Manchester protège punks et gothiques

La police de Manchester a annoncé aujourd’hui sa décision d’enregistrer les plaintes pour agression contre les punks, gothiques et autres emos au titre de « crimes motivés par la haine » raciale, la xénophobie, la religion, le handicap ou l’homophobie.

« Les gens qui souhaitent exprimer librement l’identité culturelle de leur sous-culture ne devraient pas être la cible de crimes motivés par la haine », a relevé l’adjoint au chef de la police de Manchester, Garry Shewan.

« A compter du mois d’avril 2013, la Greater Manchester Police enregistrera comme crimes motivés par la haine, les plaintes relatives à des sous-cultures alternatives », a ajouté un porte-parole de la force de police régionale.

(…) Le Figaro

La « saisie » des chiens de punks fait se hérisser quelques poils

Une grosse centaine de manifestants s’est rassemblée ce samedi après-midi devant la mairie pour protester contre les mises en fourrière des chiens des marginaux squattant au Colombier. Ils demandent au maire que les animaux soient restitués à leurs propriétaires.

http://img585.imageshack.us/img585/2751/12063017185516938000apx.jpg

« Police partout, justice nulle part », le slogan est bien connu. « Police partout, caniches nulle part », c’est la trouvaille d’un « punk à chien ». Elle illustre bien l’atmosphère quelque peu surréaliste qui régnait cette après-midi place de la Mairie. Entre les cortèges saluant la sortie d’un couple de jeunes mariés et le rassemblement en faveur des « punks à chiens », il y avait contraste.

« Marginaux », étudiants, figures du milieu punk, représentants des Anonymous, mais aussi citoyens indignés et riverains témoins de la scène : la grosse centaine de personnes réunie dans le centre-ville entendait protester contre l’opération coup de poing menée jeudi devant le centre commercial Les Trois soleils, au Colombier. Une vingtaine de policiers a embarqué les chiens de la dizaine de marginaux squattant rue d’Isly et sur le parvis du Colombier. Les animaux ont été conduits à la fourrière de Betton.

« S’il ne sont pas récupérés sous huit jours, contre la somme de 83 € [par animal, NDLR], ils seront euthanasiés »,

s’offusque une militante du Collectif rennais pour les animaux, qui précise que l’action est aussi le moyen d’exprimer une « indignation au niveau politique ». « C’est tout ce que ces gens ont dans la vie et on le leur retire. Et quelle loi autorise la police à enlever un animal à son propriétaire quand il n’y a pas maltraitance ? », s’interroge Karine, membre du même collectif. (…)

Un policier ne s’en était pas caché à nos confrères de Ouest-France : « Le but est de les décourager de rester à Rennes », confiait-il jeudi. Daniel Delaveau avait justifié l’opération en affirmant au quotidien « qu’à un moment donné, il fallait user de la répression ».* (…)

Le mensuel de Rennes

Clicanimaux

Accusés d’antisémitisme, des punks « antiracistes » se rebellent

(…) La diffusion du rapport 2011 de l’organisation de lutte contre l’antisémitisme CICAD, vendredi, n’a pas fait que des heureux du côté de l’Usine, Mecque de la culture alternative de la cité de Calvin.

http://img696.imageshack.us/img696/6042/topelementy.jpg

Extrait de l'image qui a fait bondir la CICAD. Cette scène est extraite du shooting réalisée dans le cadre de la conception de la pochette d'un album punk. Image: OliveDKS

En cause : la publication, sur la page de garde du document, ainsi qu’à l’intérieur, d’une image sur laquelle figure un punk déguisé en déporté, étoile jaune sur son habit rayé. Listée comme antisémite par la CICAD, l’image a été prise sur les lieux du shooting de la pochette d’un album réunissant plusieurs groupes.

Auteur de la photo mise en cause par la CICAD, «Olive», un photographe issu de la scène alternative genevoise, est très mécontent. Estimant que son travail a été récupéré de manière abusive par la CICAD, il a écrit à l’organisation pour demander des explications… et des excuses.

Il note que les personnes épinglées par la CICAD sont en fait des membres de groupes musicaux bien connus pour leur antiracisme, et que la personne déguisée en déporté est elle-même juive.

Et de préciser que sur la même photo se trouve un barman de l’Usine, un noir habillé pour l’occasion en gorille.

« La CICAD n’a pas relevé ce déguisement, un racisme est-il plus grave qu’un autre à ses yeux», demande-t-il en substance.

Il exclut de porter plainte envers le mouvement de lutte contre l’antisémitisme, comme certains le suggèrent sur le Web.

Pédophilie, cannibalisme et zoophilie au menu

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car ce que la CICAD n’avait pas vu, lors de la rédaction de son rapport, c’est le résultat final de cette mise en scène. En vente depuis l’an dernier, l’album Genève Soif III, pour lequel le shooting a été effectué,

comporte en effet sur sa fourre une image où figurent aussi un enfant (un mannequin) qui tient le sexe d’un adulte ainsi qu’une scène cannibale.

Quant au fameux déporté, il est à quatre pattes, un porc se tenant derrière lui.

«A prendre au troisième, voire au quatrième degré», selon Albane Schlechten, permanente de l’Usine,

la mise en scène fait monter à son paroxysme l’incompréhension entre la CICAD et ses protagonistes. Antifascistes ou non.

Le secrétaire général de l’organisation, Johanne Gurfinkiel est d’ailleurs virulent: «Quel que puisse être l’objectif de ces gens, il n’a pas été atteinte. L’image est extrêmement choquante. D’autant plus que la mise en scène d’un rapport entre un juif et un porc n’est pas sans évoquer le motif antisémite médiéval de la «Judensau». Mais je ne suis pas moins choqué par les dimensions racistes, pédophiles ou cannibales de cette image.» (…)

Le Matin.ch

Des punks lapidés à mort dans les banlieues chiites de Bagdad (màj)

Des jeunes habillés et coiffés à la « punk », ou vêtus dans des styles gothiques ou emo sont, ces derniers temps, victimes dans les rues des banlieues chiites de Bagdad de miliciens qui les attaquent à coups de pierres. Selon des sources proches des hôpitaux et des services de sécurité, 14 de ces jeunes ont ainsi http://img21.imageshack.us/img21/8906/72427392.jpgtrouvé la mort ces trois dernières semaines.

Des listes de jeunes menacés de mort s’ils ne modifient pas leur style vestimentaire circulaient en outre samedi dans ces quartiers chiites. Ces sources précisent que 14 corps de jeunes habillés à la mode occidentale punk ou emo ont été réceptionnés dans trois hôpitaux de l’est de la capitale irakienne. Les corps portaient les stigmates de coups mortels infligés par des pierres ou des briques, ont ajouté ces sources sous le sceau de l’anonymat.

 Neuf corps ont ainsi été amenés dans plusieurs hôpitaux de Sadr City, l’immense banlieue chiite pauvre de Bagdad, trois à l’hôpital Al Kindi de Baghdad East et deux à la morgue centrale.

D’après les sources, six autres jeunes, dont deux filles, ont également été battus et blessés à titre d’avertissement.

Reuters a eu connaissance samedi d’un pamphlet distribué dans le quartier chiite de Bayaa, dans l’est de la capitale, donnant la liste de 24 jeunes menacés de mort.

« Nous vous prévenons, jeunes gens et jeunes filles obscènes, que si vous n’abandonnez pas votre sale comportement d’ici quatre jours, le châtiment de Dieu s’abattra sur vous par le biais des Moudjahidine ! »,

pouvait-on lire sur ce tract. Un autre pamphlet distribué à Sadr City cite 20 noms de jeunes ciblés. « Nous sommes les Brigades de la Peur et nous vous avertissons que si vous ne reprenez pas le chemin de la raison et de la rectitude, vous serez tués! ». (…)

Le Monde ( Merci à Toto )

Des activistes irakiens ont sonné l’alerte : des dizaines d’adolescents ont été exécutés par la police religieuse à cause de leur coupe de cheveux « emo ».

http://img571.imageshack.us/img571/2889/34435606.jpg

Les activistes ont dit au quotidien al-Akhbar basé au Caire qu’au moins 90 adolescents irakiens au look « emo » avaient été lapidés par la police des mœurs le mois dernier.

La violente répression contre les adolescents irakiens « emo » est intervenue après que le ministre de l’Intérieur les a qualifiés d’«adorateurs du diable ». (…)

Les activistes ont dit au journal qu’un groupe d’hommes armés habillés en civil ont conduit les adolescents dans des endroits isolés il y a quelques jours, ils les ont lapidés à mort et ont jeté leurs corps dans des bennes à ordures à travers la capitale, Bagdad. « Ils commencent par jeter des blocs de béton sur les bras des garçons, puis sur leurs jambes, avant de donner un coup final sur la tête. S’il n’est pas mort, ils recommencent », a déclaré au journal une personne qui a réussi à s’échapper.

Le nombre exact de morts reste inconnu, mais Hana Al-Bayaty du Tribunal de Bruxelles, une ONG qui s’occupe des questions irakiennes, a déclaré que les chiffres actuels se situent « entre 90 et 100 ».

Les activistes affirment que des tracts distribués à Bagdad avisent les adolescents d’éviter le style « emo », et que dans certaines régions, des adolescents homosexuels ont été tués à coups de blocs de béton sur la tête.

Poste de veille ( merci à Un connu )