Philippe Villin : “Sortir de l’euro, non ! Le faire exploser, oui !”

Pour retrouver une compétitivité face à une Allemagne toute-puissante et s’engager sur la voie de la croissance, les pays de l’Europe du Sud, y compris la France, doivent initier de profondes réformes structurelles et surtout sortir du carcan de l’euro en le faisant exploser.

Je suis ravi que les Italiens aient désavoué Mario Monti: sa politique et son incapacité à rendre l’Italie compétitive rapidement ne pouvaient conduire qu’à sa ruine [...] il a plongé son pays dans la récession- déflation entraînant une explosion du chômage. En Diafoirus de la médecine allemande, il avait prodigué à son pays le même traitement diabolique que celui appliqué à la Grèce, au Portugal, à l’Espagne et maintenant à la France, c’est-à-dire une augmentation massive des impôts et une tentative de baisser les salaires. Il aurait dû faire des réformes structurelles, n’augmenter les impôts qu’à la marge et surtout dévaluer.

Mais il eût fallu bien sûr pour cela que l’euro explose. En effet, l’euro est devenu intolérable pour les Italiens comme pour les Français tandis qu’il fait “crever la gueule ouverte” la Grèce et le Portugal et mourir à petit feu l’Espagne.

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Le franc à l’épreuve de la Première Guerre mondiale

La déclaration de la guerre, en août 1914, ne prend pas totalement au dépourvu les autorités monétaires françaises. Dès le début des années 1910, la Banque de France s’est préparée à l’éventualité d’un conflit. Dans un contexte international où l’or occupe une place dominante, elle s’est efforcée d’accroître le montant de son encaisse or qui atteint 4,1 milliards de francs à la veille de la guerre.

Des conventions ont en outre été passées avec le gouvernement, qui prévoient la suspension de la convertibilité des billets et un relèvement du plafond d’émission en relation avec un relèvement des avances au gouvernement.

Mais on n’avait pas prévu que la guerre durerait quatre ans. La facture extérieure s’envole. On fait largement appel à l’emprunt pour financer les dépenses de guerre. Pour enrayer l’érosion des réserves en or qui menace d’atteindre la crédibilité du franc, une « campagne de l’or  » est lancée. Elle permettra de compenser les ventes de métal précieux.

Ces actions permettent d’éviter une érosion des réserves d’or de la France et un effondrement de la valeur extérieure du franc. Mais le prix à payer pour un endettement particulièrement élevé sera lourd après la guerre.

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La mort du Franc

Il y a dix ans, l’Euro se substituait définitivement à la monnaie nationale. Et à partir d’aujourd’hui, elle ne sera plus acceptée par les banques centrales. Une fin du Franc, anticipée par des commerces pour en vider les tirelires de leurs clients, qui représente une aubaine pour les numismates.

Émission « C dans l’air » sur France 5 le 17/02/2012. Invités : Michel Prieur – Franck Ferrand – Marie-Jeanne Husset – Jean-Pierre Gaillard.

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81% des Français pour l’euro

La crise, la morosité économique, le pouvoir d’achat : malgré les attaques de certains candidats à l’Elysée, les Français « aiment » l’Euro. Selon un sondage Harris Interactive pour RTL-M6-MSN Actualités, plus de huit Français sur dix souhaitent que la France se maintienne dans la zone euro. D’un autre côté, plus d’un tiers de ces derniers estiment que d’autres pays devraient abandonner la monnaie unique, sans préciser lesquels.

Selon ce sondage, 81% des personnes interrogées se disent favorables à ce que la France reste dans l’euro. Parmi elles, 35% estiment que d’autres pays doivent abandonner la monnaie unique, contre 46% qui souhaitent le maintien du statu quo. Ils sont 14% à souhaiter que la France sorte de l’euro et revienne au franc.

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Qui veut la peau de l’Euro ?

Laurence Parisot a dénoncé une « orchestration » outre-Atlantique des difficultés de la zone Euro. Investisseurs sans scrupule, vils spéculateurs, agences de notation, eurosceptiques… Mais pourquoi cet acharnement contre la monnaie unique ? Première partie de notre série en deux volets consacrée aux responsables de la crise de l’Euro.

L’Euro n’est pas encore mort.

Depuis plusieurs mois, on a pourtant pu assister à une série d’attaques en règles, coordonnées, d’une pluie de coups donnés avec l’intention de tuer.

Le ridicule s’y était mis aussi. Les Islandais, à moitié ruinés et sombrant dans les eaux froides du nord de l’Atlantique, déclaraient qu’ils retiraient leur candidature à l’Euro. Les Tchèques racontaient à qui voulait l’entendre que le pire n’était pas passé loin : ils avaient failli adhérer à la Zone Euro. Les Finlandais faisaient comprendre à la finance mondiale, qu’ils étaient dans l’Euro, mais que si les Russes avaient proposé un rouble qui se tienne… Ainsi, en un an, tous ceux qui voulaient en être se sont mis à le fuir, et tous ceux qui viennent d’arriver se demandent s’ils peuvent rembobiner la pellicule. »

Chronologie et moyens de l’attentat anti-Euro

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Un Français sur trois tenté par le retour au Franc

Sondage exclusif ATLANTICO/IFOP : 32% des Français sont en faveur d’un retour au Franc. Moins qu’il y a un mois, mais beaucoup plus qu’en début d’année. Une tendance particulièrement marquée dans les catégories populaires, où un adulte sur deux veut que la France quitte l’euro. Et ce, malgré le quasi-consensus des politiques et des médias en faveur de la monnaie unique. [...]

Ce score est également très faible par rapport à l’Allemagne, où 60% des citoyens veulent revenir au mark. On conserve donc une véritable dichotomie entre les deux pays.

Atlantico

Tourgéville (14) : Le franc fait toujours le plein à la station-service

À l’entrée de Tourgéville, les vieux Pascal ne connaissent pas le coup de pompe. Depuis quatre ans, Georges Béranger, gérant de la station Avia, accepte encore les paiements en francs. Une formule originale qui rencontre un beau succès, mais qui prendra fin début 2012. [...]

« Il y a même des collectionneurs qui viennent pour les francs », confie Georges Béranger. Un certain nombre de clients utilisent encore ce système de paiement. « En moyenne, les sommes mensuelles représentent environ 15 000 francs », ajoute le gérant. [...]

Ouest-France

L’espace Schengen est-il menacé par le «populisme» ?

Pierre Lévy du Nouveau BRN (Bastille République, Nation) affirme que la logique de libre circulation de l’espace Schengen débouche sur la surexploitation des immigrants du Sud.

Que ce soit les Finlandais qui décident de qui peut immigrer en Finlande, voilà en effet un scandale qui dépasse l’entendement selon Josep Borell.

Dans une récente interview l’ancien président espagnol de l’europarlement, Josep Borell, s’étrangle de rage contre les résultats du scrutin finlandais du 17 avril, où le parti «les Vrais Finlandais» s’est hissé au devant de la scène : «(son) programme électoral disait : « seuls les Finlandais peuvent décider de qui a le droit d’aller en Finlande ». Ce qui est une négation pure et simple de l’Union européenne».[…]

De fait, de même que la suppression des monnaies nationales tend à abolir la possibilité pour un pays de décider de ses propres choix économiques, de même, l’«espace sans frontière» que constitue la zone Schengen retire aux Etats le droit de déterminer leur propre politique migratoire. A la plus grande joie du patronat européen : plus nombreux sont ceux qui arrivent sur le marché du travail, plus les salaires peuvent être tirés vers le bas. […]

Il faut donc avoir le courage politique de s’opposer clairement à l’immigration, tant légale que clandestine (cette dernière étant en outre porteuse des trafics de main d’œuvre les plus sordides). Ce qui passe nécessairement par la reconquête de la maîtrise des frontières nationales, n’en déplaise à M. Borell et à ses innombrables acolytes idéologiques. Dénonçant les entorses envisagées aux règles Schengen, ce dernier précise d’ailleurs l’objet de son véritable courroux : «Les gouvernements ne sont pas vraiment coupables ; c’est le peuple qui ne demande pas plus d’Europe».

Marianne 2