Mélenchon : “deux catégories : d’un côté le peuple, de l’autre l’oligarchie”

Dans l’entretien qu’il accorde au Monde daté de dimanche 5 et lundi 6 février, le député européen, candidat putatif du Front de gauche, entend continuer à  » provoquer le débat «  tant en critiquant les médias qu’en taclant les socialistes et surtout Dominique Strauss-Kahn, ou en faisant ses propositions propres avec le  » programme partagé «  du Front de gauche.

M. Mélenchon explique ainsi  » le débat sur le populisme [lui] a beaucoup apporté, en termes d’adhésions « .  » La construction de notre discours politique oppose deux catégories : d’un côté le peuple, de l’autre l’oligarchie « , insiste-t-il.

L’ancien socialiste ne ménage pas ses vieux camarades. Jugeant le premier projet de programme du PS  » bien moins ambitieux qu’en 2007 « , M. Mélenchon les surtout en garde sur le choix de leur candidat : » Si au deuxième tour de la présidentielle, c’est Dominique Strauss-Kahn, on va au désastre « , et dans ce cas-là,  » en tout état de cause, quoique je dise (…) mes électeurs ne suivront pas « . [...]

Le Monde

Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Éditions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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35 ans de difficultés économiques et sociales… qui n’auraient pas dû avoir lieu

Tribune libre de Paysan Savoyard

Posons cette question simple : dans quelle situation, du point de vue économique et social, la majorité de la population française se trouve-t-elle et comment cette situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

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On peut répondre rapidement de la façon suivante : la condition de la grande majorité de la population française s’est fortement améliorée au cours des « trente glorieuses. » Puis, à partir du milieu des années 70 (période au cours de la laquelle se produit une crise économique brutale), la position d’une partie significative de la population a cessé de se bonifier et a même commencé à se dégrader : le chômage massif s’installe ; le partage de la valeur ajoutée devient moins favorable aux salaires ; l’imposition se concentre sur la classe moyenne ; les premiers durcissements du système de protection sociale interviennent.

Ce processus de dégradation est jusqu’à présent resté limité. La catégorie la plus nombreuse, celle des salariés, a pu même bénéficier, encore récemment, de différentes améliorations : 5e semaine (1982) ; retraite à 60 ans (1982) ; 35 heures (2000), cette dernière mesure ayant constitué une réforme très favorable pour une partie des salariés, notamment les fonctionnaires et les cadres. Un durcissement du régime de retraite est intervenu (en 1993 pour le secteur privé, en 2003 pour la fonction publique) mais il est jusqu’ici resté modéré. Quant au chômage, il est certes demeuré massif, mais son impact a été amorti par les nombreux dispositifs de « traitement social. »

Cependant le sentiment dominant au sein de la société française est que la période favorable inaugurée dans les années 50 à désormais définitivement pris fin ; que la situation va maintenant se dégrader de façon continue et sérieuse ; et que la position des jeunes générations devrait être significativement moins bonne que celle qu’ont pu connaître les classes d’âge précédentes.

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Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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Immigrationnisme, multiculturalisme et métissophilie : naissance d’un totalitarisme

Tribune libre de Paysan Savoyard

L’un des principaux objectifs de l’oligarchie est de faire naître une société ouverte à l’immigration, multiculturelle et métissée (il s’agit là de l’un des éléments d’une politique d’ensemble qui vise à appliquer, à l’échelle la plus large possible, la mondialisation économique et une conception « universaliste » de l’organisation de la planète). Cette politique impérieuse ne supporte pas d’opposants ni de contradicteurs, et ce pour des raisons morales : selon l’oligarchie, s’opposer à l’immigration, au multiculturalisme et au métissage revient nécessairement à se déclarer raciste. Or, dans nos sociétés nées en 1789, le racisme constitue l’un des crimes les plus odieux qui se puisse commettre contre les valeurs suprêmes de l’humanisme et de l’universalisme : il est dès lors moral, pour les gouvernants qui ont la charge de guider le peuple, d’user de tous les procédés disponibles afin de lutter contre les xénophobes et les racistes qu’ils soient rentrés ou affichés (il s’agit là d’une application renouvelée du principe défini au cours de la révolution fondatrice : « pas de liberté pour les ennemis de la liberté »).

C’est ainsi que s’est mis en place de façon progressive un régime d’essence totalitaire.

Ce diagnostic confirme la lumineuse prédiction avancée il y a quelques années par Alain Finkielkraut : « L’antiracisme sera le communisme du 21e siècle ». Tout cela est bien connu des lecteurs de F.Desouche. Sans faire œuvre originale, nous voulons ici nous efforcer de montrer, à l’usage par exemple des nouveaux lecteurs du site, que les moyens et les techniques mises en œuvre par le régime qui gouverne notre pays (ainsi que les autres pays européens) relèvent du totalitarisme, un totalitarisme en train de s’affirmer, de s’étendre, de se renforcer (on peut définir le totalitarisme comme un type de  régime politique qui vise, par différents procédés, notamment ceux de la propagande, de la surveillance généralisée et du harcèlement des dissidents, à imposer ses conceptions à l’ensemble de la population).

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Les fromages de la république

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les orientations retenues par la classe dirigeante correspondent rarement, c’est un euphémisme, aux intérêts de la majorité de la population. Il entre une part d’idéologie dans les choix étranges effectués par l’oligarchie mais aussi plus prosaïquement la volonté frénétique de conquérir et de conserver le pouvoir afin de jouir de ses nombreux attraits.

Comme chacun sait, la république est en effet bonne mère avec ses « serviteurs » : cumuls de rémunérations, cumuls de retraites, avantages en nature, indemnités de toute sorte… Livrons nous pour cette fois à une tentative de recensement du nombre considérable de « fromages », de « planques », de niches et autres sinécures réservés aux membres de l’oligarchie.

A tout seigneur tout honneur, commençons par les parlementaires. Rappelons d’abord Lire la suite