Luc Chatel veut des leçons de morale à l’école

Le ministre de l’Education Luc Chatel assure qu’il souhaite rétablir les leçons de morale en classes de primaire et annonce une circulaire imminente sur ce sujet, dans une interview publiée ce matin dans Aujourd’hui en France/Le Parisien. Elles avaient été supprimé à la fin des années 1960, avec les circulaires Edgar Faure.

Interrogé sur un possible «retour de la leçon de morale» par une lectrice du quotidien, le ministre répond «Oui, je fais revenir la morale à l’école». «La circulaire qui parait ce jeudi est destinée à toutes les classes de primaire», précise-t-il.

«Pas forcément tous les matins, mais le plus régulièrement possible, le maître va maintenant consacrer quelques minutes à un petit débat philosophique, à un échange sur la morale», assure Luc Chatel, évoquant comme sujets possibles «le vrai/le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit à l’intimité». Et ce afin que le professeur «transmette un certain nombre de valeurs». […]

Dans la circulaire pour la rentrée 2011, qui sert de trame aux enseignants pour les nouveautés de l’année, Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire, a tenu à réaffirmer qu’«il est indispensable que l’école réaffirme son engagement dans la transmission de références communes qui permettent de penser, vivre et agir ensemble».

«Réintroduire les maximes de morale au tableau et les apprendre par cœur est une fausse bonne idée. C’est totalement dépassé !» affirme l’historien Jacques Gimard. […]

Le Figaro 1 2

La crise, moteur du capitalisme

L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970-2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la dette souveraine !

Devant de tels chiffres, l’idée d’une autorégulation par les marchés apparaît comme insuffisante. Pour comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments. Pour s’en convaincre, il n’est que de considérer ce qu’on nomme les « grandes crises » ou crises structurelles. Parce qu’elles sont des périodes de profonde mutation, leur rôle dans l’évolution historique du capitalisme est crucial.

Il s’agit de crises profondes, non seulement quantitativement par leur intensité, mais également qualitativement par l’ampleur des transformations institutionnelles qu’elles initient. Ces crises ont pour origine l’épuisement d’un modèle de croissance qui ne réussit plus à contenir ses déséquilibres.

Pour repartir, le système économique a besoin de nouvelles règles du jeu, de nouvelles institutions, de nouveaux compromis. Tel est l’enjeu des grandes crises : réinventer un nouveau modèle de croissance.

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