La manif contre le mariage homo : Un dimanche en France d’avant

Tribune Libre de Paysan Savoyard

La manifestation de dimanche dernier contre le projet de mariage homosexuel pouvait susciter nous semble-t-il des sentiments mêlés (nous avons évoqué le fond du débat dans un article précédent). L’ampleur de la mobilisation contre ce projet contestable a été réjouissante et roborative. Et pourtant, face à l’entreprise de destruction de la France française que ce projet illustre, la plupart des manifestants s’obstinent à conserver une attitude d’aveuglement volontaire.

Le cortège a permis de ressentir, le temps d’une journée d’hiver, ce que peut être la douceur de vivre dans une société homogène, structurée et apaisée. Joyeuse et chaleureuse, cette excursion dans la France « d’avant » suscitait peut-être également chez de nombreux marcheurs, une impression douce-amère de regret et de mélancolie, diffuse, indicible et pourtant douloureuse. Comme si persistait au hasard de ces rues le parfum entêtant de ce que l’on a perdu.

  • Le système a utilisé les méthodes de type totalitaire dont il est désormais coutumier

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Zemmour sur Florange : « la lutte de classe existe, c’est les riches qui l’ont gagnée… » (Ca se dispute)

« La lutte des classes existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner. » Warren Buffett.


Ca se dispute, 8 décembre 2012.

« La lutte des classes revisitée »

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

Suite et commentaires sur Fortune

Le scrutin majoritaire permet à l’oligarchie de conduire des politiques contraires aux intérêts de la plupart des Français

Tribune libre de Paysan Savoyard

Sur le plan du fonctionnement des institutions, le bilan de M. Sarkozy se place sous le signe de la continuité : le nombre des députés et sénateurs poursuit sa croissance ; ces messieurs-dames peuvent continuer à cumuler les mandats ; l’absence de proportionnelle permet d’évincer de l’assemblée des courants d’opinion importants ; l’absence de référendum populaire autorise les partis « de gouvernement » à poursuivre au fil des alternances la politique immigrationniste, européiste et mondialiste rejetée pourtant, si l’on en croit les enquêtes, par une partie croissante de l’opinion.

M. Sarkozy a fait procéder à une réforme constitutionnelle par une loi du 23 juillet 2008. Elle comporte des modifications assez nombreuses mais limitées dans leur portée. Les prérogatives du président ont été réduites à la marge, celles du parlement légèrement accrues (par exemple le président ne pourra désormais effectuer plus de deux mandats ; le parlement peut désormais s’opposer à la majorité des 3/5e aux nominations prononcées par le président ; le parlement pourra disposer d’une certaine maîtrise de son ordre du jour ; les possibilités qu’a le gouvernement de recourir au dispositif du 49-3 sont quelque peu réduites).

En outre la révision étend le rôle du conseil constitutionnel, qui, sur recours d’un justiciable, pourra être amené à se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur. Un défenseur des droits remplace le médiateur de la république et regroupe plusieurs autres institutions jusqu’ici autonomes, telles que la HALDE. »

Au-delà de ces modifications limitées on peut mettre l’accent sur quatre évolutions intervenues dans ce domaine des institutions :
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Enquête sur les ressorts du vote FN en «milieux populaires»

Qu’est-ce qui conduit un grand nombre d’électeurs des «catégories populaires» à songer au vote Front national ? Le Monde analyse l’enquête de Jérôme Fourquet Alain Mergier réalisée pour la Fondation Jean-Jaurès.

Pour que le FN ne conserve pas ce monopole, il est urgent de répondre à la demande de protection qu’ils expriment.

Le constat est sans appel : les milieux populaires ne croient plus en la capacité d’action des politiques. Ils attendent des réponses pertinentes et volontaristes mais n’entendent aujourd’hui que le discours de Marine Le Pen. […] L’idée se répand en effet selon laquelle le pouvoir réel et effectif serait non plus aux mains des politiques mais des marchés financiers, pendant que l’image d’un pouvoir sans partage détenu par l’oligarchie financière et confisqué à la sphère politique s’impose dans les milieux populaires. […]

Dans les milieux populaires, l’insécurisation (terme préférable à l’insécurité en ce qu’il permet de désigner un processus de dégradation de la sécurité sans tomber dans la caricature d’un monde qui aurait perdu toute règle) renvoie d’abord à l’insécurisation physique. Mais elle ne s’y réduit pas et concerne aussi le sentiment d’être dépossédé de sa culture et de ses valeurs face à la présence imposante des populations immigrées dans des zones d’habitation à forte concentration populaire. […]

Le Monde

Une fête entre amis de l’oligarchie

Mediapart vous invite à pénétrer dans les coulisses du capitalisme du Fouquet’s. C’est une fête organisée par Alain Minc, lundi 27 juin au musée Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, qui nous en a fourni le prétexte. Grandes fortunes, éditeurs parisiens, patrons de presse, élus : la soirée a rassemblé de nombreux obligés du Palais et même quelques socialistes.

http://www.dailymotion.com/video/xjmr7z

La sécurité routière, vecteur de la guerre idéologique

Tribune libre de Paysan Savoyard

Nous avons voulu mettre en exergue dans un article précédent la malhonnêteté des pouvoirs publics en matière de sécurité routière : les automobilistes moyens coupables d’avoir enfreint les limites de vitesse sont harcelés et rackettés, alors que la vitesse des voitures sur route ne joue qu’un rôle limité dans l’insécurité routière.

Il est une autre raison pour laquelle la politique de sécurité routière nous paraît contestable et malhonnête : celle-ci est utilisée par les pouvoirs publics pour atteindre d’autres objectifs qui n’ont rien à voir avec les accidents de la route.

Qu’est-ce à dire ? Comme on le sait la société française est confrontée à une augmentation continue de la délinquance depuis le milieu des années soixante. Celle-ci est officiellement stabilisée à 3,5 millions de crimes et délits par an environ. Ce chiffre cependant ne représente qu’une partie du phénomène : il apparaît en effet que seulement un tiers des crimes et délits font l’objet d’une déclaration aux forces de police. En outre, si les crimes et délits enregistrés n’augmentent plus de façon globale, le nombre des agressions, lui, continue à croître fortement. Plus grave encore, les scènes d’émeutes se multiplient, conduisant à penser qu’une forme de guerre civile est en gestation, si elle n’a pas déjà commencé.

Dans ce contexte, il nous semble que la politique de sécurité routière est détournée de son objet et utilisée par les pouvoirs publics comme un leurre afin de parvenir au résultat suivant : conduire l’opinion à accepter passivement la dégradation de la situation sur le plan de la délinquance, sans se révolter et sans mettre en cause l’incapacité des pouvoirs publics.

Tentons de recenser les effets de la politique de sécurité routière sur la population ordinaire, du plus évident au plus subtil, du plus grossier jusqu’au plus vicieux.

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L’affaire DSK : chronique de l’oligarchie française

Tribune libre de Paysan Savoyard

Malgré l’absence de recul, autorisons-nous à évoquer l’affaire Strauss-Kahn, qui nous paraît à ce stade pouvoir inspirer trois types de réflexions :

Les politiciens actuels semblent avoir perdu tout sens de l’intérêt général

L’affaire DSK illustre d’abord nous semble-t-il cette réalité de la vie politique. Les politiciens prétendent se placer au service de l’intérêt général : en réalité pour la plupart d’entre eux le moteur premier de leur engagement politique est l’attrait du pouvoir. Pouvoir de domination. Pouvoir de susciter l’admiration et l’envie de ceux que l’on domine. Plaisir de décider. Plaisir de changer la vie des personnes que l’on nomme ou que l’on disgracie, que l’on promeut ou que l’on évince, que l’on récompense ou que l’on punit. L’aisance financière que procure le pouvoir entre également en ligne de compte : si la politique ne permet pas en principe de s’enrichir, elle garantit du moins un train de vie élevé, lié notamment aux avantages en nature dont les politiciens bénéficient. Le pouvoir des politiciens-hommes exerce en outre manifestement un puissant attrait sur les femmes (cette constatation conduit, au passage, à mettre en doute la pertinence des analyses féministes).

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