80 élus de gauche exigent le retour en France d’un jeune Pakistanais expulsé

Des élus de gauche ont exigé mercredi 22 mai 2013, lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de Ville de Paris, le retour en France d’un jeune Pakistanais, Ahmed Sohail, expulsé et dénoncent la politique d’immigration de Manuel Valls…

«Il faut faire revenir Ahmed. Non pas comme un passe-droit, mais comme le symbole d’une évolution de la politique d’immigration et des consciences», estime Richard Moyon, porte-parole de RESF. Il reconnaît que depuis un an et l’arrivée des socialistes au pouvoir, «la mobilisation est plus difficile qu’elle ne l’était avant sous Sarkozy».

C’est un «cas emblématique», estiment ces 77 élus locaux, députés ou sénateurs de gauche, qui publient ce mercredi une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Ils lui demandent ainsi de délivrer un Visa longue durée à un jeune Pakistanais de 23 ans, expulsé vers son pays d’origine le 1er janvier 2013. Le parcours d’Ahmed Sohail, jeune majeur, arrivé seul en 2004 en France à l’âge de 15 ans, est un «modèle d’intégration», selon les associations qui l’ont suivi.

Lorsqu’il est contrôlé en novembre 2012 dans le métro, il est sans ticket, sans papiers et en possession «d’une barrette de cannabis et d’un portable volé», selon le ministère de l’Intérieur. Libération 01 01 2013

Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) en 2006, il décroche en 2009 un CAP de plomberie puis une promesse d’embauche. Protégé durant sa scolarité par un titre de séjour étudiant, Ahmed dépose son dossier à la préfecture de Seine-Saint-Denis, accompagné de sa promesse d’embauche, pour obtenir une carte de séjour. Pendant un an, il restera sans réponse, jusqu’à ce que son potentiel futur employeur perde patience et prenne un autre employé. […]

20 minutes (Merci à acques51)

Sarkozy : «Je vais peut-être être obligé de revenir»

Nicolas Sarkozy, qui part demain pour Las Vegas où il donnera une conférence, penserait de plus en plus à son retour en politique, rapporte Le Parisien aujourd’hui.

La situation actuelle l’inquiète : «La société est très fragile, il suffit d’une allumette», estimant que «ça peut exploser».

«Le pouvoir socialiste est en train de s’effondrer sur lui-même. Je suis extrêmement inquiet» a confié l’ancien président à ses proches. Il se soucie ainsi des «1500 chômeurs de plus par jour» et juge François Hollande «vraiment nul». Il critique notamment son «manque d’autorité». «Quand le chef ne donne pas le cap, il ne faut pas s’étonner… », aurait-il lancé au sujet de l’opposition entre Arnaud Montebourg et le premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Il n’écarterait donc pas un retour à la politique, «je vais peut-être être obligé de revenir», constatant des sondages en sa faveur. Il assure n’avoir «rien à se reprocher» dans l’affaire Bettencourt.

Le Figaro

Ghana : le grand retour des enfants d’immigrés

Adolescente, la journaliste britannique Afua Hirsch avait honte de ses origines africaines. En 2012, elle est partie s’installer dans le pays de sa mère. Ils sont nombreux dans la diaspora à accomplir cet exode à l’envers, attirés par les perspectives économiques du continent. (…)

Courrier International

Marocains d’Espagne et d’Italie : Le retour au pays, seule issue à la crise ?

L’Espagne et l’Italie, deux pays d’Europe occidentale asphyxiés par la crise. Entre dettes publique, crise bancaire et chômage chronique, les Marocains d’Espagne et l’Italie n’en peuvent plus de la crise et veulent retourner dans leur «mère patrie». Un éventuel retour qui n’enchante pas le gouvernement marocain. Les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont transférés au Maroc 58,5 milliards de Dirhams, soit une hausse de 7,6% par rapport à l’année précédente.

Plus moyen de payer les factures, le logement, de nourrir convenablement toute la famille, c’est en grand nombre que les Marocains résidant en Espagne veulent rejoindre le royaume chérifien. «Selon des estimations préliminaires, environ la moitié des 800 000 migrants marocains qui travaillent en Espagne ont perdu leur emploi et pourrait envisager un retour définitif à leur pays d’origine», indique le site arabophone Al-Hayat. Certains hommes renvoient au Maroc leurs épouses et leurs enfants en bas âge et restent avec leurs enfants majeurs espérant trouver un job à tout moment.

Le gouvernement espagnol s’est engagé à offrir une compensation financière à ceux qui choisissent de retourner dans leur pays d’origine. Cependant, les ressortissants marocains n’étaient pas vraiment enchantés. «Les Marocains n’étaient pas nombreux à accepter, peut-être parce que la somme qu’on donne est faible et qu’une fois arrivés au Maroc, cela ne vaudrait pas grand chose», confie à Yabiladi une source proche de la communauté marocaine en Espagne.

Mais la crise serait-elle arrivée à son paroxysme ? L’on s’interroge, puisque selon le site Al-Hayat, «les statistiques montrent que près de 100.000 personnes ont déclaré leur désir de quitter volontairement le pays» en profitant de la compensation financière.

En Italie, la situation est quasiment similaire à celle du royaume ibérique. 30% des immigrés ont perdu leur emploi. Les 600 000 Marocains résidant en Italie seraient les plus touchés. Ils constituent d’ailleurs la première communauté étrangère en Italie. L’engrenage constitué par la crise de la dette, la crise bancaire et la hausse du chômage ne les conduits qu’à une alternative pour certains : le retour au pays. […]

yabiladi

Crise : Le Maroc ne veut pas le retour des Marocains d’Europe

Environ 100.000 Marocains résidant en Europe auraient décidé de retourner vivre et travailler au Maroc à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’éventualité ne serait pas bien bien accueillie par le gouvernement Benkirane, qui considère que le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’est pas une option pour le pays en proie à une crise économique depuis 2011.

Le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger.

A terme, ce sont plus de 150.000 Marocains résidant en Europe, qui compteraient retourner définitivement au Maroc, afin de fuir la crise économique dans leurs pays d’accueil, depuis près de deux ans.

En Espagne, où le taux de chômage a atteint 25%, 40% des immigrés marocains sont sans emploi, selon des rapports relayés par des médias espagnols, lesquels estiment à plus d’un million le nombre de Marocains vivant dans la péninsule ibérique.

Le même constat a été dressé en Italie, où vivent plus de 550.000 Marocains dans la pauvreté, l’exclusion et l’absence totale d’opportunités de travail. Des témoignages qui nous parviennent d’Italie parlent de milliers de Marocains ayant atterri à la rue depuis le début de la crise. Nombre d’entre eux se sont tournés vers la vente ambulante ou la contrebande pour survivre.

bladi (Merci à Zatch et billgates)

L’euro est mal aimé mais les Français veulent le garder

Un Français sur deux estime que l’euro a été plutôt une mauvaise chose pour son pays et pour lui-même mais une large majorité souhaite le conserver, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Cinquante pour cent des sondés disent que l’euro a été plutôt une mauvaise chose pour la France et 54% plutôt une mauvaise chose pour eux. Ils sont respectivement 35% et 27% à répondre que l’adoption de la monnaie unique a été plutôt une bonne chose, et 15% et 19% ni l’un ni l’autre.

Grief quasi général : la « forte hausse des prix » par laquelle s’est traduit le passage à l’euro, selon 81% des sondés.

Pour autant, 64% des sondés souhaitent que la France conserve l’euro, 36% étant favorables à un retour au franc.

Le sondage a été réalisé les 29 et 30 décembre auprès d’un échantillon de 901 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Reuters

(Màj vidéo) L’impact de la crise sur l’immigration en Espagne

Pour mieux comprendre l’impact de la crise sur l’immigration en Espagne, nous sommes avec Antoni Segura, professeur d’histoire contemporaine de l’Université de Barcelone.

http://www.dailymotion.com/video/xmge50

Euronews : En septembre dernier, la population immigrante a baissé pour la première fois en 13 ans en Espagne. Comment expliquez-vous cette baisse ?
 
Antoni Segura : Ce déclin a beaucoup à voir avec la crise économique actuelle, puisqu’elle touche aussi, et gravement, l’Espagne, et bien sûr il y a eu une augmentation très rapide du chômage en seulement quelques années. Les secteurs les plus fragiles du marché du travail, c’est-à-dire, les immigrés, sont les premiers à être frappés. Et évidemment, s’il n’y a pas de travail, beaucoup de gens cherchent ailleurs, ou bien ils vont dans un pays tiers, ou bien ils retournent dans leur pays d’origine.

Suite et commentaires sur Fortune

Espagne : Echec du plan de retour volontaire des immigrés

Le plan de retour volontaire des immigrés en Espagne n’a bénéficié qu’à 7500 immigrés chômeurs depuis son lancement en 2008. Pourtant lors de sa mise en œuvre, le gouvernement espagnole estimait que quelque 100.000 immigrés, pour la plupart en provenance du Maroc, d’Équateur et de Colombie, étaient concernés par cette mesure.

Le programme de retour, qui n’avait attiré que deux Marocains entre septembre 2008 et mars 2009, semblait pourtant bien parti avec 6000 demandes à fin 2009. Mais en 2010 ce chiffre a nettement baissé avec à peine 1500 adhérents pour tout le pays.

Le plan de retour volontaire d’immigrés chômeurs avait été mise en place par l’Espagne en pleine crise économique. Les participants bénéficient d’une compensation financière équivalente à 40% de leur indemnité chômage. Les immigrés qui acceptent ce retour volontaire, doivent renoncer à leur carte de séjour et attendre trois ans avant d’être autorisés à revenir pour vivre et travailler en Espagne.

Bladi.net