Gironde : sensibiliser les élèves de primaire à la lutte contre le racisme et les discriminations

La Ligue de l’enseignement de Gironde dispense actuellement de multiples interventions au sein des classes de primaire dans le cadre des Semaines de lutte contre le racisme et les discriminations.

Les élèves des classes participantes ont, pour l’occasion, créé des saynètes de théâtre et des jeux de rôles autour de cette thématique. C’est dans ce cadre que mardi 8 avril, au moulin des Jalles de Castelnau-de-Médoc, les classes de Listrac-Médoc et Le Porge se sont rencontrées et ont présenté le travail effectué en commun par les élèves. Par groupes de trois ou quatre, ils ont mimé l’attitude du regard sur le handicap, la religion, la couleur de peau, l’égalité fille et garçon, le bégaiement, ou encore le chapardage.

Selon Valérie Vicenty et Justine Durand, coordinatrices à la ligue, « cette année, nous proposons aux jeunes de prendre les chemins de la diversité. L’objet du projet est de proposer des actions à caractère éducatif afin que des enfants et des jeunes cheminent dans leur analyse au regard des approches républicaines, historiques et humaines. Nous proposons aux classes de premier et second degré un cycle de découverte et de sensibilisation aux problématiques du racisme et des discriminations. »

Ce cycle se décline en trois phases : une intervention pédagogique, un temps de création artistique et une journée de restitution des productions. « On veut permettre aux enfants de se forger un esprit critique eu égard aux valeurs républicaines et constitutionnelles. »

Sud Ouest

Ecole : «Les inégalités n’ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin»

En France, en 2013, 70 % des enfants d’ouvriers n’ont pas d’opportunités de promotion sociale. Face à ce constat, le sociologue Camille Peugny appelle à réinventer une école «vraiment démocratique», et non plus «méritocratique et élitiste» dans son ouvrage Le Destin au berceau – Inégalités et reproduction sociale (Seuil).

Nous sommes envahis par ces discours. «Quand on veut, on peut», entend-on sur toutes les lèvres. Ces discours sont dangereux : ils entretiennent l’idée selon laquelle les individus seraient les seuls responsables de leurs parcours, et donc de leurs échecs. Eh bien non.

L’école s’est largement massifiée mais cela ne s’est pas traduit par une augmentation de la mobilité sociale. C’est un constat qui doit interpeller la société tout entière. […]

Comment expliquer cet échec ?

D’abord, il ne faut pas exagérer la portée de la massification scolaire. Prenons l’exemple du baccalauréat : 50 % des enfants d’ouvriers aujourd’hui n’ont pas le baccalauréat ; seuls 20 % d’entre eux obtiennent le baccalauréat général. Contrairement à ce que l’on entend parfois, non, on ne “donne” pas le bac à tout le monde. Second point : qui dit massification ne dit pas démocratisation. Si les enfants des classes populaires ont des scolarités plus longues qu’avant, les enfants des milieux favorisés aussi. Les inégalités n’ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire.

L’élitisme de l’école n’est-il pas son principal vice ?

Oui, et c’est le troisième élément, fondamental : notre système éducatif est profondément élitiste. La France est l’un des pays de l’OCDE où l’origine sociale pèse le plus sur les résultats scolaires. […]

Quel regard portez-vous sur les politiques éducatives déployées ces dernières années ?

Le dernier rapport de l’OCDE a montré qu’entre 1995 et 2010 la France est le seul pays où le taux de scolarisation des 15-19 ans a baissé (de 89 % à 84 %). Ce décrochage est très inquiétant mais la nation a longtemps semblé consacrer toute son énergie à débattre des moyens pour envoyer davantage de boursiers dans les grandes écoles, alors que ces dernières ne concernent qu’une infime minorité d’étudiants ! C’est un non-sens. Il serait bien plus urgent de concentrer les moyens sur l’enseignement primaire. […]

Les Inrocks

Succession de Dray : pas de vainqueur officiel à la primaire PS

Le nom du candidat PS aux prochaines législatives sur la 10e circonscription de l’Essonne (Grigny – Sainte-Geneviève) ne sera pas dévoilé ce vendredi. Jeudi soir, une primaire devait départager les deux postulants à la succession de Julien Dray, député PS sortant qui ne se représente pas. 

Mais le score ultra serré et des soupçons sur une poignée de votes n’a pas permis à la commission électorale du PS réunie ce vendredi de trancher entre l’ex-présidentde SOS racisme Malek Boutih et Fatima Ogbi, la suppléante de Julien Dray. (…)

Jeudi soir, Boutih a pourtant clairement revendiqué la victoire après avoir viré en tête à la fin du dépouillement (154 voix contre 151).

Mais à la suite d’un recours de dernière minute de l’ancien président de SOS racisme, neuf bulletins n’ont pas été comptabilisés, provoquant la colère du camp d’en face. La commission électorale devait décider ce vendredi si elle ouvrait les dits bulletins – ce qui aurait pu donner la victoire à Fatima Ogbi – ou si elle validait le premier résultat favorable à Boutih.

Finalement, les bulletins n’ont pas été ouverts – ce qui rend confiant Malek Boutih - mais le nom du vainqueur n’a pas non plus été proclamé. « Il n’y a pas vainqueur officiel à cette primaire pour l’instant, confie un membre de la commission électorale.

Il y aura une investiture mardi. » Le feuilleton – qui se déroule sous fond de tensions vives entre Julien Dray et son ex-pote Malek Boutih – n’est donc (toujours) pas terminé.

Le Parisien

Ségolène Royal se verrait bien à la présidence de l’Assemblée nationale

Ses résultats catastrophiques à la primaire socialiste auraient dû la mettre hors-jeu pour un long moment. Mais, en appelant à voter pour François Hollande, Ségolène Royal, se verrait bien au «perchoir» de l’Assemblée nationale.

On l’avait quitté en larmes. On lui prédisait un avenir à la Lionel Jospin. Depuis la fin du premier tour des primaires socialistes, Ségolène Royal se faisait discrète. Son cinglant score de 6,95% était passé par là. Il fallait le digérer. Et préparer sa contre-attaque. Celle-ci est désormais lancée.

En se présentant, lundi, comme «utile» à un des postes les plus prestigieux de la République, à savoir la présidence de l’Assemblée nationale, la présidente de Poitou-Charente cherche à redevenir une place forte du Parti socialiste. Un Eléphant parmi les Eléphants.

France Soir

Zemmour : « La guerre des deux gauches est relancée » (Vidéo)

En s’imposant dans la primaire, François Hollande, désormais en route pour la présidentielle face à Nicolas Sarkozy, va devoir s’atteler à rassembler d’abord les socialistes après un second tour âpre contre Martine Aubry et ensuite la gauche.

Car le scrutin a réveillé la guerre entre les deux gauches : l’une étatiste, jacobine, dirigiste et protectionniste ; l’autre libérale, girondine, libérale et libre-échangiste. »

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(Merci à Marino)

Michel Drucker : « Oui, je vais aller voter dimanche à la primaire PS »

Il n’est pas réputé pour être le plus à gauche des animateurs télé. Mais Michel Drucker ira voter ce dimanche pour la primaire PS ! Il l’a annoncé dans Salut les terriens ! samedi soir sur Canal +. Sans préciser pour qui : « Oui, je vais aller voter dimanche ».

Puis Thierry Ardisson le relance quelques minutes plus tard : « Mais Michel, tu vas voter demain ? Mais c’est pas pour les gens de gauche ce truc ? ». Drucker répond : « Mais il n’y a pas que des gens de vote qui ont voté ! ». Michel Drucker était invité aux côtés du rappeur Orelsan, Anne Hidalgo et Arnaud Dassier. […]

Ozap.com

Primaire à la Goutte-d’Or (Paris) : «C’est pour montrer qu’on veut autre chose»

Témoignages de votants à la primaire PS, recueillis Rue St-Mathieu, en face de l’église St-Bernard, dans la quartier de la Goutte d’Or à Paris, où vivent de nombreux immigrés.

Yassir, militant socialiste de 26 ans, accueille les votants. Quatre bureaux de vote sont regroupés ici, un potentiel de 7012 inscrits. «A 9h 02, on avait déjà 6 personnes» dit-il avc le sourire. Une heure trente plus tard, 89 personnes s’étaient déplacées, malgré la pluie battante. Le flot est continu. Christian, 44 ans, est venu «faire parler les primaires». Il trouve que c’est une «bonne initiative: il faut faire monter la mayonnaise, qu’on montre qu’il y a du monde mobilisé pour changer de gouvernement». Ici, dans ce quartier populaire de Paris, tout le monde a ce mot à la bouche «changement».

11h26, il y a la queue. Quelques poussettes, deux dames aux cheveux blancs se soutiennent pour marcher à petits pas.

Samia, 49 ans, dame cantine dans une école parisienne veut elle aussi que «la droite tombe: la participation à la primaire c’est pour montrer ça: qu’on veut autre chose.» Elle a voté Royal. D’autres choisissent Hollande ou Aubry mais toujours pour les mêmes raisons […] A midi, des plateaux repas sont livrés pour les assesseurs. Pain Poilâne et roastbeef.

Libération

Marseille : la visite d’Arnaud Montebourg dans la ville sous protection du GIGN (Màj vidéo)

Addendum du 29/09/11

Les carnets d’Alba : Montebourg va narguer Guérini à Marseille

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Source : RTL

Après avoir tapé ces derniers mois sur le «système Guérini» dans les Bouches-du-Rhône, le candidat à la primaire PS, pourfendeur de la corruption, sera protégé par un membre du GIPN lors de son meeting jeudi dans la cité phocéenne.

[…] En meeting jeudi à Marseille, le député de Saône-et-Loire se déplacera sous protection policière. A la demande de son équipe de campagne, inquiète de l’impact de son rapport critique sur la fédération PS des Bouches-du-Rhône et sur Jean-Noël Guérini […] l’élu sera accompagné par un membre du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) tout au long de son déplacement.

[…] Une situation «prise au sérieux» par le ministère de l’Intérieur, […]. «Arnaud Montebourg a été à plusieurs reprises insulté sur internet par Jean-Noël Guérini ou ses amis, il y a toujours la possibilité qu’il y ait autre chose», a-t-il ajouté. […]

«Je n’ai jamais rien craint»

Mais le président du Conseil général de Saône-et-Loire refuse de céder à la pression. […] Ce que je sais, c’est que je m’exprimerai à Marseille pour y évoquer les graves problèmes que la France rencontre: la corruption».[…]

Le Figaro

Montebourg (PS) : «Je suis le rempart du lepénisme»

A 49 ans, Arnaud Montebourg, le chantre de la «démondialisation», croit plus que jamais en ses chances. Entre deux déplacements de campagne, le candidat à la primaire socialiste reçoit le JDD.fr dans son bureau de l’Assemblée nationale pour le grand entretien hebdomadaire du journal.

Nous avons inventé l’outil qui permet rapprocher le PS de la société française, alors qu’il s’en était éloigné. Voilà pourquoi, si la primaire réussit, nous deviendrons invincibles.

Votre volonté de revenir à davantage de protectionnisme vous attire en revanche nombre de critiques. On vous accuse de vouloir revenir 30 ans en arrière. Mon programme est un projet républicain de reconstruction de la politique et de l’économie, devenue un cheval fou qui s’est échappé de l’enclos. Il faut un cavalier sur ce cheval pour reprendre les rênes. […]

Qui a ouvert la porte du box ? La droite ? La droite, mais aussi la gauche! C’est le cercle de la pensée dominante, qui comprend autant de libéraux de droite que de gauche.

Les Français sont à l’origine de la dérégulation mondiale, donc c’est à eux de réparer leur erreur? Oui. On doit bien ça au monde, non?

C’est là le sens de votre candidature ? Oui, exactement. Je défends une vision de la France et de l’Europe qui n’est défendue par personne : c’est pourquoi je suis candidat.

C’est donc plus une nécessité qu’une envie ? C’est une nécessité pour moi-même et pour des millions de Français! Je fais campagne pour les perdants de la démondialisation. Je suis le rempart du lepénisme, contrairement au procès que me fait une certaine classe politique. Mon projet est internationaliste, altruiste, et européen. Le sien est nationaliste, racialiste et haineux. […]

Le JDD