3 minutes de pensée unique (vidéo) (rediff)

http://www.dailymotion.com/video/xb2mcn

Via French Carcan

Commentaire de lecteur :

La plupart des intervenants sont issus du métissage ou du cosmopolitisme. Tout au long de la vidéo un message revient régulièrement : ils sont supérieurs aux « autres » (à ceux qui ne sont pas issu du métissage ou du cosmopolitisme), et ceux-ci doivent disparaître car cela va dans le sens de l’histoire (la leur).

Aucun ne vient à penser deux secondes que d’autres sont nés dans une culture particulière et vivent de manière enracinée et sont très heureux de vivre ainsi. Aucune ne pense que vivre de manière enracinée permet de développer une sensibilité et des valeurs inaccessible à un cosmopolite de leur genre.

Bref , ces gens sont la parfaite incarnation du racisme : celui qui croit qu’il incarne la supériorité et dont le devoir est d’éliminer ceux qui ne lui correspondent pas.
Dans la vision du métissé, l’enraciné, le pur, l’opposé au « mélangé » est une erreur, une incompréhension, une insulte à tout ce qu’il désire.  Il ne faut pas trop se faire avoir par le côté « bisounours » , qui cache mal le côté très violent de cette volonté de changer l’autre.

“Malheureusement, je suis métisse. Je ne reçois que très peu de respect de la part des Noirs”

[certains lecteurs trop pressés croient que le premier article de Rue 89 est consacré à Yannick Noah. C'est une erreur. Lisez les liens proposés]

[extrait] Etant métisse, je suis un pur objet sexuel, réceptacle de tous les fantasmes d’intégration. Je ne reçois que très peu de respect de la part des Noirs que je rencontre, ils ne se gênent pas pour me regarder lubriquement.

Si jamais j’essaye de leur expliquer que non, « je ne suis pas blanche et que je me sens noire », je me fais rire au nez. Je ne suis pas assez foncée. Il y aurait donc un degré de noirceur pour être noire ?

Lire Nouvel Observateur – Rue 89

——— Complément vidéo (rediff) :

Yannick Noah : “Moi j’aurais préféré que ces nanas se foutent avec un black, fassent l’amour avec un black et qu’elles aient un gosse avec un black. Parce que là c’est la classe”.

Axel Kahn : quand un « homme de gauche » ouvre les yeux (màj)

[mise à jour 13 avril]

[extraits] Le généticien de renom Axel Kahn a parcouru la France à pied et est revenu profondément troublé par l’état d’une population qu’il a trouvée inquiète et désenchantée.

« J’ai trouvé une France profondément éprouvée. Une France en de nombreux endroits sinistrée, dévastée, ravagée. J’ai découvert un pays en voie de sécession par rapport au discours des hommes et des femmes politiques (…) et qui sont totalement convaincus que l’avenir est encore pire!

Personne n’étant capable de leur vanter un futur désirable, on comprend l’attrait exercé par des forces politiques qui leur vendent un retour à marche forcée vers un passé qu’ils fantasment et qu’ils idéalisent.

Je n’ai nullement été surpris par les résultats des municipales. J’étais certain qu’il en serait ainsi. À ceux qui se rassuraient, je disais : « Vous ne vous rendez pas compte du rejet de la politique du gouvernement et du degré d’animosité à l’égard du président de la République » Sur mes près de 2 000 kilomètres, je n’ai pas rencontré une personne pour me louer son action.  (…)

J’ai fait campagne dans un endroit de la France qui n’est pas vraiment la France. Il s’agit des 5e, 6e et 7e arrondissements de Paris. Très loin des gens que j’ai pu rencontrer à Charleville-Mézières ou Decazeville.

Avez-vous l’impression que les médias rendent bien compte de la France que vous avez traversée ?
Non. Nous savons en réalité que le monde des décideurs, qu’ils soient politiques, médiatiques ou économiques, est un tout petit monde. Un monde de l’entre soi.

FranceAntilles.fr

———– ci-dessous article du 31 mars ————-

ARDENNES. D’une randonnée de 2 160 kilomètres des Ardennes au Pays Basque, le généticien Axel Kahn a ramené un livre et un constat : notre belle et douce France a le moral dans les chaussettes.

(…) J’ignorais que les Ardennes avaient été à ce point éprouvées par la crise. Dans toute la Champagne-Ardenne, j’ai vu ce que j’appelle des populations en sécession.

Les gens y ont des raisons objectives de penser que le passé est mieux que le présent et de craindre l’avenir.

Cette idée qu’ils ne peuvent rien pour dévier cette course folle les rend imperméables à tout discours rationnel sur l’Europe, sur la mondialisation qu’ils rendent responsables de leurs maux. D’où le vote FN de dimanche dernier, que je pressentais.

Ce que j’observais dans mon village de Mussy-sur-Seine qui a perdu la presque totalité de ses 1 200 emplois industriels, je le prenais pour une exception exacerbée. Or, je l’ai vu partout. La métallurgie ardennaise, la bonneterie troyenne, l’électronique tonnerroise, l’industrie minière aveyronnaise, tout cela a été laminé.

(…) Une chose m’a sidéré. Sur la presque totalité du parcours, en tout cas jusqu’à Figeac, je n’ai pas rencontré une personne qui me parle de l’avenir de manière positive. Pas une seule !

J’ai eu l’impression d’une sorte de déprise vis-à-vis des racines. Les régions qui vont le moins mal, me semble-t-il, sont celles où les gens connaissent et sont profondément attachés à leur histoire.

Avez-vous été surpris par les résultats des élections municipales ?
Atterré mais pas surpris. Atterré par la méconnaissance de la situation réelle du pays de la part des dirigeants politiques de tous bords, incapables de proposer un avenir désirable, alors que le Front national alimente au contraire l’illusion rassurante d’un retour en arrière. Comment les résultats pourraient-ils être différents ?

L’union

———— Complément : Axel Kahn :

« L’humanité s’est toujours métissée. Il n’y a pas de civilisation sans métissage. Rien n’est revigorant comme le métissage. Seul le dialogue avec l’autre enrichit chacun. »

Auvergne : Noyant d’Allier, «une population particulièrement métissée»

Au cœur de l’Auvergne et du bocage bourbonnais verdoyant, se trouve un étonnant morceau d’Asie, un bourg de 700 habitants où plus de la moitié de la population est aujourd’hui d’origine eurasienne.

(…) [Noyant d’Allier] nous raconte les heures heureuses de l’intégration et du métissage… à la campagne ! Avec sa pagode rouge et or, son échoppe asiatique et sa population particulièrement métissée (plus de 17 nationalités), le village est devenu une curiosité locale et attire les touristes du monde entier.

RFI (voir reportage audio sur le site)

Revoir : L’idéologie du métissage en 1min44

Relire : Au lycée Jean Moulin, « Roméo et Juliette » devient « Mamadou et Juliette »

« Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » : une comédie sur les mariages mixtes et le racisme ordinaire

Synopsis :
Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit… Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique. Catholique, certes, mais d’origine ivoirienne… – Allociné

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Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?

CINÉMA – Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, en partenariat avec Europe1, sera en salles le 16 avril.

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, en salles le 16 avril, est une comédie sur une famille issue de la bourgeoisie, très vieille France. Installés près de Chinon, les parents, incarnés par Chantal Lauby et Christian Clavier, vivent particulièrement mal le mariage de leurs filles avec des hommes de confessions et d’origines différentes.

Une comédie sur les mariages mixtes et le racisme ordinaire, qui tire le fil de l’humour communautaire. Christian Clavier revient au micro d’Europe 1 sur ce genre particulier. [...] – Europe 1

« Celui qui est raciste aujourd’hui, il aura demain sa fille ou sa petite fille qui se mariera avec un arabe ou un noir. »

« De toute façon, le racisme, c’est fini dans vingt ans, est persuadé Bachir, qui ne peut voter faute d’avoir la nationalité française. Celui qui est raciste aujourd’hui, il aura demain sa fille ou sa petite fille qui se mariera avec un arabe ou un noir. » « C’est clair », répond Mounir avec ses lunettes de soleil. « Regarde moi. Ma copine, elle est française. Au départ avec son père, on s’entendait pas, mais maintenant ça va mieux. Par contre, ses grands-parents… ». « Si le FN refait vivre la ville, tant mieux », conclut Bachir, avant d’aller voir si un client montre le nez dans son salon de coiffure

Le Monde

(Merci à Jean Veau)

Nick Griffin dénonce le génocide des peuples européens au Parlement européen (vidéo)

Nick Griffin, député anglais du British National Party, dénonce le génocide des peuples européens au Parlement européen.

Ce crime exige de nouveaux procès de Nuremberg, et ce sera vous les accusés.

Nick Griffin

Didier Raoult : la couleur de peau n’a aucune réalité scientifique

Papier du professeur Didier Raoult

Notre cerveau aime la symétrie, ce qui influence notre vision des choses et nous pousse souvent à diviser le monde en deux parties ou en ensembles clairement distincts. Nous raisonnons de façon binaire : bien ou mal, vrai ou faux, gentil ou méchant… [...]

Hebergeur d'imageLa question se pose avec plus d’acuité encore pour la classification de la couleur de la peau. La séparation noir/blanc, et avec elle le dénigrement des Noirs africains, a alimenté les théories racistes et justifié l’esclavage durant des siècles. Cette classification noir/blanc n’avait pas de seuil : dans les États du Sud, une seule goutte de sang « incriminé » suffisait à vous classer « noir » et donc bon pour l’esclavage ! [...]

Cette définition de l’homme « noir » n’a aucune réalité scientifique, elle est seulement raciste, pourtant ses conséquences perdurent dans les glissements successifs de la dénomination des « Noirs ».

Ainsi, le mot « nègre », alors qu’il n’a aucune signification péjorative – il vient de niger en latin qui veut dire noir -, a été considéré comme insultant, et remplacé par « noir », qui commence à être délaissé au profit de black. Aux États-Unis, il a déjà été remplacé par « homme de couleur » puis par « afro-américain ». [...]

L’accumulation récente de données génétiques sur les premiers hommes confirme que le métissage est consubstantiel au développement de l’humanité.

Nous avons des ancêtres Cro-Magnon, Neandertal, Denisova et d’autres non encore identifiés. En représentant Cro-Magnon en homme blanc et Neandertal, que nous croyions archaïque, en noir, nous avons participé à la propagation de stéréotypes.

Aujourd’hui, Cro-Magnon, qui est considéré comme notre ancêtre commun à tous, est représenté en Noir, et Neandertal, dont les gènes sont surtout présents en Eurasie, est représenté en Blanc aux yeux bleus ! D’une certaine manière, il est réhabilité, car il est de nos ancêtres, un blanc !

Le Point

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Complément :  Didier Raoult s’est déjà illustré en 2012 avec un article intitulé  et plus récemment dans Le point.

L’évolution de la diversité aux élections municipales

Papier de Faïza Zerouala, journaliste au Bondy Blog

Ils ne veulent plus être là juste « pour colorer la photo ». A l’occasion des élections municipales, plusieurs mairies pourraient être remportées par des candidat(e)s issu(e)s de la « diversité », comme sont pudiquement appelés les descendants d’immigrés.

Hebergeur d'image

Razzy Hammadi (PS)

Razzy Hammadi fait campagne à Montreuil, Azzedine Taibi à Stains et Sonia Dahou aux Ulis. Lors des élections municipales en 2008, les élus issus de l’immigration extra-européenne dans les conseils municipaux des villes de plus de 9000 habitants sont passés de 1069 à 2343, selon une étude du Haut conseil à l’Intégration (HCI). Mais ils ne représentent que 6,68% du total des élus. Bien peu accèdent à la fonction de maire -9 en métropole soit 0,4%- comme Mohand Hamoumou à Volvic, Rafika Rezgui à Chilly-Mazarin, Djoudé Merabet à Elbeuf.

Pourtant en 2007 Nicolas Sarkozy avait promu Rama Yade, Rachida Dati ou Fadela Amara, mettant ainsi la question de la diversité au premier plan. Le sociologue Éric Keslassy* considère qu’à droite cette question est devenue marginale. « L’UMP en est revenue. Si la diversité a pu exister c’est grâce à Nicolas Sarkozy qui y attachait de l’importance par calcul politique. Sa logique était plutôt de promouvoir quelques personnes sans créer des structures pour changer la donne. » [...]

Hebergeur d'image

Kamel Hamza (UMP)

Ce sentiment de relégation est partagé par Seïd Ferrat, tête de liste du mouvement citoyen « Ensemble, nous sommes Sevran ». En 2009, il s’engage au Parti socialiste dans l’espoir de « changer les choses de l’intérieur ». Il déchante et refuse d’être « l’Arabe de service ou une porte d’entrée vers les quartiers populaires » de la ville. [...] Haouaria Hadj Chikh, candidate sur la liste citoyenne de Pape Diouf à Marseille a quitté le Front de gauche pour les mêmes raisons, « on ne nous confie aucune responsabilité ». [...]

Ces difficultés ne surprennent pas Abbas Bendali, directeur du cabinet Solis auteur d’une enquête sur les élus de la diversité.

« Le monde politique est dur, souvent les personnes issues de l’immigration se voient répondre « tu n’es pas à ta place » ou « ce n’est pas avec les quartiers populaires qu’on gagne une élection ». Ce n’est pas recevable puisque sur les terrains les gens ont intégré le métissage ». [...]

Kamel Hamza appelle à remplacer « la diversité symbole par la diversité active ». Seid Ferrat va plus loin. Pour lui « les personnes qui ont été les cautions sur les listes, qui se sont reniées ont fait plus de mal à la diversité que les autres. Dans notre ville par exemple, la maire adjointe en période de ramadan fustigeait les demandes des mosquées désireuses d’organiser des activités nocturnes alors qu’elle même avait un nom maghrébin. Elle était plus royaliste que le roi. Nous, on ne veut pas se trahir.« 

Huffington Post