Les généreuses primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013

449 membres des équipes ministérielles se sont réparti 12 millions d’euros de façon très inégale. Douze écuries dont celles de Filippetti ou Lebranchu étaient mieux traitées que la garde rapprochée du premier ministre.

Parmi les 565 membres des cabinets du gouvernement Ayrault déclarés au 1er août 2013, 449 très précisément se sont répartis l’an dernier plus de 12 millions d’euros de «primes de cabinet», des rémunérations aujourd’hui officialisées, mais sur lesquelles continue de régner une certaine opacité. Les ministres les plus généreux ont distribué par collaborateur plus de 3500 euros mensuels (soit 42.000 euros par an) de revenus bruts complémentaires. Plus de deux smics par mois, en somme. En plus du salaire donc. Et il ne s’agit là que d’une moyenne.

Le premier ministre, pour sa part, consentait un peu plus de 2700 euros par mois et par personne en moyenne (soit 33.000 euros par an). C’est ce que révèlent les 100 pages de tableaux du dernier «jaune budgétaire» annexé au projet de loi de finances 2014 sur les «personnels affectés dans les cabinets ministériels». Un document aride et visiblement négligé, que Le Figaro a décortiqué pour tenter de comprendre qui a touché combien en gratifications l’an dernier.

«Indemnité pour sujétions particulières» (ISP). C’est sous ce vocable pudique que l’administration qualifie les enveloppes qui se distribuaient autrefois de la main à la main et que Lionel Jospin, dès 2002, a souhaité intégrer dans les fiches de paie des collaborateurs de ministres. Ces bonus sont accordés en principe pour compenser les servitudes de la fonction. Avec 42.000 euros de complément de revenu annuel par personne, c’est donc à la Décentralisation, chez Anne-Marie ­Escoffier, pourtant simple ministre déléguée, que les membres de cabinet étaient les mieux lotis en 2013. Une situation enviable qu’ils partageaient avec l’écurie Filippetti, qui arrive en deuxième place, à équivalence de primes. Un «fromage» la Culture? Le ministère qui défend bec et ongles les intermittents du spectacle ne s’est pas oublié.

Le Figaro

Bientôt un ministère de la diversité ?

Dans une tribune publiée dans « Le Monde », plusieurs personnalités, dont Charles Aznavour, appellent à la création d’un « grand ministère de l’Égalité ».

Des personnalités issues de la diversité accusent François Hollande d’avoir « oublié » la lutte contre les discriminations et plaident pour la création d’un ministère de la diversité, dans une tribune publiée par Le Monde daté de samedi. « Déjà tant d’espérances nées du programme présidentiel restées lettre morte », écrivent Amirouche Laïdi, le président du club Averroès qui promeut la diversité dans les médias, le chanteur Charles Aznavour, l’acteur Saïd Taghmaoudi et la présidente des Marianne de la diversité Fadila Mehal.

Comme d’autres, ils reprochent au chef de l’État d’avoir jeté « aux oubliettes la réforme sur le droit de vote des étrangers, la lutte contre le contrôle au faciès », des mesures réclamées avec vigueur par les associations antiracistes et de banlieue.

Mais, ajoutent-ils, le gouvernement se distingue aussi par une « mise au ban systématique » des citoyens ultramarins et issus de l’immigration. Ils « sont méthodiquement écartés des recrutements et des nominations (…) de toutes les sphères du pouvoir », déplorent les quatre signataires.

Pour eux, il faut désormais un « changement radical des politiques publiques » qui passe par « la création d’un grand ministère de l’Égalité, de la diversité et de la lutte contre les discriminations ».

Ce comité doit définir l’action du gouvernement en faveur des quartiers populaires. Outre des réformes techniques, il devrait proposer un plan de lutte contre les discriminations.

Le Point

«Le peuple français s’est constitué par des couches ethniques successives venues des quatre coins de la planète»

Amirouche Laïdi, président du Club Averroes, Charles Aznavour, artiste, Saïd Taghmaoui, acteur, Fadila Mehal, présidente des Marianne de la diversité, plaident pour la création d’un «grand ministère de l’égalité, de la diversité et de la lutte contre les discriminations».

La diversité est trop souvent réduite, dans les discours politiques, aux citoyens venus d’ailleurs. Il n’en est rien. Le peuple français s’est constitué, depuis des millénaires, par des couches ethniques successives venues des quatre coins de la planète, qui ont fait souche et fertilisé la culture nationale. Il n’y a pas de minorités, il n’y a qu’un peuple français aux multiples facettes, uni dans sa pluralité.

Relire : Mythes et mensonges : «la France, terre d’immigration»

Les «grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des «Barbares» dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes ; le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.

Fdesouche

Huit mois que «vous président», et déjà tant d’espérances nées du programme présidentiel restées lettre morte ! […] La diversité n’est, pour le pouvoir, qu’un arrière-plan folklorique d’une kermesse où les exclus reçoivent, de temps en temps, un lot de consolation. La vitrine est brisée, il ne reste rien sur les étals. Les jeunes diplômés de nos quartiers, soumis à vie à un examen perpétuel d’intégration, sont écartés des postes à responsabilité. L’élite ferme son cercle protégé à double tour. […]

Où sont les mesures de lutte contre les discriminations annoncées ? Où est le vivre-ensemble proclamé dans les meetings par François Hollande candidat ? Qu’attend-on en haut lieu ? Une nouvelle révolte ? […]

Le Monde

Budget 2013 : Plutôt la presse que les monuments historiques !

Dans le budget 2013, 516 millions d’Euros ont été alloués pour subventionner les journaux, 303 millions d’Euros pour les monuments historiques.

Un ministre qui préfère subventionner les journaux qu’entretenir le patrimoine national, voilà qui en dit long sur l’idéologie qui nous gouverne.[…]

Dans cet esprit, que penser des coupes sombres dans le budget de la défense, secteur régalien par définition, qui amène notre armée, en des temps plus qu’incertains, à un état de sous effectif et de sous équipement plus que grave ? […]

Voir le budget de la culture réduit devrait me faire plaisir. Et pourtant, quels choix dans les coupes ! Allons nous voir un seul de ces artistes officiels qui ne vivent que grâce aux subventions et qui créent «dans la ligne» contraint à se remettre en cause ? Non. Allons-nous voir une seule de ces manifestations pseudo culturelles qui polluent nos villes à intervalles réguliers annulée ? Non. Le ministère de la culture va-t-il dégraisser le mammouth en taillant des les effectifs pléthoriques de son administration ? Que nenni. Les économies seront sur l’entretien du patrimoine et sur les musées. […] Comme le signale fort justement La Tribune de l’Art, c’est 213 millions de moins que ce qui est alloué… au soutien de la presse écrite !

Incroyable, non ? Si il est bien un secteur qui ne devrait PAS être aidé ni recevoir de subsides de la part de l’Etat, c’est bien cette presse qui se dit libre et indépendante et qui va tous les mois, au guichet du Trésor chercher sa récompense pour services rendus. […]

Agoravox

« L’avenir de l’Allemagne passe par l’immigration », selon La Croix

Le gouvernement allemand vient de lancer une campagne baptisée « Make it in Germany ». Il invite les jeunes étrangers à venir faire carrière dans une Allemagne en manque de bras et de matière grise.

Coiffure afro, peau brune, blouse blanche et stéthoscope, la photo d’une jeune Africaine souriante alterne avec celle d’une jeune Asiatique consultant sur son ordinateur le nouveau site Web des ministères du travail, de l’économie et de l’office de l’emploi : « Make it in Germany ».

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L’inflation de portefeuilles ministériels envoie un très mauvais message à l’opinion

A l’heure où l’on se torture les méninges pour réduire les déficits publics, l’inflation de portefeuilles ministériels envoie un très mauvais message à l’opinion.

Créer quatre ministères supplémentaires au moment où l’on prépare un grand coup de rabot sur les dépenses et une forte hausse des impôts, voila bien une étrange décision.

A moins qu’il ne s’agisse de démontrer, par l’absurde, qu’il y a de la marge. « Il sera très difficile de contracter la dépense publique sans toucher aux missions de l’Etat », plaident certains dirigeants de la majorité, inquiets des retombées politiques de la rigueur à venir. Ils ont tort. Il y a du gras. On peut même en rajouter. La preuve…

Delphine Batho était ministre déléguée à la Justice. Elle s’entendait mal avec sa ministre de tutelle, Christiane Taubira. On la mute donc à l’environnement. Soit. Du même coup, on répare une lacune en faisant glisser Nicole Bricq au Commerce extérieur, qui avait été fâcheusement oublié en mai. Tout cela semble de bon sens. Et comme Delphine Batho n’est pas remplacée place Vendôme – ce qui est avouer que son ministère délégué ne servait à rien – ce mini-remaniement apparaîtrait tout à fait raisonnable…

s’il ne s’accompagnait de la création de quatre autres ministères qui servent surtout à ménager des susceptibilités et peaufiner de subtils équilibres politiques. En matière gouvernementale, la rigueur, c’est plus tard.

Au ministère des Français de l’étranger (portefeuille créé par Sarkozy dans un but strictement électoraliste et politicien) et de la francophonie (portefeuille qui n’était plus attribué depuis 2010),

Yamina Benguigui ne servait pas à grand chose et avait réussi en quelques semaines à agacer beaucoup de gens.

Le cas a été tranché par un jugement de Salomon : d’un ministère qui ne servait pas à grand chose, on a fait deux ministères qui ne servent pas davantage. (…)

Le nouvel Observateur

La Licra appelle à la création « d’un ministère chargé de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations » (màj)

Après le score de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, l’entrée à l’Assemblée nationale de députés du Front national (FN) consacre l’avancée des thèses les plus populistes en France et, plus largement, dans une Europe en crise.

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Alors que le second tour des législatives clôt la séquence élective de 2012, la Licra relève trois premiers enseignements de ces scrutins:

-    Notre pays connait une radicalisation de sa pensée politique, un discours valorisant l’entre- soi et suscitant la xénophobie. Les propos anxiogènes qui ont été régulièrement tenus n’ont eu de cesse de renforcer ces sentiments dans l’opinion.

-    La remise en cause du Front républicain marque la fin d’un consensus entre les partis sur ce qui doit avant tout nous réunir, c’est à dire les valeurs universelles des Droits de l’Homme ; il valide de fait la normalisation du FN, que nos dirigeants politiques avaient su marginaliser lors de ces 30 dernières années.

-    « Aucune vision d’un projet de lutte contre le racisme n’a été clairement exprimée pendant ces 6 derniers mois alors que l’intolérance grandit au sein de la population (*) et que la France fait face à une augmentation des actes racistes et antisémites (**). La Licra appelle à la création d’un ministère chargé de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations » déclare Alain Jakubowicz, président de la Licra.

Face à cette situation, la Licra repart dès demain en campagne auprès des 577 députés élus pour leur présenter ses « 50 propositions pour une France plus fraternelle » qui avaient été soumises il y a quelques semaines aux principaux candidats à la présidence de la République.

Creusot infos

Le retour à l’Assemblée nationale de députés FN à l’occasion des élections législatives de dimanche inquiète la Licra, qui y voit la consécration de « l’avancée des thèses populistes » en France et dans « une Europe en crise ».

 La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme observe dans un communiqué que les scrutins présidentiel et législatif marquent
« une radicalisation de la pensée politique » en France, d’un « discours valorisant l’entre-soi et suscitant la xénophobie ».

La Licra déplore la remise en cause dans plusieurs circonscriptions du Front Républicain pour faire barrage au FN, ce qui signifie à ses yeux « la fin d’un consensus entre les partis sur ce qui doit avant tout nous réunir, c’est-à-dire les valeurs universelles de droits de l’Homme.

L’association SOS Racisme se montre également extrêmement sévère, dans un communiqué, avec les candidats qui ont rompu le Front républicain et « auront de fait contribué à la victoire du parti d’extrême droite ». (…)

 L’Orient le Jour

Bertrand Delanoë boude

Le Parisien s’interroge, jeudi 24 mai, sur l’absence remarquée de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris se trouve actuellement en Tunisie, dans sa maison de Bizerte, depuis jeudi dernier. « Il est parti au lendemain de l’annonce du gouvernement. » Un proche de Bertrand Delanoë rapporte cette anecdote au quotidien.

Hebergeur d'image

En pleine campagne pour les élections législatives, cela a de quoi étonner. Un socialiste souffle au Parisien, amusé : « Une dizaine de jours d’absence en pleine campagne électorale, cela ressemble à une grosse bouderie. »

Bertrand Delanoë serait vexé. Lorgnant sur le quai d’Orsay mais aussi pressenti à la Culture, il aurait trop tardé pour accepter le ministère de la Justice. Du coup, pas de ministère pour le maire de Paris. [...]

Europe 1

« L’immigration reste à l’Intérieur »

Le ministère de l’Intérieur va garder la direction de la politique de l’immigration comme c’était le cas à la fin du quinquennat Sarkozy, a indiqué aujourd’hui l’entourage du nouveau ministre Manuel Valls.  « L’immigration reste à l’Intérieur », selon cette source. [...]

Jusqu’à cette date, la politique de l’immigration relevait de plusieurs ministères : Affaires étrangères, Emploi et Affaires sociales et Intérieur.

Le Figaro

PS : Autour de Hollande, le bal des prétendants aux ministères est ouvert

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, la foire d’empoigne pour obtenir un ministère s’accentue au Parti socialiste. François Hollande, pour sa part, ne révèle rien de ses intentions en matière de casting gouvernemental.

Le parfum de la victoire, indéniablement, échauffe bien des esprits. «Il y en a beaucoup qui ont déjà composé leur cabinet ministériel et choisi leurs directeurs d’administration centrale», s’agace notamment un des patrons de la campagne socialiste. «Tout ça est un peu prématuré», met en garde un vieux routier du parti. Mais rien n’y fait. A chaque ministère ses impétrants et ses stratégies.

Mme Aubry, qui s’est illustrée dans un positionnement social et plus à gauche que M. Hollande, pourrait bénéficier d’une percée du candidat du Front de gauche. «Si les chiffres mettent Jean-Luc Mélenchon à 16 % ou 17 %, il est clair que François doit aller chercher Martine», insiste un de ses alliés. […]

Le Monde

Le «ministère de la crise des banlieues» s’installe à Paris (Vidéo)

Le collectif AC Lefeu (Association Collectif Liberté, Égalité, Fraternité, Ensemble, Unis) lance un appel aux candidats à la présidentielle.

Pour ce faire, ils ont installé en plein cœur de Paris, un «ministère de la crise des banlieues». Le président du collectif, Mohamed Mechmache, et son équipe se sont levés très tôt mardi matin pour inaugurer le «ministère» dans un hôtel particulier du 4ème arrondissement de Paris.

Dans les villes où il n’y a pas 20% de logements sociaux nous voulons que l’Etat réquisitionne les terrains vacants de ces villes et construise des logements sociaux.

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L’occupation pacifique est symbolique. Ici, nous invitons les candidats à l’élection présidentielle à venir débattre avec nous, nous avons fait 12 propositions qui ne coûtent pas cher.» […]

«A La Courneuve, à Clichy (Seine-Saint-Denis), les gens ont l’impression d’être loin de Paris, au point que des jeunes maintenant se définissent par rapport à la nationalité de leur parents, c’est totalement nouveau», a-t-il ajouté. En effet la population des banlieues françaises est majoritairement issue de l’immigration. Il s’agit soit des immigrés, soit des enfants d’immigrés. Après un grand buzz comme celui-là, les politiques fléchiront-ils ? A suivre… En attendant, le maire de Paris, Bertrand Delanoë a rencontré le collectif cet après-midi. [...]

yabiladi