Rokhaya Diallo : «L’islam et les médias : cet acharnement sans gêne»

Par Rokhaya Diallo, « militante associative, éditorialiste » revient sur la une du Point daté du 1er novembre – «Cet islam sans gêne» et sur d’autres couvertures de magazines, ainsi qu’avec une série de faits divers dont l’écho médiatique fut très faible selon elle.

Confrontés à cette surexposition négative, les musulmans sont placés dans une remise en cause permanente de leur légitimité, matérialisée par ce message implicite : «Vous n’êtes pas chez vous, vous n’êtes pas comme nous».

« Cet islam sans gêne », « Les convertis d’Allah », « Le spectre islamiste », « La peur de l’islam », « Islam : ces vérités qui dérangent », « L’Occident face à l’islam », « Les islamistes et nous », « Pourquoi l’islam fait peur »… Ces deux dernières semaines, les unes du « Point » et de « Valeurs Actuelles » sont venues allonger la liste de ces titres anxiogènes qui se sont succédé ces derniers mois en couverture de grands hebdomadaires d’information français.

Généralement accompagnés d’angoissantes photos représentant d’immenses minarets, des hommes très barbus ou des femmes recouvertes de larges pans de tissus, elles semblent problématiser l’existence même d’un islam présenté sous un aspect exagérément violent et folklorique, comme s’il s’agissait d’un ensemble de pratiques étrangères à la France. [….]

Le Nouvel Obs (Merci à pierrelermite)

Rokhaya Diallo, agent des USA ? (rediff)

Rokhaya Diallo a beau jeu aujourd’hui de fustiger l’islamophobie de Caroline Fourest alors qu’elle est – comme son mouvement – soutenue et financée par l’ambassade des USA dont chacun connait le rapport ambigu avec les pays musulmans, en Irak, en Afghanistan et ailleurs.


Rokhaya Diallo, agent des USA par FrenchCarcan

Coloniaux : la couleur change, pas la connerie (pitié pour Rokhaya)

Rokhaya Diallo est née dans le 4ème arrondissement. Elle est chroniqueuse à Canal +, payée à dire n’importe quoi, n’importe comment. Militante. Pour que l’on prononce son nom Ro”R”aya, et pas Rokhaya (c’est raciste), d’abord. Dévouée. “Je fais l’objet de racisme bienveillant” ; accuse-t-elle, pauvre riche. Dans les pages de Rue 89, la petite tête de linotte joue à se désoler de ce qu’elle appelle de ses vœux. Racisme bienveillant, ou discrimination positive. Au temps des colonies, plus pudiquement: paternalisme.

(…) Ragemag

Contrôles d’identités : Rokhaya Diallo s’en prend à Valls

Lors l’université d’été du Parti socialiste (PS) à La Rochelle, Martine Aubry, s’est montrée explicitement « favorable à une expérimentation » de la politique du reçu de contrôle d’identité par les forces de police dans sa ville de Lille.

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Alors que ces dernières semaines plusieurs élus parmi lesquels le député PS Razzy Hammadi s’étaient déjà prononcés en faveur de cette expérimentation, la position de la première secrétaire du Parti socialiste isole ainsi davantage Manuel Valls.

Le ministre de l’intérieur maintient en effet son refus d’imposer des « techniques » qui selon lui « ne seraient pas opérationnelles », démontrant ainsi sa méconnaissance du dossier. (…)

Le Monde

« Chalghoumi, ça suffit ! » Rokhaya Diallo et Souhail Chichah (entre autres) appellent à sa démission

Militants et intellectuels, une quinzaine de personnalités lancent un appel à la démission de Hassen Chalghoumi du poste de Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy.

Dans la ville de Drancy, le député-maire en place Jean-Christophe Lagarde, centriste de droite, maintient depuis 2008 le très controversé Hassen Chalghoumi à ses côtés en tant que Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy. Ce faisant, il expérimente ce que Nicolas Sarkozy préconisait au niveau national : subventionner le culte musulman pour mieux le domestiquer. Le tout dans le mépris de la loi de 1905.

Pari réussi, M. Chalghoumi n’a eu de cesse de servir le pouvoir en place contre les intérêts légitimes de la communauté musulmane à exercer son culte de manière indépendante et paisible.

En janvier 2010, dans un contexte d’islamophobie porté par le pouvoir en place, il se prononce en faveur de la loi liberticide interdisant le port du voile intégral en France. (…)

Liste des premiers signataires :

Souad Khaldi, traductrice, Rokhaya Diallo, militante associative, Nabil Ennasri, président du Collectif des musulmans de France (CMF), Omar AlSoumi, professeur, membre du Mouvement de la jeunesse palestinienne (PYM), Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), association Union pour la Tunisie (Unit*T), Yamine Makri, éditeur, Youssef Girard, historien, Nadir Dendoune, écrivain et journaliste, Madjid Messaoudene, conseiller municipal de Saint-Denis, Karim Azouz, militant associatif, Rachid Id Yassine, sociologue et anthropologue, Nadjib Achour, historien, Wadah Seddik, chef d’entreprise, Almamy Kanouté, militant associatif, co-fondateur du mouvement Emergence, Mohammad Akbar, association REDA, Ouissem Satouri, journaliste indépendant, Souhail Chichah, chercheur Université libre de Bruxelles (ULB), Saïd Branine, directeur oumma.com… (…)

Saphir news

Rokhaya Diallo : « ce ne sont pas les minorités qui devraient quitter la France où ils sont chez eux, mais ceux qui ne supporte pas de les côtoyer dans ce pays… »

Rokhaya Diallo n’est pas seulement une militante en lutte contre les discriminations et chroniqueuse aux propos acérés et aux réflexions décapantes. C’est aussi une intellectuelle dont les analyses résistent à la longueur d’un livre. Dans À nous la France elle sort du champ contestataire pour livrer une véritable réflexion documentée sur l’apport, aussi bien interne qu’international que les « minorités » pourraient apporter à la France.

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1. Vous dites refuser d’employer le terme « diversité » malgré la popularité de ce terme qui est passé dans le langage courant, pourquoi ?

Ce n’est pas tout à fait le terme que je refuse mais surtout son usage.

La lutte en faveur de la diversité a supplanté dans le vocabulaire courant la lutte contre le racisme ou les discriminations.

Il est sans doute plus facile de se prononcer en faveur de la diversité, que de lutter contre des pratiques discriminatoires illégales, ce qui de fait obligerait à désigner des responsables. Le sous-entendu positif du mot « diversité » met tout le monde d’accord, sans obligation de résultat. Personne ne peut raisonnablement s’opposer à la diversité, mais sous cet angle on oublie d’indiquer que l’absence de diversité est en premier lieu due à des pratiques conscientes ou non qui tiennent les minorités à l’écart.

Le mot  « diversité » permet de contourner les réalités, d’éviter d’affronter des dénominations plus précises. 

Ainsi, on évite soigneusement de parler d’« Arabes » de « Noirs » , d’« Asiatiques » ou de « non-Blancs »

(même si je reconnais la première que ces termes peuvent être sujets à débats) parce qu’on refuse d’être mis face à des réalités qui dérangent.  (…)

2. Vous écrivez que votre France est aussi une France de bons et de chevelure frisée et de noms difficiles à prononcer (et vous ajoutez avec malice qui ne l’aime pas peut dès lors s’appliquer à lui-même une fameuse injonction : la quitter) pouvez-vous précisez votre vision ?

C’est une remarque ironique évidemment, je ne suis pas partisane de ce type de chantages. Ce que je constate avec cette réflexion c’est le fait que celles et ceux qui fustigent la présence et la visibilité des minorités en France témoignent en réalité d’un rejet de la France telle qu’elle est. Les musulmans, les Roms, les banlieusards qui sont en permanence montrés du doigt font partie intégrante de la France. Donc suivant la logique de ceux qui proclament « la France tu l’aimes ou tu la quittes »

ce ne sont pas les minorités qui devraient quitter la France où ils sont chez eux, mais ceux qui ne supporte pas de les côtoyer dans ce pays…

Ceci dit ça reste un conseil amical, je ne me permettrais jamais de pousser quiconque vers la sortie, le débat démocratique y compris quand il est critique vis à vis de la République doit avoir droit de cité. (…)

Médiapart

Lire :« Black Power » à Washington !

Le nouveau visage du racisme

Récompensée par une banane dorée lors de la cérémonie des Y’a bon awards pour avoir tenu des propos racistes, la journaliste Caroline Fourest n’en revient toujours pas. L’occasion d’interroger la définition même du racisme. Décryptage.

Regard

(Merci à Zatch)

Rokhaya Diallo : « Nous n’avons ni l’intention de nous ‘intégrer’ ni celle de nous ‘assimiler’ »

« Français d’origine étrangère, nous refusons d’être la variable d’ajustement de l’élection présidentielle », tribune offerte par Le Monde, 4 mai 2012 à : Rokhaya Diallo, Faïza Guene, Alice Diop, Disiz, Maboula Soumahoro, Ridan, Sid Rouis, Marc Chebsun, Fatou Diome, Ofer Bronchtein, Gilles Sokoudjou

Sitôt les résultats du premier tour de l’élection présidentielle proclamés, Nicolas Sarkozy et ses partisans de se sont emparés des idées les moins reluisantes du Front national avec une promptitude déconcertante [...]

Aujourd’hui la majorité semble prête à tout, y compris à puiser dans les peu ragoûtants tréfonds de la boîte à idées du Front national pour remporter l’élection présidentielle.

Nous refusons cette instrumentalisation de nos identités pour flatter les plus bas instincts d’un électorat raciste. Il est intolérable que les électeurs du Front national soient courtisés et pris en pitié, alors que l’on s’acharne allègrement sur notre dos [...]

Nous avons assisté tout au long de ce quinquennat à l’inquiétante dissémination d’idées racistes dans l’ensemble des discours politiques, « victoire idéologique » dont Marine Le Pen n’a pas tort de se vanter.

Nous sommes des immigrés, des enfants et des petits-enfants d’immigrés, et nous sommes chez nous.

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