Stéphane Bern critique la politique fiscale de François Hollande

« Le signal est très négatif. Je vois autour de moi plein de jeunes qui partent simplement parce qu’on leur dit « Si vous vous tuez à la tâche, cela ira à l’État et pas à vous »  »

« S’il y a des paradis fiscaux, c’est qu’il y a un enfer fiscal »

François Hollande, l’ami des riches

Malgré ses invectives contre les puissants de ce monde, le candidat socialiste peut compter sur un vaste réseau de soutiens composé d’amis énarques, de banquiers, de riches industriels et d’une presse généraliste de gauche « aveuglée », remarque ce journal de droite italien.

Miroir inversé de « l’ouverture à gauche » qui avait marqué les débuts du quinquennat de Nicolas Sarkozy, « l’ouverture à droite » a officiellement commencé pour François Hollande.

Après le ralliement d’Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France Culture, http://img826.imageshack.us/img826/2517/20120316t062347z1apae82.jpgJean-Jacques Aillagon, l’ancien ministre de la Culture de Jacques Chirac, a déclaré à son tour qu’il voterait pour le candidat socialiste.

Si les deux principaux candidats à la présidentielle s’efforcent d’arracher des voix à l’électorat des extrêmes, ils savent que la bataille se jouera au centre. C’est pourquoi ni l’un ni l’autre ne peut se passer du soutien de l’establishment, du monde de la finance, de l’industrie et de la presse.

En la matière, malgré ses invectives contre les riches, le favori François Hollande peut compter sur un réseau solide. (…)

(…) Les journalistes l’adorent

Second cercle : la presse. Hollande a là aussi de bonnes cartes en main, entre autres grâce à sa compagne Valérie Trierweiler.

C’est à elle, ancienne journaliste politique, qu’il doit le réseau de solidarité journalistique qui l’entoure.

Les journalistes l’adorent. Pas seulement la gauche caviar de Libération, mais aussi les catho-communistes du Monde [propriétaire de Courrier international].

Depuis qu’il y a deux ans le grand quotidien français est passé sous le contrôle du trio BNP, alias Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse, le journal a abandonné toute mesure. Matthieu Pigasse est directeur général de la banque Lazard en Europe. Pierre Bergé, homme d’affaires féru d’art et de mode affiche clairement son soutien à François Hollande.

Xavier Niel, entrepreneur sans scrupules, ne cache pas sa sensibilité de gauche et tire à boulets rouges sur la droite. Nicolas Sarkozy, qui cherche à se débarrasser de son image de président des riches, a beau pointer du doigt les amitiés fortunées de François Hollande, rien n’y fait : tout se passe comme si l’élection était jouée d’avance.

Hollande est un œcuménique. Il déteste les conflits, au point de s’être vu affublé du surnom de Flanby. (…)

Courrier International

Un élu UMP compare François Hollande à Hitler

Dans un billet de blog publié le 8 mars dernier, Jacques Béhagues, conseiller général UMP des Hautes-Pyrénées, n’hésite pas à établir un lien entre Adolf Hitler et François Hollande, qu’il accuse d’haïr les riches.

«Monsieur Hollande est donc soit un criminel à l’encontre d’une population, celle des riches, au même titre que Hitler en son temps quand celui-ci s’est lui aussi attaqué aux riches au travers des juifs; soit un demeuré de ne pas s’en rendre compte».

«Pour étayer mes accusations et le rapprochement fondé et objectif que je fais de M. Hollande avec le national socialisme, n’oublions pas que Karl Marx lui-même accusait les juifs que leur religion était celle de l’argent», poursuit Jacques Béhagues. L’élu décidement en verve continue sa démonstration par un «n’oublions pas que Mussolini, avant de prendre le pouvoir en Italie, dirigeait le premier journal socialiste italien».

20 minutes

Alain Duhamel : «Une campagne présidentielle gaulo-gauloise»

Pour Alain Duhamel, la campagne des présidentielles des «deux principaux candidats» est décevante et n’aborde pas les problèmes essentiels, affirmant que «le village d’Astérix peut se déchirer à sa guise, comme si l’Empire de Rome n’existait pas».

Le paradoxe est que Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen ont au moins le mérite de poser les bonnes questions économiques, même si c’est pour leur donner des réponses erronées.

Les deux tiers des Français sont mécontents du ton et du contenu de la campagne présidentielle. Ils ont bien raison.[…] A moins de sept semaines du premier tour, la campagne présidentielle tourne à l’aigre mais surtout tourne à vide.

Le champion de la gauche gère adroitement, trop adroitement son avance et agite les drapeaux de la mobilisation contre le monde de la finance et des hyperprivilégiés. L’effet est garanti, les Français détestant les riches, abhorrant le capitalisme et exécrant le marché. En revanche, quelles économies faire dans une dépense publique supérieure de 10 points à la dépense publique allemande ? Mystère et boule de gomme. […]

Quant à Nicolas Sarkozy, son choix de mettre massivement l’accent sur l’immigration, l’insécurité et l’islam comme s’il croyait gagner par les voix et les moyens de l’extrême droite est à la fois immoral et inefficace. François Bayrou peut ainsi renvoyer noblement dos à dos les duellistes sans être lui-même beaucoup plus productif. […]

Libération

Hollande n’aime pas les riches mais…

François Hollande et Bernard Henri-Lévy se sont retrouvés cette semaine pour un déjeuner en tête à tête au très bling-bling Restaurant Laurent où la célèbre «salade de mâche» du chef coûte la modique somme de 140 euros. L’occasion sans doute d’évoquer ce brave «peuple de gauche.

François Hollande l’assure : il «n’aime pas les riches». Pas de quoi l’empêcher d’organiser ses mondanités avec le prince de l’intelligentsia bobo parisienne dans l’un des restaurants les plus chics… et les plus chers de la capitale. Si la rencontre devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le coeur d’un BHL emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy, elle aura surtout mis en évidence la déconnexion de François Hollande avec le quotidien des Français.

Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des «intellectuels» les plus emblématiques de la pensée unique germanopratine ? […]

A lire le menu du restaurant Laurent, le peuple de gauche doit quelque peu tirer la langue en voyant les agapes de son représentant. La salade de mâche à 140 euros ne constitue en effet qu’une entrée. François Hollande et BHL ont ensuite pu déguster un petit carré d’agneau pour 92 euros avant de terminer sur une note sucrée avec un ananas rôti pour la bagatelle de 30 euros. Espérons qu’ils n’aient pas pris de vin…

24heuresactu

Aznavour : Taxe sur les riches insuffisante

La création d’une taxe exceptionnelle de 3% sur les revenus du travail et du capital dépassant 500.000 euros par an n’est « pas suffisante« , juge jeudi Charles Aznavour interrogé sur RTL.

Moi je trouve que 3% pour les très riches, ça n’est pas suffisant, on a une dette trop importante pour ça. »

« Aux États-Unis, les riches ils ont donné la moitié de leur fortune, ça fait quand même une grosse différence« , ajoute le chanteur qui publie lundi un nouvel album intitulé « Toujours » avant de débuter un récital d’un mois à l’Olympia.

Le célèbre chanteur vit en Suisse, où il est ambassadeur d’Arménie, son pays d’origine.

Le Figaro

Emmanuel Todd : Deux «concepts zombies», le libre-échange et l’euro

Emmanuel Todd, démographe à l’INED était l’invité de Patrick Cohen dans le 7/9 de France Inter le 30 mars 2011. Il affirme que la remise en cause du libre-échange ainsi que celle de l’euro, qui figurent au programme du FN, sont des arguments crédibles.

On vient de vivre une sorte de déligitimation complète des élites dans le domaine économique». […] Les classes supérieures le savent, mais n’osent pas le dire, […] tout le monde le sait, l’euro est foutu. […] Le pouvoir sarkoziste représente au plus haut degré l’oligarchie économique, les riches, et donc lui doit défendre l’euro jusqu’au bout parce que l’euro c’est l’argent des riches.

(Merci à Exaspéré)