Une vache abattue et dépecée en plein champ

 

A quelle époque vit-on ? Yannick Ardois, l’un des derniers agriculteurs de la commune de Saint-Jean-de-Boiseau (à moins de 15 kilomètres de Nantes), était parti samedi dernier faucher les hautes herbes quand il a découvert l’une de ses 31 génisses, âgée de 3 ans et pleine pour août, morte… Avec deux pattes en moins. Dès qu’il s’est rendu compte qu’il ne pouvait s’agir que d’un acte criminel, il a alerté la gendarmerie.

Joint au téléphone par WikiAgri, il raconte : « J’élève des prim’ holsteins. Ce sont des races à lait, pas à viande. Je les garde en principe jusqu’à l’âge de 10 ans. Et je m’y attache, comme à un animal de compagnie. Les races à lait, ce n’est pas pareil que celles à viande, on les garde longtemps. Et là, j’ai vu le résultat d’un acte barbare. La bête a été égorgée, saignée, et on lui a enlevé une patte avant, et une patte arrière. On l’a tuée pour 25 kilos de viande ! C’est inhumain, ce sont des pratiques d’un autre âge. Je peux comprendre, à la limite, que l’on vole lorsque l’on a faim. Des frigos, c’est déjà arrivé dans le secteur. Mais là, on a tué la bête, sans même chercher à récupérer toute la viande. Même au niveau de l’épaule où elle a été amputée, on n’a même pas pris la palette. Je suis écoeuré… Imaginez que la semaine prochaine les mêmes personnes aient envie d’une langue de boeuf, ils iront se servir aussi ? »

Wikiagri

Dans ce lycée, Noirs et Blancs ne déjeunent pas ensemble (Rue89)

Addendum : Comme lors de l’affaire de « l’ophtalmo raciste », Rue89 publie aujourd’hui la curieuse mise-à-jour suivante :

« Mis à jour le 27/02/2012. Des éléments ont été retirés pour protéger l’identité d’un des élèves. »

(l’article de Nolwenn Le Blevennec et Audrey Cerdan a reçu 180.000 visites et plus de 700 commentaires en deux jours…)

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 25/02/12 – Un parent d’élève a alerté Rue89 : dans un lycée agricole du sud de la France, la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle exacerbe le racisme de certains. [...]

« Au lycée, [les Blancs] ne mangent pas à côté des filles noires. Mes grand-parents n’aiment pas les Arabes, mais à ce point-là je n’ai jamais vu ça. Dans leur tête, c’est fixé, il n’y a que Le Pen qui peut y arriver. »

« Les gens de ma classe trouvent qu’il y a trop d’immigrés et qu’il vaut mieux que chacun soit chez soi. En cours d’éducation socio-culturelle, on parle de la culture française, et tout de suite ça dérape sur le fait qu’il y a trop de Noirs. »

« Il y a beaucoup de problèmes avec les gens de couleur ici. Ils disent “vivement la vague bleue”, en référence à Marine Le Pen. »

Marine Le Pen peut-elle faire quelque chose contre les étrangers en France ? Il répond : « Non, c’est trop tard, elle peut rien faire, il y en a trop. »

Rue89

(merci à Akam)

Il reste moins d’un million d’agriculteurs en France

Selon le dernier recensement agricole, en dix ans, une exploitation sur quatre a disparu.

Le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 26 % en dix ans, et l’emploi agricole a chuté de presque autant, tombant à 750.000 équivalents temps-plein, selon le recensement décennal du ministère de l’Agriculture. La France comptait en 2010 un peu moins de 500.000 exploitations (490.000) contre 663.000 en 2000, indique le ministère, qui relève cependant que le rythme de cette diminution s’est ralenti par rapport à la décennie précédente (– 3 % par an contre – 3,5 %). Sur la même période, le nombre d’exploitations a diminué de 24 % en Italie, 29 % aux Pays-Bas et 36 % en Allemagne. En 2010, 27 % des chefs d’exploitation et co-exploitants en France étaient des femmes, 24 % dans les grandes et moyennes exploitations. Le ministère met en évidence un recul des fermes classiques bâties sur le modèle « polyculture-élevage », et une concentration au profit des très grandes exploitations. Le nombre de petites et de moyennes exploitations « diminue fortement, celui des grandes exploitations se maintient. Il progresse même pour les très grandes exploitations », relève-t-il.

France Soir

Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

Suite et commentaires sur Fortune

Soutenez la filière porcine !

- Halte à la « cochonophobie » : (désinscription du porc des menus des cantines, retour de la sauvagerie vis-à-vis des animaux par l’autorisation législative tacite, voir l’incroyable complaisance médiatique des abattages rituels …) Il faut réhabiliter cet animal sympathique, pacifique compagnon de notre peuple depuis des siècles qui est très propre lorsqu’on lui en donne la possibilité, accepte une alimentation très variée et permet un nombre de recette de cuisine traditionnelle et régionale absolument incroyable !

- Redevenir des paysans : Trois fermes sur cinq voient aujourd’hui leur transmission familiale s’arrêter lors du départ à la retraite, une porte se referme donc définitivement dans l’indifférence générale parfois sur plusieurs siècles de tradition et d’enracinement régional. Quelle perte pour notre pays pourtant chéri du ciel, celui des ‘’moines défricheurs‘’ lorsque l’on sait le temps et l’accumulation de connaissance nécessaire pour être un éleveur ou un viticulteur !

- Halte à la course au gigantisme : l’agriculture est une science du vivant qui ne peut sans inconvénient majeur, s’industrialiser indéfiniment : disparition des races rustiques, surconcentration des animaux et hyperspécialisation des cultures à débouchés industriels nécessitent un recours de plus en plus massif aux pesticides, antibiotiques, mutation génétique et autres poisons modernes…

Les agriculteurs ne peuvent plus vivre de leur travail, les consommateurs perdent progressivement le goût simple mais si riche et varié de véritables produits du terroir, et nos sols et nos rivières s’imprègnent chaque jour un peu plus de produits chimiques.

Notre ferme familiale arrive à prouver au quotidien, qu’une autre voie agricole est pourtant possible, puisque nous arrivons à vivre dans une région au potentiel modeste, avec une famille de dix enfants et le concours de 7 salariés sur une ferme de petite taille (50 ha) en élevant et transformant une production extensive très diversifiée(cochon, vache limousine, veau, agneau, poulet, chapon, dinde, oie …)

Que grâce à des sites de résistance comme F Desouche les consommateurs et les agriculteurs de souche encore amoureux du goût et nostalgique d’une certaine agriculture simple mais vraie, deviennent de plus en plus nombreux, voilà notre souhait le plus cher !

Voilà notre façon de vivre notre métier avec l’esprit de clocher !

Boutique en ligne :

www.gastronomie-fermiere.fr

Visite de la ferme :

www.ferme-des-buissonnets.fr

Les paysans se rebiffent contre les gens du voyage

Des tracteurs contre des caravanes. Hier, une cinquantaine d’agriculteurs, à l’initiative de la FDSEA, a perturbé la circulation, au rond-point de France de Saint-Genis-Pouilly. Tracteurs arrêtés sur la route, banderoles et distribution de tracts… Les paysans ont protesté contre la présence de gens du voyage sur des terrains agricoles privés.

Quatre d’entre eux sont concernés dans le Pays de Gex. Pour André Giriens, agriculteur à Cessy, près de 15 hectares viennent d’être occupés. « Ils me l’ont dégradé, il n’y a plus d’herbe dans mon champ. L’opinion publique doit prendre conscience de ce problème et les élus reprendre le pouvoir », se désole l’agriculteur.

Pour Jean-Michel Megoz, même constat. Agriculteur à Prévessin-Moëns, ses terrains ont été occupés trois fois cette année. Et lorsqu’un groupe part, un autre arrive. Son champ, situé à Vesegnin est toujours occupé à ce jour. Au total, une vingtaine d’hectares du Pays de Gex ont été envahis. Le1 er août, près de 150 caravanes qui occupaient un champ depuis fin juillet, à Collonges, ont quitté les lieux.

Chaque année, c’est le même défilé. Les gens du voyage évangélistes qui partent en pèlerinage investissent les lieux, couloir de migration de l’Europe du Nord vers le Sud. Des terrains parfois privés, alors que non loin, à Prévessin-Moëns, une aire de passage leur est destinée.

Le Dauphiné (merci à Le Hutin)

Suisse : paysans contre Gitans

L’arrivée de gitans a failli mal tourner dimanche dernier à Estavayer-le-Lac.Les gens du voyage voulaient s’installer sur une parcelle avec une soixantaine de caravanes lorsque l’agriculteur exploitant le terrain a commencé à puriner tout près des caravanes, malgré les injonctions de la police, provoquant la colère des gitans.

Furieux, les gens du voyage ont couru derrière le tracteur, munis de haches et de barres de fer, a précisé mardi la police cantonale fribourgeoise. L’un d’eux a pu grimper sur le véhicule mais a perdu l’équilibre suite à une manoeuvre du conducteur. Les agents de police ont alors escorté le convoi agricole jusqu’à la ferme pour éviter une confrontation.

Les gens du voyage ont quant à eux regagné leurs véhicules et quitté les lieux en direction de Frasses, pour s’installer sur un autre champ.

Le Matin

(merci à Cretinus Alpestris)

Berneuil-en-Bray (60) : Le berger démuni défend sa parcelle

Sylvain Leclerc, éleveur ovin, est en colère. La Région lui a supprimé 7 000 euros d’aides pour l’entretien de ses pâtures à titre de la préservation du paysage.

Un paysage digne des plus beaux alpages de France. Le Mont-Florentin, situé à Berneuil-en-Bray dans l’Oise, est classé dans le réseau Natura 2000. Les moutons de Sylvain Leclerc ont interdiction de fouler cette pâture pendant la floraison des orchidées. Cet éleveur ovin, âgé de 40 ans, veille sur ce patrimoine naturel aujourd’hui menacé.

Le Courrier Picard

(Merci à Jazzman)

Le Moyen Âge et l’argent

Le Moyen Âge n’a pas inventé le capitalisme. C’est un univers exotique dans lequel le don l’emporte sur le gain, le salut sur l’enrichissement, rappelle Jacques Le Goff dans un ouvrage lumineux.

Le Moyen Âge et l’argent, de Jacques Le Goff, est né d’une conversation entre notre grand médiéviste et un autre historien, Laurent Theis, son ancien élève et éditeur. Alors que celui-ci lui demandait, en pleine crise des subprimes, si l’argent avait une place comparable dans le déclenchement des crises au Moyen Âge, Le Goff se lança dans un de ces grands dégagements, clairs, précis, savants, dont il a le secret.

L’argent au Moyen Âge, expliqua-t-il, n’a pas le sens englobant actuel de richesse. Le terme désignait alors le métal. Quant à la monnaie, elle mesurait la valeur des choses avant d’être un instrument d’échange.

Dans le système féodal, son usage est limité. Les biens sont distribués sous la forme de redevances en nature. La monnaie est donc rare jusqu’au XVIIIème siècle, même si elle est plus abondante entre les XIIIème et XVème siècles – période d’essor commercial et urbain – qu’aux siècles précédents. Dans la conscience d’un homme du Moyen Âge, la richesse se mesure en terres, en hommes, en pouvoir, pas en argent monétisé.

Le clivage est entre le faible et le puissant (humiles/potentes), pas encore entre le pauvre et le riche (pauper/dives). L’enrichissement terrestre n’est d’ailleurs pas concevable. Le plus bel « investissement » est dans le salut, par l’aumône. Dans l’échelle des valeurs, le don l’emporte sur le gain, la charité sur le profit…

Suite et commentaires sur Fortune

« Les Paysans »

Très intéressant documentaire sur l’histoire moderne du monde paysan en France.

La Seconde Guerre mondiale est le point de bascule de la révolution verte qui a radicalement modifié le visage de l’agriculture française. Sommé de nourrir la France affamée par la pénurie, le paysan français a joué le jeu de la modernité et a beaucoup donné, beaucoup pris, beaucoup appris et parfois regretté. Après avoir représenté la plus importante classe sociale pendant des siècles, les agriculteurs ont finalement perdu leur poids politique, en même temps que leur nombre chutait. Malgré cela, les métiers de la terre semblent retrouver auprès des jeunes générations un peu de leur gloire passée.

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