Rodéo routier dans le Val-d’Oise : un gendarme délibérement fauché par « des jeunes » (màj)

[mise à jour 19 mai 2013]
Cinq jeunes ont été déférés dimanche au parquet de Pontoise après l’agression d’un gendarme, volontairement percuté par une voiture qui tentait de prendre la fuite après un rodéo routier à Fosses (Val-d’Oise)

Celui qui conduisait a été déféré en vue d’une mise en examen pour «tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’ordre public».

Le jeune homme, déjà connu des services de police, a reconnu lors de sa garde à vue avoir foncé sur le militaire, expliquant avoir agi sous l’emprise de l’alcool.

Les quatre autres suspects, trois jeunes majeurs et un mineur, accusés d’avoir tenté d’aider leur ami à prendre la fuite, pourraient être mis en examen pour «recel de malfaiteur» et «entrave à l’exercice de la justice», a ajouté cette source.

liberation.fr

—— ci dessous article du 18 mai ———-
Un gendarme est hospitalisé à Gonesse (Val-d’Oise) après avoir été fauché par un véhicule.

Il est environ 17h30 quand les militaires sont informés qu’un rodéo impliquant deux voitures, se déroule (…). Une patrouille tente alors d’arrêter un véhicule mais le conducteur accélère lorsque les agents se dirigent vers lui pour le contrôler.

Un premier gendarme réussit à s’écarter mais le second est percuté au niveau du bassin. L’automobiliste poursuit sa course à vive allure, suivi par la deuxième voiture.

Les occupants, huit jeunes provenant notamment de Goussainville, sont finalement interpellés. Ils sont en garde-à-vue pour tentative d’homicide.

leparisien.fr Merci Lilib

Suisse : cinq demandeurs d’asile arrêtés après avoir saccagé un centre d’ accueil

[ce fait divers est placé dans la rubrique d'information générale car il fait directement écho à la campagne actuelle d'Amnesty International. Cette campagne intitulée «Pas de panique»  dénonce le « mythe d’une Suisse envahie par une vague de réfugiés » (voir la vidéo)

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Cinq demandeurs d’asile hébergés dans un centre d’accueil de Bellinzone ont été arrêtés après avoir provoqué d’importants dégâts.

Les cinq hommes, âgés de 18 à 28 ans, ont commencé par tourmenter l’agent de sécurité qui se trouvait sur les lieux, précise la police. Ils ont ensuite endommagé les bâtiments de la Fondation Madonna di Rea.

Il a fallu quatre patrouilles des polices cantonale et communale pour les maîtriser alors qu’ils brisaient les vitres en jetant le mobilier par les fenêtres. Le foyer a subi des dommages tels qu’il est actuellement inhabitable.

arcinfo.ch

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Complément : depuis quelques mois, la presse suisse regorge d’articles sur les troubles, délits et crimes divers commis par des demandeurs d’asile. Nous en listons quelques-uns ci-dessous (tous publiés sur FDS) :

Un ‘professeur de rimes’ pour les ateliers de rap. « Le Hip-hop, c’est le savoir en mouvement»

[extraits] So Street , une association de Roubaix, a pour objectif de promouvoir les cultures urbaines. Hervé Kakiesse , qui se fait aussi appeler Nowon Mc, y est professeur de rimes. Chaque jeudi, il anime des ateliers de rap auprès de jeunes comme Sheherazade, Zachary ou Lyès.

Faire du rap est-il à la portée de tous ? « Pas besoin de diplôme » acquiesce Hervé Kakiesse. En préambule, il prévient : « Pendant deux heures, on ne fait que rapper. »

Dans une petite salle, des jeunes Armentiérois âgés de 14 à 16 ans, Sheherazade, Malika, Jordy, Lyès et Zachary font rimer leur vie. (…) Jordy peine à faire entendre ses rimes. Hervé Kakiesse intervient : « Ta voix est une balle qui doit toucher ma main. » La musique reprend. Et c’est tout de suite mieux.

Ces jeunes redonnent ses lettres de noblesse à cet art de rue : hip, en argot américain, c’est la connaissance, la débrouillardise, la faculté que l’on a à se sortir d’une situation ; hop, c’est l’onomatopée du saut. Hip-hop, c’est le savoir en mouvement.

La séance se termine par la répétition du morceau que les jeunes interpréteront le 8 juin, lors du festival de la jeunesse d’Armentières. Six titres dont un morceau engagé contre la peine de mort. « Encore trop de pays trouvent ça banal, c’est pourquoi je soutiens Amnesty International », enrage Lyès

lavoixdunord.fr

 

 

Philippe Tesson : « La gauche découvre la racaille »

[extraits] Il existe assez de vastes lieux à Paris et dans sa proche banlieue pour qu’on y trouve des espaces plus appropriés que le Trocadéro pour célébrer la gloire dérisoire d’une équipe de football. Mais, aux yeux de la Ville, le PSG a tous les droits.

C’était une provocation. Tout naturellement, la racaille, trop heureuse, l’a saisie. On dit bien la racaille puisque depuis mardi on a le droit de le dire. Le ministre de l’Intérieur en effet a employé le mot.

Les mots n’ont pas le même sens selon la bouche qui les prononce. La bouche de la gauche est pure. La gauche est pure, la droite pue.

De même la gauche n’est pas responsable. Responsable de rien. Le maire de Paris a prononcé à propos des émeutes cette parole historique : « Je ne rejette la responsabilité sur personne ».

Nous, si. Sur la racaille d’abord, que les dirigeants socialistes se sont évidemment empressés d’identifier à l’extrême droite, trop heureux d’exploiter ce filon politique qui sert leurs intérêts depuis Mitterrand.

Sur le préfet de police ensuite, qui offre à la racaille un théâtre de rêve (…) M. le préfet était sans doute trop occupé à gérer le rentable racket de la fourrière automobile parisienne.

Le ministre de l’Intérieur a réduit ces émeutes à la dimension d’une « bousculade ». On peut à juste titre s’étonner de sa modération quand on se rappelle qu’il n’a pas eu de mots assez violents pour dénoncer les récentes manifestations des adversaires du mariage homosexuel.

Et s’étonner en même temps du zèle montré par les forces de l’ordre lors de ces manifestations, en regard de la mollesse des comportements policiers lundi au Trocadéro.

Le gouvernement socialiste estime sans doute qu’il est plus payant et moins dangereux de cogner les catholiques que les voyous. (…)

Ce gouvernement et ce président vivent dans la totale inconscience de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font, des erreurs qu’ils commettent. À cet aveuglement et à leur capacité à dominer les situations qu’ils créent ou qu’ils affrontent s’ajoute une morgue insupportable.

Le responsable, c’est l’autre. Cette perpétuelle défausse finira par leur coûter cher.

lepoint.fr

Psychologie et sexualité dans les ‘quartiers’ : « Provocation et violence sont le début d’un processus de métissage »

par Colette Bériot, psychologue, « animatrice en éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » .

[extraits] Les animateurs du planning familial sont aux prises avec de sérieux changements chez certains groupes de jeunes. Ces changements sont liés à des phénomènes sociétaux comme l’hypersexualisation des médias mais aussi à “l’ethnicisation” de nombreuses écoles.

(…) Trop souvent, le travail d’animation  d’Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (E.V.R.A.S.) se concentre sur la transmission des valeurs d’un idéal humaniste occidental. Du point de vue de notre idéal progressiste d’émancipation des femmes, les positions machistes [des jeunes de quartiers. ndlr] sont difficiles à entendre. Mais sommes-nous cohérents ?

On passe sous silence les discriminations dont sont victimes ces jeunes. Quand on aborde les questions de sexualité, on ne pense pas nécessairement à s’interroger sur les conditions dans lesquelles ils se construisent.

Ils sont pour la plupart les héritiers d’un parcours d’exil souvent douloureux. (…) Comment concilier un héritage familial, culturel, religieux, avec les exigences contradictoires de la société où ils sont censés construire leur avenir ?

Aborder les questions de sexualité en faisant l’impasse sur ces questions constitue une forme de violence faite à ces jeunes.

Les positions machistes exprimées sont à mettre en lien avec la lutte que ces garçons doivent mener pour occuper une place digne dans notre société.

Quotidiennement, ils affrontent racisme et ségrégation. Face à ces questions, garçons et filles n’affrontent pas les mêmes réalités. Eux, plus qu’elles, souffrent d’une infériorisation sociale due à leur origine et leur apparence corporelle.

Si la féminité prête le flanc au machisme, elle écarte en revanche plus volontiers le regard raciste. “Elles” sont bienvenues dans les boîtes de nuit ! L’émancipation des femmes est alors vécue par les hommes de leur communauté comme une forme de trahison de la solidarité “raciale” et sociale.

Cette situation permet de mieux comprendre l’enjeu crucial que constitue le contrôle des femmes et particulièrement le contrôle de leur sexualité.

Dans cette perspective, la virginité des filles prend une valeur symbolique. Il s’agit d’un enjeu de dignité du clan tout entier, dans une société qui l’infériorise.

Ce n’est pas seulement leur libération personnelle qui est en jeu, c’est aussi et surtout leur loyauté à l’égard de leur communauté.

(…) Les garçons sont déchirés entre le désir d’expériences sexuelles et le devoir de s’assurer une épouse fidèle garante de la dignité familiale. Les filles, elles, sont écartelées entre la solidarité “raciale” et le désir d’émancipation.

En pleine traversée de l’adolescence, leur identité est en complète réorganisation. Ils ne savent pas très bien qui ils sont ni qui ils veulent être. La provocation, les conduites à risques et, dans certains cas, la violence constituent un appel à la confrontation, un appel à la loi, voire au conflit pour définir l’autre et, par voie de conséquence, se définir soi-même.

Ils cherchent à mettre l’adulte hors de lui, espérant ainsi accéder à son fond de vérité. Quand l’adulte sera déstabilisé, triste ou en colère, le jeune aura accès à de l’authentique, de l’inédit.

La provocation, vue sous cet angle, fait partie d’une tentative de construction identitaire complexe.

C’est le début d’un processus de métissage, une tentative d’harmonisation de leurs différents repères culturels.

Pour cette élaboration difficile, il apparaît fondamental de fournir à ces jeunes des repères mixtes et des passerelles, de leur permettre de se former auprès d’adultes “réconciliateurs”.

Une construction identitaire harmonieuse ne pourra se faire sans que soit reconnue la culture de leurs familles.  Il semble préférable de commencer par aborder le culturel d’entrée de jeu, travailler avec la diversité et les différences.

Il s’agit de quitter une position ethnocentrique et d’adopter une position “cosmopolite”.

Alors, seulement peut se nouer un dialogue qui enrichira les uns et les autres, fondation d’un réel échange interculturel, source de métissage pour les jeunes mais aussi pour nous.

La Libre Belgique

Suisse : deux demandeurs d’asile tunisiens condamnés à trois ans ferme pour vols avec violence

[ce fait divers est mis dans l'info générale comme écho direct à la vidéo d'Amnesty International du 30 avril 2013]

Pris sur le fait et interpellés le 13 mai 2012, puis le 18 mai, le 29 mai et le 22 juin, deux frères tunisiens ont chaque fois été relâchés et ont recommencé (la gravité des délits commis ne justifiait alors pas une mise en détention). Ils ont finalement été coffrés le 23 juin, après avoir tabassé deux noctambules ivres pour les dépouiller.

Après 300 jours passés en préventive, les deux frères tunisiens de 26 et 28 ans, requérants d’asile déboutés, comparaissaient en correctionnelle à Lausanne.

Ils ont pris trois ans de prison. Ils ont été reconnus coupables de douze vols en bande et par métier et deux brigandages (vols avec violence ndlr).

La cour leur a infligé une peine ferme «après avoir longuement cherché la moindre circonstance atténuante pour un sursis partiel».

La question posée par l’un des défenseurs demeure sans réponse: «Comment peut-on leur reprocher une absence de prise de conscience alors qu’ils ont été arrêtés et relâchés à plusieurs reprises… Comment espérer marquer ainsi un coup d’arrêt dans leur comportement?»

24heures.ch via sdesouche

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A mettre en lien direct avec la vidéo d’Amnesty International sur les demandeurs d’asile en Suisse (avril 2013) : voir ici

Vigneux-sur-Seine : un policier sérieusement blessé par un pavé en pleine tête. Pas d’interpellation.

Un policier a été sérieusement blessé hier soir à Vigneux-sur-Seine (Essonne), après avoir reçu un pavé en pleine tête.

Vers 22H30, de jeunes habitants du quartier sensible de la Croix-Blanche à Vigneux-sur-Seine ont perturbé la voie publique et les parties communes des immeubles, avant de menacer d’incendier des poubelles.

Une vingtaine de ces jeunes gens a alors tenté de frapper des riverains qui étaient sortis, alors que la police arrivait sur les lieux, et les a repoussés avec des gaz lacrymogènes.

Ils ont ensuite jeté des pavés sur l’équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) départementale. Un policier de cet équipage, âgé de 30 ans, a reçu un pavé en pleine tête. Il a été hospitalisé.

Il n’y a pas eu d’interpellation.

Figaro - merci i.am.nicolas

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Les autorités et l’Etat veulent lutter contre le racket sur les chantiers du 93

La procureur de la république de Bobigny et le préfet, Christian Lambert, ont réuni les sociétés du bâtiment et des travaux publics, les bailleurs et les services de l’Etat pour lutter contre les pratiques mafieuses très courante sur les chantiers.

Menaces, vols, extorsions de fonds sont le lot quotidien de nombreux chantiers situés en banlieue. Une fois installés ils gênent souvent les trafics et toute l’économie parallèle.

Cette rencontre a eu lieu après une série d’incidents survenus sur des chantiers dans le département de Seine-Saint-Denis. Le dernier remonte au 18 février 2013, deux ouvriers avaient été blessés par balle sur un chantier de rénovation urbaine dans la cité des Poètes à Pierrefitte-sur-Seine. Un an plus tôt, l’entreprise avait refusé de céder au racket d’une pseudo-société de gardiennage. En effet ces sociétés proposent des prestations fictives que beaucoup d’entreprises accepteraient pour éviter de perdre des marchés ou du matériel.

Aujourd’hui il s’agit d’inciter les entreprises victimes de ce racket organisé à témoigner et porter plainte.

France 3

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