un jour où ceux-ci décident de la récupérer violemment – et, un peu à la manière de ce qu’avait montré Karl Polanyi à propos des années 30, la chose peut ne pas être belle à voir…

La laideur cependant n’est pas non plus une fatalité, car c’est aussi une opportunité historique de renverser l’ordre néolibéral qui est en train de se former dans ce bouillonnement de contradictions. Et de se débarrasser par la même occasion de tous ses desservants, ceux-là mêmes qui ont des décennies durant expliqué au bas peuple que l’ordre du monde est idéal, qu’il avait de toute façon la force d’une donnée de nature et que l’on ne saurait se rebeller contre la loi de la gravitation, qu’au demeurant la construction européenne telle qu’elle est (était…), elle aussi intouchable dans sa perfection même, était là pour notre supplément de bonheur, qu’il fallait être au choix archaïque, frileux ou xénophobe pour trouver à y redire.

Tous ces gens, hommes politiques de gauche, de droite, experts dévoués, chroniqueurs multicartes, éditorialistes suffisants et insuffisants comme disait non sans cruauté Bourdieu, tous ces répétiteurs, voués à la pédagogie du peuple obtus, se sont trompés sur tout, et les voilà qui contemplent sidérés l’écroulement du monde dont ils ont été si longtemps les oblats. Et l’on se prend à rêver de les voir eux aussi partir par la bonde à l’occasion de la grande lessive.

Les Inrocks