Un rapport propose de dérembourser les premières consultations chez le médecin

C’est une des propositions les plus chocs du rapport publié mardi par le Conseil d’analyse économique. Pour responsabiliser le patient, «limiter la surconsommation» de médicaments, et réduire le déficit de la Sécurité sociale, ses auteurs proposent de dérembourser les premières consultations chez le médecin.

En moyenne, les Français déboursent de leur poche 498 euros pour leurs soins de santé chaque année (dont la majorité des frais est consacrée aux soins de ville*) et participent à hauteur de 9,6% aux dépenses de santé, le reste étant pris en charge par la Sécurité sociale et les complémentaires de santé.

Dans leur rapport, les experts recommandent de mettre en place une franchise annuelle plafonnée qui dépendrait des revenus des patients.

En toute logique, les bénéficiaires de la couverture maladie universelle ne seraient pas concernés par cette franchise.

Cette idée risque de faire grincer des dents puisqu’elle remet en cause un des principes fondamentaux de l’Assurance-maladie, à savoir l’universalité de la prise en charge des soins, quel que soit le niveau de vie du patient. Interrogé sur ce système de franchise, le secrétaire général de la confédération des syndicats médicaux français (CSMF) juge cette proposition «totalement aberrante». «On parle d’améliorer l’accès aux soins et on propose de faire payer davantage les patients, s’agace le Dr Pierre Levy. De plus, ce système va à l’encontre d’un principe de 1945 qui dit que tous les Français sont égaux devant la maladie».

Le Figaro

Roger Hanin attaque en justice les deux fils de François Mitterrand pour demander le remboursement de 300.000 euros

L’acteur Roger Hanin, beau-frère de feu François Mitterrand, a demandé en justice le remboursement d’une dette de près de 300.000 euros aux fils de l’ancien président, Gilbert et Jean-Christophe.

Hebergeur d'image

Jean-Christophe et Gilbert Mitterrand

Roger Hanin avait prêté la somme à Danielle Mitterrand pour payer la caution de son fils Jean-Christophe dans l’affaire de l’Angolagate. [...]

L’acteur a donc « de guerre lasse » assigné Gilbert et Jean-Christophe Mitterrand, demandant par ailleurs le remboursement d’un dernier prêt, de 250.000 francs (38.000 euros), consenti à titre personnel à ce dernier, pour renflouer une affaire de pêcherie qu’il avait montée en Mauritanie. [...]

Morandini

Sécu. Rembourser les assurés en fonction de leurs revenus ?

Pour rendre le système de Sécurité sociale «plus juste», deux économistes proposent de moduler les remboursements des dépenses de soins de ville en fonction des revenus des assurés. Le même principe sera bientôt appliqué aux allocations familiales.

Les deux économistes proposent de fixer un plafond annuel comme il en existe déjà en Suède, en Suisse ou encore aux Pays-Bas. Plus les revenus de l’assuré sont élevés, plus ce montant est important et inversement.

L’idée risque de faire grand bruit. Deux économistes préconisent, dans un article publié par la revue de l’Insee Économie et statistique, que les dépenses de soins soient remboursées en fonction des revenus des assurés. Une suggestion qui rappelle l’une des propositions de Nicolas Sarkozy, en 2007, pour réformer la Sécurité sociale. Défendu par Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil de la famille, ce dispositif n’avait finalement pas vu le jour.

Six ans plus tard, deux chercheurs relancent donc le sujet. «Jusque-là, chacun cotisait selon ses moyens et recevait selon ses besoins, explique Grégoire de Lagasnerie, co-auteur de l’article. Le but n’est pas de réduire le déficit de la Sécurité sociale, mais de réintroduire le principe de solidarité dans le système de remboursement des soins que les précédents gouvernements ont supprimé. » […]

Bref, il s’agirait d’appliquer à l’Assurance-maladie la même philosophie que la réforme à venir du gouvernement sur les allocations familiales, à savoir diminuer celles versées aux ménages les plus riches. «Les montants restant à la charge des 10% des Français les plus pauvres représentent 8% de leurs revenus et 0,6% de ceux des 10% des Français les plus riches», explique le chercheur. […]

Le Figaro (Merci à isa et eratoreveZ)

Les Français toujours dopés aux médicaments

Le 22 septembre, le gouvernement présentait le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012. Xavier Bertrand a décidé de puiser une nouvelle fois dans les réserves des industriels du médicament: 40 millions d’euros seront économisés sur les 26 traitements jugés « insuffisants » que la Haute Autorité de santé a passés au crible (38 autres produits attendent encore son verdict). Le ministre de la Santé s’est engagé à dérembourser ces médicaments. En outre, 620 millions d’euros seront encore récupérés en réduisant le prix de 200 molécules.


Les Français restent les deuxièmes plus gros consommateurs de médicaments dans le monde

Xavier Bertrand le martèle : « Il y a trop de médicaments en France, on en consomme trop et ils sont trop chers! » Depuis 2004, les laboratoires sont ponctionnés. Quelque 500 millions d’euros leur sont retirés chaque année sous forme de déremboursements et de baisses de tarifs. « Une mesure stupide! » tempête Christian Lajoux, le président du LEEM, le syndicat de l’industrie pharmaceutique.»

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Plusieurs alternatives au remboursement de la dette publique

Imaginons qu’en 2012, le nouveau Président décide de rembourser, autant que faire se peut, la dette publique. Bien évidement, il se rendra compte que les administrations publiques, ne pouvant déjà pas payer plus de 50 milliards d’intérêts par an sur une dette qui sera, à fin 2011, de plus de 1.700 Md€, ne peuvent non plus absolument pas rembourser un centime du capital formant la dette.

Même en diminuant d’une façon considérable le nombre de leurs fonctionnaires et en réduisant de toute part les dépenses (car la réduction des revenus de tous, c’est en même temps la réduction de leurs dépenses, donc une baisse du PIB, donc une baisse des recettes fiscales), même en augmentant les impôts des classes moyennes déjà exsangues (avec également la conséquence sur l’activité).

Donc, il ne reste qu’une seule solution : la monétisation directe par la Banque de France. »

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La dette de l’Europe de l’Est ne sera pas remboursée

« La dette publique en Grèce n’est que la première d’une série de bombes européennes de la dette qui vont exploser, » avertit l’économiste Michael Hudson. Nombre de pays de l’Europe de l’est, à commencer par la Lettonie, très durement touchée par la crise, seront incapables de rembourser les prêts libellés en euros qui ont été accordés durant la période d’euphorie financière, prévient-il.

Les gouvernements devront bientôt choisir entre ruiner leurs économies et saigner à quatre veines leurs peuples pour rembourser ou bien renégocier la dette et la convertir en devises locales, provoquant ainsi des pertes dans le système bancaire européen. Le combat entre créanciers et débiteurs promet d’être acharné, à l’image de celui qui se déroule aujourd’hui entre la Grande Bretagne et l’Islande, mais l’issue ne faire guère de doute, selon lui. Entre la défense des intérêts de leurs mandants promis au servage de la dette, et ceux des banques étrangères, les gouvernements devront se déterminer et vont choisir, comme l’ont fait les islandais qui refusent de régler les dettes des banques privées.

Le papier des contrats, la finance prédatrice, les dettes odieuses, seraient-elles donc plus sacrées que les vies, la santé des économies et le bien être des sociétés ? Faute d’un allègement de la dette sous forme de réduction des créances, du recours à la monétisation et à l’inflation, à des impositions exceptionnelles sur les actifs spéculatifs, accompagnés par une réduction de la mobilité des capitaux et un contrôle renforcé sur le secteur bancaire, nombre de pays occidentaux risquent de s’enfoncer dans le marasme et la misère sociale – et pour longtemps – au moment même où les émergents accélèrent leur course.

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67 % des Français contre le bouclier fiscal

Le magazine Le Point fait paraître quatre articles sur ce sujet sensible. Nous en avons ajouté, de même source, un autre qui, en 2007, posait la question, toujours d’actualité, d’une mesure très contestée.

I – 67 % des Français contre le bouclier fiscal

Le bouclier fiscal, que Nicolas Sarkozy n’entend pas remettre en cause, est contesté par 67% des Français, 39% réclamant sa suppression définitive et 28% sa suspension, selon un sondage CSA * paru jeudi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Seul un quart des personnes interrogées (25%) estime qu’il faut maintenir cette mesure symbolique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, contestée de plus en plus ouvertement au sein de la majorité.

Près de neuf sondés sur dix (87%) jugent en outre qu’il faut « demander aux plus riches de participer davantage à la solidarité fiscale ».

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Krach obligataire : déjà ?

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche.” Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l’accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s’est-il passé ces derniers jours ? L’agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal pour ses déficits et sa solvabilité, qui passe ainsi de “AA” à “AA-.” Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs. L’euro est de nouveau le grand perdant puisqu’il est repassé cette semaine sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal… est-ce le début d’un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. “La Fed craint que la crise grecque ‘affecte’ l’économie américaine.

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