Brésil : 20% des places aux concours publics seront réservés aux Noirs et aux métis

Les députés brésiliens ont approuvé un projet de loi qui réserve 20 % des places aux Noirs et métis dans les concours de l’administration publique, dans ce pays où plus de la moitié de la population est de descendance africaine.

Le gouvernement explique qu’il s’agit d’une «discrimination positive» nécessaire pour résoudre le problème de la sous-représentation des Noirs et métis dans le service public.

Lapresse.ca

————– Rappels :

1) Le Brésil appliquera une discrimination positive à l’université basée sur la composition raciale (2012)
Le Sénat a approuvé un projet de loi de discrimination positive qui distribue les places à l’université selon la composition raciale de chaque État. Les places réservées seront distribuées proportionnellement parmi les étudiants noirs, métis et autochtones. Lire l’article

2) Au Brésil, un racisme cordial
Le Brésil offre l’image, trompeuse, d’une société si métissée que la couleur de peau ne compte pas. Mais les discriminations envers les Noirs sont aujourd’hui telles que des quotas sont mis en place. Lire l’article

3) Brésil, un modèle de pays multiracial ?
La célébration du métissage brésilien masque mal l’officieux apartheid racial et social qui régit les grandes villes. La démocratie brésilienne multiraciale est un mythe. Lire : article 1 - article 2 -

4) Les médias et le « conte de fées » brésilien (Xavier Raufer) Lire l’article…

L’université de São Paulo augmente les notes des noirs à l’examen d’entrée

L’université de São Paulo (USP) a approuvé la création d’un bonus de 5% à son examen d’entrée pour les candidats noirs, indigènes ou métis venant des écoles publiques. Une décision qui suscite le débat.

Alors que les États-Unis font machine arrière en matière de discrimination positive, le Brésil se lance lui dans une politique de quotas sur des critères mi-sociaux, mi raciaux, en espérant augmenter la place des classes populaires à l’université.

Dans le contexte de fronde sociale qui secoue le Brésil depuis quelques semaines, le gouvernement de Dilma Rousseff encourage plus encore les universités d’ état à entreprendre des mesures de discrimination positive .Cette politique entamée sous Lula entend favoriser l’arrivée à l’université d’élèves issus de familles à bas revenus et de minorités ethniques jusqu’à présents peu nombreux dans l’enseignement supérieur.

Pour accroître le nombre d’étudiants noirs, indigènes ou métis, l’université de São Paulo, la première d’Amérique latine avec 82.000 étudiants, vient d’annoncer son intention de leur octroyer un bonus de 5% à l’examen d’entrée. Les candidats faisant partie d’une de ces minorités verraient ainsi leur note globale améliorée de 5% par rapport aux autres élèves. […]

Le Figaro (Merci à Galaad)

Brésil : Depuis les quotas ethniques, l’université de Rio est surnommée «Congo»

Le gouvernement brésilien a décidé de réserver 50% des places des universités publiques aux élèves pauvres, noirs ou métis. Pionnière, l’Université publique de Rio compte déjà 20% d’étudiants noirs.

En mai, la Cour suprême du Brésil avait ouvert la voie en autorisant l’instauration de quotas raciaux, estimant qu’ils permettraient de corriger la «dette sociale de l’esclavage», que le Brésil avait été un des derniers pays à abolir, en 1888.

L’université publique de Rio était, il y a dix ans encore, un petit monde blanc. Engagée depuis 2005 dans une politique de discrimination positive, elle est depuis devenue…multicolore. Si certains s’en réjouissent, des étudiants d’une faculté de droit l’avaient traité de «congo» lors d’une rencontre sportive. Mais l’insulte de terrain de foot est finalement devenue un étendard, un surnom revendiqué par l’université qui se veut pionnière. Des responsables politiques et jusqu’au président de la Cour suprême la désignent affectueusement ainsi, raconte le journal Folha de Sao Paulo ,qui se penche sur les effets de la politique des quotas.[….]

En ce qui concerne les quotas ethniques, le nombre de place réservées à chaque groupe dépendra de leur poids démographique dans l’Etat accueillant l’université .

L’université de Rio réserve 45% de ses place aux élèves des écoles publiques, tous pauvres, dont 20% spécifiquement aux étudiants qui se déclarent noirs ou indigènes et 5% aux handicapés. Si l’on en croit les responsables, les résultats sont positifs. Diverses études ont montré qu’en instaurant de tels quotas ,les jeunes accédant à l’université par cette voie, ont de moins bon résultats au départ, mais rattrapent vite leur retard.

Le cas de l’université de Rio intéresse particulièrement les Brésiliens car, bientôt, c’est le pays tout entier qui va emprunter le même chemin. [….]

Le Figaro

Le métis est l’aryen du 21ème siècle

« Cette victoire d’Obama c’est une victoire sur l’extrême droite, une victoire sur le racisme dans le monde entier », Bernard Kouchner. C’est reparti. Texte écrit il y a 4 ans, toujours d’actualité.

« Enfin un Noir président ! », « Obama ? J’suis heureux qu’il soit élu parce qu’il est noir », « Barack Obama est plus apte que les autres car il porte dans ses gènes une diversité qui forcément le fait appartenir à tous les continents, et ne peut que le guider vers une politique de paix ». Unanimité totale des Noirs, des Blancs, des Jaunes, des journalistes qui commencent tous leur JT par « Obama, premier président noir américain »…

Ils vivent l’extase. Ça y est. Un homme noir est à la tête d’une grande nation occidentale. C’est merveilleux. C’est même le début de la paix dans le monde. C’est unanime : le Nègre est l’avenir de l’Homme. Leur bonheur est total. Obama est peut-être ce qui peut nous arriver de mieux. Son aventure et surtout les réactions qu’elle a produites nous démontrent une bonne fois pour toutes la grande victoire de la race.

Ces occidentaux qui bandent devant l’épiderme mélaniné d’Obama sont des esclaves. En prétendant évacuer la race, ils ont créé la plus racialiste des époques. Ils ont jeté la croix gammée loin, très loin, elle leur est revenue en pleine gueule comme un boomerang. Ils ont mis sur pieds la mécanique d’un suicide blanc. Un monde où le bronzé est la finalité de toutes les finalités. Il est ontologiquement supérieur. Il est ce vers quoi nous devons tous tendre, ce vers quoi l’univers lui-même doit converger. Il est l’ultime idole des nouveaux inquisiteurs.

Ces gens ne sont en rien affranchis de la race, ils sont au contraire obsédés par elle. Ils se réjouissent ici et là de leur propre disparition.

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Au Brésil, un racisme cordial

Le Brésil offre l’image, trompeuse, d’une société si métissée que la couleur de peau ne compte pas. Mais les discriminations envers les Noirs sont aujourd’hui telles que des quotas sont mis en place.

Premier pays esclavagiste d’Amérique, le Brésil a été également la dernière nation du continent à décréter l’abolition de l’esclavage, le 13 mai 1888. Une époque où Rio et ses faubourgs représentaient la plus grosse concentration urbaine d’esclaves depuis la fin de l’Empire romain. Plus de 40 % de la population. […]

En avril, les dix juges de la Cour suprême ont fait sensation en prenant position pour la discrimination positive dans l’enseignement supérieur. A l’unanimité, les hauts magistrats décidaient que les quotas raciaux à l’université étaient constitutionnels et corrigeaient «la dette sociale de l’esclavage». Des dizaines de spécialistes avaient été auditionnés et le jugement a été retransmis en direct à la télé.

Quatre mois plus tard, le 7 août, le Sénat vote une loi obligeant les institutions fédérales de l’enseignement supérieur à réserver 50 % de leurs places à des élèves provenant de lycées publics. […]

Dans la pratique, la loi impose une combinaison sociale et raciale, un mixte astucieux prenant en compte les particularités locales. Elle réserve près de 25 % du total des places des universités fédérales aux étudiants dont le revenu familial est égal ou inférieur à 1,5 fois le salaire minimum (933 reais, 360 euros environ). Le quart restant étant alloué aux étudiants en fonction de l’autodéclaration de la couleur de peau. A charge pour les universités de faire en sorte que les proportions de Noirs, Métis et Indiens soient – au minimum – égales aux proportions de la répartition raciale de l’Etat dans lequel elles se trouvent. […]

Le Monde

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Complément :

« La célébration du métissage brésilien masque mal l’officieux apartheid racial et social qui régit les grandes villes. La démocratie brésilienne multiraciale est un mythe. Au Brésil, il n’existe pas de lois ou de règles racistes mais une hiérarchie des couleurs dans l’inconscient ». Lire l’article

 

Brésil : Promulgation d’une loi sur les quotas raciaux et sociaux dans les universités

La présidente du Brésil Dilma Rousseff a promulgué mercredi une loi qui réserve la moitié des places dans les universités fédérales aux étudiants venant des écoles publiques et qui donne la priorité aux noirs, métis et indiens.

Ce quota de 50% comprendra un nombre de places réservées aux noirs, aux métis et aux indiens, qui sera proportionnel à la composition de la population de chaque Etat du Brésil.

La loi avait été approuvée au début du mois par le Sénat, après 13 ans de débats, et a été promulguée par la présidente en présence des ministres de l’Education, Aloizio Mercadante, et de l’Egalité raciale, Luiza Bairros, a annoncé le service de presse de la présidence.

La présidente brésilienne a souligné la nécessité de démocratiser l’accès à l’université.

Ce projet « représente un double défi: d’abord la démocratisation de l’accès à l’université et ensuite de maintenir un haut niveau d’enseignement » dans le pays, a-t-elle déclaré.

La loi oblige à réserver 50% des places des universités fédérales gratuites aux élèves ayant fait leurs études secondaires dans des écoles publiques. Au Brésil, les familles aisées envoient leurs enfants dans des écoles privées où le niveau de l’enseignement est souvent bien meilleur.

Des 59 universités fédérales du pays, où l’accès se fait à partir d’un examen d’entrée, 32 ont déjà mis en oeuvre des systèmes de quotas raciaux et sociaux, mais de façon très limitée.

Nouvel Obs (Merci à Chantecler)

Afrique du Sud : “ Les métis se perçoivent comme coincés entre les Blancs et les Noirs ”

[extraits d'un article du journal La Croix]

Afrique du Sud. Dix-huit ans après les premières élections multiraciales, beaucoup de métis pensent qu’ils ont été lésés dans la nouvelle donne. Pour eux, les Noirs ont raflé tous les bénéfices des politiques de discrimination positive.(…)

L’an dernier, Jimmy Manyi, porte-parole du gouvernement, a déclenché une polémique en suggérant que les métis, en « surnombre » dans la province du Cap-Occidental, « devraient être répartis dans l’ensemble du pays ». (…)

Sur fond de chômage et de manque de logement, la tension prospère. Des affrontements ont opposé des métis aux Noirs à Grabouw. (…)

« Grandir métisse, cela voulait dire que j’étais non seulement pas blanche, mais moins que blanche, non seulement pas noire mais mieux que noire », se souvient Zimitri.

>> Lire l’article

Etymologie : « métis, métisser, métissage »

Nous lisons souvent dans les commentaires des affirmations fausses mais soutenues avec le plus grand sérieux par les lecteurs.

Les mot « métis » et  « métissage » proviennent du bas latin  mixticius «né d’une race mélangée», dérivé de mixtus, participe passé de miscere signifiant «mêler, mélanger» Source.

Cet article sera remis en archives dans quelques heures.

 

 

Edgar Morin : «Il ne suffit pas d’être métis si c’est pour l’oublier»

Extrait du débat entre Patrick Singaïny, d’origine réunionnaise, et Edgar Morin inclus dans «la France une et multiculturelle» (Fayard, mars 2012).

Edgar Morin : J’ai souvent écrit qu’il y eut, depuis 1789 jusqu’au premier demi-siècle de la troisième République, deux France en Une. Il ne faut oublier di le deux ni le un, dans ce que j’appellerais unidualité.

L’une monarchiste, cléricale, xénophobe, selon la conjoncture conservatrice ou réactionnaire, l’autre républicaine, laïque, intégratrice, sociale. La première fut vaincue institutionnellement et politiquement au début du XXe siècle avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, avec les lois de naturalisation, avec la réhabilitation de Dreyfus. Elle demeura forte et virulente mais incapable d’effectuer sa restauration d’Etat, jusqu’au désastre de 1940, où elle reprit le pouvoir sous Vichy. […]

Alors que la France républicaine, d’abord multiculturelle dans ses ethnies provinciales, est devenue désormais multiculturelle, un peu à la manière des pays d’Amérique, par intégration d’étrangers venus de tous continents, elle n’a pas reconnue cette multiculturalité qui fait sa nouvelle richesse culturelle, laquelle multiculturalité est vécue par la seconde France comme perte d’identité nationale. La question est devenue décisive pour l’avenir de la France républicaine. […]

Nicolas Sarkozy est mi magyar par son père, mi judéo-séfarade par sa mère. Le père de sa mère est originaire de Salonique comme mon père. Peut être cela a suscité en lui l’appel à des postes ministériels de femmes issues de l’émigration, notamment maghrébine et africaine. (N’oublions pas que la famille corse Bonaparte a choisi le camp de la France… Rappelons nous Mazarin l’Italien) Il ne suffit pas d’être métis si c’est pour l’oublier. L’important c’est la conscience que cela peut donner, qui n’est pas automatique. […]

Respect Mag

« La Vraie vie des profs »-Casting : recherche ados pour long-métrage

Une agence de casting recherche des adolescents pour un long-métrage qui s’appellera « La Vraie vie des profs » qui sera tourné en juin-juillet dans un collège de Marseille et réalisé par les réalisateurs du film d’animation « Lascars ».

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On peut postuler pour les rôles suivants :

- Rôles principaux

Albert, 12-14 ans (niveau 5e et 4e) : bonne bouille, métis, ou brun à la peau mate, ou de type africain (il peut être un peu grassouillet). C’est une grosse personnalité, très extraverti.

JM, 12-14 ans (niveau 5e et 4e) : maghrébin, il suit Albert dans ses frasques, mais il est plus sensible et plus introverti.

Mousse, 10-12 ans (niveau 6e et 5e) : petit frère d’Albert, de type africain, ou métis, ou brun à la peau mate. Il est intelligent, mûr, bon élève, qui a un côté “geek”.

Sissi, 12-13 ans (niveau 5e) : c’est une jolie fille, un peu BCBG, de type européen. Elle est bonne élève mais aime aussi s’amuser.

Juju, 12-13 ans (niveau 5e) : fille de la prof de math. Elle est marrante, sympa, possiblement un peu boulotte, ou avec un look un poil décalé.

- Rôles secondaires

Karim, 15-16 ans (niveau 3e) : maghrébin, c’est une forte personnalité, très leader. Il se fait respecter au collège, même s’il n’a pas forcément un physique de caïd.

Natascha, 14-16 ans (niveau 3e) : type européen, c’est une très jolie fille (la bombe du collège), et elle a déjà un côté jeune femme.

La Provence

Le racisme est encore très répandu à Cuba

Le racisme à Cuba ! Une réalité longtemps occultée par les autorités dont on commence à parler…

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Depuis quelques temps, les difficultés économiques ravivent les vieux démons du racisme, dans une république socialiste qui se veut égalitaire. Les noirs et les métis sont pourtant majoritaires dans l’île…

RFI

Afrique du Sud : les Blancs pourraient disparaître en 2161

Les blancs de l’Afrique du Sud diminue avec une allure de 0,3% tous les cinq années et pourraient disparaître vers l’année 2161, selon une nouvelle étude publiée dimanche.

Ce déclin serait dû à la faible fertilité chez les blancs et au départ continu des blancs, indique cette étude menée par l’Institut des relations des races de l’Afrique du Sud.

Le nombre des Indiens a aussi reculé, alors que la population des noirs et des métis est en hausse.

En 2025, la population blanche devrait diminuer de 350.000, pour tomber à plus de quatre millions, tandis que la population indienne pourrait légèrement baisser.

Pour la même période, la population des noirs, qui est de 40 millions, devrait augmenter d’environ cinq millions, et celle des métis devrait connaître une hausse de 600.000.

Camer.be