Nouveaux pauvres américains

Et si on oubliait Wall Street et ses riches, pour parler des « nouveaux pauvres » ? Aux Etats-Unis, les médias, formules chocs à l’appui ( »L’Amérique de l’ombre », « Nos transparents voisins »…), se préoccupent de plus en plus de l’émergence d’une vaste pauvreté.

« Une véritable dépression de l’emploi touche ceux qui se situent au bas de la répartition des revenus, et une profonde récession prévaut dans les catégories situées au milieu de l’échelle ». Ce sont ces catégories-là, et non les plus pauvres, auxquelles l’administration entend consacrer le gros de son soutien.

C’est parmi elles que l’on retrouve ceux qui font appel à une aide sociale pour la première fois : les tickets d’alimentation, par exemple, dont la distribution croît rapidement ; ou encore l’aide au chauffage, demandée par 5,7 millions de foyers américains il y a deux ans, et par 8,8 millions cet hiver – une hausse de 54 %.

Une récente étude du Centre du marché du travail de Northeastern University, constate que le décile inférieur de la population active, où le revenu familial n’excède pas les 12 500 dollars annuels, a connu au dernier trimestre 2009 un taux de chômage de 30,8 % – supérieur de 5 points au taux constaté au pic de la Grande Dépression, dans les années 1930. Le décile précédent, situé entre 12 500 et 20 000 dollars par an, enregistre un chômage de 19,1 %.

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De la Courneuve à la Maison Blanche

Huit «jeunes» de la cité des 4000 à la Courneuve (93) s’envolent aujourd’hui pour les Etats-Unis, avec l’artiste texan Monte Laster. Ils vont tourner un film et peut-être rencontrer Barack Obama. Un voyage subventionné par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) et l’ambassade des Etats-Unis.

«L’idée est apparue il y a un an, raconte Monte Laster. Je pars assez souvent à New York pour mon travail et, après l’élection d’Obama, un groupe de jeunes avec lesquels je mène des actions dans la ville m’a suggéré d’organiser un voyage aux Etats-Unis. Maintenant qu’Obama est élu, ils avaient envie d’y aller. (…)»
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Comment élever de futurs racistes ?

Traduction d’un article trouvé sur le site américain Wired :

Étape Un : Ne parlez pas de race. Ne faites pas attention aux couleurs de peau. Soyez totalement « aveugles aux couleurs ».*

Étape Deux : En fait, c’est tout. Il n’y a pas d’Étape Deux.

Félicitations  ! Vos enfants sont bien partis pour penser qu’être <insérer ici votre origine ethnique>, c’est être meilleur que tout le monde.

Surpris ? Les auteurs Po Bronson et Ashley Merryman l’ont été également lorsqu’ils ont commencé leurs investigations sur les enfants et la race pour leur livre NurtureShock. Il s’avère que beaucoup de nos idées sur l’éducation des enfants et la diversité sont complètement fausses : Lire la suite

Rama Yade se définit comme une «anomalie statistique»

Invitée aujourd’hui sur France 2 pour évoquer son parcours de jeune femme politique «issue de l’immigration», la secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, s’est définie elle-même comme une «anomalie statistique» dans un univers «gérontocratique».

«(…) je ne corresponds pas aux canons de la vie politique traditionnelle», a-t-elle déclaré. Ajoutant : «Avant je me considérais comme tout à fait normale, mais quand je suis rentrée en politique, on a pointé tout de suite mes différences».

«En même temps, a-t-elle poursuivi, pour les Français normaux, ceux qui ne sont pas des professionnels de la politique, je suis une Française comme les autres et ça me rassure, ça me rend optimiste pour mon pays».

«La jeunesse de France a le droit d’être représentée en politique, d’avoir un espace d’expression, on ne peut pas avoir une classe politique uniquement gérontocratique», a-t-elle affirmé, avant de se reprendre: «Vous voyez ce que je veux dire, on ne peut pas avoir toujours les mêmes depuis 30, 40 ans» en politique.

Interrogée sur la possibilité de voir un Noir ou une Noire devenir président en France, comme Barack Obama aux Etats-Unis, elle a estimé que la population était prête, mais pas «l’élite politique». Elle-même pense-t-elle à l’Elysée? «Absolument pas», a-t-elle répondu.

Source: Le Figaro

Obama nomme un émissaire à l’Organisation de la conférence islamique

Le président américain Barack Obama a annoncé samedi la nomination de l’avocat Rashad Hussain comme émissaire à l’Organisation de la conférence islamique (OCI), et souhaité renforcer les partenariats avec le monde musulman.

«En tant qu’avocat accompli et comme collaborateur proche et estimé de mon équipe à la Maison Blanche, Rashad a joué un rôle clef dans le développement des partenariats que j’avais souhaité mettre en oeuvre au Caire», a déclaré le président américain.

«J’ai défini une vision où nous assumons tous nos responsabilités pour construire un monde plus pacifique et en sécurité», a-t-il ajouté.

En février 2008, M. Bush avait nommé le premier envoyé spécial des Etats-Unis auprès de l’OCI, l’entrepreneur texan Sada Cumber. Il l’avait alors chargé de combattre les «idées fausses» sur les Etats-Unis dans le monde arabo-musulman. «Le coeur de sa mission, c’est d’expliquer au monde islamique que l’Amérique est son amie, qu’elle est l’amie de la liberté, qu’elle est l’amie de la paix, que nous accordons beaucoup d’importance à la religion», avait déclaré M. Bush.

(Source)

L’empire américain est ruiné par ses guerres

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit.

Pour Eric Margolis [journaliste canadien], le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu, entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse, alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunies, ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255.000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116.000 en Europe et près de 100.000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 dollars à chaque famille américaine.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également, de plus en plus, à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

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La troisième crise, la vraie (la crise politique)

Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009

Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des États, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés.

L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.

Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.

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Les Etats-Unis veulent expulser la tante d’Obama

Une tante du président américain Barack Obama, immigrante illégale, devait comparaître en justice jeudi pour tenter de s’opposer à son expulsion des Etats-Unis, a rapporté le quotidien Boston Herald. Elle avait demandé l’asile politique en 2002 en faisant état de violences au Kenya.

Zeituni Onyango, 57 ans, va pour la deuxième fois tenter d’être autorisée à rester dans le pays devant le tribunal fédéral de l’immigration de Boston (Massachusetts, nord-est). Elle est sous le coup d’un ordre d’expulsion remontant à 2004 qui l’oblige en principe à retourner dans son pays, le Kenya. «Elle est la tante du président des Etats-Unis, l’homme le plus connu au monde», a déclaré Mike Rogers, porte-parole du cabinet d’avocats de l’Ohio qui la défend.

L’audience devait avoir lieu à huis clos, à la demande de Mme Onyango. Selon Mike Rogers, Mme Onyango n’essaie pas de profiter de la situation en tant que membre de la famille du président. (…) Les premières informations à son propos avaient commencé à circuler quelques jours avant l’élection à la présidence de Barack Obama en novembre 2008. La Maison Blanche avait indiqué que le président n’était pas au courant de sa situation illégale et que la loi américaine devait s’appliquer.

Source : La Libre Belgique

Dette US : plafond réhaussé à 14.294 milliards de dollars

Le Sénat américain a approuvé, jeudi, le relèvement du plafond de la dette américaine, de 12.374 à 14.294 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 1.900 milliards.

La Chambre des représentants doit encore se prononcer sur le sujet, avant que le texte ne soit envoyé au président Barack Obama pour promulgation.

En décembre, le Sénat et la Chambre avaient déjà adopté un relèvement du plafond de la dette du pays, de 290 milliards de dollars.

Cette manoeuvre est employée, afin d’éviter que le fonctionnement du gouvernement américain ne soit entravé par son incapacité à emprunter davantage.

«Il est malheureux que le vote d’aujourd’hui pour augmenter la dette fédérale, se soit avéré nécessaire. Mais le fait est que ces dettes représentent des obligations, sur lesquelles notre gouvernement s’est déjà engagé,» a écrit le sénateur Kent Conrad, président de la commission du Budget, dans un communiqué diffusé après le vote.

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Obama, An I : la grande désillusion

Lu sur le blogue d’Ivan Rioufol :

Faut-il insister sur la légèreté des emballements médiatiques qui présentaient unanimement Barack H. Obama comme l’homme providentiel? Je n’ai jamais compris ce mimétisme, qui s’aveuglait des réalités en se laissant porter par des slogans et des clichés de marketing. « Obamania : la pensée magique à l’épreuve du réel », avais-je titré, il y a un an, le bloc-notes rendant compte de la prise de fonction du nouveau président, le 20 janvier 2009. En décembre dernier, lors d’une émission de télévision, il s’était lui-même noté d’ « un solide B+ » (environ 15/20).

Mais en ce jour anniversaire, ce sont des électeurs qui viennent de donner leur opinion sur son bilan, à l’occasion du renouvellement du siège de sénateur du Massachussets, jusqu’alors détenu depuis presque un demi-siècle par Ted Kennedy, décédé en août : c’est un républicain inconnu, Scott Brown, qui a raflé (52% contre 48%) ce fief démocrate (depuis 1952) où Obama s’était rendu dimanche pour appuyer la candidature de Martha Coakley.

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Le panthéon noir de Lilian Thuram

Le Point publie un article dithyrambique sur l’ouvrage de l’ancien footballeur Lilian Thuram, Mes étoiles noires . Ecrit en collaboration avec Bernard Fillaire, ce livre trace le portrait «des grands personnages noirs de l’Histoire», de Lucy à Obama, en passant par le pharaon Kephren et le boxeur Mohamed Ali.

Mes étoiles noires , livre d’histoire, raconte d’abord la sienne. A l’enfant né en Guadeloupe, venu en France à l’âge de 9 ans, grandi sans père mais auprès d’une mère exceptionnelle, personne n’est venu conter les hauts faits des Noirs. Toutes ses références venaient du monde des Blancs. Aujourd’hui, il use de sa renommée pour inscrire, noir sur blanc, celle des héros de son panthéon noir, à l’attention des Blancs.
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