Déficit public : «La France ne tient pas ses engagements européens, une fois de plus. Ce n’est pas sérieux» (Edito du Monde)

Extraits de l’éditorial du Monde du 4 avril 2014 intitulé «Des réformes d’abord, des délais ensuite».

M. Sapin obtiendra sans doute un nouveau délai en échange de promesses de réformes. C’est dans le sens inverse qu’il faut travailler : faire voter des réformes d’abord, consentir des délais ensuite.

La France ne sera pas au rendez-vous, une fois de plus. La France ne tient pas ses engagements européens, une fois de plus. La France voit sa crédibilité à Bruxelles, à Berlin et ailleurs un peu plus écornée.

Il n’a pas fallu longtemps à Michel Sapin, le nouveau ministre des finances, pour dire la vérité des comptes. Paris va demander un nouveau délai pour atteindre son objectif d’un déficit public de 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2015. Le «cap» n’est pas abandonné, a-t-il dit jeudi 3 avril, mais il faut «discuter du rythme».

En une dizaine d’années, c’est la cinquième fois que la France ne tient pas ses promesses en matière de discipline budgétaire : pas plus le «cap» que le « rythme », et encore moins les assurances données sur les «réformes de structure» que Paris allait mettre en chantier, promis, juré, en échange du régime de faveur qui lui était ainsi accordé.

Le Monde

«On pourrait ne travailler que 15h par semaine si l’on voulait»

Économiste et auteur à succès, le Tchèque Tomás Sedlácek tient un discours original. Certes, l’économie rend tout efficace, «mais tout dans notre société ne doit pas être efficace».

«C’est comme Central Park à New York. Tout autour règne l’efficience, mais celle-ci est interdite dans le parc qui est strictement réservé à la détente et aux écureuils», explique Tomás Sedlácek, auteur de l’ouvrage «Economics of Good and Evil» («L’Économie du Bien et du Mal»), dans une interview accordée au Tages-Anzeiger.

Au-delà de la métaphore, l’ancien conseiller de Václav Havel et membre du Conseil économique national tchèque rappelle que le rôle de l’économie ne consiste pas d’abord à augmenter le produit intérieur brut. «La première priorité doit être la stabilité du système, mais nous l’avons oublié.»

La solution du chômage partiel

Suite et commentaire sur Fortune

Le FMI inquiet de voir les économies occidentales à la traîne

Le Fonds monétaire international a présenté mardi son rapport semestriel sur l’économie mondiale…

Le Fonds monétaire international (FMI) s’est inquiété mardi de voir les économies occidentales à la traîne par rapport au reste du monde,

particulièrement l’Europe qui menace toujours selon lui de faire rechuter la croissance de la planète. (…)

Pour le FMI, il est plus que temps que les pays occidentaux prennent les mesures qui doivent remédier à leurs faiblesses.

«Divers problèmes fondamentaux restent irrésolus»: la montée de la dette publique (qui devrait atteindre 130% du PIB de l’ensemble du G7 en 2017),

la fragilité du système financier européen, l’érosion de la compétitivité des pays de la zone euro les plus en difficulté, la faible progression des revenus des ménages ou encore les rigidités structurelles.

Les priorités sont, selon l’institution de Washington, de «progresser vers des finances publiques plus viables», «renforcer les secteurs financiers» des Etats membres, «maintenir une politique monétaire accommodante» et «traiter la crise de la zone euro». (…)

20 minutes

 

Théorème de Sarkozy : Plus + Plus = Moins …

 La France a réduit son déficit public plus que prévu à 5,2% en 2011, mais la dette monte…

La France a réduit son déficit public davantage que prévu en 2011, en le ramenant de 7,1% du PIB en 2010 à 5,2%, mais la dette publique a continué d’augmenter, davantage qu’attendu, atteignant le niveau record de 85,8% du PIB (contre 84,9% prévu), a annoncé vendredi l’Insee.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, les prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations…) grimpent à 43,8% du PIB, soit un peu plus que prévu, mais les dépenses publiques baissent davantage qu’escompté, à 55,9% du PIB.

La consommation des ménages français a nettement augmenté en février en raison de la vague de froid, gagnant 3,0% par rapport à celle de janvier, a également annoncé l’Insee.

Les dépenses de consommation des ménages avaient reculé de 0,4% en janvier. « Le net rebond est pour les deux tiers imputable à la forte hausse des dépenses en énergie », a précisé l’Insee.

FN Infos 80

Maroc : 41,5 milliards d’euros transférés en 10 ans par les Marocains de l’étranger

Les transferts de Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont atteint 464,5 milliards de dirhams entre 2000 et 2010 (41,5 milliards d’euros environ), soit une moyenne de transfert annuelle de 46,45 milliards de dirhams, constituaient 9% du PIB en 2010.

A fin septembre dernier, les Marocains résidant à l’étranger ont transféré 44,1 milliards de dirhams vers le Maroc, soit une hausse de 8,2%, comparée à la même période en 2010.

Deuxième source de devise du Maroc après le tourisme, les transferts qui s’étaient élevés à 54,1 milliards de dirhams en 2010, sont dédiés à 70% aux familles restées au Maroc.

Après un léger déclin en 2008 et 2009 de l’ordre de 3,5% et 5,4%, les transferts de fonds des Marocains du monde vers le Maroc ont repris de plus belle, et ce même si la crise qui sévit dans les principaux pays d’accueil des MRE, notamment la France, l’Italie et l’Espagne, n’est pas totalement dissipée.

bladi (Merci à Zatch)

Et pourtant des millions de gens vont encore voter pour lui !

Tribune libre de Paysan Savoyard

Nous sommes encore à six mois de l’élection mais nous ne résistons pas à l’envie de nous livrer d’ores et déjà à un rapide survol de la façon dont l’actuel Président à donné suite aux principales promesses en forme de slogans qui avaient structuré sa campagne de 2007 (étant entendu que M. Sarkozy disposant encore de plusieurs mois pour faire montre de ses compétences, son bilan, déjà éloquent comme nous l’allons voir, peut encore s’enrichir).

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Ramadan : PIB, une perte de 5,8 milliards de dollars pour les pays du Golfe

Une première étude du genre sur les conséquences économiques du mois de jeune du Ramadan dans un groupe de pays musulmans révèle la perte de l’équivalent d’une semaine de production, rapporte le site Gulfnews basé à Dubaï à la veille des fêtes de l’Aïd.

L’étude intitulée « Productivité pendant le Ramadan, stratégies pour l’environnement du travail du musulman moderne » a été réalisée par les consultants saoudiens de la société Musulman Productif en partenariat avec la société Dinar Standard basée à New York. Celle-ci révèle que les Emirats arabes unis perdent 1,4 milliard de dollars (1 dollar = 7,90 DH) durant le mois de Ramadan et l’Arabie saoudite 2,4 milliards. Pour l’ensemble des 6 pays membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, EAU, Bahreïn, Oman et Qatar), la perte globale est de 5,8 milliards de dollars.

Selon les auteurs de l’étude, « les travailleurs musulmans sont conscients et déterminés pour maintenir un bon niveau de productivité mais les entreprises et les gouvernements doivent faire plus d’efforts pour atteindre de meilleurs résultats ». L’étude considère également que la perte de PIB dans les pays qui réduisent la durée du travail de 2 heures tels que le CCG, l’Egypte ou le Pakistan se traduit par une perte de productivité de 7,7% pendant un mois, sans tenir compte des vacances de l’Aïd.

Au Maroc, outre les 2 heures de réduction de la durée quotidienne du travail, il y a lieu de considérer le nombre d’heures de travail perdues pendant la journée du vendredi qui est une journée de travail entrecoupée par la prière. L’administration autorise ainsi de manière formelle les fonctionnaires à prendre sur leurs heures de travail pour effectuer la prière du vendredi pendant le Ramadan. [...]

La Vie Eco

L’aide à la Grèce coûtera 15 milliards d’euros à la France

Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce aura comme «conséquence indirecte» pour la France une augmentation de son endettement d’environ 15 milliards d’euros d’ici 2014, selon François Fillon.

«L’endettement français sera accru d’environ 15 milliards d’euros d’ici à 2014 en raison de la mise en oeuvre du plan d’aide à la Grèce conclu jeudi soir», a déclaré vendredi François Fillon. «Ces décisions n’ont pas de coût direct pour nos finances publiques», a assuré le premier ministre, à l’issue d’une réunion à Matignon avec les principaux responsables du Parlement sur les suites du sommet de la zone euro tenu jeudi à Bruxelles. Et d’ajouter : «Elles ont un coût indirect puisque nous allons participer à travers des garanties apportées sur les prêts qui seront consentis par le fonds de stabilité européen à la Grèce».

Le premier ministre a qualifié en outre l’accord des dirigeants européens sur un plan de sauvetage de la Grèce d’étape absolument décisive pour la zone euro.

Cet accroissement de l’endettement pourrait mettre à mal l’objectif du gouvernement de commencer à faire baisser le ratio de dette publique de la France à partir de 2013. La dette publique de la France s’élevait à la fin du premier trimestre (dernier chiffre disponible) à 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du Produit intérieur brut (PIB). […]

Le Figaro

La dette de la France atteint un nouveau montant record : 1646,1 milliards d’euros

1646,1 milliards d’euros. C’est le montant total de la dette de la France au premier trimestre, toutes administrations publiques confondues. Elle a grimpé de 54,9 milliards d’euros durant les trois premiers mois de l’année, atteignant «approximativement» 84,5% du PIB, indique l’Insee ce jeudi. L’Etat et la sécurité sociale en sont les principaux responsables.

Les administrations publiques locales, c’est à dire les collectivités, se sont désendettées de 4,1 milliards d’euros. Leur dette représente désormais moins de 9,5% de la dette totale de la France.

Ces chiffres constituent un nouveau record d’endettement. Ce sont ceux que trouveront ce matin, sur leurs nouveaux bureaux, le ministre des Finances, François Baroin et celle du Budget, Valérie Pécresse. Ils soulignent la faiblesse de la marge de manoeuvre financière de l’Hexagone alors que la plupart des autres pays de la zone euro se débattent avec des plans d’austérité chaque jour plus drastiques. [...]

Le Figaro

Faudra-t-il encore sauver les banques ?

Vous vous pensiez sortie de l’auberge ? Et si une nouvelle crise bancaire nous menaçait et qu’il fallait encore sauver les banques ? Quels sont les risques ? Peut-on en arriver là ?

La France en chiffres

Les chiffres sont souvent rébarbatifs, néanmoins ils permettent d’illustrer une réalité. Il faut d’abord un étalonnage, c’est-à-dire des chiffres de référence permettant de mettre les choses en perspective. Nous allons donc comparer les « chiffres » des banques à la richesse produite par l’ensemble des français (banques comprises) en une année, ou autrement dit à notre PIB.

Le PIB de la France est d’environ 2000 milliards d’euros par an. Ensuite le chiffre du budget de l’État. En un an, tous les impôts et taxes confondus vont rapporter environ 300 milliards d’euros. Comme l’État est très dispendieux, nous dépensons chaque année plus que ce que nous gagnons. »

Cela forme ce que l’on appelle le déficit budgétaire…. environ 180 milliards d’euros cette année… (oui quand même cela fait des sous). Enfin chaque année ce beau déficit (nos 180 milliards) vient s’ajouter à la dette totale de la France environ…. 1600 milliards d’euros. Voilà les chiffres qui concernent notre pays dans ses grandes, très grandes masses.

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Eva Joly constate «l’effondrement d’un modèle de société»

Durant son son discours de clôture des Etats généraux pour l’emploi et l’écologie, samedi, Eva Joly, député européenne (Europe-Ecologie), a dénoncé l’aveuglement des dirigeants européens qui ne voient pas qu’un modèle de société est en train de s’écrouler. Si le chômage, la retraite, la croissance ou le choix du PIB comme indicateur de richesse ont été abordés, des questions comme l’immigration ou la démographie n’ont pas été évoquées.

 » Ce qui m’étonne, c’est l’aveuglement, c’est qu’on ne voit pas ce qui est en train de se passer devant nos yeux, c’est-à-dire l’effondrement d’un modèle de société  »

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Rue 89