Bienvenue à la Grande Correction

Par Bill Bonner

Nous allons rebaptiser notre théorie. Nous vivons plus qu’une dépression ; c’est plutôt un phénomène économique et financier. Il inclut un transfert du pouvoir… un retour à la normale après quatre siècles d’aberrations… et l’échec de toute une série de sottises économiques récompensées par des prix Nobel — dont l’Hypothèse des marchés efficients et la Théorie du portefeuille moderne. Appelons cette phase la « Grande Correction »… et attendons que les événements nous donnent raison.

Les tendances profondes se poursuivent. L’influence gouvernementale augmente… et file tout droit vers la faillite. La plupart des pays développés accumulent de gigantesques déficits dans leurs finances publiques. C’est la Grèce qui fait les gros titres en ce moment. Les autres pays à la périphérie de l’Europe, observent avec attention. Ce que la Grèce vit maintenant, ils vont probablement le subir plus tard.

Jour après jour, les roues grincent et cahotent… en route vers des gouvernements toujours plus présents, avec des dettes plus grandes… Un gouvernement se tourne vers un autre lorsqu’il a besoin d’aide. Ce dernier se tourne vers un autre encore. Un pays dépend de sa Banque centrale… et sa Banque centrale dépend de la Réserve fédérale américaine, le capo di tutti capi de toutes les banques centrales de la planète.

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L’écologisme est-il l’idiot utile du néolibéralisme ?

L’émergence d’une nouvelle idéologie dans le débat public, que l’on qualifiera d’écologisme apocalyptique, restera probablement comme l’évènement politique majeur de ce début de siècle. Les interrogations sur la soutenabilité de notre modèle de développement, jusque là circonscrites aux milieux verts et alternatifs, ont pris une toute autre dimension ces dernières années.

Le mouvement est venu des États-Unis avec la sortie du film de Al Gore « Une vérité qui dérange » en 2006 et très vite, le traditionnel programme « précautionniste » mâtiné de gauchisme libertarien des Verts, a évolué sous l’influence de Nicolas Hulot en discours catastrophiste décrétant la mobilisation générale pour la planète en danger !

Ce nouveau phénomène politique a atteint sa maturité aux élections européennes de 2009 avec l’inattendu succès des listes d’Europe Écologie. Plus qu’un phénomène électoral pouvant s’expliquer par le charisme de sa tête de liste et la piètre campagne de ses concurrents, on a véritablement assisté à l’intégration du discours écologique le plus radical dans la pensée « politiquement correct », ainsi que l’atteste la diffusion par le service public avant le scrutin du film « Home » de Yann Arthus Bertrand, l’évolution de la ligne éditoriale du Monde, organe officiel de la bien pensance, relayant ouvertement un discours catastrophiste dans ses pages « planète » ou l’ostracisation systématique de toute pensée un tant soi peu dissidente.

Chez les écologistes, l’occident ne saurait être victime. Il est par essence coupable d’être repus de trop richesse et s’adonner aux plaisirs faciles de la surconsommation, quand ce n’est pas de pillage des ressources des pays pauvres. Les vraies victimes de la crise ne sont pas à chercher dans les catégories populaires des pays développés ou des systèmes sociaux en voie de démantèlement, mais dans les pays les plus pauvres à travers la nouvelle figure de l’opprimé universel que sont les « réfugiés climatiques » !

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