‘Les musulmans ont pratiqué l’esclavage avec fierté’

Historiquement, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne étaient surtout commerciaux : piment, épices, or… et êtres humains. Les musulmans ont pratiqué l’esclavage avec fierté. Fiers d’être propriétaires, puis anciens propriétaires d’esclaves.

Ce prestige a demeuré chez les descendants tunisiens d’esclavagistes, à tel point qu’on en retrouve des traces dans les expressions actuelles comme atig jaddi (« l’affranchi de mon grand-père »), abidna (« nos esclaves ») et plus simplement abid (« les esclaves ») et wesfan (« les esclaves domestiques »).

Certains Tunisiens ne conçoivent toujours pas qu’un Noir puisse être un Tunisien, comme eux. Et inversement, beaucoup de Tunisiens noirs portent encore le fardeau de l’esclavage de leurs ancêtres et font tout pour effacer leurs origines. Ils contournent l’histoire et redessinent un arbre généalogique le plus « blanc » ou le plus « noble » possible.

Dans les médias comme dans les programmes d’enseignement, les Noirs sont demeurés absents, invisibles. Et en matière de racisme, les intellectuels et les artistes tunisiens ne sont pas en reste. En novembre 2013, le chanteur Ghazi Ayadi, a ainsi lancé à un jeune candidat noir : « De toute façon, on te gardera pour que tu chasses le mauvais oeil »…

Jeune AFrique

merci antibarbare

“Malheureusement, je suis métisse. Je ne reçois que très peu de respect de la part des Noirs”

[certains lecteurs trop pressés croient que le premier article de Rue 89 est consacré à Yannick Noah. C'est une erreur. Lisez les liens proposés]

[extrait] Etant métisse, je suis un pur objet sexuel, réceptacle de tous les fantasmes d’intégration. Je ne reçois que très peu de respect de la part des Noirs que je rencontre, ils ne se gênent pas pour me regarder lubriquement.

Si jamais j’essaye de leur expliquer que non, « je ne suis pas blanche et que je me sens noire », je me fais rire au nez. Je ne suis pas assez foncée. Il y aurait donc un degré de noirceur pour être noire ?

Lire Nouvel Observateur – Rue 89

——— Complément vidéo (rediff) :

Yannick Noah : “Moi j’aurais préféré que ces nanas se foutent avec un black, fassent l’amour avec un black et qu’elles aient un gosse avec un black. Parce que là c’est la classe”.

Alain Finkielkraut ou la «détestation de tout ce qui n’est pas blanc»

Quelques extraits d’un texte de Norman Ajari (« doctorant contractuel ») sur l’élection d’Alain Finkielkraut à l’Académie Française publié par les Indigènes de la République.

Finkielkraut se lamente que les Français de souche aient perdu leur rôle de «référents culturels». Pour ma part, je m’en félicite hautement.

Puisque l’Académie Française vient de l’accueillir sur ses bancs, c’est l’occasion de revenir sur la pensée d’Alain Finkielkraut. Il est désormais chargé de veiller sur la culture française ; on verra l’idée qu’il en a. La parution de son dernier livre, L’Identité malheureuse, s’est faite à grand bruit et fut accueillie par de nombreux éloges et quelques critiques. […]

Nous avons le devoir de comprendre l’atmosphère qui rend possible un livre qui dresse, nous le verrons, un portrait haïssable des Arabes et des Noirs de France.

Que l’Académie récompense Finkielkraut pour sa détestation de tout ce qui n’est pas blanc, cela dit beaucoup de l’état intellectuel de ce pays.

L’Identité malheureuse est une réflexion sur le déclin contemporain de la civilisation française, menacée par un libéralisme culturel et politique dont l’un des principaux torts serait une bienveillance exagérée à l’endroit des minorités raciales. Cette faute n’est pas la seule, mais elle occupe dans l’ouvrage une place conséquente.

En effet, la référence à la race signale généralement une décadence intellectuelle, culturelle, morale. En d’autres termes, les minorités «visibles» sont l’incarnation la plus évidente d’une société trop libérale quant à ses mœurs, devenue analphabète ; elles sont la preuve de cet état de débilité généralisé. Alain Finkielkraut n’attaque pas les Arabes et les Noirs pour eux mêmes : il en fait des symptômes visibles d’un mal social évidemment plus profond. […]

Si l’école, à ses yeux, est le lieu d’expression de l’universel, elle doit avant tout se présenter comme une immense blanchisserie.

Pourtant, et c’est un terme qui revient souvent dans L’Identité malheureuse, le système éducatif devrait favoriser la « dépersonnalisation » des enfants. Un abandon de soi grâce auquel l’étudiant pourrait se laisser affecter par la radicale nouveauté des grands textes du passé. Il serait difficile de ne pas souscrire à ce projet s’il n’était sous-tendu par une mauvaise foi fondamentale. S’émouvant de la multiplication des kebab et des boucheries halal, regrettant que le multiculturalisme fasse son entrée dans les programmes scolaires, Alain Finkielkraut pose très rapidement d’évidentes bornes à son idéal de dépersonnalisation : le «Français de souche» (expression dont il regrette la soi-disant disparition) est un être accompli, à condition qu’il ne se laisse pas happer par le «politiquement correct» ; ceux qui doivent être dépersonnalisés, ce sont toujours les autres. Il faut dépersonnaliser les Noirs et les Arabes – de force s’il le faut – avant qu’ils ne dépersonnalisent les Blancs.

Mais comment ? Et à quoi faudrait-il les convertir, ces jeunes basanés qui incarnent si tragiquement la décadence de l’époque ?La réponse va de soi : à la nation française. Peu importe qu’ils soient déjà français : ils ne le sont jamais suffisamment.

Cette France éternelle, Finkielkraut la décrit en des termes qui méritent l’attention. Elle se définirait par «ses platanes et ses marronniers, ses paysages et son histoire, son génie et ses emprunts, sa langue, ses œuvres et ses échanges». Tout cela, à en croire l’auteur, «dessine un monde». […]

L’Académie Française poursuit donc un travail déjà commencé par un autre de ses membres, Max Gallo, soutien actif de l’élection de Finkielkraut. À savoir, l’affirmation constante du « continuum République-nationalisme-colonialisme-racisme constitutif de la nation française contemporaine » pour employer la formule de Sadri Khiari. […]

indigenes-republique.fr

Interpellation musclée d’un suspect par des policiers dans une cité (vidéo)

Hier soir, M6 diffusait un nouveau numéro de  » Zone Interdite « , présenté par Wendy Bouchard. L’émission était intitulée « BAC contre quartiers sensibles : un quotidien sous haute tension ». [...]

Morandini

Une actrice kenyane oscarisée accusée de s’être « vendue aux Blancs »

La pop star aux origines nigérianes et camerounaises Dencia a attaqué Lupita Nyong’o sur Twitter. C’est son récent contrat avec Lancôme qui pose problème à la star africaine : elle reproche à Lupita de se plier à « une entreprise de Blancs ».

Hebergeur d'image

L’actrice Lupita Nyong’o récemment vue dans « 12 years a slave »

« Lupita ne peut pas parler des crèmes de blanchiment de la peau parce que l’homme blanc la paie. Elle leur appartient ! » [...]

« J’avais mal au coeur en lisant ces mots », avait confié l’actrice de « 12 years a slave », qui priait, petite, pour se réveiller un jour avec une peau plus claire.

Hebergeur d'image7sur7

Il fait du chantage à un responsable de chantier pour qu’il recrute des « jeunes » (vidéo)

Hier, M6 proposait le magazine  » 66 minutes « , présenté par Xavier de Moulins. L’un des sujets était intitulé « Vols, agressions, racket : chantiers en danger ».

Les caméras ont rencontré des ouvriers et des responsables de chantiers qui sont harcelés par des habitants de cités avoisinantes.

L’un d’entre eux a choisi de faire du chantage afin qu’un responsable de chantier recrute des jeunes issus des cités.

« Sérieux, vous venez ici, vous travaillez chez nous. On ne travaille pas. Et, en plus, vous nous prenez pour des cons. Alors ça, c’est le monde à l’envers. Il n’y a personne des cités. Il y a que des Portugais et des Noirs », lâche-t-il. [...]

Et d’ajouter : « C’est soit il paie maintenant une amende de 15.000 euros par mois. Ou il me fait travailler dix jeunes des cités ».

Morandini

Un sketch de « Touche pas à mon poste » qualifié de raciste par des internautes

Après avoir perdu un pari quelques jours plus tôt, Valérie Benaïm et Jean-Michel Maireont en effet été obligés de faire l’émission vendredi déguisés en membres de la Compagnie Créole.

Hebergeur d'imageMais visiblement celà n’a pas plus à tout le monde et celà s’est transformé en accusation de sur Twitter. [...]

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Hebergeur d'imageFace à la polémique, Valérie Benaïm a présenté ses excuses.

Hebergeur d'imageMorandini

Maroc : une campagne contre le racisme anti-Noirs, lancée par le collectif « Papiers pour tous »

Une campagne contre le racisme envers les migrants subsahariens a été lancée au Maroc.

Cette campagne, lancée par un collectif de 11 organisations œuvrant contre le racisme sous le nom « Papiers pour tous », intervient alors que le Maroc a décidé de régulariser les 25 000 à 40 000 clandestins subsahariens.

Lire (éventuellement) l’entretien avec Stéphane Julinet, responsable juridique du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), basé au Maroc.

Jolpress

Les généticiens le confirment : l’Afrique est la mère de tous les hommes

C’est l’Afrique qui a créé la race humaine, mais aussi la culture, l’art et la technologie. Avant Cro-Magnon.

Il y a seulement 60 000 ans, tous les hommes étaient noirs. À peine trois mille générations… Car c’est au coeur de l’Afrique, faut-il le rappeler, que la race humaine s’est forgée voilà plus de 200 000 ans, avant de conquérir le monde. Certains d’entre nous auraient tendance à oublier ces précieuses racines. Grâce aux généticiens, désormais capables de lire dans nos chromosomes à livre ouvert, nous commençons à nous faire une idée précise de la conquête du monde par cet animal à deux pattes et à grosse tête. [...]

Hebergeur d'image

Le Point

Didier Raoult : la couleur de peau n’a aucune réalité scientifique

Papier du professeur Didier Raoult

Notre cerveau aime la symétrie, ce qui influence notre vision des choses et nous pousse souvent à diviser le monde en deux parties ou en ensembles clairement distincts. Nous raisonnons de façon binaire : bien ou mal, vrai ou faux, gentil ou méchant… [...]

Hebergeur d'imageLa question se pose avec plus d’acuité encore pour la classification de la couleur de la peau. La séparation noir/blanc, et avec elle le dénigrement des Noirs africains, a alimenté les théories racistes et justifié l’esclavage durant des siècles. Cette classification noir/blanc n’avait pas de seuil : dans les États du Sud, une seule goutte de sang « incriminé » suffisait à vous classer « noir » et donc bon pour l’esclavage ! [...]

Cette définition de l’homme « noir » n’a aucune réalité scientifique, elle est seulement raciste, pourtant ses conséquences perdurent dans les glissements successifs de la dénomination des « Noirs ».

Ainsi, le mot « nègre », alors qu’il n’a aucune signification péjorative – il vient de niger en latin qui veut dire noir -, a été considéré comme insultant, et remplacé par « noir », qui commence à être délaissé au profit de black. Aux États-Unis, il a déjà été remplacé par « homme de couleur » puis par « afro-américain ». [...]

L’accumulation récente de données génétiques sur les premiers hommes confirme que le métissage est consubstantiel au développement de l’humanité.

Nous avons des ancêtres Cro-Magnon, Neandertal, Denisova et d’autres non encore identifiés. En représentant Cro-Magnon en homme blanc et Neandertal, que nous croyions archaïque, en noir, nous avons participé à la propagation de stéréotypes.

Aujourd’hui, Cro-Magnon, qui est considéré comme notre ancêtre commun à tous, est représenté en Noir, et Neandertal, dont les gènes sont surtout présents en Eurasie, est représenté en Blanc aux yeux bleus ! D’une certaine manière, il est réhabilité, car il est de nos ancêtres, un blanc !

Le Point

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Complément :  Didier Raoult s’est déjà illustré en 2012 avec un article intitulé  et plus récemment dans Le point.

Des africains volaient l’identité de chômeurs pour la vendre

Trois hommes, soupçonnés d’avoir volé des pièces d’état-civil de chômeurs pour les monnayer à des clandestins, ont été arrêtés en région parisienne, a-t-on appris auprès de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titres (Ocriest).

Hebergeur d'imageLa tête de ce réseau, un Comorien surnommé « Junior » et ses deux lieutenants, un Angolais et un Ivoirien, ont été interpellés en région parisienne lundi matin et placés en garde à vue dans les locaux de l’Office à Lognes (Seine-et-Marne). [...]

En janvier 2013, « Junior » se présente dans une agence Pôle emploi de la Réunion comme un chef d’entreprise, décidé à embaucher une vingtaine de personnes. Près de 200 personnes lui fournissent leur CV mais acceptent aussi de donner les photocopies des livrets de famille et leurs actes de naissance.

Des pièces qu’il revendait grâce à l’aide de ses deux principaux complices au prix fort – jusqu’à 6.000 euros – à des Africains de la région parisienne en situation irrégulière qui pouvaient alors déposer un dossier en mairie ou en préfecture, en usurpant l’identité du demandeur d’emploi, pour obtenir indûment une carte d’identité. [...]

Direct Matin

Ses deux lieutenants, un Angolais surnommé « Papeli » et un Ivoirien, « Ismaël », lui prêtent main forte pour maquiller des documents visant à compléter les dossiers, des fausses quittances de loyer ou des fausses factures EDF. Des rabatteurs chassaient « le client africain » près de la gare du Nord à Paris.

Le Figaro

Etats-Unis : une femme sur le point d’accoucher dépouillée

Une Américaine et son compagnon ont été agressés par deux hommes armés. Ceux-ci leur ont volé la voiture avec laquelle ils se rendaient à la maternité pour accueillir leur premier enfant.

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Les deux voyous Devery Kelley et Cornell Robinson

En chemin vers la maternité,un jeune couple a eu la frousse de sa vie : deux hommes armés les ont agressés. Le véhicule du couple a été volé par les deux malfrats. Selon le Baltimore Sun, la femme, qui était en plein travail sur le siège passager a été menacée d’une arme à feu. « Ouvre la porte. Donne-nous l’argent. Veux-tu mourir ? Crois-tu qu’on joue ? », lui ont demandé les hommes survoltés. « Où est la clé ? » [...]

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