Flics de choc des quartiers chics (Vidéo)

Le XVIème arrondissement de Paris est un quartier chic et très prisé de la capitale par les grandes fortunes, les cadres supérieurs ou les riches retraités. Avec 90.000 euros par an, le revenu moyen par ménage est trois fois plus élevé que la moyenne nationale. Mais depuis quelque temps, la délinquance y est en augmentation.

Car cette richesse attire les délinquants de tout bord. Vols au distributeur, cambriolages, racket à la sortie des collèges, pillage de magasins de luxe : des bandes organisées venues de tous les environs ont fait de cet arrondissement leur terrain de chasse privilégié.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

France : alors que la pauvreté explose, les riches sont de plus en plus riches

(Extraits) Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches.

Les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays.

0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population[12].

Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine.

Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros.

Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France.

Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation.

En 1789, Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie :

« Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ».

operamundi.uol.com traduit par agoravox.fr

(Merci à Paul Kersey pour la vidéo)

Jamel Debbouze : «Bientôt, l’Afrique va mettre une claque à l’Europe…»

A l’occasion de la sortie sur les écrans de Né quelque part, Jamel Debbouze parle de l’Algérie où le film a été tourné.

« L’immigration, c’est pas un problème, c’est une solution»

Pour Debbouze, la façon dont les émigrés «sont dépeints à la télévision, ça fout la rage, parce que c’est pas vrai», dit-il sur le site internet Purepeople. Surtout, il parle de l’Algérie où il perçoit une évolution : «un pays qui bouge, complètement réceptif, et loin des clichés habituels. Il y a tellement de richesses sous les pieds des Algériens , c’est un des pays les plus riches au monde et les gamins ne peuvent pas en profiter».

«Il manque juste le travail, là-bas… faut croire qu’ils viennent en France par dépit. »

«Mais vous allez voir, explique-t-il, bientôt, l’Afrique va mettre une claque à l’Europe… Il y a un espèce de conservatisme en Algérie qui est en train de se barrer, pour laisser place à une gouache, une patate», ajoute-t-il, parlant de la «soif de vivre» des Algériens. […]

El Watan

« Notre pays doit accepter d’accueillir une partie de la misère du monde »

Tribune libre de Paysan Savoyard

Parmi les arguments utilisés par les immigrationnistes, on trouve celui-ci, qui le plus souvent fait mouche auprès des interlocuteurs : « Notre pays doit prendre sa part pour accueillir une partie de ceux qui fuient la misère et à la famine ».

Cet argument a notamment été popularisé par Michel Rocard, alors premier ministre, auteur de cet aphorisme devenu célèbre : « la France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa juste part »

Nous ne sommes pas d’accord. Cette obligation morale n’existe pas. Pour les différentes raisons suivantes nous n’avons aucune obligation morale d’accueillir des immigrés, fussent-ils pauvres et miséreux.

  • Notre pays a des devoirs envers sa population avant toute chose

Le premier aspect qu’il convient de mettre en avant est le plus déterminant : notre pays, comme tout autre, a des devoirs envers sa population avant toute autre considération.

Lire la suite

L’argent

Bien entendu, tout le monde préfère en avoir un peu plus qu’un peu moins. « L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue », dit l’adage populaire. Encore faudrait-il savoir ce qu’est le bonheur. Max Weber écrivait en 1905 : « Un homme ne souhaite pas “par nature” gagner toujours plus d’argent : il veut simplement vivre comme il a l’habitude de vivre et gagner autant qu’il lui est nécessaire pour cela ».

Nicolas Poussin, L’adoration du Veau d’Or (1634)

Depuis, de nombreuses enquêtes ont montré une dissociation relative entre la progression du niveau de vie et celle du niveau de satisfaction des individus : passé un certain seuil, avoir plus ne rend pas plus heureux. En 1974, les travaux de Richard Easterlin avaient établi que le niveau moyen de satisfaction déclaré par les populations était resté pratiquement le même depuis 1945, malgré l’augmentation spectaculaire de la richesse dans les pays développés. (Ce « paradoxe d’Easterlin » a encore été confirmé récemment).

Suite et commentaires sur Fortune

Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

Suite et commentaires sur Fortune

Le Moyen Âge et l’argent

Le Moyen Âge n’a pas inventé le capitalisme. C’est un univers exotique dans lequel le don l’emporte sur le gain, le salut sur l’enrichissement, rappelle Jacques Le Goff dans un ouvrage lumineux.

Le Moyen Âge et l’argent, de Jacques Le Goff, est né d’une conversation entre notre grand médiéviste et un autre historien, Laurent Theis, son ancien élève et éditeur. Alors que celui-ci lui demandait, en pleine crise des subprimes, si l’argent avait une place comparable dans le déclenchement des crises au Moyen Âge, Le Goff se lança dans un de ces grands dégagements, clairs, précis, savants, dont il a le secret.

L’argent au Moyen Âge, expliqua-t-il, n’a pas le sens englobant actuel de richesse. Le terme désignait alors le métal. Quant à la monnaie, elle mesurait la valeur des choses avant d’être un instrument d’échange.

Dans le système féodal, son usage est limité. Les biens sont distribués sous la forme de redevances en nature. La monnaie est donc rare jusqu’au XVIIIème siècle, même si elle est plus abondante entre les XIIIème et XVème siècles – période d’essor commercial et urbain – qu’aux siècles précédents. Dans la conscience d’un homme du Moyen Âge, la richesse se mesure en terres, en hommes, en pouvoir, pas en argent monétisé.

Le clivage est entre le faible et le puissant (humiles/potentes), pas encore entre le pauvre et le riche (pauper/dives). L’enrichissement terrestre n’est d’ailleurs pas concevable. Le plus bel « investissement » est dans le salut, par l’aumône. Dans l’échelle des valeurs, le don l’emporte sur le gain, la charité sur le profit…

Suite et commentaires sur Fortune

« Les riches ne doivent pas s’étonner d’être agressés à Charleroi »

Pour la justice, il n’est pas raisonnable d’afficher des signes de richesse dans une région sinistrée

Le tribunal civil de Charleroi vient de renvoyer la victime de plusieurs actes de violences à sa propre responsabilité, la juge estimant déraisonnable d’afficher des signes extérieurs de richesse dans une région sinistrée comme celle de Charleroi, rapportent mardi plusieurs journaux.

Dans un jugement rendu par la 4e chambre civile du tribunal de Charleroi, la juge Geneviève Denisty, saisie d’un litige opposant la Région wallonne à un homme d’affaires car-jacké et home-jacké à trois reprises par des individus armés à son domicile de Ransart, estime que la victime n’a reçu que la monnaie de sa pièce.

suite

(Merci à Will)

Selon le C.O.R., des perspectives économiques plus sombres que jamais

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient d’envoyer à chacun de ses membres, en vue de la réunion plénière qui doit se tenir mercredi, une révision de ses prévisions macroéconomiques afin de pouvoir réajuster fin avril ses projections financières des différents régimes de retraite à terme.

«Les dernières projections du COR ont été réalisées en 2007», indique le conseil en introduction. «Elles sont donc antérieures à la crise économique et financière qui a débuté en 2008 et a contribué à une dégradation plus rapide que prévu des comptes des régimes».

Alors qu’il anticipait, dans son scénario de base, en 2007, un retour au plein emploi huit ans plus tard – c’est-à-dire un taux de chômage de 4,5 % -, il le repousse désormais de neuf ans, en 2024. Dans le meilleur des cas.

Seule certitude : ces nouvelles prévisions macroéconomiques auront un impact important sur les besoins annuels de financement des régimes, qui devraient dépasser les 68,8 milliards d’euros anticipés (ou 1,7 point de PIB) pour 2050, il y a trois ans.

Le gouvernement en tout cas, par la voix même de François Fillon dans une interview au Figaro fin janvier, table déjà sur une facture d’au moins «100 milliards» à terme.

Conclusion ? Il n’y a pas que la révision des perspectives financières qui va être douloureuse. La réforme et la note à payer par les Français aussi.

Suite et commentaires sur Fortune

Immigration, richesse et «pédagogie»

Thibault Gajdos, économiste, chargé de recherche au CNRS, veut dissiper «quelques idées reçues» sur l’immigration et affirme qu’elle ne présente que des avantages. Encore faut-il en convaincre les populations autochtones de plus en plus réticentes. Des  «organes spécialisés» devraient donc œuvrer dans ce sens.

Je n’entends pas ici participer au débat sur l’identité nationale (….). Il peut être utile, en revanche, de dissiper quelques idées reçues sur l’immigration qui, quoi que l’on en dise, en est le véritable enjeu.

L’immigration profite aussi aux pays d’accueil. Cela est évident pour l’immigration des personnes très qualifiées. (…) Un accroissement d’un point du pourcentage d’immigrés diplômés du supérieur dans la population totale se traduit par une augmentation du nombre de brevets par habitant de l’ordre de 15 %. L’immigration est donc un moteur puissant de l’innovation.(…)

Mais les immigrés diplômés ne sont pas les seuls à enrichir les pays d’arrivée. Un immigré qui s’installe, c’est un emploi qui est créé dans le pays d’accueil. (…)

Non seulement l’immigration ne menace pas l’emploi des natifs, mais l’ajustement à la hausse des investissements correspondant à la création d’un emploi occupé par un immigrant se fait presque instantanément. Ainsi, le produit intérieur brut (PIB) croît au même rythme que l’immigration.
Lire la suite

La sortie de crise n’est pas pour demain

La crise des économies développées est sans précédent depuis 80 ans, tant les destructions de richesse sont importantes, et le retour à un régime de croissance antérieur semble éloigné, sinon impossible, estiment les économistes de Groupama Asset Management.

« La production industrielle a effacé depuis début 2008 plus de 10 années de croissance » a déclaré Laurent Berrebi, directeur des études économiques chez Groupama AM.

Michel Aglietta, professeur à l’université Paris-Ouest et conseiller économique de Groupama AM, a estimé que la sortie de crise serait semée d’embûches et que la destruction de richesse a été telle que les pays développés ne pourront retrouver ni le niveau de richesse ni le rythme de croissance potentielle dont ils jouissaient avant la crise.

« La crise financière dans les pays occidentaux s’apparente au Japon par l’ampleur de la déflation des bilans, la progression des dettes publiques, le ralentissement des revenus salariaux et la déflation des prix. » Le seul moyen dont disposent les entreprises pour améliorer leur rentabilité est la réduction de la masse salariale qui va de pair avec les suppressions de surcapacités. La dérive de la dette des États va peser sur la conjoncture dans la mesure où un retour à un niveau d’endettement soutenable va nécessiter des hausses d’impôt.

Suite et commentaires sur Fortune