Que se passe-t-il quand une bimbo se promène dans l’université du Caire (vidéo)

Les images d’Étudiants de l’Université du Caire tentant de déchirer les vêtements d’une femme blonde alors qu’elle marchait sur le campus, suscitent l’indignation à travers l’Egypte.
La femme sans nom, qui portait un top rose à manches longues et un jean noir ajusté, a été récemment filmée en train d’être abusée par un grand groupe d’étudiants de sexe masculin alors qu’elle se faisait un chemin à travers l’université, l’une des plus grandes du pays.

Daily Mail

Et le macho de l’année est… ?

Casseroles, cuisine et confiture : mesdames, vous sentez-vous concernées ? C’est en tout cas ce que pense Bernard Ronsin, conseiller général de l’Aisne et maire UMP de Crécy-sur-Serre en octobre 2013. Si la déclaration avait provoqué un tollé à l’époque, elle lui vaut aujourd’hui le prix du macho de l’année.

A la veille de la journée internationale de la femme, l’association féministe les Chiennes de Garde vient en effet de lui décerner le prix du macho de l’année pour sa déclaration publiée dans « L’Aisne-Nouvelle » le 14 octobre 2013 :

La parité c’est une connerie. On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu’elles n’en ont pas forcément envie. Dans ma profession, j’ai affaire à de plus en plus de femmes. Il y en a de très compétentes, mais elles nous pourrissent la vie. Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture.

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de Garde, ne s’étonne pas de ce résultat :

Cette année comme les précédentes, on constate que les phrases sexistes viennent beaucoup des secteurs politique et sportif »

Le Nouvel Obs

Abdennour Bidar : comment sortir de la religion

Entretien avec le philosophe qui vient de publier Comment sortir de la religion, aux éditions Les Empêcheurs de tourner en rond.

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Après avoir interpellé le monde musulman dans ses premiers ouvrages, le philosophe et écrivain Abdennour Bidar aborde de façon plus générale la question du religieux dans notre monde contemporain. Comment sortir de la religion tente de mettre des mots sur « le défi spirituel de notre temps ».

Triste constat tout d’abord : depuis deux siècles, nous dit-il, l’Orient – soit la Chine, l’Inde et le monde musulman – s’enfonce dans une forme de paresse philosophique et spirituelle et n’a pas été en mesure de fournir une seule idée neuve.

Quant à l’athéisme occidental, qu’a-t-il enfanté sinon un monde où règnent l’absurdité, l’insignifiance, l’égoïsme, l’aliénation ? (…)

Vous parlez de « maladie de l’islam » sans (apparemment) prendre en compte la diversité des interprétations, des cultures que recouvre ce terme : n’est-ce pas essentialiser une problématique plus complexe ?

Les traditionalistes musulmans deviennent de plus en plus sociologues et certains sociologues, vaincus par leur empathie naturelle, viennent de plus en plus au secours des traditionalistes musulmans…

Les uns et les autres veulent toujours plus excuser l’islam et le déclarer irresponsable de ces maladies qui pourtant, à des degrés divers, s’observent d’un bout à l’autre du monde musulman.

à chaque fois qu’on veut mettre en question la religion islam, ils resservent ainsi un discours de victimisation sur les banlieues. (…)

Mais tout en évitant de généraliser, il y a évidemment dans toutes les sociétés musulmanes un ensemble de récurrences extrêmement tenaces et critiquables. Au-delà des différences entre sociétés ou communautés musulmanes, on trouve ainsi des maladies chroniques (dogmatisme, formalisme, machisme, etc.) à différents stades de crispation.

Elles sont bel et bien « essentielles » et non « accidentelles », parce qu’elles sont devenues caractéristiques de l’histoire de l’islam et de l’islam contemporain.

En réalité, le seul but des traditionalistes qui prennent seulement le masque de la modernité – en parlant le langage des intellectuels de l’Occident – est de défendre un islam inchangé.

Le Monde

François Bayrou : le machisme en France se voit surtout chez les garçons issus d’autres cultures

— Réponse de François Bayrou à une question de Elle : “Alors, monsieur Bayrou, la France est-elle macho? “

“ le machisme en France se voit surtout dans des « quartiers populaires chez les garçons issus d’autres cultures », qui n’ont pas « la sensibilité nécessaire à l’égard des filles ».
François Bayrou

Elle

(Capture du passage bienvenue)

Allemagne : « La majorité des Turcs ne sont pas machistes »

En plein débat sur le multiculturalisme Outre-Rhin, une enquête menée par la fondation Bertelsman bat en brèche de nombreux clichés sur la population turque d’Allemagne. L’enquête menée par la fondation Bertelsman démontre que, contrairement aux préjugés, les immigrés se sont bien intégrés en Allemagne.

Le journal Frankfurter Rindschau a publié les résultats de l’enquête menée par la fondation Bertelsmann qui révèle quelques surprises. L’étude a ainsi démontré que les immigrés musulmans ne sont pas plus conservateurs que les Allemands au sujet de la place de la femme dans le couple. D’après l’enquête, les immigrés musulmans ne sont pas différents des Allemands concernant la répartition des tâches ménagères.

Effectivement, 41% des immigrés musulmans trouvent que les tâches telles que le ménage, la cuisine, ou la garde des enfants doivent être effectuées mutuellement par les conjoints. Alors que seul 35% des Allemands partagent cet avis. Les conjoints musulmans souvent définis comme «machistes» sont finalement plus présents que les conjoints allemands, dans la répartition des tâches. L’étude prouve, par ailleurs, que les immigrés se soucient beaucoup de l’éducation de leurs enfants.

Zaman

(Merci à jazzman)

« La Cité du mâle » : Une contre-enquête en préparation

Après la polémique suscitée par la diffusion du documentaire très controversé « La Cité du mâle », un jeune réalisateur, Ladji Real, a tourné une contre-enquête. Mercredi, une rencontre était organisée entre des habitants de la Cité Balzac et le cinéaste.

Des filles malmenées, opprimées, parfois cloîtrées chez elles ou obligées de se comporter comme des mecs pour être respectées. C’est ce que découvraient les téléspectateurs d’Arte, le 29 septembre dernier, dans le documentaire de Cathy Sanchez, La Cité du mâle (déprogrammé une première fois puis diffusé quelques semaines plus tard).

Ce film traite des violences faites aux femmes dans la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où est morte en 2002 Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive. Mais à en croire les protagonistes et la journaliste Nabila Laib, présentée comme une « fixeuse » par la production, les images présentées dans le documentaire seraient bien éloignées de la réalité. Les insultes et les paroles particulièrement dures auraient été influencées par la réalisatrice et soigneusement sélectionnées.

Ladji Real, réalisateur de documentaires et de courts métrages, a mené une contre-enquête, actuellement en cours de finalisation. Après le visionnage de La Cité du mâle, le cinéaste de 29 ans, choqué par la violence de phrases « prononcés avec autant de décontraction », décide de se rendre sur les lieux du tournage.

Suite sur les Inrocks.com

La Cité du Mâle : les femmes en banlieues (Arte)

Addendum 11 octobre :

Nabila Laïb sera jugée pour menaces de mort

Nabila Laïb, la journaliste qui a participé au tournage du documentaire « La cité du mâle » (Arte) et se trouve depuis en conflit avec le producteur, affirme avoir été placée en garde à vue durant plusieurs jours. La jeune femme sera jugée le 8 décembre pour appels malveillants, et menaces de mort réitérées envers la productrice Cathy Sanchez. Elle a été libérée sous contrôle judiciaire. [...]

@si

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Dans ce reportage, la réalisatrice revient à la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) où Sohane avait été brûlée vive en 2002. Le documentaire polémique de Cathy Sanchez, sur la condition des femmes en banlieues, sera finalement diffusé ce mercredi soir à 21h35 sur Arte.

Le reportage d’Arte dans son intégralité : Lire la suite