26 septembre : Banderoles racistes et tensions entre immigrés et résidents d’un quartier de Naples.
La situation à Naples dans le quartier de Pianura rend impossible toute chance de cohabitation pacifique. D’un coté, 250 immigrés (beaucoup d’enfants, même nouveau-nés) dans les baraques : saleté, misère et antennes satellites. De l’autre les résidents, qui se découvrent racistes. Sur des banderoles, « A mort les Nègres ». A la suite des nombreuses tensions et agressions nocturnes, la situation dans la « Rue de l’Avenir » est en train de dégénérer. Menaces, violences… C’est l’impasse. (suite de l’article après les vidéos)
Les vidéos (en italien) illustrent les situations en mai et juillet et non les évenements de l’article. Résumés ci-dessous (via Jacques Langue)
Une rue sous couvre-feu. Et la police qui ne peut se déplacer 24h/24 pour empêcher tout contact entre Italiens et immigrés. La plupart des 250 immigrés — du Niger, du Burkina Faso et de Cote d’Ivoire — ont demandé le statut de réfugiés politiques. Les autres sont clandestins. Ils doivent quitter le quartier et ne savent où aller. Ils se retrouvent prisonniers du quartier et ont demandé de l’aide à la commune et à la préfecture.
Le premier signal de l’intolérance remonte à quelques jours. Quelqu’un coupe l’électricité, et les immigrés se retrouvent dans l’obscurité de leurs habitations, déjà déclarées dangereuses par les pompiers. Après deux mois de jets de pierre, de coktails molotovs et d’incursions nocturnes, c’est la conduite d’eau qui éclate. Ou est-elle volontairement brisée ? Les immigrés sont sans lumière et maintenant privés d’eau.
Les pompiers reviennent, on parle d’expulsion. Entre temps arrivent les représentants d’Assopace , venus aider les immigrés. Ils sont attaqués par des résidents, insultés. «Amis des gitans» crient les Italiens. S’ensuivent gifles, coups de poings, menaces de mort. Lire la suite →