Le réseau d’escrocs congolais avait détourné 400 000 € à l’assurance maladie

Munis de cartes Vitale volées et de fausses ordonnances, les escrocs se sont procuré des médicaments contre le diabète qu’ils revendaient en Afrique.

Ils ont expliqué avoir acheté ces cartes vitales à Barbes (Paris XVIIIe) et qu’ils envoyaient les médicaments au Congo à des parents diabétiques.

Un Congolais de 41 ans, a été mis en examen, mercredi après-midi à Versailles (Yvelines) pour «vol en bande organisée et association de malfaiteurs». La justice lui reproche d’appartenir à un réseau soupçonné d’avoir volé ou recelé depuis le début de l’année une quinzaine de cartes vitales qu’ils ont utilisées pour entreprendre un trafic de médicament vers l’Afrique aux frais de l’assurance maladie.

L’affaire avait commencé au printemps par le constat de la Caisse d’assurance maladie des Yvelines d’un nombre croissant de fraudes provenant de vols de cartes vitales. Quinze petits sésames verts sont dérobés dans le département et dans les Hauts-de-Seine. Les escrocs se rendent dans des pharmacies de toute la région avec de fausses ordonnances et achètent des médicaments contre le diabète au coût conséquent sans débourser un centime parce qu’ils étaient pris charge à 100 %. […]

Le quatrième maillon de la chaîne a été interpellé mardi matin à son domicile de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) et placé en garde à vue dans les locaux versaillais de la division des affaires financières de la PJ. Il avait utilisé l’argent qu’il retirait de cette escroquerie pour payer sa maison dans le cadre d’un dispositif social d’accession à la propriété. […]

Le Parisien

Comment se soigner quand on ne mange pas de porc?

Du cochon dans les médocs, c’est courant. Le saviez-vous? Les substances animales entrent dans la composition de très nombreux médicaments. Une étude publiée en début d’année dans le Postgraduate Medical Journal montre qu’un quart des patients interrogés en Grande-Bretagne se voient prescrire sans le savoir des médicaments contenant de la gélatine, alors que l’absorption de matière animale est contraire à leur éthique (ils sont végétariens) ou à leur religion.

Alors comment se soigne-t-on quand on est juif ou musulman? Ou quand, par souci de bien-être animal, on s’est fait le serment de ne plus jamais avaler la moindre protéine issue de nos amies les bêtes?

Dans la fabrication de médicaments, «toutes les substances d’origine animale peuvent être utilisées (à l’exclusion de quelques parties animales —les matériels à risques spécifiés comme la tête, la rate et la moelle épinière, NDLR) si elles répondent aux critères européens de sécurité virale», nous précise  l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

La plupart des médicaments dits d’urgence vitale utilisent des produits à base d’animaux. Mais des remèdes anti-bobos parmi les plus courants aussi. (…)

Slate

Les 2/3 des hôpitaux français vont sous peu se retrouver en cessation de paiement

En Grèce, les malades cancéreux achètent eux-mêmes leurs médicaments en pharmacie et les payent de leur poche. Las d’accumuler les factures impayées, le laboratoire pharmaceutique Roche ne fournit plus les hôpitaux. Le groupe envisage de prendre des mesures similaires contre d’autres pays, dont l’Espagne.

Plus inquiétant encore : « Certains directeurs ont du mal à assurer les dépenses courantes, à payer les fournisseurs et parfois même à verser les salaires des personnels », indique la FHP.

En France, on n’en est pas encore là. Mais pour combien de temps ? À en croire la Fédération hospitalière de France (FHF) , qui regroupe plus d’un millier d’hôpitaux publics, les deux tiers des établissements de santé vont sous peu se retrouver en cessation de paiement. « Pas assez de recettes pour honorer ses dépenses, techniquement cela s’appelle une faillite », simplifie Thierry Acquier, délégué régional de la FHF en Paca. Et si, statutairement, un hôpital ne peut pas être mis en faillite, les conséquences de cette crise financière se font déjà sentir : partout en France, des chantiers hospitaliers prévus en 2012 sont à l’arrêt. L’achat d’équipements médicaux a été différé. [...]

À l’origine de ce « krach » hospitalier, la fermeture du robinet de financement que représentait la banque publique Dexia, le prêteur historique des hôpitaux démantelé à l’automne dernier pour cause d’empoisonnement aux emprunts toxiques.

La Provence

Annonay : Nouveau trafic de médicament hallucinogène vers l’Algérie

Un trafic décidément très à la mode ! Jeudi, un nouveau trafic de Rivotril ®*, sans doute à destination de l’Algérie, a de nouveau été mis au jour à Annonay. C’est un pharmacien d’Annonay, sur ses gardes depuis une histoire du même genre qui s’était déroulée le 10 mai dans la ville, qui a donné l’alerte jeudi. Méfiant, ce dernier aurait signalé en direct aux policiers, suite à la lecture d’une ordonnance sur laquelle étaient prescrites plusieurs boîtes de sédatifs, ses soupçons concernant un client qui se trouvait dans son officine.

Originaire de Givors dans le Rhône, l’individu, tout juste âgé de 20 ans, a ainsi pu être appréhendé. Placé en garde à vue, il devait être déferré le 27 mai au soir devant le parquet de Privas. Poursuivi pour emploi de substances vénéneuses, exercice illégal de la profession de pharmacien et obtention de stupéfiants au moyen d’ordonnance fictive ou de complaisance, il devrait comparaître mardi 31 mai après-midi dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Privas.

* Souvent prescrit pour des maladies neurologiques, le Rivotril ® est un médicament jugé comme un dangereux hallucinogène.

Le Dauphiné

La mention “patients de race noire” retirée des notices de médicaments pour ne pas « stigmatiser »

L’Afssaps s’emploie depuis quelques mois à corriger un problème de traduction sur la notice de médicaments contre l’hypertension indiquant qu’ils ont un effet moindre « chez les patients de race noire », selon un article à paraître vendredi 28 janvier dans La Marseillaise.

Les médicaments concernés sont des antihypertenseurs contenant la molécule Sartan ou une autre, l’IEC. Le laboratoire Menarini France, qui commercialise l’un d’eux, a affirmé au quotidien que la mention des particularités ethniques du produit lui était imposée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). [...]

Le Nouvel Obs

(merci à Odyss)

Vaste corruption derrière un programme humanitaire

Le scandale « pétrole contre nourriture » est né du dévoiement du programme du même nom. D’un montant d’une centaine de milliards de dollars, celui-ci visait à compenser les effets des sanctions de l’ONU contre l’Irak.

Le programme « pétrole contre nourriture » à l’origine du scandale a fonctionné de début 1998 à mai 2003 pour satisfaire les besoins humanitaires d’une population irakienne souffrant des sanctions économiques imposées au régime de Saddam Hussein. Ces sanctions avaient été prises lors de l’invasion du Koweït, en août 1990. Elles étaient censées empêcher Saddam Hussein de se réarmer, au moment où il jouait à cache-cache avec les inspecteurs de l’ONU chargés de vérifier que son programme d’armes de destruction massive n’existait plus. Ces sanctions semblaient avoir aussi pour but inavoué de contribuer à un changement de régime à Bagdad, explique un analyste.

En janvier dernier, l’Irak a entamé une procédure judiciaire aux États-Unis pour réclamer des dédommagements aux entreprises étrangères impliquées, soit 93 sociétés, dont BNP et Renault, pour un total de 10 milliards de dollars.

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