Soupe au cochon du 21 juin

Communiqué de l’association Solidarité Des Français (SDF) :

La prochaine distribution de soupe populaire par Solidarité Des Français a lieu le lundi 21 juin à partir de 20H00 à Montparnasse (lieu habituel).

Toujours besoin de chaussures hommes, chaussettes et tout ce qui peut manquer à ceux qui sont dehors.

Merci pour eux.

Solidarité Des Français

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La Boulangerie : un centre d’accueil pour clandestins

La Boulangerie, aux portes de Paris (18ème), est une ancienne caserne convertie en centre d’hébergement d’urgence tenu par l’Adoma. Près de 400 sans abris dorment là tous les soirs depuis 2004. Principalement des clandestins, l’accueil y étant «inconditionnel» contrairement à d’autres centres. Seule condition : être majeur.
La « vidéo-choc » (d’après Rue 89) veut montrer les conditions déplorables d’hygiène de ce centre.

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Le premier bus transporte en priorité les plus âgés, les plus vulnérables. Défilé silencieux et ordonné. La réinsertion doit être plus compliquée pour eux. Le directeur dit «non, ce n’est pas l’âge qui rend l’insertion difficile, ce sont les années, le temps dans la rue».

Dans les bus suivants, des hommes plus jeunes. Venus d’Afghanistan, d’Afrique du Nord et subsaharienne… beaucoup reviennent tous les soirs. Tarek Slitane, responsable de la coordination des équipes, les voit passer depuis quelques années.
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Cuges : à 87 ans, il devient SDF à cause d’un squatteur

Profitant de l’absence de Guy-Paul Voillaume, retenu à Paris en raison de l’état de santé de sa femme, un squatteur s’est installé depuis 6 mois dans sa maison de Cuges (Bouches-du-Rhônes). Le couple doit donc loger à l’hôtel. Pendant ce temps, l’hôte indésirable vide la maison. Un préjudice estimé à 77 00 euros.
La procédure d’expulsion entamée à la fin du mois d’octobre dernier ne sera pas examinée avant le 6 avril par le tribunal d’instance d’Aubagne.

Le cauchemar des Voillaume a débuté voilà plus de six mois. À cette époque, Guy-Paul, propriétaire d’un centre de remise en forme à Paris, licencie un employé, qu’il prend en flagrant délit de vol dans la caisse. «Avant cet épisode, j’avais eu le malheur de lui dire que je possédais une maison à Cuges, en précisant qu’il y avait une ancre de marine à l’entrée. Il a retrouvé l’endroit et profité de la situation.»

Guy-Paul Voillaume sort une à une les factures de sa sacoche, rangées dans un épais dossier. Les montants donnent le tournis : EDF, 2 000€; France Télécom, 200€; Eaux de Marseille, 1 700€. «Celle-là, c’est à cause de la piscine, précise-t-il en préservant son humour intact. Il change l’eau quand elle n’est plus propre, c’est plus simple que de nettoyer. J’ai essayé de tout couper. On m’a répondu que c’était illégal».
Source : La Provence (Merci à Sylvie)

Dans une telle situation, que faire ?
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La crise du logement affecte 10 millions de Français

La France compte 3,5 millions de mal-logés et dix millions de ses habitants sont affectés de près ou de loin par une crise du logement qui ne cesse de s’aggraver, prévient la Fondation Abbé Pierre. Dans son 15e rapport annuel publié lundi, l’organisation souligne que « l’aggravation progressive de la crise du logement aboutit à un vrai problème de société » dont les autorités ne semblent pas avoir mesuré l’ampleur.

Aux 3,5 millions de mal-logés s’ajoutent 6,5 millions de personnes fragiles susceptibles de basculer à tout moment dans cette première catégorie en cas d’éclatement de la famille ou de perte d’emploi, par exemple. « Le fait d’être logé ne signifie pas qu’on est à l’abri des difficultés« .

La crise du logement est bien antérieure à la crise financière puis économique qui a submergé le monde à partir de l’été 2008, alors que ni ses manifestations ni ses causes n’ont été traitées.

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Lausanne : préférence nationale dans l’hébergement des SDF

Lu sur 20minutes.ch :

Priorité aux SDF de la région lausannoise : les sans-abri de la région peuvent trouver un toit pour dormir à Lausanne.

Mais pas tous les migrants venus d’Europe de l’Est ou du Maghreb. Ouvert début décembre, le centre d’hébergement d’urgence de la ville, à la Vallée de la jeunesse, refuse régulièrement des voyageurs.

«Ces populations savent qu’elles ne vont pas forcément trouver un lit pour la nuit», a expliqué mardi à l’ATS Michel Cornut, chef du Service social. «Nous garantissons une place pour les sans-abri de la région. Pour les migrants, nous faisons ce que nous pouvons. Si nous ouvrions un nouvel abri, il serait complet aussi».

Chaque soir, les veilleurs acceptent quelques personnes de chaque groupe ethnique qui se présente. Les autres repartent dormir ailleurs, peut-être dans leur voiture. «Nous sommes attentifs à assurer une certaine égalité de traitement», ajoute M. Cornut.

Depuis la chute du communisme, certaines populations de l’Est, discriminées chez elles, «sollicitent l’Europe de l’Ouest riche et opulente», constate le chef du Service social communal. Leur présence croissante se manifeste dans les centres d’hébergement d’urgence mais aussi dans la rue, avec les mendiants.

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(merci à Marie)

Le combat quotidien de Christophe et Gilles, «SDF»

Christophe, 48 ans est parisien, Gilles, 44 ans, normand. Tous deux sont à la rue depuis quatre mois. Il y encore quelques mois Christophe était dessinateur dans le bâtiment, Gilles travaillait chez un concessionnaire automobile.
Au 30 septembre, on comptait 108 417 places d’hébergement dont 33 094 destinées aux seuls demandeurs d’asile.

Tous deux, à la rue depuis quatre mois, sont des néophytes de la galère, mais ils commencent à bien en connaître les ficelles.

« Le binôme » comme ils s’appellent, s’est formé il y a un mois devant la petite entrée de l’église Saint-Eustache. Gilles, qui a débarqué de Cherbourg après la perte de son emploi de cariste (1300 euros net), y avait élu domicile. «Christophe est passé par-là, on s’est mis à parler des choses de la rue», résume Gilles. Depuis, ils font la paire contre les adversités du quotidien.

Le froid ? «Ça fait partie du stage SDF. Jusqu’à présent, c’était trop facile. » déclare avec humour Cristophe. «Jusqu’à ces derniers jours, le froid n’était pas le plus gros souci» », affirme Gilles. Rien en tout cas à côté de la peur de l’agression ou du vol. Dès le redoux, ils ont l’intention de retourner à leur bivouac de carton. Températures négatives ou pas, le rythme de leur journée n’a pas vraiment changé et leur objectif est toujours le même : «Rester actif pour ne pas avoir le moral dans les chaussettes.»
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