Naples : Des clandestins africains attaquent les bureaux de la police de l’immigration

A Naples, une trentaine de sans-papiers africains ont pris d’assaut un poste de police après que leur demande d’asile a été rejetée.

Ce jeudi 25 octobre, des dizaines d’immigrés nord-africains demandeurs d’asile ont pris d’assaut le poste de la police aux frontières de Naples. Leur colère est liée au fait qu’ils n’ont pas été régularisés. Des voitures de police, garées devant le bureau de l’immigration, ont été endommagées pendant les affrontements (un véhicule incendié). Une dizaine de policiers ont été blessés. L’émeute a débuté juste après le refus de régularisation des clandestins qui attendaient l’obtention de papiers.

[Selon la version de l'article — italienne ou anglaise —, il semble qu'il soit question dans un cas de nord-africains (maghrébins ?) et dans l'autre de noirs africains (maliens). Nous ne pouvons pas trancher la question. NDLR]

Sources : en italienen anglaisen francais

Naples : Deux immigrés harcelant un enfant sont frappés par la foule

Deux immigrés qui harcelaient un enfant ont été attaqués par une petite foule sur la place Capodichino à Naples. Selon une première reconstruction de la police, la petite, blonde, de 7-8 ans, a été repéré par des passants en compagnie de deux personnes qui étaient en train de la frapper. Sur le lieu en question s’est alors réuni un groupe de plusieurs dizaines de personnes menaçantes, qui ont entouré les deux immigrés et les ont frappés à coups de pieds et de poings.

TGcom

(merci à Lafasinonaki pour la traduction)

La police antiterroriste italienne arrête un suspect français

La police antiterroriste italienne a arrêté un ressortissant français soupçonné d’appartenance à Al Qaïda et susceptible de fabriquer des explosifs, apprend-on dimanche de sources proches de l’enquête.

L’opération a eu lieu à Naples dans la nuit du 4 au 5 septembre. Paris a déposé une demande d’extradition à l’encontre du suspect, âgé de 24 ans et d’origine nord-africaine, considéré comme dangereux, ajoute-t-on de mêmes sources.

Le Monde

(Merci à Geoffroy)

Un quartier de Naples se révolte contre les immigrés

26 septembre : Banderoles racistes et tensions entre  immigrés et résidents d’un quartier de Naples.

La situation à Naples dans le quartier de Pianura rend impossible toute chance de cohabitation pacifique. D’un coté, 250 immigrés (beaucoup d’enfants, même nouveau-nés) dans les baraques : saleté, misère et antennes satellites. De l’autre les résidents, qui se découvrent racistes. Sur des banderoles, « A mort les Nègres ». A la suite des nombreuses tensions et agressions nocturnes, la situation dans la « Rue de l’Avenir » est en train de dégénérer. Menaces, violences… C’est l’impasse. (suite de l’article après les vidéos)

Les vidéos (en italien) illustrent les situations en mai et juillet et non les évenements de l’article. Résumés ci-dessous (via Jacques Langue)
Mai 2008 : Le quartier historique de Pianura est une zone condamnée depuis le tremblement de terre de 1980. Les riverains et anciens locataires demandent une rénovation depuis des décennies (mots clefs : lenteur méridionale, bureaucratie, corruption). Ce quartier est devenue un vaste squatt d’immigrés africains clandestins. Ils y sont plusieurs centaines. Le voisinage est exaspéré. Si les immigrés sont plutôt bien acceptés, ils sont source de nombreux problèmes récurrents : drogue, “comportements obscènes”, hygiène etc… Les riverains demandent soit que l’on restaure le quartier, soit que l’on reloge les immigrés ailleurs. Juillet 2008 : Les clandestins ont envahi la cathédrale, car ils ont été délogés d’un immeuble qui a pris feu. Les solutions de relogement proposées par la mairie de Naples ne semblent pas les satisfaisaire. Les immigrés demandent en fait à regagner le quartier de Pianura. Pourquoi ce quartier condamné reçoit-il un afflux d’africains toujours plus nombreux ? Car les squatteurs sont régulièrement relogés.Les riverains n’en peuvent plus. Ils dressent des barrages et interpellent le maire de Naples et le président de Campanie (tous deux ont d’ailleurs perdu leur siège aux dernières élections).

Une rue sous couvre-feu. Et la police qui ne peut se déplacer 24h/24 pour empêcher tout contact entre Italiens et immigrés. La plupart des 250 immigrés — du Niger, du Burkina Faso et de Cote d’Ivoire — ont demandé le statut de réfugiés politiques. Les autres sont clandestins. Ils doivent quitter le quartier et ne savent où aller. Ils se retrouvent prisonniers du quartier et ont demandé de l’aide à la commune et à la préfecture.

Le premier signal de l’intolérance remonte à quelques jours. Quelqu’un coupe l’électricité, et les immigrés se retrouvent dans l’obscurité de leurs habitations, déjà déclarées dangereuses par les pompiers. Après deux mois de jets de pierre, de coktails molotovs et d’incursions nocturnes, c’est la conduite d’eau qui éclate. Ou est-elle volontairement brisée ? Les immigrés sont sans lumière et maintenant privés d’eau.

Les pompiers reviennent, on parle d’expulsion. Entre temps arrivent les représentants d’Assopace , venus aider les immigrés. Ils sont attaqués par des résidents, insultés. «Amis des gitans» crient les Italiens. S’ensuivent gifles, coups de poings, menaces de mort. Lire la suite