France : Les chômeurs seraient près de 9 millions

Il n’y a pas eu de miracle de Noël. Publiés le 27 décembre, les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre étaient, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux « compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.

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La France ouvre son marché du travail aux Roms

La liste des métiers pouvant être exercés par les Roms est élargie, mais Ayrault rappelle que les campements illégaux continueront à être démantelés.

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Le gouvernement français a décidé mercredi de faciliter l’accès au travail des Roms sans attendre une éventuelle levée des mesures transitoires de l’Union européenne qui le restreignent jusqu’à fin 2013.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait décidé de convoquer une réunion interministérielle sur les conditions de vie des Roms à la suite d’une série de démantèlements de camps illicites menés par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, mais qui ont divisé la majorité. À l’issue des discussions, Matignon a annoncé la suppression de la taxe pesant sur les employeurs des Roms et un élargissement des métiers auxquels peuvent prétendre les membres de cette communauté, issus de Roumanie et de Bulgarie pour la plupart. (…)

Le Point

Marine Le Pen à Nice : « Il faut rééquilibrer le marché du travail » (vidéo)

Extraits du discours de Marine Le Pen à Nice, le 11/09/2011.

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Est-ce l’intérêt de la France d’avoir imposé à notre pays une immigration massive ? »

A l’évidence Non, surtout lorsque près de 5 millions de nos compatriotes sont au chômage, quel intérêt peut-il y avoir à faire entrer légalement 203 000 immigrés supplémentaires chaque année dont 5% seulement on un contrat de travail, et le reste donc à la charge des contribuables ? C’est 78% de plus que sous Jospin en 2000… »

Il n’y a qu’un seul objectif à cela, c’est évidemment de peser à la baisse sur les salaires, de tenter sur le dos des salariés de grappiller quelques points de compétitivité dans une enchère folle à la baisse avec les pays émergents. »

Le marché du travail, comme son nom l’indique, est un marché qui évolue en fonction de l’offre et de la demande. Il ne faut pas être polytechnicien pour comprendre qu’en période de chômage massif, plus il y a de demandeurs d’emplois plus les salaires baissent. »

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Le chômage repart

Le gouvernement mise sur la « stabilisation » de l’emploi, mais les dernières données de Pôle emploi montrent au contraire une nouvelle dégradation du marché du travail.

Le 28 mai dernier, la Dares publiait les chiffres du chômage pour avril 2010 : ils étaient en hausse par rapport au mois précédent. Christine Lagarde, ministre de l’Économie et de l’Emploi, estimait cependant que « cette hausse n’interrompt pas la tendance observée depuis plusieurs mois à la stabilisation du marché du travail. »

 

Quand on analyse le détail de ces chiffres, il faut (malheureusement) beaucoup d’imagination pour arriver à la même conclusion que la ministre : les données de Pôle emploi traduisent bien une nouvelle dégradation sensible du marché du travail.

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Les seniors chinois menacent-ils le monde ?

La Chine vieillit. Inexorablement. Aujourd’hui, 176 millions de Chinois, soit 12,79% de la population du pays, ont plus de 60 ans. Avec ses 1,3 milliard d’habitants, l’État le plus peuplé de la planète est également celui qui compte le plus de personnes âgées.

Quatre explications à ce phénomène. D’abord, la politique de l’enfant unique, lancée en 1979. A l’époque, dans les entreprises publiques, toute femme qui mettait au monde un deuxième enfant écopait d’une double sanction : suspension de salaire pendant plusieurs mois et suppression du droit à la promotion.

Ensuite, le changement des mentalités. Pour diverses raisons, nombre de jeunes couples chinois ne veulent pas d’enfants : il est donc loin le temps où trois, voire quatre générations vivaient sous le même toit.

Troisième raison : le célibat d’un grand nombre d’hommes. Beaucoup ne trouvent pas d’épouse du fait du manque de femmes – conséquence de la pratique de l’infanticide visant les petites filles dans leurs régions.

Enfin, l’allongement de l’espérance de vie en Chine : de 40 ans seulement dans les années 1950, elle est passée aujourd’hui à 73 ans.

Inquiétant : les projections montrent qu’en 2030 la Chine comptera 379 millions de personnes âgées, alors que, d’ici là, sa population se stabilisera autour de 1,39 milliard d’habitants. Cela signifie que dans vingt ans un Chinois sur cinq sera sexagénaire.

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Licencier nuit (aussi) aux entreprises

Contrairement aux idées reçues, les restructurations n’améliorent ni la productivité, ni la rentabilité, ni le cours en Bourse des sociétés.

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Les entreprises ont toujours réduit leurs effectifs lors des ralentissements économiques, mais, au cours des vingt dernières années, les plans sociaux sont devenus une composante de plus en plus banale de la vie au travail, en temps de disette comme d’abondance. Car, de nos jours, on licencie même lorsque les bénéfices sont en hausse. Il est des circonstances dans lesquelles les entreprises doivent licencier pour survivre. Dans un secteur en voie de disparition ou de contraction, cela peut permettre de s’ajuster à un marché plus réduit, comme c’est le cas aujourd’hui dans la presse. Mais la plupart des dégraissages effectués au cours de cette récession ne sont pas le résultat de l’échec d’un modèle d’entreprise : ces sociétés licencient pour maintenir leurs bénéfices, pas pour assurer leur survie.

Au cours des dix dernières années, le dé­graissage est devenu le plus beau produit d’exportation américain dans le monde.

Or licencier ne paie pas. Et pour cause ! Dans Responsible Restructuring [La restructuration responsable, éd. Berrett-Koehler, 2002, non traduit en français], Wayne Cascio, professeur à l’université du Colorado, liste les coûts directs et indirects des licenciements : indemnités de départ, frais de reclassement, augmentation des cotisations à l’assurance-chômage, frais d’embauche lorsque l’activité reprend, démoralisation et refus de la prise de risque chez les salariés restants, risques de procès, de sabotages, voire de violences sur le lieu de travail de la part de salariés mécontents en poste ou renvoyés, perte de la mémoire et du savoir de l’entreprise, perte de confiance dans l’encadrement, baisse de la productivité.

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