Un amendement FN adopté, puis rejeté (màj)

Addendum

[...] Lors de la réunion, destinée à examiner les ultimes amendements qui seront examinés en séance mercredi soir ou vendredi, le rapporteur du texte, Philippe Plisson (PS), a proposé que la commission donne un avis favorable à l’amendement, ce qui n’a pas soulevé d’opposition dans un premier temps. Il  avait précisé que le gouvernement, non représenté lors de la réunion de la commission, n’était pas opposé au texte.

Ce n’est qu’ensuite que plusieurs députés socialistes ont demandé une nouvelle délibération sur l’amendement. La commission s’est réunie à nouveau en fin d’après-midi, donnant cette fois un avis défavorable.

Sur le fond, l’argument opposé à l’amendement FN était que certaines dispositions du plan d’opération interne ont un caractère confidentiel et ne peuvent ainsi être communiqués aux riverains, a dit à l’AFP le président de la commission, Jean-Paul Chanteguet (PS). [...]

TF1 News

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Un amendement de Marion Maréchal-Le Pen a été adopté aujourd’hui par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Sauf que cette dernière s’est ensuite ravisée pour le rejeter deux heures plus tard, tuant ainsi dans l’oeuf cette « première » pour le Front national.

Hebergeur d'image

L’amendement avait été déposé dans le cadre d’un projet de loi sur des adaptations au droit de l’Union européenne dans le domaine du développement durable. Il prévoyait que les particuliers susceptibles d’être touchés par un accident majeur affectant un site classé Seveso -dangereux pour la santé et l’environnement- reçoivent automatiquement des informations sur les mesures de sécurité et la conduite à tenir en pareil cas de la part de l’exploitant. [...]

Le Figaro

Il existe «un vrai rejet de l’islam dans la société française, un racisme structurel»

Le site saphirnews présente le livre de Nadia Henni-Moulaï, «Petit précis de l’islamophobie ordinaire». Préface de Marwan Muhammad, porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF).

Pour l’auteure, l’ignorance n’est pas la seule cause de l’islamophobie. Il existe «un vrai rejet de l’islam dans la société française, un racisme structurel qui n’est pas seulement le fait de l’ignorance» ou de «l’islamo-bêtise» des «islamologues de comptoir».

17. C’est le nombre de nouvelles que compte le « Petit précis de l’islamophobie ordinaire », toutes aussi loufoques les unes que les autres tant les clichés véhiculés sur les musulmans par les « islamologues de comptoir » sont grotesques. Des chroniques réalistes de l’islamophobie ordinaire que Nadia Henni-Moulaï a décidé de recenser après qu’une amie lui eut conté une anecdote vécue liant islam et grippe A.

L’idée est simple : «Relever toutes les remarques que les musulmans, réels ou supposés, peuvent se prendre au quotidien dans le milieu professionnel ou même amical. Toutes ne relèvent pas du racisme mais ces remarques pernicieuses, qui prennent la tête, conduisent à la mise en place d’un climat délétère», nous explique l’auteure, journaliste de profession. […]

Nadia Moulaï n’hésite pas à faire un parallèle avec le Code de l’indigénat qui fut en vigueur en Algérie colonisée.

«Les indigènes pouvaient acquérir la nationalité française à partir du moment où ils mettaient de côté leur appartenance à l’islam. Une ligne de fracture s’est créée, on jugeait déjà que l’islam n’était pas compatible avec la France, créant des citoyens de seconde zone dans l’idée de la citoyenneté française», s’explique-t-elle. […]

saphirnews

« Il n’y a pas en France des droits supérieurs qui seraient accordés aux musulmans par rapport aux autres » (Soubré/RMC)

Les GG de RMC rebondissent sur ce sondage qui montre une amélioration de l’image du FN. Le débat s’articule autour du rejet de l’islam. Deux auditrices, dont l’une est de gauche, expliquent pourquoi elles sont sensibles aux idées du FN. L’une d’elles est moquée par les chroniqueurs. Avec Marie-Anne Soubré, Johnny Blanc et Laurent Hecquet.

Marie-Anne Soubré : « J’aimerais que vous me citiez les textes qui permettent aux étrangers d’avoir des droits que les Français n’ont pas ? »

Aline : « [...] Un étranger en situation irrégulière, il a droit à l’aide médicale d’Etat. »

Marie-Anne Soubré : « C’est vrai, absolument. »

Michèle : « J’habite dans un HLM. Et un appartement qui se libère, c’est un étranger qui va le prendre ! »

Olivier Truchot : « Comment vous savez que c’est un étranger ? C’est ça que je comprends pas… »

Michèle : « Parce que c’est le constat que je fais ! »

Olivier Truchot : « Vous avez regardé ses papiers, vous savez que c’est un étranger. »

Michèle : « … oui ! »

Cet «inexplicable phénomène» : la haine du drapeau tricolore !

Joris Karl s’indigne sur Boulevard Voltaire de cet « inexplicable phénomène » : le rejet du drapeau tricolore.

C’est permis, à l’extrême limite, durant la coupe du monde de football, et encore. En revanche, pour tous les autres, pas de souci : portugais, italiens, maghrébins ou africains de France peuvent célébrer leurs couleurs sans crainte de représailles !

Depuis mon enfance dans les années 80, c’est comme ça. Je vis dans un pays où le drapeau national est un objet maudit, tout juste autorisé dans les commémorations et toléré lors des rencontres sportives. En dehors de cela, depuis une trentaine d’années environ, c’est presque dangereux d’arborer les trois couleurs dans la vie de tous les jours, et malheur à celui qui collerait un drapeau « France » sur sa voiture : il risque les pneus crevés. De même, je n’ose imaginer une famille qui suspendrait l’étendard à son balcon. […]

Maintenant, il flotte sur les façades de nos mairies, souvent au milieu de drapeaux de pays étrangers (jumelage), des régions et, bien sûr, le torchon de l’UERSS… Le maire de mon village d’origine l’a carrément supprimé pendant près d’un an, le remplaçant par celui, délavé, du conseil général. Là, j’avais la haine […]

À rebours de tout cela, en ce moment, au Japon, le maire d’une ville encourage au contraire l’achat du «hinomaru», le célèbre drapeau au soleil levant. Il propose même de le faire hisser dans les cours d’école ! Une idée pour Peillon ?

Boulevard Voltaire (Merci à Zatch)

L’islam ne fait pas partie de la société civile allemande (vidéo)

64% d’allemands considèrent que l’islam ne fait pas partie de la société civile : trop intolérant, discriminant envers les femmes, croyance extrémiste et fanatique selon les allemands interrogés dans la rue. Beaucoup pensent que l’islam n’a rien à faire dans un pays chrétien. [...]

Révoltes en Europe

« Mon fils qu’est plutôt « pro-arabes, pro-musulmans », [...] il a reçu des menaces pendant le ramadan » (RMC)

Les GG de RMC reviennent sur ce rejet de l’islam par les Français. Avec Johnny Blanc, Jacques Maillot et le père Patrice Gourrier. Une auditrice raconte comment l’islam pourrit la vie de son fils catholique.

« Personnellement, je ne suis pas aussi pessimiste que les prévisions de Raphaël Liogier. – Jacques Maillot »

« Ça fait des années que mon mari (NDLR : un Tunisien) nous traite de simplets, les Français, en disant que : « Si vous appreniez l’arabe, si vous compreniez ce qui se passe autour de vous, vous auriez une attitude tout autre. » – Suzanne

« Le racisme des Français ? Arrêtons ! Y a moins d’actes de vandalisme dans les mosquées que quand les églises, et ça on le dit pas ! Y a beaucoup plus d’églises vandalisées aujourd’hui que de mosquées. Mais ça, personne n’en parle parce que c’est pas populaire. » – Patrice Gourrier


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Complément : islam et menaces - «L’islam est là. Y’a plus rien à faire. A toi de décider… »

L’image de l’islam se dégrade fortement en France (sondage IFOP) : de la « paranoïa » selon Raphaël Liogier (MàJ)

Addendum 26/10/2012

Nadine Morano réagit aux résultats du sondage chez Jean-Jacques Bourdin.

« Je n’ai pas envie que la religion musulmane devienne la première religion de France ! » – Nadine Morano

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Addendum 25/10/12

« Le plus grave dans ce sondage, ce sont les 68% de Français qui considèrent que c’est la faute des musulmans s’ils sont mal intégrés », a commenté pour l’AFP Raphaël Liogier, professeur à Sciences Po Aix et auteur du Mythe de l’Islamisation.

Ils étaient 61% à le penser il y a deux ans. « Ca veut dire que la paranoïa face à l’islam augmente », a-t-il ajouté. « En disant cela, les Français supposent une intention maligne et négligent les facteurs économiques et sociaux. »

« C’est très dangereux » car cela peut entraîner des personnes fragiles à se prendre pour des « héros isolés » de la « civilisation européenne » et à verser dans la violence, dit-il.

L’occupation de la Mosquée de Poitiers samedi par le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire relève, selon lui, de cette logique.

Mais « le pire est encore devant nous », a ajouté l’expert en estimant possible l’émergence en France d’un tueur comme Anders Behring Breivik, qui a assassiné 77 personnes en Norvège le 22 juillet 2011 au nom de la lutte contre le multiculturalisme.

Libération

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24/10/12 – Une étude de l’Ifop pour Le Figaro montre que la montée du communautarisme des musulmans accentue leur rejet par l’opinion.

La communauté musulmane de France s’apprête à fêter, vendredi, sa plus grande fête de l’année, Aïd-el-Kébir, également dénommée Aïd-el-Adha, fête du sacrifice. [...]

En 1989, 33 % des sondés se disaient favorables à la construction des mosquées. Ils ne sont plus que 18 %. Pour le voile dans la rue, et sur la même période, les personnes opposées passent de 31 % à 63 %.

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À paraître : « Le rejet français de l’islam », par Henri Goldman

[Le 25 janvier 2012 paraîtra aux Presses Universitaires de France ce livre dont le sujet est :]

Pourquoi l’irruption d’un islam visible sur le sol de la République française a-t-il provoqué une réaction de rejet qui s’amplifie de jour en jour, et comment faire pour inverser la tendance ?

Depuis plus de vingt ans, les polémiques autour de la présence visible de l’islam en France n’ont cessé de s’amplifier : foulard à l’école, port de la « burqa », mise en cause de la laïcité… La société française nourrie d’universalisme républicain ne comprend pas pourquoi les enfants de l’immigration, au lieu de s’assimiler au sein d’une société sécularisée, y ont introduit une religion vigoureuse qui aspire désormais à prendre sa place.

Cet état de fait semble tellement incroyable que, pour beaucoup, il ne peut s’agir que d’un projet politique manipulé. Le rejet de l’islam, qui se manifeste en France comme partout en Europe, est le résultat de cette perception.

Et si on faisait l’hypothèse inverse ? Que ce « retour du religieux » surgit bien du cœur de notre société en mal de repères ? Et qu’il n’est nullement incompatible avec la modernité démocratique ?

[L'auteur] Henri Goldman a été coordinateur (2003-2009) du département Migrations au Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (Bruxelles). Il est rédacteur en chef de la revue de débats Politique et de Migrations magazine. Il a publié Oublier Jérusalem ? Une approche d’Israël, du sionisme et de l’identité juive (Quartier libre, 2002) et Deux ou trois choses de Sonia et du monde (Territoires de la mémoire, 2010).

Presses Universitaires de FranceVivre avec son époque, penser avec elle »)

«les juifs, expédiés à Auschwitz, les musulmans, confinés dans des cités poubelles»

Maurice T. Maschino, «journaliste-écrivain», estime que l’intégration des musulmans est un «fantasme» puisque que «la plupart d’entre eux sont parfaitement intégrés dans la société française.». Dès lors son, son analyse est simple : le rejet des musulmans n’est «qu’une variante d’une constante nationale : le rejet de l’étranger».

Reprocher aux musulmans de n’être pas, ou pas assez, intégrés n’a qu’un sens : c’est leur reprocher d’être ce qu’ils sont. Et d’être de trop chez nous.

Hypocondriaque, ou réellement malade, et même gravement ? Régulièrement, la France a la fièvre et gémit : si elle souffre, c’est la faute aux étrangers. Plus précisément, aux musulmans – qui, paraît-il, ne s’ »intègrent » pas et, pis, menacent l’ »identité nationale ».

Mais que signifie ce diagnostic ? Qu’est-ce qu’un musulman « intégré » ? Un musulman qui parle le français ? C’est le cas de la majorité, qui le parle fort bien, et bien mieux que le président de la République. Un musulman qui boit l’apéro ? Il y en a, comme il y a des Français qui n’en boivent pas. Un musulman qui mange du porc ? Mais bien des Français préfèrent le poulet ou le poisson. Un musulman monogame ? Mais quasiment tous le sont, et de nombreux Français sont officieusement bi- ou trigames, sinon plus…

Arrêtons cet inventaire absurde : l’intégration n’est qu’un pseudo-concept, ou un concept-prétexte, qui dit autre chose que ce qu’il semble dire. Et quelque chose que, de nos jours, il n’est pas plaisant, il est même dangereux d’avouer : le racisme est un délit. Alors, autant jouer sur les mots, ou avec, et parler d’intégration, ou de non-intégration : une façon, socialement acceptable et politiquement correcte, d’exprimer son rejet de l’autre. Son racisme. (…)

Suite sur Le Monde

Professeur Paul Milliez : « On ne peut pas accepter une population étrangère en nombre excessif »

Qu’ en pensez vous ? – 03/02/1981 – Antenne 2

http://www.dailymotion.com/video/xdz9tv

Paul Milliez, né le 15 juin 1912 à Mons-en-Barœul (Nord) et décédé le 12 juin 1994, est un médecin français, résistant sous l’Occupation, pionnier de la recherche, célèbre pour ses prises de positions politiques et sociales.

INA

(Merci à Jeudisse)

Immigration: l’Espagne aussi dure que l’Arizona

Plus discrètes que la nouvelle loi sur les immigrés adoptée par l’État américain, les arrestations de masse sont de plus en plus nombreuses sur le sol espagnol. Une tendance favorisée par la crise.

L’Arizona a scandalisé la moitié de la planète, le mois dernier, en votant une loi permettant d’interpeller sur simple présomption tout étranger soupçonné d’être immigré clandestin aux États-Unis. Il se passe la même chose ici, en Espagne.

La police poursuit sa politique de chasse aux sans-papiers, enchaînant les coups de filets de grande ampleur dans diverses villes espagnoles. Elle le fait sur ordre du ministère de l’Intérieur, depuis que la crise a débuté et que le pays des “papiers pour tous” a commencé à changer, aussi bien au niveau de sa politique migratoire que dans l’image qu’il renvoie aux étrangers.

Nos « wetbacks » [épaules mouillées, terme désignant les Mexicains entrent aux États-Unis en traversant le Rio Grande] qui traversent en barque le Río Grande du détroit de Gibraltar ou sautent les clôtures de fer barbelé de Barajas ou d’El Prat [les aéroports de Madrid et Barcelone], se retrouvent nez à nez avec le rêve arizonien version ibérique : des policiers qui viennent les débusquer jusque dans le métro, les taxiphones, les cantines populaires, les lycées, les centres de santé et les ONG, et qui ne les arrêtent que sur la base de leur apparence physique.

Un rejet croissant des étrangers

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