Orly : l’assassin présumé de Liesse Khider arrêté (MàJ vidéo)

Rappel des faits, par le frère de la victime :

Neuf mois après la rafale mortelle qui a coûté la vie à Liesse Khider en octobre au pied d’un immeuble du quartier des Aviateurs à Orly, son meurtrier présumé a été interpellé samedi en Seine-Maritime par la police judiciaire du Val-de-Marne. Au lendemain des faits, celui qui apparaissait comme un suspect probable avait, comme une poignée d’autres jeunes du quartier, disparu du Val-de-Marne, abandonnant proches et amis.
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Ramené dans le Val-de-Marne, le suspect, déjà condamné à quatre reprises pour des affaires de stupéfiants, a été présenté au juge d’instruction avant d’être placé en détention provisoire.

Le soir des faits, le 5 octobre, Liesse, petit frère du champion du monde de boxe thaïe Farid Khider, également connu pour sa participation à l’émission « la Ferme Célébrités » en 2010, discute avec des amis au pied d’un immeuble place Saint-Exupéry à Orly. Vers 22 heures, des détonations claquent sur le parvis boisé. Liesse s’effondre. Grièvement touché au thorax et aux jambes, le jeune homme est rapidement évacué vers l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il succombera à ses blessures. L’annonce de son décès jette le trouble dans la cité, où sera organisée une marche silencieuse quelques jours plus tard.

A l’époque, l’une des pistes explorées était celle d’un règlement de comptes entre bandes sur fond de trafic de stupéfiants.

Le Parisien

Le trio suspecté de deux autres braquages

L’attaque de la poste de Mohon n’était pas leur premier fait d’arme. Le gang, spécialisé dans les braquages de bureaux de poste, est suspecté d’avoir frappé à deux autres reprises dans l’Essonne. C’est leur mode opératoire, pour le moins singulier, qui a mis la puce à l’oreille des services d’enquête.
Le 8 juin à Mohon, les malfaiteurs entrent à deux en fracturant une porte vitrée. Un complice couvre leurs arrières en faisant le guet à l’extérieur. À l’arrivée de l’employée, les voyous, armés et encagoulés, se jettent sur elle avant de lui asséner un coup de crosse. La suite du scénario révèle la signature du gang.


La terreur par l’essence

La malheureuse est ligotée avec du ruban adhésif. Non content qu’elle soit à leur merci,

les voyous poussent le vice jusqu’à l’arroser d’essence de la tête aux pieds. En menaçant de la transformer en torche vivante à tout instant, ils espèrent obtenir le code d’accès au Distributeur Automatique de Billets (DAB) dont la réserve est accessible de l’intérieur. Mais la victime est à ce point terrorisée qu’elle compose un mauvais code, bloquant l’accès au pactole.

Les malfrats raflent un maigre fond de caisse de 2 525 euros. Comme ils passent en direct sur les écrans de contrôle de la vidéosurveillance, un comité d’accueil d’une vingtaine de policiers de Charleville-Mézières les cueille au terme d’une course-poursuite dans les rues de Mohon.

Jimmy Djimasra-Labé, chef de gang à 28 ans, Saphir Hassan, second couteau de 23 ans, et John Delattre, le guetteur de 21 ans, sont mis en examen pour vol avec arme en bande organisée puis écroués

(nos éditions des 7, 8 et 10 juin).

Un joli pactole

La diffusion du signalement des trois malfaiteurs et de leur mode opératoire par le SRPJ de Reims attire l’œil de deux autres services d’enquête. Depuis le 10 mars, les policiers du SRPJ d’Evry tentent de résoudre un braquage semblable. Ce jour-là, les employés de l’agence postale de Grigny dans l’Essonne ont vécu le même cauchemar que leur collègue de Mohon dans les Ardennes.
Avant l’ouverture au public, deux individus cagoulés et armés ont fait irruption par une porte de service. La première employée présente sur les lieux est braquée, ligotée puis aspergée d’essence.
Ses six collègues sont neutralisés puis entravés au fil de leur arrivée. Les deux malfrats opèrent pendant près de 45 minutes avant de prendre la poudre d’escampette à bord d’un véhicule qui sera incendié plus tard. Cette fois, ils ont mis la main sur un joli pactole estimé à 135 000 euros.

Tour à tour neutralisés

Le 25 avril, le même scénario se reproduit à la poste de Millery-La-Forêt, toujours dans l’Essonne. Ce matin-là, la première employée qui franchit la porte de l’agence est séquestrée puis aspergée de carburant. Là encore, chacun de ses collègues de travail est tour à tour maîtrisé. Le butin, bien plus mince, est estimé à 5 000 euros.
Les gendarmes de la section de recherches de Paris, en charge de l’enquête, font eux aussi le lien avec le braquage de Mohon. Bientôt les policiers d’Evry et les militaires parisiens disposent de suffisamment d’indices pour confondre le trio. Récemment, Jimmy Djimasra-Labé, Saphir Hassan et John Delattre, le guetteur de 21 ans, ont écopé de nouvelles mises en examen en région parisienne.
Le trio aurait été peu bavard pour l’occasion, semble-t-il. Ce qui n’est pas très surprenant. Car, même pris en flagrant délit à Mohon, il avait fallu leur tirer les vers du nez. Ce qui n’avait pas empêché les trois malfrats de livrer une stupéfiante version aux policiers du SRPJ de Reims.

À les écouter, ils auraient agi sous la pression d’un gros bonnet de cité. Ce mystérieux voyou les aurait en quelque sorte contraints à « monter au braquage » pour éponger une dette.

Comme il est très dangereux – et plus féroce qu’eux par essence – ils refusent de livrer son nom.

L’Union

Fusillade à Lille : « Beaucoup d’armes sont achetées en Belgique »

« Si certains pouvaient penser que ce genre de fusillade était réservé à des villes comme Marseille ou Paris, et bien ils ont la preuve du contraire », commente un policier. Quand on parle d’armes de guerre, on pense en effet plus facilement au Sud de la France, à Marseille en particulier où elles ont été plusieurs fois utilisées, ces derniers mois notamment. Mais dans la nuit de samedi à dimanche, celui qui a ouvert le feu sur une discothèque de Lille, tuant deux personnes et en blessant au moins six autres, a utilisé une arme de type kalachnikov.

Du grand banditisme à la petite délinquance

Depuis plusieurs années, l’utilisation d’armes de guerre en France s’est étendue du grand banditisme à la petite délinquance. Le fait que leur coût ait beaucoup baissé n’y est pas pour rien. A Marseille, le type d’arme utilisé distingue « deux grands types de règlements de compte : ceux qui relèvent de l’amateurisme à la kalachnikov, et ceux, beaucoup plus professionnels, attribués au grand banditisme », dont les acteurs n’utilisent « jamais de kalachnikovs » mais des armes de poing, expliquait fin mai au « Nouvel Observateur » le spécialiste de l’économie criminelle Thierry Colombié.

Fin 2011, un syndicaliste policier des Bouches-du-Rhône dénonçait une « recrudescence des braquages et des vols à main armée à l’arme de guerre ». Pour des motifs futiles et des butins dérisoires.

Un phénomène qui, selon Diego Martinez d’Unité SGP Police FO, « montait en puissance » depuis plusieurs années avant de connaître, à partir de septembre dernier, une « très inquiétante » progression.

« On en retrouve assez fréquemment sur les scènes de crime »

Le problème, confie au « Nouvel Observateur » le secrétaire d’Alliance police dans le Nord Benoît Lecomte, « c’est la facilité avec laquelle les délinquants peuvent s’en procurer. » « Les armes transitent quasi librement des anciens pays du bloc de l’Est, en nombre, et à bas prix ». « Toutes les grosses agglomérations sont concernées« , poursuit-il. Et Lille n’est évidemment pas épargnée. S’il ne dispose pas de données précises sur le trafic d’armes de guerre dans le Nord de la France, il confirme qu’il y est « beaucoup plus important qu’il y a cinq ou six ans » : « On en retrouve assez fréquemment sur les scènes de crime, et de plus en plus lors de perquisitions ». Dans le cadre, notamment, d’enquêtes liées au trafic de stupéfiants.

Si la kalachnikov est « la plus répandue », poursuit le syndicaliste, d’autres armes de guerre sont en circulation : des fusils mitrailleurs, des Uzi,… « Beaucoup d’armes sont achetées en Belgique », explique aussi au « Nouvel Observateur » le journaliste spécialisé en grand banditisme Jérôme Pierrat. Notamment au Sud de la Belgique, en basse Wallonie :

« Une importante communauté albanophone s’y trouve et certains de ses membres vendent des armes », ajoute celui qui rappelle que « 2 millions de kalachnikovs ont été volées, à la fin des années 2000, dans un entrepôt de l’armée en Albanie. » En général, « un ressortissant du pays fait le lien et fait venir la commande. »

Les armes circulent via des « trafics de fourmis »

Des armes qui circulent « à Marseille comme à Lille » dans les mêmes proportions : « Tout le monde a le même trafic. Toutes viennent des mêmes pays d’ex-Yougoslavie où elles sont fabriquées, et elles sont vendues au même prix, entre 2 et 3.000 euros la kalachnikov« . Quelquefois moins, en fonction de la qualité. Elles sont toutefois « assez peu nombreuses » tient à nuancer le journaliste : « Selon la DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire), sur 3.000 armes saisies chaque année, entre 30 et 40 sont des kalachnikovs ». Qui circulent via des « trafics de fourmis » : « Elles sont ramenées à la commande, en relativement petites quantités. » Une des dernières grosses saisies de kalachnikovs remonte à janvier 2007 et au démantèlement d’un important trafic d’armes en provenance d’ex-Yougoslavie. Une cinquantaine de kalachnikovs avaient, entre autres, été découvertes par la PJ marseillaise. Fin janvier, dix kalachnikovs ont aussi été saisies à Marseille.

Plusieurs spécialistes interrogés par l’AFP estiment par ailleurs qu’environ

15.000 d’armes de guerre de type kalachnikov circuleraient dans les banlieues françaises, contre 3 à 7 millions d’armes illégales sur l’ensemble du territoire.

Au lendemain du drame de Lille, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a assuré que la lutte « sans relâche contre le trafic et la détention illégale de telles armes » était une de ses « priorités. »

Nouvel Obs

200 resquilleurs s’invitent à la soirée chic

Les réceptions dans ce club privé sont plutôt connues pour leur caractère très chic et bien élevé. Mais samedi soir, les Pyramides, au Port-Marly, ont été le théâtre d’un inhabituel déchaînement de violence qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre en pleine nuit.

Tout avait pourtant bien commencé lors de cette soirée privée baptisée « The Summer Break », qui promettait sur son site Internet « une semaine de vacances réunie en une seule soirée », avec jacuzzi, gogo danseuses et surtout alcool à volonté, moyennant une entrée à 35 €, dans une salle pouvant accueillir jusqu’à 1000 personnes.
« C’est un jeune homme qui a organisé la soirée, apparemment un novice. Il a semble-t-il sous-évalué le stock d’alcool et le nombre de personnes nécessaires au service de sécurité », indique une source policière.

Les violences se sont poursuivies sur le parking

Informés de la tenue de cette soirée par les réseaux sociaux, au moins 200 resquilleurs sont en effet entrés sans payer, et, vers 1 heure, l’alcool a commencé à manquer. Des rixes ont alors éclaté et des violences ont été commises.

« Des canapés et des fauteuils ont été lacérés au couteau, un pan de mur a été arraché », indique un employé du club, qui a dû, hier matin, ranger la salle et nettoyer les dégâts, dont le montant n’a pas encore été évalué. « Des véhicules ont aussi été vandalisés », ajoute l’employé, en montrant le scooter d’un voisin resté sur le parking. Une trentaine de vols ont aussi été signalés au vestiaire.

Prévenue par un vigile,

la police a mobilisé de nombreux agents et dépêché 19 véhicules sur place.

Toute la salle a été évacuée peu après 1 heure, mais les violences se sont poursuivies sur le parking. Les forces de l’ordre ont été victimes de jets de projectiles, et ont finalement dispersé la foule de jeunes éméchés et mécontents à coups de grenades lacrymogènes. Trois jeunes étaient hier soir encore en garde à vue.

L’un des organisateurs, sous couvert d’anonymat, rejetait hier la faute sur les treize agents de sécurité. «Ils n’ont pas fait leur boulot. Après une bagarre, ils se sont mis à l’écart. Ils ont laissé entrer la moitié des gens sans payer.

Il y a eu des vols dans les caisses et dans le stock de bouteilles.Nous sommes mis en cause, mais nous sommes aussi victimes, cette affaire va nous coûter 20 000 €…»

Le Parisien

Aix-en-Provence : un homme abattu à la kalachnikov

Un homme de 30 ans, qui venait de sortir de prison, a été abattu dans la nuit d’hier à aujourd’hui sur le parking d’un hôtel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), dans un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

L’homme, condamné pour des affaires de vols, de violences, de trafic de stupéfiants et de braquages,

réintégrait l’hôtel Ibis où il séjournait depuis quelques jours quand il a a été pris pour cible par un commando dissimulé dans les fourrés du parking de l’établissement.

Il a été touché par plusieurs balles d’arme automatique, peut-être un fusil mitrailleur de type kalachnikov, selon cette même source. Deux personnes ont été légèrement blessées par des éclats de verre mais n’ont pas été hospitalisées.

L’enquête a été confiée par le parquet d’Aix-en-Provence à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille, en charge de plusieurs affaires du même type, qui devra notamment examiner les bandes vidéos de l’hôtel.

Le Figaro

Choses vues au palais de justice d’Orléans

Une dizaine de policiers de la section d’intervention sont venus en renfort pour quadriller la salle d’audience.

Les menaces verbales entre un des deux prévenus et ses proches d’un côté, et la famille de la victime, de l’autre, ont commencé dans la salle des pas perdus.

Deux adolescents de 18 ans sont jugés en comparution immédiate pour un vol de scooter et une tentative.

Les faits ont commencé lundi soir, espace Béraire, à La Chapelle-Saint-Mesmin. Les deux prévenus, accompagnés d’un troisième comparse, ont pris à partie le propriétaire d’un deux roues. Intimidations, menaces : l’adolescent se sent pris au piège et balance un coup de poing. Les autres répliquent par des coups de pied. Un couteau est sorti. Le propriétaire abandonne son véhicule.

Acte 2. Le lendemain, un des adolescents se présente avec des amis à la boulangerie d’Ingré… où travaille sa victime de la veille. Il se sait dans le collimateur de la police depuis son forfait. Et menace l’adolescent. Bagarre.

Acte 3. Les deux complices sont finalement interpellés mardi soir aux abords du collège de La Chapelle après avoir tenté de s’emparer du scooter d’un élève de 14 ans.

En garde à vue, l’un d’eux frappe, insulte les policiers et leur crache au visage.

« Ils sont où les parents?? C’est vrai qu’on peut se le demander », lance le président Bernard Soulié, au terme d’une instruction édifiante. Signe de la sérénité toute relative dans laquelle se sont déroulés les débats : la mère de l’autre adolescent bondit alors de son banc. Elle est évacuée avant même d’avoir pu parler.

Le parquet réclame une peine exemplaire de trois ans ferme, avec mandat de dépôt, pour les deux « parfaits caïds », déjà condamnés.

Évoquant le film « Un Prophète », Me Huet met en garde contre un emprisonnement au long cours qui transforme les petits délinquants en vrais malfrats. Le tribunal a préféré suivre les lourdes réquisitions du parquet.

La République du Centre

Genève est devenue une ville dangereuse

L’hebdomadaire zurichois n’y va pas par le dos de la cuillère. L’article en pages 22, 23 et 24 de la Weltwoche du 28 juin l’affirme haut et fort: Genève est devenue une ville dangereuse.

«La ville n’est plus sûre, un plongeon, pire que le Bronx peut-on lire et écouter sur Twitter, Al-Arabiya, Youtube et même dans le New-York Time. Diplomates, expatriés et touristes accusent la ville: elle se préoccupe trop peu de sa sécurité.» Le deuxième paragraphe conclut même que

la ville du bout du lac a été rayée de nombreux programmes touristiques chinois.

C’est une véritable philippique que lance le journaliste alémanique Lucien Scherrer.

L’article de l’hebdomadaire connu pour ses sympathies UDC, se poursuit par une visite de la ville en compagnie d’un membre du Mouvement citoyen genevois. Jean-Philippe Haas, conseiller municipal à Genève, lui montre alors «ein paar Schwarze, die vor dem kulturzentrum Usine herumlungern» soit quelques noirs qui flânent autour de l’Usine. «Vous voyez ces gens? tous des dealers», lui assène l’élu MCG.

Par la suite, Lucien Scherrer rencontre

un patron de restaurant cambriolé cinq fois, le bijoutier à l’angle de la rue attaqué en plein jour, sans parler du casse de la Migros de Thônex à coup de mitrailleuse (« maschinenpistolen »).

L’article regorge d’anecdotes croustillantes. Comme lorsque Charles-André Aymon, directeur de Léman Bleu explique au journaliste s’être fait piquer sa mallette par dessous la table, asperger de moutarde puis importuner par un adolescent auquel il a refusé de donner une cigarette.

24 Heures

«Genève est un supermarché de l’héroïne»

09.06.2011

Philippe Bertschy, le chef adjoint de la police judiciaire, explique le problème. «L’héroïne est de plus en plus présente à Genève.

On en saisissait 36 kilos en l’an 2000, maintenant, nous en sommes à plus de 60 kilos. Le marché est tenu par des ressortissants albanais et kosovars depuis vingt ans alors qu’avant, il y avait des Pakistanais ou des Libanais.

L’héroïne blanche a quasi disparu et a été remplacée par de la brune, dont le taux de pureté dans la rue est d’environ 10%. Conséquence: son prix a chuté à 30 ?francs le gramme.»

Ce prix est de 30 francs est nettement inférieur à celui pratiqué en Suisse romande ou en France. L’opération Hydra vise à casser cette attractivité notamment pour

les résidents de la région Rhône-Alpes, qui viennent massivement consommer ou s’approvisionner. On estime qu’ils représentent plus de 50% des clients de rue sur Genève.


Tribune de Genève