« Race » : Yvan Attal, avocat en eaux troubles

Yvan Attal est à l’affiche de « Race », l’adaptation française d’une pièce de l’Américain David Mamet, jouée à Broadway en 2009 et 2010. Une réflexion forte sur le racisme aux Etats-Unis, qui fait étonnement écho à l’affaire DSK.

Aucun préliminaire. Dès le lever de rideau, nous sommes au cœur du sujet. Décor unique, un cabinet d’avocats. C’est parti pour 1h40 d’échanges tendus. Quatre personnages. Trois hommes, une femme. Trois avocats, un présumé coupable. Deux noirs, deux blancs. Et une sale histoire : un homme d’affaire blanc est accusé de viol par une jeune femme noire. Elle évoque un rapport non consenti, une jupe arrachée, il répond « histoire d’amour ». Qui ment ?

Les avocats se déchirent. Faut-il accepter ce client arrogant, qui vient de se faire retoquer par le plus grand cabinet de la ville ? De gros honoraires méritent-ils d’associer son image à une affaire qui va, inévitablement, réveiller les vieux démons ?

Yvan Attal, de retour au théâtre après une absence de 23 ans, est l’un des avocats. Tour à tour cynique, enflammé, colérique, et parfois naïf, il incarne toutes les ambigüités, les non-dits et les fantasmes qui sous-tendent les rapports entre communautés outre-Atlantique. (…)

Francetv

Montre-moi tes habits, je te dirai ta couleur de peau

Les habits que nous portons influencent la perception que les autres ont de notre couleur de peau selon une étude récente menée par une équipe de scientifiques américains issue des universités de Stanford, Tufts, Irvine. Un article de BBC News du 28 septembre est consacré à leur étude.

Les chercheurs ont habillé des personnes soit en costard-cravate, soit en bleu de travail et ont demandé à une vingtaine de spectateurs de déterminer si elles étaient blanches ou noires. Résultat: la majorité des personnes en costume étaient perçues comme blanches, et celles en bleu de travail comme noires.

61% des personnes pensaient que la personne était noire si elle portait un costume, 65% si elle portait un bleu de travail, soit 4% de plus.

«C’est un test très intéressant pour déterminer comment nous catégorisons les gens», reconnaît Lisa DeBruine, spécialiste de la reconnaissance faciale à l’université d’Aberdeen

Slate.fr

(Merci à Zatch)

Hugues Lagrange : «Notre société n’est pas menacée par des flux migratoires massifs»

Hugues Lagrange, chercheur au CNRS et auteur du Déni des cultures, souligne que les débats autour de la «diversité» ont remis à l’ordre du jour «la notion de race, bannie de notre vocabulaire pendant des décennies» .

Faut-il réparer un stigmate posé par la période coloniale ? Les immigrés d’origine turque, par exemple, qui ne portent pas le stigmate colonial, ont besoin d’actions de soutien pour la réussite scolaire alors qu’inversement les immigrés du Sud-Est asiatique n’en ont pas besoin.

L’idée d’instaurer des quotas pour les «jeunes joueurs binationaux d’origine subsaharienne et maghrébine» a suscité de vives réactions. Elle intervient après un débat sur l’identité nationale, au moment où la Commission de Bruxelles précise «les conditions dans lesquelles il sera possible de rétablir temporairement les contrôles aux frontières nationales» et où les mouvements populistes agitent le spectre d’un afflux d’immigrés du Sud.

L’idée de limiter le nombre de joueurs d’origine maghrébine ou subsaharienne retourne l’argumentaire de lutte contre les discriminations dans un sens inhabituel. Alors qu’on ignorait les différences héritées comme la religion reçue ou l’origine culturelle – amalgamée avec la couleur de peau -, les urgences de la reconnaissance de la diversité et celles des politiques d’immigration semblent aujourd’hui se télescoper. […]

En effet, notre société n’est pas menacée par des flux migratoires massifs, mais confrontée à ces trois enjeux : la reconnaissance de sa diversité culturelle ; la lutte contre les discriminations ; la réduction des inégalités et la promotion d’un accès égal aux biens de base (santé, éducation, logement, emploi). […]

Suite sur Le Monde

Gilles-William Goldnadel : « N’ayons pas peur de poser la question blanche »

Au terme d’un demi-siècle de macération historique, suivie d’une infinie repentance, l’homme blanc s’est mis à se haïr lui-même. Dans son nouvel essai, l’avocat pénaliste Gil les-William Goldnadel aborde la question de front.

Démontant les schémas du terrorisme intellectuel de la bien-pensance, il nous livre les fruits de sa réflexion sans craindre de faire scandale.

Le Figaro

La mention “patients de race noire” retirée des notices de médicaments pour ne pas « stigmatiser »

L’Afssaps s’emploie depuis quelques mois à corriger un problème de traduction sur la notice de médicaments contre l’hypertension indiquant qu’ils ont un effet moindre « chez les patients de race noire », selon un article à paraître vendredi 28 janvier dans La Marseillaise.

Les médicaments concernés sont des antihypertenseurs contenant la molécule Sartan ou une autre, l’IEC. Le laboratoire Menarini France, qui commercialise l’un d’eux, a affirmé au quotidien que la mention des particularités ethniques du produit lui était imposée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). [...]

Le Nouvel Obs

(merci à Odyss)

La ségrégation raciale dans les grandes villes américaines

Le Washigton Post parle de fracture raciale…

A partir des données du recensement américain de 2000, un programmeur en ‘informatique a réalisé la carte de la répartition des habitants en fonction de leur race dans 94 grandes villes américaines.

Chicago :

Voir les autres cartes

(Merci à Hélène V.)


« Les nouvelles sécessions américaines : des ados très sectaires »

Vu sur Télérama.fr :

« Sylvie Laurent, notre américaniste préférée, nous revient après un long séjour aux Etats-Unis. L’occasion de décrypter avec elle les nouvelles lignes de fracture de l’Amérique d’Obama et les grands débats qui agitent la société. Sixième volet de cette nouvelle série : les adolescents américains : éduqués au multiculturel, ils n’échappent pas à la tyrannie des clans. »

source

« Cest surement la génération la plus nourrie à l’antiracisme et au multiculturalisme, mais pendant la phase de construction adolescente ils se regroupent par race. »

(Merci à Perplex)

M6 : « Le métissage rend les enfants plus grands, plus performants et plus vigoureux »

Est-ce un poisson d’avril ou un nouvel eugénisme** ? (hier soir dans le JT de M6)

** Définition (Wikipédia) : L’eugénisme peut être désigné comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine. Il peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État. Il peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la recherche de l’ « enfant parfait », ou du moins indemne de nombreuses affections graves[1]. Il est dans tous les cas contraire à la dignité humaine. Suite

(merci à K et Maxime)

« Autriche : un candidat « pure race », comme sa vache »

Lu sur Rue 89 :

Sur cette affiche du FPÖ, le parti libéral d’Autriche un temps dirigé par feu Jörg Haider, Alois Nußbaumer, candidat aux élections professionnelles du land de Salzbourg, est estampillé « Pur race et authentique ».

A moins que l’écriteau noir sur jaune ne concerne la seule vache, en arrière-plan

source

(Merci à Jean Veau)