Politiques d’austérité : Tout était déjà écrit par l’OCDE… dès 1996

Un rapport au contenu stupéfiant a été rédigé en 1996 par le Centre de Développement de l’. Le document, pudiquement appelé Cahier N°13,  est édifiant et d’un cynisme absolu. Son auteur, M. Morrisson explique quelles sont les meilleures stratégies pour que les décisions qui seront forcément impopulaires en raison d’une crise « passent bien ou mieux ».

Le titre de ce rapport est « la faisabilité politique de l’ », autrement dit comment faire en sorte que les décisions difficiles à supporter pour le peuple ne créent pas de troubles et n’empêchent pas les réélections de ceux qui les ont prises.

Suite et commentaires sur Fortune

La France mauvaise élève pour l’intégration des immigrés

Selon un rapport, le taux de pauvreté des étrangers installés en France est de 21,1 % contre 17,3 % en moyenne dans l’OCDE.

Hebergeur d'image

La France figure parmi les mauvais élèves en termes d’intégration de ses immigrés, selon une étude de l’OCDE publiée lundi qui compare pour la première fois la situation des étrangers installés dans ses pays membres. Avec 11 % de sa population née à l’étranger, la France se situe dans la moyenne des pays de l’Organisation de développement et de coopération économique (OCDE), qui abritent 110 millions d’immigrés soit 9 % de leur population, selon cette étude. Mais le taux de pauvreté des étrangers installés en France est de 21,1 % contre 17,3 % en moyenne pour les immigrés de l’OCDE. Et leur taux de chômage était de 14,5 % en 2010 contre 11,9 % en moyenne dans l’OCDE.

Plus grave, les inégalités sont plus marquées dans l’Hexagone : le taux de pauvreté des immigrés y est quatre fois celui de la population majoritaire, alors que ce rapport n’est que de un sur deux en moyenne dans l’OCDE. Les Pays-Bas et la Belgique ne font guère mieux, mais la France se distingue sur un autre critère : la concentration des étrangers dans les zones très urbanisées. Dans l’ensemble de l’OCDE, 60 % des immigrés vivent dans ces zones, contre 44 % de la population globale. L’écart est le plus fort en Autriche et en France où 70,9 % des étrangers habitent en ville. [...]

Le Point

Crise : Migrations, rien ne va plus !

Un article du Point sur les nouvelles formes de migrations apparaissant avec la crise : Européens émigrant clandestinement en Afrique, Sud-Américains prenant leur retraite en Europe, Chinois s’installant en Afrique…

Les choses changent. Les flux migratoires s’inversent. Ainsi, aux États-Unis, pour la première fois depuis la Grande Dépression, les clandestins ne rêvent plus de franchir le Rio Grande. Ils sont en effet aujourd’hui plus nombreux à quitter le sol américain qu’à y entrer. Impensable il y a quelques années encore… «C’est principalement le déclin de la demande de main-d’oeuvre, et non les restrictions imposées par les politiques migratoires, qui explique la chute de l’immigration pendant la crise», explique Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE.

Mais est-ce la seule raison ? Le rêve américain ne s’écroulerait-il pas aussi ? Le constat est là : les migrations à destination des États-Unis ont chuté de 8 % en 2010. Tous pays confondus. Et plus largement, l’immigration permanente à destination des pays de l’OCDE a connu une baisse de 2,5 % en 2010. [….]

Les Africains immigrent désormais d’abord sur leur continent.[….] Les riches populations des pays en développement s’offrent désormais même une retraite tranquille en Europe, comme pouvaient le faire, il y a de cela quelques années, de riches Français, à Marrakech, par exemple. À l’instar de la capitale portugaise qui incarne à présent un petit coin de paradis pour de riches Brésiliens. Certains passent la moitié de l’année à São Polo pour affaires, mais ne supportent pas l’insécurité qui règne encore dans le pays. Ils se réfugient alors à Lisbonne, où la langue n’y est pas un obstacle. Encore fallait-il y penser.

Le Point

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE : «Quand l’immigration va, tout va»

Pour Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, le constat ne fait aucun doute : les flux migratoires constituent un excellent indice de la conjoncture économique sur le marché du travail. Car quand la crise est là, les immigrés ne viennent plus selon lui ou «tellement moins !».

Angel Gurria n’a pas peur de l’affirmer : l’immigration est indispensable aux économies occidentales !

Quand la crise est là, les immigrés ne viennent plus. Ou tellement moins! Mais à l’inverse, si l’OCDE vieillissante entend continuer à croître, elle doit d’urgence mettre sur pied une politique volontariste d’immigration. Tel est le message que l’organisation internationale entendait faire passer dans son rapport «Perspectives sur les migrations internationales 2012» présenté récemment à Bruxelles.

Dans l’OCDE, les flux migratoires ont baissé pendant la crise. L’immigration permanente à destination des pays membres a diminué de 2,5% en 2010, avec 4.1 millions de personnes concernées: -8% aux Etats Unis, -3% pour les pays européens —sans tenir compte des mouvements intra-européens. […]

Sur les dix dernières années, les nouveaux migrants ont contribué à hauteur de 70% à l’augmentation de la population active en Europe et à 47% aux Etats Unis. «Mais les flux migratoires actuels ne suffiront pas pour maintenir à son niveau actuel la population en âge de travailler dans de nombreux pays, particulièrement en Europe», prévient l’OCDE. […]

Slate .fr

De plus en plus d’immigrés quittent les pays de la zone euro

Les travailleurs migrants qui avaient afflué en Europe de l’Ouest avant la crise choisissent de plus en plus de retourner dans leurs pays d’origine, en croissance, rapporte mercredi l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Les immigrés quittent en particulier les pays de la zone euro les plus touchés par la crise de la dette, note l’OCDE, dont le siège est à Paris.

L’Irlande, qui avait attiré bon nombre de travailleurs d’Europe de l’Est, est sans doute le pays où ce phénomène se fait le plus ressentir. Près de 68.000 personnes ont ainsi quitté ce pays en 2010 et 2011.

« Il y a un reflux important vers la Pologne et la Turquie, des pays en croissance », constate également le secrétaire générale de l’OCDE, Angel Gurria.

Au total, l’immigration permanente vers les pays européens membres de l’OCDE a reculé de 3% en 2010 par rapport à 2009. (…)

Le nouvel Observateur

Les flux migratoires internationaux sont repartis à la hausse

Les flux migratoires internationaux sont repartis à la hausse en 2011, après trois années consécutives de repli, indique le rapport 2012 sur les perspectives des migrations internationales, publié mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) .

L’immigration permanente à destination des pays de l’OCDE a connu une baisse de 2,5% en 2010 par rapport à l’année précédente, avec 4,1 millions de personnes concernées. Les migrations à destination des Etats-Unis ont notamment chuté de 8% en 2010. La baisse a été de 3% pour ce qui concerne les pays européens de l’OCDE, sans tenir compte des mouvements intra-européens. Les données nationales récentes montrent cependant que la hausse a repris en 2011 en Australie, aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans la plupart des pays européens, à l’exception de l’Italie, de l’Espagne et de la Suède.

« C’est principalement le déclin de la demande de main d’oeuvre et non les restrictions imposées par les politiques migratoires qui explique la chute de l’immigration pendant la crise »,

a expliqué Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE. (…)

RTL.be

 

Immigration, la nouvelle donne

Au cours de cette campagne présidentielle, le débat sur l’immigration n’a pas reposé sur un véritable diagnostic. Pire, les éléments fournis souffrent de graves inexactitudes, et les propositions qui en découlent ne peuvent que s’avérer inadaptées.

L’idée d’une nécessité de réduire les flux a été acceptée sans véritable diagnostic.

Regarder les choses de manière rationnelle permettrait de dessiner les lignes d’une politique économique de l’immigration et des migrations efficace et débarrassée de l’instrumentalisation politique.

Contrairement au matraquage sur le sujet, la France n’est plus un grand pays d’accueil.

En flux, l’accueil d’immigrés permanents se situe entre 160 000 et 180 000 personnes par an lorsque l’on considère l’ensemble des personnes qui viennent s’y installer, ce qui représente 0,2 % de la population française. D’après les chiffres publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France présente l’un des taux d’immigration les plus faibles parmi les pays membres de cette organisation. (…)

Le Monde

Espagne : Une hausse du chômage historique

Près de cinq millions d’Espagnols sont demandeurs d’emploi au troisième trimestre, selon une publication de l’Institut national de la statistique, ce vendredi. C’est le plus haut taux de chômage depuis 15 ans.

45,8% des jeunes de 16 à 24 ans sur deux sont au chômage.

4.978.300 demandeurs d’emploi. Soit 21,5% de la population pouvant travailler. L’Espagne est encore très loin d’être sortie de la crise. Pour cause, jamais le pays n’avait connu un tel niveau de chômage depuis 1996. Pire, c’est le chiffre le plus élevé parmi les 34 pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) mais aussi de l’Union Européenne.

Pourtant, la quatrième puissance économique de la zone euro a réalisé des réformes extrêmement fortes et des mesures d’austérité lourdes. […] Au lendemain d’une réunion européenne très commentée, c’est un coup dur pour José Luis Rodriguez Zapatero mais aussi pour son successeur. En effet, le chef du gouvernement espagnol laissera sa place lors des prochaines élections législatives du 20 novembre prochain. Alfredo Rubalcaba tentera de poursuivre la domination du PSOE mais c’est le chef du Parti Populaire, Mariano Rajoy, qui part favori pour recevoir la patate chaude.

France Soir

Education : les élèves autochtones ont plus d’une année et demi d’avance sur ceux issus de l’immigration

[...] En vingt-six ans, le nombre d’adolescents entre 15 et 19 ans à être encore scolarisés a diminué en France. Il est passé de 89% en 1995 à 84% en 2009 selon le rapport « Regards sur l’éducation » de l’OCDE, publié mardi.

La France est ainsi le seul pays de l’Organisation à voir son taux de scolarisation baisser. Dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, ce taux a progressé de 74% à 83% entre 1995 et 2009.[...]

Bernard Hugonnier, directeur adjoint de l’éducation, a ainsi rappelé que « 130.000 à 140.000 jeunes » quittent l’école sans diplôme tous les ans. [...]

Entre 2000 et 2008, la dépense par élève a augmenté de 34% en moyenne dans les pays de l’OCDE. La hausse est « tout juste de 5% en France », a précisé Eric Charbonnier, analyste des politiques éducatives. [...]

Le rapport pointe que « les élèves issus de l’immigration sont plus nettement plus susceptibles de compter parmi les élèves peu performants. Ils sont devancés de 60 points en France par les élèves autochtones ». Un écart symbolique qui représente plus d’une année et demie d’éducation

[...]

TF1

L’OCDE souhaite plus d’immigration

Les migrations internationales ont diminué pendant la crise mais, à mesure que la reprise économique progressera, de nouvelles entrées de migrants seront nécessaires pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre ou de compétences, d’après un nouveau rapport de l’OCDE.

Dans l’édition 2010 des Perspectives des migrations internationales, il est indiqué qu’en 2008, les entrées de migrants vers les pays de l’OCDE ont reculé de 6 % environ, tombant à 4.4 millions d’individus, alors qu’au cours des 5 années précédentes, leurs effectifs avaient augmenté de 11 % par an en moyenne. En outre, selon des données nationales récentes, le recul de ces effectifs s’est encore accentué en 2009.

Voir les données ici

Ce déclin témoigne d’une baisse de la demande de travailleurs étrangers émanant des entreprises des pays de l’OCDE. Les immigrés ont été durement frappés par la crise de l’emploi, notamment les jeunes qui, dans bien des pays, ont enregistré une forte diminution de leur taux d’emploi.

D’une manière générale, les chiffres du chômage des immigrés de sexe masculin (dont beaucoup travaillaient dans les secteurs durement touchés par la crise comme le bâtiment ou l’hôtellerie-restauration), ont progressé davantage que ceux de la population autochtone. Néanmoins, les immigrés au chômage qui retournent dans leur pays ne sont guère nombreux. Dans certains pays, on a même observé une hausse du taux d’emploi des femmes immigrées, qui ont pris un emploi pour compenser la perte de revenu provoquée par le chômage de leur conjoint.

(…) « Il est important de souligner que les immigrés apportent une contribution bénéfique à l’économie nationale, en particulier en période de croissance », a fait observer le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría.    « Les tendances démographiques de long terme demeurent quelle que soit l’ampleur des difficultés économiques actuelles. Ces dernières ne devraient pas servir d’argument pour imposer des barrières excessives à l’immigration. Il est important de conserver une perspective de long terme en matière de politique migratoire. »

« Les tendances démographiques de long terme demeurent quelle que soit l’ampleur des difficultés économiques actuelles. Ces dernières ne devraient pas servir d’argument pour imposer des barrières excessives à l’immigration. Il est important de conserver une perspective de long terme en matière de politique migratoire. »
Angel Gurria, Secrétaire général de l’OCDE

En maintenant les taux d’immigration à leur niveau actuel, prévoit l’OCDE, la population d’âge actif des pays de l’Organisation n’augmenterait que de 1.9 % au cours des dix prochaines années. Ce pourcentage contraste avec les 8.6 % d’augmentation de la population en âge de travailler enregistrés entre 2000 et 2010.

La naturalisation est un des déterminants majeurs des bons résultats sur le plan de l’emploi et, à terme, de l’intégration des immigrés. Les immigrés remplissant les conditions d’accession à la nationalité de leur pays d’accueil devraient être encouragés à la demander, recommande l’OCDE. Dans l’intervalle, les pays devraient envisager d’aplanir les obstacles à la naturalisation comme la limitation de reconnaissance de la double nationalité ou la rigueur excessive des critères d’admissibilité.

OCDE

(Merci à Arbre Sec)

Les plans anti-crise du G20 ont coûté mille milliards de dollars

Les politiques anti-crise mises en place par les gouvernements du G20 ont jusqu’à présent coûté quelque mille milliards de dollars (816 milliards d’euros), selon une étude publiée lundi par l’OCDE et la Cnuced (ONU).

« Treize pays continuent à comptabiliser des actifs et des passifs liés à l’héritage des plans d’urgence, » indique le rapport commun publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Aussi, l’OCDE et la Cnuced appellent les pays du G20 à mettre un terme aussi rapidement que possible à leur plan de sauvetage et à s’attaquer d’urgence à des réformes en profondeur de la finance, vitales pour une vraie reprise économique.

A quelques jours du prochain sommet du G20 prévu à Toronto (Canada) les 26 et 27 juin, l’étude qui fait un état des investissements effectué par les vingt premières économies mondiales entre novembre 2009 et mai 2010 estime que « cet héritage des mesures d’urgence est grand. » « Le montant total des engagements publics — à travers des actions, des prêts et des garantis — en date du 20 mai 2010 dépassait les mille milliards de dollars, » précise-t-il.

Suite et commentaires sur Fortune

Crise éco: quelles conséquences sur les immigrés dans les pays de l’OCDE ?

Le thème choisi par le Conseil national des marocains de France (CNMF) était large et ambitieux, voulant balayer le champ de l’évolution des migrations et les effets déjà observés d’une des crises économiques majeures à laquelle l’Europe se trouve aujourd’hui confrontée.

Préparés au dernier trimestre 2009 pour des raisons d’organisation bien compréhensibles, les intervenants à ce colloque international n’étaient pas en mesure d’anticiper l’accélération de la dégradation de la situation économique qui a frappé les pays de la zone euro, et en particulier ceux du Sud de l’Europe.

Toutefois, il était vraisemblable que le ralentissement de l’activité économique mondiale observé à compter de la mi-2008 conduise tout droit à une crise de l’emploi. Avec pour constat, un recul observé des migrations de travail dans l’ensemble des pays de l’OCDE.

Les statistiques reflètent malheureusement la traduction d’un raidissement des autorités publiques des pays de l’OCDE à l’encontre des flux migratoires. Particulièrement en Espagne, où l’instauration du système de nomination par les employeurs provoque un net recul des nouvelles entrées de 200 000 personnes en 2007 à 137 000 demandeurs en 2008. Mais aussi en Australie, un des Etats qui ne connaît pourtant pas la crise, mais qui accuse une baisse annualisée de 11% des migrations temporaires de travailleurs qualifiés entre février 2009 et février 2008.

Atlas info