Eric Zemmour et « l’axe Paris-Londres-Stockholm » (RTL, 24 mai 2013)
« Et si le multiculturalisme c’était la guerre ? »
Eric Zemmour et « l’axe Paris-Londres-Stockholm » (RTL, 24 mai 2013)
« Et si le multiculturalisme c’était la guerre ? »
Extraits d’un article de Xavier Landes, chercheur en philosophie politique et économique au Centre de recherche sur l’égalité et le multiculturalisme de l’Université de Copenhague (Danemark).
[extraits] Le multiculturalisme du Canada, conçu avant tout comme une entreprise de construction nationale, constitue un exemple à méditer pour l’Union européenne.
L’Europe est dans la tourmente. La croissance stagne, le chômage bat des records et l’État-providence recule. Mais c’est aussi une crise de l’identité européenne et de l’institution qui l’incarne, l’Union européenne.
Dans ce climat de doute identitaire, certains dirigeants politiques, journalistes et intellectuels ont claqué la porte du multiculturalisme au titre que celui-ci aurait failli. Cette condamnation traduit une mécompréhension profonde de ce qu’est le multiculturalisme.
Il n’y a, tout d’abord, pas un seul, mais plusieurs multiculturalismes.
Si l’on veut absolument constater l’échec du multiculturalisme, il faut prouver l’échec de toutes ses variantes.
Parmi ces expériences, le Canada occupe une place à part pour deux raisons.
1. Il est le premier pays à avoir fait du multiculturalisme sa politique officielle en 1971 et un des rares pays à lui octroyer une valeur constitutionnelle. Le multiculturalisme est l’idéologie du Canada.
2. Le Canada est le pays qui a vu naître le multiculturalisme contemporain en théorie politique au début des années 1990.
Au Canada, le multiculturalisme institutionnel (celui qui est supposé avoir échoué) n’a jamais constitué une politique guidée par le seul respect des différences. Le multiculturalisme a été conçu en premier lieu comme une entreprise de construction nationale initiée en 1971 pour lutter contre le nationalisme québécois.
L’idée était de noyer le souverainisme québécois dans le bain de la reconnaissance d’une diversité plus large qui inclurait l’ensemble des groupes issus de l’immigration.
Dès l’origine, le multiculturalisme canadien a donc été conçu pour servir de socle au développement d’un ersatz d’identité nationale, une identité nationale allégée si l’on veut. C’était la réponse du gouvernement Trudeau aux fortes tensions politiques des années 1960.
Alors qu’en Europe, on perçoit le multiculturalisme comme un exercice de reconnaissance des différences, il s’agit en fait d’une authentique démarche pour donner à la nation canadienne une identité qui lui soit propre.
Le multiculturalisme ne vise alors pas tant à diviser une communauté nationale qu’à en créer une sur la base de la reconnaissance de sa diversité.
Loin d’avoir failli, le multiculturalisme canadien est une entreprise de construction nationale atypique qui peut se prévaloir d’un certain succès. En effet, le soutien à l’autonomie politique du Québec stagne, voire s’affaiblit, la confiance est parmi les plus hautes au monde, de même que d’autres indicateurs sociaux comme le bonheur et le bien-être subjectif.
Quelle implication pour l’Europe? L’Union Européeene partage deux caractéristiques avec le Canada : une population fragmentée en différents groupes ethnoculturels ainsi qu’une faible conscience nationale/communautaire.
Ainsi, en partant du principe que l’on est attaché au projet européen et que l’on considère que celui-ci doit prendre la direction d’une plus grande intégration politique, il est difficile de snober le multiculturalisme canadien.
L’expérience canadienne constitue un exemple à méditer quant à la manière de forger une identité nationale dans une situation de division culturelle et linguistique et avec un fonds préexistant mince.
Dans le contexte européen, le discours de la fin du multiculturalisme obscurcit ce que peut être le multiculturalisme et ce à quoi il peut être utile.
Si une identité doit être créée, la stratégie suivie par la plupart des pays européens au début de leur processus de construction nationale n’est ni acceptable ni possible. Le temps est donc peut-être venu de considérer une autre voie.
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Complément : le point de vue radicalement opposé d’un autre chercheur québecois, Matthieu Bock-Coté.
A l’occasion de la conférence européenne de la diversité, Edouard-Malo Henry, directeur des Ressources Humaines de la Société Générale, détaille la politique du groupe bancaire sur la diversité et l’emploi.
[extraits] Quand on regarde ce qui crée l’engagement, le premier élément de réponse est toujours le respect : « est-ce-que je me sens respecté tel que je suis dans mon entreprise ? » Le respect, facteur clef d’engagement, se fait dans toute sa diversité : culture, genre, langue, y compris les handicaps.
La Société Générale est présente dans 76 pays. Il n’est pas possible de bien servir nos clients, qui sont d’une formidable diversité, si nous ne favorisons pas à l’intérieur une diversité comparable à la leur. C’est une condition de performance.
Par ailleurs, la diversité se révèle être un levier de créativité. C’est énergisant, la diversité !
Nous sommes en faveur du respect de toutes les formes de diversité, y compris bien sûr l’orientation sexuelle Elle fait partie de nos thèmes de diversité, avec l’âge, le genre, le multiculturalisme, les personnes éloignées de l’emploi et les personnes en situation de handicap.
A la Société Générale, les deux thèmes prioritaires sont la parité H/F et le multiculturalisme.
[ NDLR n°1 : Cet article signé Annabel Claix, rédactrice du site d'information belge 7sur7, n'est pas présenté comme un article d'opinion, une chronique politique ou un éditorial. Il est proposé comme une "information" comme une autre sur Bruxelles et sa région. ]
NDLR n°2 : La « diversité » au sein de la rédaction de 7sur7 :

Source (Merci à francefrançaise2)
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[extraits] L’immigration, les difficultés à vivre ensemble, la fracture sociale, l’intégration, des termes que l’on utilise à foison (…) Ce sont les habitants qui ont une mission essentielle dans la cohabitation culturelle qui n’est plus une option aujourd’hui mais une évidence.
Le Bruxellois dit « de souche » a toutes les peines du monde à accepter que 75,6% de la population de la capitale est directement issue de l’immigration. Et que la ségrégation actuelle n’apportera rien de bon.
Un phénomène apparaît : celui d’un centre-ville terne et mal entrenu, délaissé aux mains des moins nantis tandis que les ménages plus aisés forment des blocs en périphérie.
C’est ce que les spécialistes appellent une « edge city ». Bruxelles est un exemple frappant de ce phénomène et se pose aux antipodes de villes qui ont réussi le pari de la multiculturalité comme Londres ou Sydney.
Là bas, les cultures s’entrechoquent et se mêlent à l’envi, chacun (ou presque) a trouvé sa place sans déranger l’autre.
Au contraire, car ce que l’autre apporte de nouveau est le plus souvent vécu comme une expérience positive et constructive (…)
Peu nombreux sont les Bruxellois des quartiers confortables qui « s’aventurent » spontanément dans les quartiers de l’ouest ou du nord du centre de Bruxelles.
Ceux-là préfèrent, ce qui est confirmé par une étude révélée en 2009, apprendre à leurs enfants à ne connaître qu’un Bruxelles, le leur, un morceau de capitale qui ne représente aucunement la réalité de la ville.
A cette fin est régulièrement agité le spectre des quartiers où l’on est forcément agressé, où il ne fait pas bon vouloir découvrir autrui.
Une étude néerlandaise arrive à la conclusion que les débats touchant à des préoccupations ethniques sensibles peuvent être contreproductifs.

Le secrétaire à l’Education Michael Gove se trouve sous le feu des critiques pour avoir envisagé de mettre un terme à l’enseignement de sujets multiculturels aux adolescents
Une importante étude a révélé hier que les enfants à qui l’on donne des cours d’antiracisme à l’école ont davantage tendance à être intolérants hors de leur classe.
Selon cette étude, accuser les élèves blancs de racisme est source d’animosité et discuter de questions ethniques sensibles comme les crimes d’honneur c’est dépeindre sous un mauvais jour les enfants appartenant à des groupes minoritaires.
L’enquête souligne que les enfants qui vivent dans des quartiers mixtes sont souvent dénués d’hostilité envers les autres groupes raciaux.
Mais, en revanche, elle constate que « lorsqu’en classe on accorde davantage d’attention à la société multiculturelle, l’effet de libéralisation que ce contact positif exerce dans les classes sur les attitudes xénophobes des jeunes diminue. »
Cette étude réalisée aux Pays-Bas arrive en pleine controverse sur la place du multiculturalisme – qui reproche à la Grande-Brtagne son racisme historique et exige d’elle qu’elle encourage les cultures minoritaires – dans les programmes et l’enseignement national des écoles britanniques.
(…) Polémia
Les GG de RMC débattent avec Elisabeth Schemla de son livre « Islam, l’épreuve française ». Pascal Perri, Etienne Liebig et notamment le père Patrice Gourrier ne partagent pas l’inquiétude de la journaliste vis-à-vis de l’islam.
Addendum 04 05 2013 : Nord Eclair revient sur l’émission : «L’image de capitale de l’intégrisme colle à la peau de Roubaix»
L’émission a été très largement diffusée via les réseaux sociaux, principalement par les militants d’extrême droite. Et pour cause, Élisabeth Schemla a repris une idée qui leur est chère et qu’ils tentent d’imposer depuis une quinzaine d’années. Le problème, c’est qu’elle ne repose sur rien. Impossible d’avoir des statistiques précises sur le nombre de pratiquants à Roubaix. Tout ce qu’on peut dire, c’est que la ville compte 95 000 habitants et six mosquées qui revendiquent chacune, en moyenne, 2 000 fidèles. Quant à leur intégrisme supposé, les intéressés apprécieront. Ce n’est pas ce que nous pouvons constater en tant qu’observateurs locaux.
Autre élément qui doit inciter à la prudence, les sites Internet de la «fachosphère» qui véhiculent ce chiffre et l’idée d’une «conquête» de Roubaix par les fondamentalistes, la conclusion est toujours la même : «Le prochain maire sera musulman et imposera la charia.»
En 2001 et 2008, la prédiction ne s’était pas réalisée. En attendant, certains continuent à y croire dur comme fer.
Nord Eclair (Merci à SCARY PANTS)
« Les jeunes (musulmans) ont un vrai problème avec la République, la laïcité, tout simplement parce que s’est imposé en France ce que j’appelle l’idéologie de la diversité, du multiculturalisme. C’est-à-dire l’acceptation des différences, ce qui est une excellente chose, mais aussi la promulgation de ces différences comme un principe qui l’emporte sur tous les autres. » – Elisabeth Schemla
« Je suis très gêné avec ce type d’ouvrage qui, à mon avis, ne fait que renforcer « l’identitarisme ». Je suis prêtre, je suis un fils d’Abraham, comme les juifs et les musulmans. On est frères. Plus on stigmatisera une religion, plus elle se durcira. » – Père Patrice Gourrier
«Je ne sais pas comment dresser l’acte d’accusation d’un peuple tout entier », a déclaré Edmund Burke en parlant des rebelles américains.
La même chose est vraie pour l’Islam, la principale religion de 49 pays allant du Maroc à l’Indonésie, la foi de 1,6 milliard de personnes.
Pourtant, certaines affirmations semblent vraies.
L’islam devient plus militant et intolérant, il redevient une foi combattante, il ne se propage pas seulement par prosélytisme, mais aussi par la violence.
Comment justifier l’accusation d’intolérance?
Les talibans ont fait sauter les bouddhas de Bamiyan. Les sanctuaires soufis de Tombouctou ont été dynamités par Ansar Dine. En Arabie saoudite, en Iran et en Afghanistan, les musulmans convertis au christianisme sont condamnés à la peine de mort.
Au Nigeria, la secte Boko Haram attaque les églises et tue des chrétiens. C’est également le cas en Éthiopie et au Soudan, où les persécutions ont poussé le Sud à la sécession.
Les Coptes égyptiens sont assiégés [vivent un état de siège]. Assyriens et Chaldéens en Irak ont vu leurs églises pillées, leurs prêtres assassinés. En Indonésie, les églises sont fermées à la demande des islamistes. Des militants à travers le Moyen-Orient exigent l’application de la charia, le christianisme est exterminé dans son berceau.
L’Islam redevient-il une religion de combat ?
Des soulèvements islamistes utilisent la terreur en Tchétchénie, au Daghestan et en Ingouchie pour séparer ces petits états de la Russie. Les Ouïghours musulmans se battent pour arracher un morceau de la Chine et créer un Turkestan oriental. Les Malais musulmans dans le sud de la Thaïlande se battent depuis dix ans pour faire sécession. L’Albanie s’est adjoint deux états frères musulmans en Europe : la Bosnie et le Kosovo, tous les deux nés dans le sang.
«L’Islam a des frontières sanglantes», a écrit le regretté Samuel Huntington. Elles sont aujourd’hui encore plus sanglantes.
À l’époque du 11 septembre, al-Qaida semblait confinée à l’Afghanistan. Aujourd’hui, al-Qaida se trouve au Maghreb, au Mali, en Irak et au Yémen. Son homologue syrien, le Front al-Nousra est la force dominant dans la rébellion anti-Assad.
Depuis l’an 2000, les islamistes ont perpétré des massacres à Bombay, Madrid, Londres, Moscou, Beslan et Boston. Oussama Ben Laden ne semble plus aussi populaire qu’il l’était autrefois, pourtant des dizaines de millions dans le monde l’admirent toujours. Pourquoi?
L’islamisme peut également mobiliser de croyants convaincus prêts à mourir pour la cause. Aucune autre foi ne produit autant de kamikazes.
Les musulmans tentent de répliquer que l’Amérique a tué beaucoup plus de non-combattants, en Irak et en Afghanistan et au Pakistan par des frappes de drones.
De quel droit, demandent-ils, devions-nous attaquer l’Irak? N’avons-nous pas mis le feu aux poudres qui nous ont explosé à la figure à Boston?
Pourtant, il y a une autre réalité.
Alors que le choc des cultures se creuse entre l’Occident et l’islam, les dirigeants du monde musulman peuvent travailler avec les États-Unis contre leurs propres extrémistes.
Les djihadistes ne constituent en aucune manière la majorité dans le monde islamique, où on les craint et les hait comme en Occident; ils ne composent qu’une fraction des communautés musulmanes.
La crise: Même une infime minorité de terroristes comme les Tsarnaev peut attiser les tensions entre l’Occident et le monde musulman au point où ils déclenchent un conflit entre nos deux civilisations. Les guerres en Irak et en Afghanistan auraient-elles eu lieu sans l’atrocité du 11 septembre?
Quels sont les objectifs des djihadistes?
L’expulsion des chrétiens et des infidèles de la Dar al-Islam, la maison de l’islam. L’expulsion des croisés américains. Le renversement des dirigeants musulmans qui s’entendent avec le Grand Satan. L’annihilation d’Israël. L’infiltration des pays occidentaux moribonds et décadents. La mort pour tous ceux qui insultent le prophète.
Le but ultime: forcer le monde à reconnaître qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète et à agir en conséquence.
Et bien que le monde islamique demeure très inférieur en matière technologique, industrielle et militaire, les nations musulmanes sont beaucoup plus populeuses et pieuses. Elles constituent déjà un quart de l’humanité et leur taux de natalité est très élevé. Leur population et leur militantisme, en terre d’Islam et dans la diaspora ,sont en plein essor.
L’occident est en déclin tant sur le plan démographique et géographique, tandis que nos minorités musulmanes formulent leurs exigences avec de plus en plus d’assurance.
« On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées. » [l’anglais est une paraphrase pas la traduction exacte, voir ici], a déclaré Victor Hugo. Nombreux sont les musulmans qui croient qu’après cinq siècles de domination occidentale, c’est désormais le tour de l’islam.
Comment gérer ce conflit irréconciliable entre un Occident laïque et un islam renaissant?
D’abord, comme notre présence à l’étranger rend furieux tant de gens, nous devrions mettre fin à nos interventions, mettre fin à l’empire et laisser les dirigeants musulmans s’occuper des musulmans extrémistes.
Deuxièmement, il faut imposer un moratoire en matière d’immigration en provenance du monde islamique.
Car il est inévitable que de jeunes musulmans que nous laissons rentrer, comme les Tsarnaev, se radicaliseront et chercheront à nous frapper douloureusement au nom de l’islam.
Quels avantages tirons-nous, en tant que peuple, qui justifient les risques que nous prenons en ouvrant l’Amérique à une immigration de masse den provenance d’un monde embrasé par la haine et l’hostilité fondée sur la race, l’ethnie, la culture, l’histoire et la religion ?
Pourquoi importons-nous toutes les minorités querelleuses du monde et toutes leurs querelles chez nous?
Nous avons vu le côté sombre de la diversité à Boston.
Patrick J. Buchanan est l’auteur de « Suicide d’une superpuissance: L’Amérique survivra-t-elle à 2025 ? »
(Merci à RobertoCass et à Flamand, Diberville et Momo Bylette pour la traduction)
Les bailleurs aimeraient séduire un public élargi. Poitiers affiche sa fierté de disposer d’une offre excédentaire.
« Nous avons de quoi séduire un public très large », confie Jean-François Macaire, président de Logiparc et Sipéa. »C’est le sens de la campagne de communication que nous menons actuellement ».
Au bout du compte, enjeu et motivations sont identiques : faire du logement social un creuset d’enrichissement collectif, dans lequel cohabiteraient et s’entremêleraient les différences ethniques et générationnelles, mais aussi sociales et économiques.
« Il n’y a qu’en favorisant cette diversité qu’on luttera contre la ghettoïsation présente dans certaines grandes villes, comme Paris », assène Jean-François Macaire.
L’éveil des consciences ? Voilà sans doute le plus grand chantier de réhabilitation qu’il leur ait jamais été donné de mener.
7àPoitiers
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Complément
Christine en a marre. Elle en a assez de croiser des femmes voilées qui ne la regardent pas, de ne pas trouver un bout de viande correcte, d’entendre le coran à fond sur des cassettes.. “C’est difficile de devenir une minorité chez soi, vous savez. Même mes fils sont d’une autre culture que moi. Pour eux, être français, ça ne veut rien dire. Ils voudraient être blacks et beurs comme tout le monde. » Relire l’article
Sur l’obsession de la «diversité» :
Commençons par clarifier les termes. Par «diversité», il faut entendre «diversité ethnique ». Le pouvoir peut bien tenter de nous faire croire qu’il encourage la diversité sociale, il n’en est rien. (…)
Aujourd’hui, alors que le Medef, tout le CAC 40 et l’ensemble des ministres n’ont plus que ce mot à la bouche, il ne s’agit pas un instant de favoriser la mixité sociale mais d’importer dans notre pays cette vision de la société communautariste et ethnique.
La discrimination positive ne pénalisera pas les milieux bourgeois et les enfants de la bourgeoisie : ceux-là auront toujours accès aux cours particuliers, aux bonnes filières et aux meilleurs établissements. Elle se fera violemment contre la masse des milieux populaires qui n’auront plus aucune chance d’accrocher les bons postes. (Source)