Israël : renvoyer de l’argent dans son pays est un acte criminel pour un immigrant africain

Le ministre israélien de la Justice a proposé un amendement à une loi dimanche qui permettrait d’interdire aux immigrants africains de transférer de l’argent par exemple à leur famille à l’étranger.

Si la loi passe, les immigrants africains pourraient être condamnés à 6 mois de prison ou à une amende de 29 200 NIS lors du transfert de fonds à l’étranger

. La sentence est encore plus forte pour ce qui aide les immigrants à transférer l’argent, un an de prison, une amende de 29 200 NIS et le remboursement du double du montant que la personne a transféré ou était sur le point de transférer.

« La loi proposée est faite pour aider à lutter contre l’immigration illégale en criminalisant le transfert d’argent à l’étranger. » peut-on lire ainsi dans le communiqué du Ministère de la justice.

La loi tente donc de décourager l’entrée illégale en Israël pour raison économique mais aussi veut encourager les immigrants africains à partir d’eux-mêmes. (…)

Ecofin

Besançon (25) : « Cette affaire-là, c’est le terreau de l’amalgame et du racisme qui se développent dans notre pays »

« Cette affaire-là, c’est le terreau de l’amalgame et du racisme qui se développent dans notre pays », indique en préambule le président Baud. Face à lui, les deux jeunes de 19 ans répondent de violences, outrages et menaces de mort envers des policiers.

Notamment pour avoir lancé des cailloux en direction des forces de l’ordre, l’un des fonctionnaires ayant entendu siffler près de sa tête une pierre qui s’est avérée avoir 20 cm de diamètre, comme le soulignera M e Kabbouri, avocate des policiers blessés, avoir rappelé que ceux-ci étaient tombés « dans un véritable guêt-apens » et s’être interrogée :

« En ouvrant ce dossier, on se demande si on est à Besançon… ».

Le 18 mars dernier en effet, suite à l’interpellation d’un jeune qui faisait des rodéos à moto, le carrefour entre les rues Berlioz et Blum a été le théâtre d’émeutes urbaines. Des poubelles ayant été incendiées, les sapeurs-pompiers sont intervenus, secondés par des policiers. Ceux-ci vont rapidement être pris pour cible par la trentaine d’individus armés de barres de bois et d’objets incendiaires.

Des pierres volent. Et lorsqu’un des jeunes sera appréhendé, il appellera à l’émeute : « On va les crever ces bâtards de flics ! Ils ne sont que trois ! Venez, on va les défoncer ! »

L’arrivée de six policiers en renforts les dissuadera. Mais les interpellations seront marquées par des coups de poings et de pieds des jeunes qui se seront débattus.

Parlant de comportements « intolérables », le procureur requiert 10 mois avec sursis et mise à l’épreuve pour chacun des deux prévenus, dont l’un avait déjà deux mentions au casier judiciaire, l’autre n’ayant jamais été condamné. (…)

Est-républicain

Allemagne : les auteurs d’un livre polémique suggèrent la fermeture de la moitié des musées du pays

Dans un ouvrage provocateur paru fin mars, quatre acteurs du monde culturel dressent un bilan très sombre du modèle culturel allemand. En réaction à une politique jugée élitiste et figée, ils avancent des propositions pour le moins brutales et controversées.

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A défaut d’apocalypse, la suggestion entraîne en tout cas une jolie polémique outre-Rhin. Et pour cause, les auteurs de cette provocation sont des acteurs reconnus du monde de l’art : deux professeurs d’universités, un membre de l’administration culturelle et le directeur d’une fondation suisse. Dans un livre intitulé « Der Kulturinfarkt » (« L’infarctus culturel »),

les quatre hommes exposent leur vision d’une offre culturelle allemande qu’ils jugent élitiste et surdimensionnée.

Un pavé de 288 pages, jeté dans la mare tranquille des institutions allemandes.

Leur constat de départ est simple : le dogme du « Kultur für alle » (« Culture pour tous ») lancé en Allemagne dans les années 1970 est un échec.

Rendue possible grâce à la croissance économique de l’époque, cette politique a entraîné un accroissement considérable des institutions culturelles. Les auteurs parlent d’une multiplication par sept, voire dix, du nombre de musées depuis la fin des années 1970. Un chiffre que la réunification n’explique pas à elle toute seule. Surtout, ils reprochent à cette politique d’avoir été menée sans réel programme, sans vision à long terme.

La conséquence serait aujourd’hui une offre pléthorique et inadaptée, impossible à maintenir à flots en ces temps de crise économique.

Ce système « en faillite » entraînerait une politique culturelle molle, figée, d’où la métaphore de l’infarctus : tel le malade, la culture serait « un organisme qui ne peut plus se mouvoir, qui reste sur son canapé et se nourrit de subventions ». A quoi bon maintenir ouverts 6 000 musées sans budgets d’acquisition et avec des horaires d’ouverture de plus en plus réduits ?

 

« Trop de tout et partout la même chose », dénoncent-ils.

La solution serait donc de diminuer l’offre pour en améliorer la qualité et la diversité. Car les auteurs accusent également le système actuel de ne soutenir qu’un seul type de culture, la grande, la noble, en décalage total avec les attentes du public. « Les nouvelles générations ne veulent pas tant de grands théâtres, tant de grandes salles de concerts, ils veulent produire eux-mêmes », affirme Pius Knüsel, l’un des auteurs.

Réduire le nombre de structures permettrait selon eux de redistribuer l’argent dégagé dans cinq domaines primordiaux : les institutions restantes, les projets culturels à vocation d’intégration sociale, l’industrie culturelle, les écoles d’art et l’éducation artistique. (…)

Le journal des arts

Eva Joly : « L’UE doit faire pièce à la puissance des Etats »

« Je suis la seule à porter un véritable projet européen, celui d’une Europe fédérale. » Devant un public largement europhile, celui des étudiants de Sciences-Po et des associations parties prenantes des Etats généraux de l’Europe, Eva Joly a martelé ce mot – « fédéralisme » – que François Bayrou avait refusé car « trop polysémique ».

Déplorant « l’infinie faiblesse des institutions européennes », la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a plaidé pour un renforcement du pouvoir du président de la Commission, « qui doit aussi présider le Conseil ».

L’idée étant de « faire pièce à la puissance des pays qui composent l’Union ».

Le Monde

Clermont-Ferrand : prise d’otage pour éviter de “retourner au pays”

S’il a mis un couteau sous la gorge d’une cliente de l’hypermarché, puis d’un automobiliste, c’est par peur de « retourner au pays ». Un mauvais calcul : après la détention, il sera interdit du territoire pendant trois ans.

La Montagne

Les raisons de la chute de l’industrie française

Usine chinoise

Est disponible, depuis peu, un rapport sur la désindustrialisation en France, par Lilas Demmou, Chargée de Mission à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. Si ce texte n’est qu’un simple rapport de recherche, il nous éclaire néanmoins très bien sur l’état actuel de l’industrie en France et de son évolution, ces dernières années et dans le futur.

Il est clair que des données chiffrées manquaient. On apprend donc que « l’industrie a perdu 36 % de ses effectifs entre 1980 et 2007, soit 1,9 million d’emplois ou encore 71 000 par an », principalement dans l’industrie manufacturière.

L’ouverture des frontières commerciales est passée de 11,5% à 18%. Dans le même temps, le solde extérieur industriel est passé de -15Md€ à -54Md€, soit –360% de dégradation ! Cette ouverture expliquerait jusqu’à 45% des destructions d’emplois (dont 17% relatifs aux pays émergeants).

Quant à la préférence nationale, fortement combattue par les libéraux de tous poils, qui, entre parenthèses, avec leurs solutions toutes faites, nous ont conduits dans cette impasse, si elle n’est pas LA seule solution, elle devrait être un point important de notre stratégie.

Pourquoi accepterions-nous des produits étrangers qui ne respectent pas le centième des règles et normes que nous nous imposons ?

Quant à l’Europe, nous voyons hélas, qu’elle a été mal construite et qu’elle nous impose plus de contraintes que d’avantages !

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L’Euro : implosion ou sursaut ?

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

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Fiscalité des entreprises : plus on est gros, moins on paie…

Un nouveau rapport du Conseil des prélèvements obligatoires constate que ce sont les plus grandes entreprises qui paient le moins d’impôts. Les raisons en sont faciles à voir : les multinationales maîtrisent parfaitement le recours aux paradis fiscaux et aux multiples « niches fiscales ». Elles ont aussi des filiales à l’étranger et peuvent, via les prix de ventes internes à l’entreprise, s’arranger pour déclarer leurs bénéfices là où les impôts sont les plus faibles.

Il est impossible de savoir dans quelle mesure telle ou telle entreprise utilise tel ou tel paradis fiscal pour échapper à l’impôt dû sur tel ou tel territoire. Il n’existe pas en effet pour l’instant d’obligation pour elles de déclarer dans leurs comptes annuels les montants de chiffres d’affaires réalisés et d’impôts payés dans chacun des pays où elles opèrent.

Seules quatre entreprises du CAC 40 ont payé un impôt sur les sociétés qui corresponde au taux officiel en France. Toutes les autres ont trouvé le moyen de réduire sensiblement l’addition. (…) La palme revient sans conteste à la société immobilière Unibail-Rodamco, qui a réussi l’exploit de ne consacrer que 1 % de ses bénéfices cumulés sur 2006-2008 à l’impôt…

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