Montebourg : « L’État pourrait vendre ses parts dans des entreprises semi-publiques »

Le gouvernement français envisage de céder certaines de ses participations dans des entreprises en partie contrôlées par l’État, afin de réduire la dette du pays sur fond d’aggravation de la crise dans la deuxième économie de la zone euro, ont déclaré des responsables gouvernementaux.

Le gouvernement, qui a déjà indiqué que l’objectif de déficit ne serait pas atteint cette année, étudie comment il pourrait vendre certaines participations sans renoncer à l’influence qu’il peut exercer sur les entreprises concernées, ont expliqué ces personnes.

« Dans le cadre de la restructuration budgétaire, la modernisation de notre politique publique, nous réfléchissons à l’évolution de nos participations, bien sûr« , a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires et au Wall Street Journal.

« Nous n’excluons pas ce type de décisions mais nous ne souhaitons pas perdre nos moyens d’action sur les entreprises« , a-t-il ajouté. L’État français détient des participations directes et indirectes dans de nombreuses entreprises, dont EDF, Areva, France Télécom, Air France-KLM et Renault.

The Wall Street Journal via Suite et commentaires sur Fortune

Saint-Denis (93) : La mairie PC privatise la piscine municipale pour en retrouver le contrôle

Comment reprendre le contrôle d’une piscine municipale passée sous la coupe de ses maîtres-nageurs ? C’est en cherchant désespérément une réponse à cette question que la municipalité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a décidé de confier la gestion de sa piscine – la Baleine – à un prestataire privé à partir du 1er juillet. L’ensemble des personnels doit changer d’affectation. Une décision lourde pour un maire communiste.

«On a échoué à reprendre en main l’équipement», admet Fabienne Soulas, ajointe au maire chargée des sports

Voici plus de trois ans que la ville voyait la fréquentation de la piscine baisser à la suite de dysfonctionnements nombreux et récurrents. Fermetures intempestives, absentéisme chronique, création d’une association sportive dont les bénéfices allaient dans les poches des salariés, refus de dispenser des cours de natation durant les heures d’ouverture au public, pressions sur les directeurs successifs…. certains maître-nageurs avaient mis les bassins en coupe réglée. […]

Les courriers d’habitants mécontents s’accumulaient et les blogs de la ville raillaient ce bel équipement sous-utilisé et en déficit. Service des sports, public, clubs, Education nationale, particuliers… le mécontentement était unanime. La ville a tenté, à plusieurs reprises, de remettre au pas les salariés de la piscine. Notamment en commandant un audit en 2011 qui, relevant les nombreux dérèglements, envisageait si les blocages persistaient de privatiser l’espace. Rien n’y a fait : les dérives continuaient. En dix-huit mois, deux directeurs ont jeté l’éponge : l’un devant l’ampleur des blocages, l’autre après avoir reçu des menaces et vu ses pneus crevés… «Ils ont préféré fuir, reconnaît un élu. Cela ne pouvait plus durer. » […]

Au centre, la banlieue/Blog Le Monde (Merci à hefbe2)

Bulgarie : Le gouvernement démissionne suite aux manifestations contre la hausse de l’électricité

Les Bulgares, qui manifestent à travers le pays depuis plusieurs jours, demandent la démission du gouvernement et la renationalisation des compagnies de distribution d’électricité. Le ministre des Finances a été limogé lundi, et mardi, a été annoncé une forte baisse des prix, ainsi que la volonté de sanctionner les compagnies d’électricité étrangères, au risque d’un incident diplomatique avec la République tchèque. La licence de la compagnie tchèque d’électricité CEZ a notamment été annulée.

Le chef du gouvernement bulgare Boïko Borissov a annoncé mercredi 20 Février 2013, la démission de son gouvernement. « Je ne participerai pas à un gouvernement sous lequel la police frappe les gens« , a déclaré mercredi Boïko Borissov devant le parlement.

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Un hôtel de luxe au château de Versailles

Le Château de Versailles va transformer une de ses dépendances en hôtel de luxe en le concédant à une société privée, ouvrant la voie à une série d’opérations en France destinées à exploiter le potentiel économique de bâtiments classés, tout en assurant leur rénovation.

L'Hôtel du Grand Contrôle, à Versailles

L’Hôtel du Grand Contrôle, où ont résidé les contrôleurs des finances comme Turgot, Loménie de Brienne ou Necker, va être transformé en «hôtel de charme», a annoncé mardi Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du château et du domaine national de Versailles. «C’est une initiative pionnière», a-t-il souligné à l’occasion de la présentation à la presse de ses projets pour Versailles en 2011.

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« Modernisation » de l’État : rupture ou révolution culturelle à la chinoise ?

La réforme de l’État constitue l’un des axes de la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle est activement conduite par l’Élysée sous le nom de code RGPP : Révision générale des politiques publiques. La méthode est simple : on change tout, on lance tous les chantiers en même temps. C’est la rupture, pilotée par les grands corps de l’État, qui se placent par la même occasion hors de portée du séisme qu’ils provoquent chez les autres.

Le bouleversement est en effet considérable : fusion progressive des grands corps techniques et des services déconcentrés de l’État, fusion des services d’assiette et de recouvrement de l’impôt, modifications statutaires tous azimuts, externalisations, réforme des concours administratifs « pour plus de diversité, » suppressions d’emplois, recrutements de contractuels à tous les niveaux etc.…

Certaines réformes, prises isolément, sont parfois bienvenues. Mais leurs bénéfices sont dilapidés par la dynamique d’ensemble de « la réforme de l’État » : car le parti pris de tout changer en même temps, crée le chaos. La RGPP ne débouche pas sur l’efficience mais sur une gabegie contagieuse.

Le tout, conduit à un rythme d’enfer : les audits, les réformes, les réorganisations se succèdent. De quoi faire apparaître la révolution culturelle chinoise comme une paisible transformation.

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Ne m’appelez plus jamais Europe !

Les gouvernements européens maquilleraient donc leurs bilans pour cacher ou édulcorer leurs déficits ! Voilà où en est aujourd’hui réduite la crédibilité de certains Etats Européens et non des moindres.

Ces manipulations comptables, pénalement répréhensibles dès lors qu’elles émanent d’une entreprise quelconque, auraient ainsi été appliquées par les Etats dans le but de satisfaire aux critères du Pacte de Stabilité, en termes de déficits et d’objectifs d’endettement. Ce pêché originel européen, inadmissible et scandaleux, hantera l’Union assurément pendant encore de longues années, car la Grèce – qui a escamoté certaines dépenses publiques – ou le Portugal – qui a fait passer des dépenses pour des investissements – n’ont fait que suivre l’exemple des « grandes nations » leur ayant montré le chemin.

Ces artifices et ces tromperies comptables ne sont, en définitive, que la résultante de machinations politiciennes de dirigeants (de l’époque) ne reculant devant aucun mensonge pour intégrer certains pays dans l’Union, dans le seul but de favoriser certains lobbies capitalistes ayant misé sur des concentrations et des regroupements d’entreprises au niveau européen !

Mais alors : pourquoi s’acharner contre la finance, si la politique elle-même, dévoyée de sa noble mission de servir l’intérêt public, déguise sciemment la réalité afin de parvenir à ses fins ? La crise des années 2007-2009 a-t-elle été provoquée par la gourmandise du milieu financier, par les bonus inacceptables de certains banquiers ou traders, ou par une politique qui, une fois de plus, s’est faite – le coeur léger – instrument et bras armé du système financier et capitaliste ? La vérité est que la politique n’est plus qu’une excroissance de la finance, trop contente de lui rendre service à la moindre occasion.

Une détérioration des conditions économiques européennes, qui semble aujourd’hui inévitable, fera franchir à cette crise ayant démarré en 2007, un nouveau palier dangereux, car ce sont les Etats eux-mêmes, leur crédibilité et leur aptitude à nous diriger sainement, qui seront progressivement remis en question. Après la déconfiture confirmée ou prévisible de petits pays européens – Grèce, Portugal, Irlande -, il conviendra de scruter avec la plus grande attention les développements au sein des « grandes nations », comme la France ou l’Allemagne.

L’Europe est aujourd’hui devenue le maillon faible de l’économie globale.

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La Poste ferme 3 bureaux et détruit 42 emplois par jour

Dans un contexte économique dégradé qui impacte beaucoup les secteurs du courrier et du colis, le chiffre d’affaires de La Poste est en baisse de 2,5 %.

485 bureaux bureau ont fermé depuis le début de l’année. Il s’agit d’une accélération du désengagement de l’entreprise publique des zones rurales ou des quartiers jugés insuffisamment rentables. Depuis juin 2006, nous assistions à la fermeture de 343 bureaux par semestre. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas des files d’attente dans les bureaux de poste qui effectuent toutes les prestations !

La situation de l’emploi est tout aussi catastrophique, avec 7 416 emplois détruits en 6 mois, soit autant que le nombre de suppressions d’emplois enregistré pour toute l’année 2008 ! Une situation pour le moins paradoxale au moment où les dirigeants de La Poste réaffirment leur participation au « plan de relance » ! Ces évolutions ne sont évidemment pas étrangères au projet de changement de statut. Il s’agit, pour les dirigeants de La Poste, de préparer la mue l’entreprise publique en société anonyme. Source