Marine Le Pen : Le droit des femmes recule à cause d’une «immigration massive»

Sur France 3, la présidente du FN a également renvoyé dos à dos l’UMP et le PS, coupables, à ses yeux, de la même politique d’immigration.

Réfutant le terme de «sans-papiers» qui réduit «le problème à une situation administrative», elle a tranché : «Ce sont des clandestins, ils violent la loi française.»

Sur France 3, Marine Le Pen, présidente du FN, a assuré : «Le droit des femmes est en train de reculer, notamment à cause d’une immigration massive qui porte en elle une vision, une culture des fondamentalistes qui ont de la femme une vision absolument dépréciée, qui ont pour les femmes le plus grand mépris et l’expriment de manière quotidienne. Oui, l’insécurité qui touche les femmes augmente.»

Interrogée sur les conclusions de l’Observatoire national de l’islamophobie dénonçant à la mi-novembre une hausse «inquiétante» d’actes islamophobes, elle a dénié «tout sérieux, toute crédibilité, toute légitimité à cette association prosélyte», financée «par M. Soros, le grand manitou de la mondialisation et de la loi de la jungle».

Quand M. Valls en régularise 30 000, notamment ceux qui travaillent, «il répond aux exigences du Medef». «Le PS main dans la main avec le grand patronat, ça peut en étonner certains. Moi, en tout cas, ça ne m’étonne pas», a conclu Marine Le Pen.

Le Point (Merci à chris381891)

Marine Le Pen reçue à l’Elysée : « l’Assemblée nationale ne représente pas les Français » (+vidéo)

La présidente du Front national était reçue par François Hollande, comme tous les dirigeants de partis politiques. Objectif : évoquer les propositions de la commission Jospin sur la moralisation de la vie politique. Marine Le Pen a tenu à insister sur la proportionnelle : « l’Assemblée ne représente pas les Français », a-t-elle déclaré.

UMP. La fin de la «droite honteuse» : «Mission impossible» ?

Analyse de Jean-Yves Camus, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), sur la situation à l’UMP. Il y voit l’opposition entre un «courant libéral» et un «pôle identitaire» qui n’étaient unis que par le «charisme et la personne» de Nicolas Sarkozy.

Dans cette course-poursuite entamée depuis déjà vingt ans au moins, la quatrième droite des années 2000, nationale-populiste, néo-étatiste, oscillant entre laïcisme assimilationniste et ethno-différentialisme, le parti de Marine Le Pen donc, conserve l’avantage de l’antériorité et de la non-participation au système. La porosité des électorats UMP et FN est avérée.

Toutefois, sur la sécurité, les électeurs les plus droitiers préféreront le rétablissement de la peine de mort à la tolérance zéro. Sur l’immigration, son arrêt total, voire l’inversion des flux migratoires, à la simple maîtrise des flux.

Et sur l’identité nationale, l’affirmation de la fracture ethnique au nationalisme républicain et autoritaire de la Droite forte. Elaborer un nouveau «logiciel» idéologique susceptible de ramener la quatrième droite nationale-populiste à un étiage de l’ordre de 10 % est, pour l’UMP, un impératif.

M. Fillon ne pouvant s’accorder avec M. Copé sur les moyens d’y parvenir, sans doute Nicolas Sarkozy voit-il pour lui une seconde chance d’y arriver.

Il faudrait alors qu’il décide de briser le monopole frontiste sur une des trois idées phares qui rapprochent la base des deux partis : la préférence nationale, la limitation légale de la liberté de culte de l’islam ou l’immigration zéro. Autant dire : mission impossible.

Le Monde

« On s’est habitué à des caricatures sur Le Pen » (Péan/RMC)

Dans les GG de RMC, Philippe Cohen et Pierre Péan défendent leur livre « Le Pen, une histoire française » et fustigent ceux qui les accusent de « blanchir » Jean-Marie Le Pen.

« Ce qui n’a pas été raconté jusqu’à alors, c’est que ce propos (NDLR : sur « le détail ») est précédé de beaucoup d’efforts [...] pour se rabibocher avec la communauté juive ! Jean-Marie Le Pen va à une association américaine juive dans laquelle il est reçu et se fait acclamer, on lui prépare un voyage auprès de Sharon… » – Philippe Cohen

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Réécouter la diatribe de Patrick Cohen du 16/11/2012 sur France Inter :


[NDLR Où l'on comprend mieux pourquoi, 2 jours avant la chronique assassine de Patrick Cohen, celui-ci se fait remplacer au pied levé par Thierry Dagiral pour l’interview des 2 auteurs dans l'émission C à vous du 14/11/22.]

Acheter français pour travailler français : l’essor du patriotisme économique

Le salon du « Made in France » a réuni plus de 20000 visiteurs en deux jours. Signe des temps: même les publicitaires se mettent à vanter les mérites du produit « bien de chez nous ». Le patriotisme économique a décidément le vent en poupe, dommage que son salon s’appelle « Made in France » !

Une marque de lingerie vantant des textiles fabriqués sur notre territoire, par des ouvrières françaises. Mauviel, une société « d’ustensiles culinaires haut de gamme, installée depuis 200 ans dans la baie du Mont Saint-Michel », exposant ses produits dans… des galeries d’art, pour vanter « un savoir-faire transmis de génération en génération ». Jusqu’à La Potagère, une marque de soupe « 100 % fabriquée en France », qui s’étale en affiches 4 par 3 dans le métro parisien ! Au-delà de ce symbolique aspect « terroir », les publicitaires ciblent de plus en plus clairement les produits dits hexagonaux.

Rien de sentimental ou d’identitaire, évidemment, chez ces fanatiques de la rentabilité maximale. Que du business. A l’approche des fêtes de Noël et du Nouvel an, les pubards n’ont qu’une idée: coller aux aspirations de Français de plus en plus disposés à céder aux charmes du patriotisme économique. Paradoxalement, ce cynisme mercantile est plutôt bon signe pour notre économie.

Patrick Cousteau
“Minute” du 21 novembre 2012

Marine Le Pen / Hollande : « Vous imaginez François Mitterrand obéir aux injonctions de l’inter-LGBT ? » (BFMTV)

Marine Le Pen était l’invitée ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV pour donner son point de vue sur l’actualité : UMP, PS, Palestine, vote blanc…

Extrait :

Intégralité de l’interview :

Marine Le Pen, leader de la droite sur RMC

Ce mercredi matin, un message passe en boucle sur RMC. La radio a lancé sa « consultation » de la journée. La question du jour : qui est le vrai leader de la droite ? La radio propose trois noms : Jean-Louis Borloo (UDI), Jean-François Copé (UMP) et Marine Le Pen (FN). Et en boucle, le journaliste incite à voter par SMS, téléphone ou en allant sur le site de RMC. Il dit :

« Pour le moment, Marine Le Pen est largement en tête avec 42% des voix [au fur et à mesure de la matinée, le chiffre monte, ndlr]. »

Pour faire un peu d’argent et de trafic, la radio a donc décidé de pimenter sa question du jour avec la présence discutable de Marine Le Pen dans les choix possibles du leader de l’opposition.

A droite de Jean-François Copé, il y a pourtant des figures politiques qui émergent au sein de l’UMP : Guillaume Peltier (la Droite forte) ou Thierry Mariani (la Droite populaire).

En chemin, la radio valide la position du FN sur l’échiquier, qui se présente comme une alternative à l’UMP « fracturée » et « implosée » et qui souhaite une réorganisation de la droite autour du Front national.

Marine Le Pen n’arrête pas de le répéter : « Je ne suis pas d’extrême droite. » RMC confirme.

Les lepénistes, validés et décomplexés, prédisent la victoire prochaine de Marine Le Pen sur le forum consacré à la question. (…)

Rue 89

Marine Le Pen : « Si Barack Obama était en France, il serait classé à droite »

(…) « Ce que je voudrais faire comprendre aux Français c’est que, si Barack Obama était en France, il serait classé à droite, a déclaré Marine Le Pen. Parce qu’il est pour la peine de mort, pour l’exclusion des clandestins. La seule mesure sociale de son programme a consisté à mettre en place la sécurité sociale. C’est bien, mais c’est inférieur à ce qui existe en France ». 

Morandini

Rapport Jospin : Hollande consultera Marine Le Pen

François Hollande recevra d’ici la mi-décembre les chefs des principaux partis français et les anciens candidats à l’élection présidentielle pour discuter de la réforme des institutions liée au rapport de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin. Les présidents des deux assemblées, Jean-Pierre Bel et Claude Bartolone, seront les premiers reçus par François Hollande, qui consultera du 26 novembre au 18 décembre, annonce lundi l’Elysée dans un communiqué.

Les responsables des partis politiques disposant d’un groupe à l’Assemblée nationale et/ou au Sénat et les candidats à la dernière présidentielle sont aussi conviés, ce qui permettra par exemple à la présidente du Front national, Marine Le Pen, d’être reçue pour la première fois par le chef de l’État. Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, est annoncé, de même que Jean-Luc Laurent et Jean-Pierre Chevènement du MRC, Philippe Poutou du NPA ou encore Jacques Cheminade, l’homme ayant obtenu le plus petit score à l’élection présidentielle.

Une stricte limitation du cumul des mandats et l’introduction d’une part de proportionnelle
lors des élections législatives figurent parmi les principales propositions de modernisation de la vie politique définies par la commission présidée par Lionel Jospin, qui a rendu sa copie la 9 novembre dernier.

Europe 1

Marine Le Pen juge «ahurissante» la reconnaissance de l’opposition syrienne par la France

La présidente du Front national, Marine Le Pen, invitée du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, a jugé «ahurissante» la reconnaissance par la France de la coalition de l’opposition syrienne, en laissant entendre qu’elle préférait que Bachar el-Assad se maintienne au pouvoir.

Encore une fois le processus laïc qui avait lieu jusqu’à présent va être bousculé et va être remplacé […] par un régime d’islamistes fondamentalistes.

Ironisant sur le terme de «force démocratique», elle a fait un parallèle avec la Libye, où selon elle les «islamistes fondamentalistes» ont pris le pouvoir». […]

Elle s’est de nouveau prononcée pour la création d’un Etat palestinien. Selon elle, «tant que les Palestiniens n’auront pas un Etat reconnu sur la place internationale, on ne pourra pas leur réclamer de se soumettre aux exigences qui sont faites aux nations», comme «de lutter véritablement et sévèrement contre le terrorisme».

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