Liban. Le ministre Mansour s’inquiète : Bientôt un habitant sur deux ne sera pas libanais

Le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour lance un cri d’alarme sur le nombre croissant d(étrangers (réfugiés et immigrés).

Au début, selon le ministre des Affaires étrangères, l’État libanais n’a pas vraiment pris au sérieux ce dossier, comme s’il croyait que le nombre resterait limité. Pourtant, dans tous les coins du monde, les déplacés sont toujours une source de problèmes pour les pays d’accueil.

Aujourd’hui, le Liban compte 570 000 réfugiés syriens enregistrés auprès du UNHCR, mais le nombre total de Syriens présents au Liban s’élève à un million deux cent mille. Le 6 mars 2013, les réfugiés syriens enregistrés étaient encore 130 000 et le Liban avait demandé une réunion urgente de la Ligue arabe pour traiter ce dossier. Elle a eu lieu le 30 mars à Koweït et déjà, le nombre de réfugiés syriens avait augmenté de 50 000 en 24 jours seulement !

De plus, il a fallu leur ajouter les Palestiniens ayant fui le camp de Yarmouk en Syrie et dont le nombre est estimé à 50 000. En plus des 430 000 réfugiés palestiniens enregistrés auprès de l’Unrwa en tant que résidents au Liban, cela signifie que sur le territoire libanais, 40 % des résidents ne sont pas libanais, sans oublier les travailleurs étrangers d’autres nationalités. Ces chiffres inquiètent grandement le ministre Mansour qui estime que le problème des non-Libanais au Liban est dangereux, en raison notamment du manque de moyens disponibles et des capacités limitées de l’État, ainsi que des aides internationales insuffisantes.

Il rappelle à cet égard que seul le Koweït a versé toute sa part de l’aide aux réfugiés décidée au sommet du 30 mars. Le ministre se demande d’ailleurs comment le Liban peut traiter ce dossier, surtout dans cette atmosphère particulièrement sensible. Il ajoute que la politique de distanciation ne signifie pas que le Liban doit devenir le flanc faible de la Syrie, et il rappelle que le Liban est avec les revendications des peuples et les réformes démocratiques, mais il ne peut pas intervenir directement.

L’Orient-Le Jour

Rencontre «amicale» entre les dirigeants du CRIF et du CFCM «pour construire la France de demain»

Une rencontre entre le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est tenue, jeudi 23 mai, à la veille de leurs élections respectives, a-t-on appris par le CRIF vendredi 24 mai.

«On ne se mettra jamais d’accord sur la question israélo-palestinienne. Mais nous refusons d’utiliser le problème palestinien pour diviser juifs et musulmans de France. Nous souhaitons surtout mettre en avant les dossiers concernant la France et sur lesquels on se retrouve.» (Mohammed Moussaoui)

Richard Prasquier, qui s’apprête à passer la main après deux mandats de trois ans à la tête du CRIF, et Jean Corcos, président de la Commission pour les relations avec les musulmans, ont rencontré Mohammed Moussaoui, président du CFCM, qui était accompagné de Chems-Eddine Hafiz, son vice-président, et Anouar Kbibech, secrétaire général.

«C’est pour moi très important que le dernier diner que je fais en tant que Président du CRIF soit avec vous pour construire la France de demain», a notamment signifié Richard Prasquier à Mohammed Moussaoui.

«Si le groupe s’est félicité des liens exemplaires créés et entretenus entre les dirigeants des deux communautés, il espère que le travail sera prolongé et accentué après les élections du CRIF qui se tiendront le 26 mai et celles du CFCM qui auront lieu en juin», indique le CRIF dans un communiqué.

«Les musulmans ne se sont jamais opposés à la liberté de critiquer leur religion tant que les critiques sont fondées et formulées sans offense, sans diffamation» (Mohammed Moussaoui)

saphirnews

Des bus « Palestinian Only » dès lundi en Israël

Addendum : Rue89 évoque des bus « Only Arabes » et Haaretz des bus « Palestinian only ».
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Des bus « Only Arabes » dès lundi en Israël

A partir de lundi, plusieurs lignes de bus reliant la Cisjordanie et la bande de Gaza au centre d’Israël sépareront leurs passagers juifs et arabes. Concrètement, la compagnie Afikim interdira aux Arabes de monter dans certains bus réservés aux Juifs.

Haaretz relève que les autorités publiques ne parlent pas « officiellement » de ségrégation. En novembre dernier, le quotidien rapportait déjà que le ministre des Transports étudiait un projet similaire, sous la pression de représentants de colonies qui se plaignaient que les Palestiniens empruntant leurs bus représentaient un danger.

Rue89

Suisse : Sarkozy hué lors d’un gala de la communauté juive

L’ex-président nicolas Sarkozy est intervenu au gala du Keren Hayessod organisé le jeudi 24 janvier au soir dans un palace de Genève avait été tenue secrète. Mais ses propos ont fortement déplu à l’assistance. Le cachet de 150.000 euros avait été réglé par la milliardaire monégasque Lily Safra.

Mais l’intervention de Nicolas Sarkozy, prévue pour durer 45 minutes, ne s’est pas déroulée comme prévu. Devant 450 membres de la communauté juive suisse triés sur le volet, il s’est en effet livré à une attaque en règle du gouvernement israélien, accusé d’«enfermer l’Etat hébreu dans les murailles de Jéricho». La diaspora juive et la communauté internationale doivent faire pression sur Israël pour l’obliger à reprendre les négociations avec les Palestiniens, a-t-il également expliqué en substance.

Des propos qui n’ont pas du tout plu à l’assistance, qui a bruyamment manifesté son mécontentement. C’est dans cette ambiance plus que fraîche que Nicolas Sarkozy a terminé son discours, avant de filer sans demander son reste ni accorder une minute de plus à ses hôtes.

Le Nouvel Obs

Liban : « Les réfugiés syriens et palestiniens prennent la place des Libanais »

« Les réfugiés syriens et palestiniens prennent la place des Libanais », prévient le ministre CPL de l’Énergie Gebran Bassil. « C’est du racisme confessionnel à des fins électorales », accuse le jeune député chiite du Futur, Okab Sakr.

La question des réfugiés, conséquence directe de la crise syrienne sur le pays, est plus que jamais au cœur des préoccupations ministérielles, aggravées par l’afflux grandissant de déplacés palestiniens fuyant les violences en Syrie,notamment dans le camps de Yarmouk à Damas. (…)

Pourtant, le ministre de l’Énergie Gebran Bassil a adopté une position qui se situe aux antipodes de cet appel. « Les réfugiés syriens prennent la place des Libanais », a-t-il martelé. « Nous conserverons chaque parcelle de notre terre », a-t-il ajouté. « Nous devons mettre nos actes en conformité avec nos paroles et refuser de céder notre travail et notre vie sociale aux réfugiés qui, par leur présence, leur travail et leur vie sur notre territoire, menacent notre présence », a encore affirmé le ministre Bassil, qui s’exprimait lors d’une cérémonie organisée par l’association Batrouniyat à Batroun. « Comment peut-on accepter que l’enseignement dans certaines écoles se base sur le programme scolaire syrien ? Où en est notre souveraineté ? Les camps des Palestiniens déjà établis au Liban ne sont-ils pas une menace suffisante ? » s’est-il indigné, rejetant en même temps le caractère raciste de ses propos.

« Ce n’est pas une réflexion raciste, mais patriotique, dont nous sommes fiers », a-t-il précisé, appelant le gouvernement à « examiner sérieusement les moyens d’expulser les réfugiés et de les renvoyer à leur territoire ».

« Que ceux qui veulent nous assister financièrement paient avant tout les dommages causés par les agressions israéliennes, ou que l’Unrwa paie la facture d’électricité des camps palestiniens, dont la valeur cumulée s’élève à plus d’un milliard », et de conclure :« Les pays voisins ont assez d’espaces pour que les réfugiés aillent en Turquie, à Chypre, en Jordanie ou Irak ». (…)

Tout aussi sceptique que le ministre Bassil, mais moins radical, le ministre d’État druze Marwan Kheireddine a estimé que « la crise des réfugiés est le test le plus difficile que connaît le pays depuis l’indépendance, le Liban ne pouvant pas assimiler ce grand nombre de réfugiés ». « L’embarras est clair face à cette situation délicate, puisque la solution n’est pas aisée », a-t-il fait remarquer.

Il a en même temps estimé que « les frontières ne peuvent plus rester sans contrôle et ouvertes à tous ceux qui veulent entrer dans le pays ». (…)

L’Orient le jour

Evelyne, suédoise juive persécutée par des musulmans (Vidéo)

Evelyne habite dans une banlieue d’immigrés de la ville de Malmö en Suède parce qu’elle n’a pas d’autre choix.

Elle est persécutée quotidiennement par des musulmans parce qu’elle est juive. Ils l’a traitent de cafard juif et ont peint une étoile de David sur la porte de son appartement après une croix gammée… Les musulmans lui ont dit aussi qu’Hitler l’avait oublié… [...]

« Malmö est aussi connu de par le monde pour son antisémitisme croissant. »

Révoltes en Europe

François Hollande invité par le Hamas

Après l’élection de François Hollande à la présidence de la République française, le Hamas espère trouver un interlocuteur plus coopératif. Le mouvement palestinien l’a appelé, mardi 8 mai, à « corriger » la politique menée par Nicolas Sarkozy à l’égard des Palestiniens et à venir à Gaza.

 

Le Hamas lui demande de «respecter les droits du peuple palestinien, d’agir pour leur recouvrement, de respecter le choix démocratique de notre peuple et mettre fin au boycott de notre direction élue et au siège de la bande de Gaza ». «Nous l’appelons également à venir à Gaza pour y constater la situation et la souffrance tragique de sa population », ajoute le mouvement à la tête de la bande de Gaza.

 

Le Hamas espère que cet appel ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. Ce qui n’est pas évident car la France n’entretient officiellement aucune relation avec le Hamas. En effet, malgré sa victoire aux dernières élections législatives en 2006, l’Union européenne considère toujours l’organisation comme « terroriste » et exige qu’elle accepte les trois principes du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU, Russie) qui sont la reconnaissance d’Israël, la renonciation à toute violence et le respect des accords signés. Reste à savoir comment François Hollande axera sa politique diplomatique envers ce territoire abandonné.

Saphir News

Jerusalem Post : « La grande majorité de ces crimes haineux ont été perpétrés par des immigrés arabes »

Les médias israéliens ont fustigé mardi l’antisémitisme en Europe, au lendemain de l’assassinat de trois enfants et d’un enseignant dans une école juive de Toulouse, soulignant que le sort des juifs de la diaspora et d’Israël est lié.

«L’attaque de Toulouse va sans doute renforcer le sentiment de vulnérabilité des juifs européens», estime le quotidien anglophone Jerusalem Post dans un édito intitulé «Protéger les juifs de France».

«Depuis l’an 2000, les juifs de France ont été exposés à la plus importante manifestation d’antisémitisme depuis l’Holocauste.

La grande majorité de ces crimes haineux ont été perpétrés par des immigrés arabes

qui protestaient contre ce qu’ils considéraient comme des agressions israéliennes dirigées contre les Palestiniens», souligne le journal.

Le quotidien Haaretz relève: «Beaucoup pensaient qu’après l’Holocauste et l’occupation nazie, les enfants français ne seraient plus jamais tués de sang froid à cause de leur religion. Et pourtant, c’est précisément ce qui s’est passé à Toulouse». (…)

DNA.fr

Israël : au Beitar Jérusalem, on n’aime pas les Arabes |

Lié au courant ultranationaliste, le club de football Beitar Jérusalem continue de s’illustrer par le comportement ouvertement raciste de son public et de ses dirigeants.

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(…) Fous de rage, les ultras de Jérusalem ont entonné des chants racistes contre Sakhnine, puis caillassé l’autobus de l’équipe à la fin du match.

Loin d’en être à leur coup d’essai, les Beitarim vouent une haine féroce aux Palestiniens d’Israël, soupçonnés d’être « une cinquième colonne à la solde des terroristes ».

Pas une année ne passe sans qu’ils ne défraient la chronique par leurs propos anti-Arabes et un comportement violent dans les tribunes.

(…) Le Beitar est régulièrement épinglé par la Fédération israélienne de football. Pourtant, ni les matchs à huis clos, ni les pertes de points, ni les lourdes amendes infligées au club ne semblent avoir d’effet dissuasif sur ses supporteurs.
La plupart sont des Mizrahim (« Orientaux »), issus des couches populaires séfarades, et ne jouissent pas d’une réputation d’enfants de choeur.
En Israël, le Beitar Jérusalem est un club à part, le seul par exemple où l’hymne national est imposé avant chaque début de match.
Autre particularité : l’interdiction formelle de recruter des joueurs arabes.
En plus de soixante-quinze années d’existence, aucun responsable du club n’a trahi cette règle d’or, pas même l’entraîneur français Luis Fernandez, passé par le Beitar en 2005-2006. Gare à celui qui oserait la remettre en question. En novembre 2009, le capitaine de l’équipe, Aviram Baruchyan, a été contraint de s’excuser auprès des supporteurs pour avoir déclaré qu’il serait heureux d’accueillir un joueur arabe. « Le plus douloureux pour moi est d’avoir heurté les fans du Beitar, concéda-t-il à l’issue d’une réunion de réconciliation avec La Familia, les ultras du club. S’ils ne veulent pas d’Arabes dans l’équipe, il n’y en aura pas. » (…)

Jérusalem : violents affrontements sur l’esplanade des Mosquées

Selon le porte-parole de la police israélienne,  des centaines de Palestiniens ont jeté des pierres en direction de la porte des Maghrébins. C’est là qu’étaient stationnées les forces de police à la fin de la prière du vendredi. Cette porte est aussi la seule de l’esplanade autorisée aux non-musulmans.

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Les forces de l’ordre ont répliqué avec des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants. Plusieurs dizaines de jeunes se sont réfugiés à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa, avant de l’évacuer. Quatre ont été arrêtés. Depuis, le calme semble revenu sur l’esplanade.

Plusieurs policiers ont été légèrement blessés par les jets de pierre, selon leur porte-parole. Côté palestinien, on dénombre cinq blessés, certains ont inhalé des gaz lacrymogènes.

Ces affrontements font suite à une semaine particulièrement tendue sur l’esplanade des Mosquées.

Dimanche, la police israélienne avait interpellé 18 Palestiniens qui avaient attaqué des touristes. Mardi, les policiers israéliens avaient déjà subi des jets de pierre, alors qu’ils escortaient un groupe de pélerins chrétiens et juifs.

Enfin sept Palestiniens avaient été arrêtés hier suite à de nouveaux incidents. (…)

France info

Etats-Unis : Gingrich, nouveau favori des républicains

En dépit de propos controversés sur le Proche-Orient, il devance Mitt Romney.

Hebergeur d'imageNewt Gingrich a beau avoir traité les Palestiniens de «terroristes» et de «peuple inventé», il reste bien en tête dans la course à la nomination républicaine pour la présidentielle de 2012. En tout cas pour l’instant. Les sondages le placent largement devant les autres candidats, avec 33% d’intentions de vote, contre 21,3% à son principal concurrent, Mitt Romney. Un résultat qui ne devrait pas être fondamentalement affecté par le débat télévisé animé organisé samedi dans l’Iowa entre six des candidats républicains, à trois semaines du caucus du 3 janvier. [...]

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