Saint-Etienne (42) : Expulsion confirmée pour cinq jeunes Albanais et Congolais malgré la mobilisation

Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, s’étaient rassemblées au foyer Habitat jeunes Clairvivre, le 16 janvier. Les cinq jeunes majeurs vont faire appel de leur obligation à quitter le territoire français, selon la présidence de leur comité de soutien.

Les recours contre l’expulsion de trois jeunes Albanais et deux Congolais ayant atteint leur majorité, qui bénéficient de nombreux soutiens à Saint-Etienne, ont été rejeté par le tribunal administratif de Lyon qui les avait examinés lors des audiences des 21 et 23 janvier dernier.

Le tribunal administratif a rejeté les recours formés par leur avocat, Me Arnaud Cuche, contre l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) signifiée à ces cinq jeunes de 18 ans par la préfecture de la Loire. Il estime que cette dernière n’a pas commis d’erreur de fait ou d’erreur manifeste d’appréciation, relevant que les intéressés sont dépourvus d’attaches familiales en France, à la différence de leurs pays d’origine.

Scolarisés dans la région stéphanoise, au lycée ou en apprentissage, et domiciliés jusqu’en février dernier au foyer Habitat jeunes Clairvivre dans le cadre de leur placement auprès de l’Aide sociale à l’enfance, Fatos, Rhaman, Mirush, Djimy Pedro sont « bien intégrés en France », selon leurs soutiens. Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, étaient venues y manifester leur solidarité à ces jeunes majeurs, le 16 janvier. Ne bénéficiant plus du soutien du conseil général, ils sont désormais hébergés par des particuliers.

Monique Garnier, présidente de l’association gestionnaire de la résidence où ils sont hébergés et de leur comité de soutien coordonné par le Réseau éducation, dont la pétition a été « signée par près de 3 000 personnes », a annoncé que les intéressés « vont faire appel ». Une représentante du comité de soutien ajoute qu’un autre lycéen albanais, Shefquet, qui prépare un CAP d’ébénisterie dans un lycée professionnel de Saint-Etienne, a saisi, à son tour, le tribunal administratif, après avoir reçu une OQTF en début d’année.

L’Essor

Royan (17) : Aïcha menacée d’expulsion, les lycéens et professeurs se mobilisent

Les élèves du Lycée de l’Atlantique ont bruyamment manifesté leur soutien à Aïcha ce matin. La Préfecture est sortie de son silence en fin de matinée pour apporter des nouvelles rassurantes à la jeune guinéenne

La situation va peut-être s’arranger pour Aïcha Cissé, cette jeune lycéenne de nationalité guinéenne menacée d’expulsion par les services de l’Etat. La manifestation ce matin devant le lycée de l’Atlantique qui a réuni près de 300 élèves et professeurs, assortie à l’emballement médiatique, ont contraint la Préfecture de la Charente-Maritime à réagir pour apaiser la situation.

Dans un communiqué transmis à la rédaction en fin de matinée, la Préfecture indique qu’une « audience sera accordé à la jeune fille dans les prochains jours pour examiner sa situation et notamment lui permettre de finir la fin de l’année scolaire ».

Aïcha, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, va sûrement pouvoir bénéficier d’un sursis et terminer, comme elle le souhaite, sa formation en CAP « service » avant de retourner probablement en Guinée.

Royan Actu

Dijon (21) : rassemblement de soutien aux collégiens et lycéens menacés d’expulsion

Un rassemblement de soutien aux collégiens et lycéens menacés d’expulsion aura lieu mercredi 16 avril à 16 heures place François-Rude à Dijon.

Le communiqué de presse de l’appel au rassemblement :  » Plusieurs lycéens et collégiens de Dijon sont menacés d’expulsion à la suite de l’obligation de quitter le territoire français intimée à leur famille qui est de nature à mettre certains d’entre eux dans une situation de grave danger pour leur vie ou celles de leurs proches.

Ces élèves ont, en quelques années et dans des conditions particulièrement difficiles, entamé un parcours d’intégration scolaire au prix d’efforts remarquables : celui-ci peut être anéanti brutalement aujourd’hui par l’application de ces décisions. Il est pourtant l’un des critères d’appréciation mentionné par la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l’intérieur relative aux conditions d’admission au séjour des étrangers dans notre pays.

Élèves, parents, enseignants et associations se mobilisent autour d’eux pour obtenir la régularisation de la situation administrative de ces familles et que leur dossier puisse être étudié dans un esprit d’ouverture par la préfecture. Cela seul permettra en effet à ces jeunes bien intégrés dans leurs établissements, de poursuivre sereinement une scolarité porteuse d’espoir et synonyme d’égalité des chances. Aussi, ils appellent à un rassemblement l le mercredi 16 avril à 16h place François Rude à Dijon à l’occasion de laquelle les parents, enseignants et lycéens demandent à être reçus par le préfet« .

le Bien Public

Dans ce lycée, Noirs et Blancs ne déjeunent pas ensemble (Rue89)

Addendum : Comme lors de l’affaire de « l’ophtalmo raciste », Rue89 publie aujourd’hui la curieuse mise-à-jour suivante :

« Mis à jour le 27/02/2012. Des éléments ont été retirés pour protéger l’identité d’un des élèves. »

(l’article de Nolwenn Le Blevennec et Audrey Cerdan a reçu 180.000 visites et plus de 700 commentaires en deux jours…)

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 25/02/12 – Un parent d’élève a alerté Rue89 : dans un lycée agricole du sud de la France, la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle exacerbe le racisme de certains. [...]

« Au lycée, [les Blancs] ne mangent pas à côté des filles noires. Mes grand-parents n’aiment pas les Arabes, mais à ce point-là je n’ai jamais vu ça. Dans leur tête, c’est fixé, il n’y a que Le Pen qui peut y arriver. »

« Les gens de ma classe trouvent qu’il y a trop d’immigrés et qu’il vaut mieux que chacun soit chez soi. En cours d’éducation socio-culturelle, on parle de la culture française, et tout de suite ça dérape sur le fait qu’il y a trop de Noirs. »

« Il y a beaucoup de problèmes avec les gens de couleur ici. Ils disent “vivement la vague bleue”, en référence à Marine Le Pen. »

Marine Le Pen peut-elle faire quelque chose contre les étrangers en France ? Il répond : « Non, c’est trop tard, elle peut rien faire, il y en a trop. »

Rue89

(merci à Akam)

170 lycéens découvrent l’histoire des Noirs de France

«Mais sinon, tu viens d’où? » Cette question, cette militante associative noire l’a souvent entendu, raconte-t-elle dans le documentaire « Noirs de France », (…)  Alors elle a trouvé la parade : « Les gens s’attendent peut-être à ce que je vienne de la jungle… ou de la savane! » Rire général dans la pénombre.

 Comme ceux de cinq autres établissements scolaires d’Ile-de-France*, des élèves de première scientifique du lycée Condorcet, quartier La Varenne-Saint-Hilaire à Saint-Maur, ont répondu à l’invitation de Curiosphère.tv, la webtélé éducative de France Télévisions.
L’idée : faire échanger adolescents et réalisateurs autour de l’histoire de la décolonisation et de l’immigration.

Création de SOS Racisme, victoire de l’équipe « black-blanc-beur » à la Coupe du monde de football en 1998… Les liens qu’entretiennent les Noirs avec la France sont disséqués dans ce troisième volet qui débute en 1975. Avec, parfois, des surprises. « Chirac, j’avais une bonne image de lui. Mais là, ça m’a choqué », avoue Hugo, après la diffusion des propos de Jacques Chirac — alors président du RPR — sur « le bruit et l’odeur » des familles immigrées.

Vivant à La Varenne, quartier qui ne se distingue pas par sa mixité sociale, ces jeunes partagent peu avec ceux qui racontent leurs racines à l’écran.

« On n’a pas la même histoire car nos grands-parents n’ont pas immigré ici », constate Thaïs, qui a ressenti « de l’injustice » pour certains. Pour la présentatrice Audrey Pulvar par exemple, quand elle évoque des débuts difficiles. « Les chefs ne voyaient pas son potentiel, mais le stéréotype qu’elle représentait », estime un autre. (…)

Le Parisien

Lille : ils tentent de bloquer le lycée Baggio pour éviter les cours

Tout a commencé vers 7 h 30. Une cinquantaine de jeunes, certains « cagoulés », tentent de bloquer l’entrée de Baggio. « C’était soudain et spontané », précise un dirigeant de l’établissement. Parmi eux, des lycéens mais aussi des « extérieurs ».

« Ils ont fermé la grille avec une grosse chaîne et ont mis une poubelle pour tenter de la brûler (avec des journaux, sans y parvenir).

« Ils ont jeté des pierres vers les voitures et bus qui passaient », explique un élève.

La vitre d’un véhicule en stationnement vole en éclats et une ou deux autres auraient été dégradées. Des cailloux sont jetés, sans les atteindre, en direction de responsables de Baggio. Un agent tentant d’enlever la chaîne de la grille est touché au front.

Pendant ce temps, le groupe comprenant les perturbateurs grossit, jusqu’à environ 150.[...] Le boulevard est bloqué à la circulation. [...]

En discutant, plusieurs m’ont dit que c’était pour ne pas aller en cours, souligne une élève, qui n’est pas surprise.

C’est Baggio… Ils prennent n’importe quelle excuse pour faire du bazar.

Marc Gosselin [directeur de cabinet de la rectrice], lui, refuse toute « stigmatisation » de Baggio, près duquel les troubles sont les plus récurrents, à Lille, lors de mobilisation lycéenne. [...]

La Voix du Nord

(Merci à Combattant du nord)

Tunisie : « un désaccord entre des élèves » 2 lycéens tués, 43 blessés

Deux lycéens ont été tués aujourd’hui et 43 blessés dans de violents affrontements dans la région de Gafsa, à 400 km au sud de Tunis, a annoncé le ministère de l’Intérieur.Un millier de personnes, majoritairement des élèves, se sont battus ce matin avec des bâtons, des armes blanches et à coup de pierres dans et autour d’un lycée de la ville de Sened, à 50 km de Gafsa, a précisé le ministère dans un communiqué. Deux élèves ont été tués, un garçon poignardé et une fille écrasée par la foule, selon la même source.

Quelque 43 personnes ont été blessées, dont dix ont dû être transportées à l’hôpital régional de Gafsa, a-t-on ajouté. Des salles de cours et une voiture administrative ont été brûlées.Selon le ministère de l’Intérieur, un désaccord entre des élèves appartenant à deux tribus rivales a été la cause de l’incident.

Le Figaro

La Presse de Tunisie

(merci à voyage)

Lille : Deux lycéens poignardés

Deux lycéens ont été blessés à l’arme blanche, dont l’un sérieusement, à la sortie de leur établissement scolaire par un mineur qui a pris la fuite, en fin d’après-midi à Haubourdin, dans l’agglomération lilloise, a-t-on appris de source proche du dossier. Un adolescent a été touché légèrement à l’épaule tandis que l’autre, blessé dans le bas du dos, pourrait présenter une hémorragie interne importante, selon cette source.[...]

Le Figaro

(merci à RESOLUTION2012)

Orange : deux lycéens agressés pour des cigarettes et un portable

Jeudi après-midi, deux lycéens du lycée de l’Arc ont été agressés par trois autres mineurs, qui leur réclamaient des cigarettes, puis de vider leurs poches. Devant leur refus, les trois agresseurs sont revenus avec un extincteur à lacrymogène, les ont gazés et se sont enfuis.

L’un des auteurs a été reconnu par une des deux victimes. Le soir-même, il se rendait à Avignon avec un autre camarade. Au retour, ils prennent le train et agressent un jeune de 19 ans, pour lui prendre son téléphone portable.[...]

Le Dauphiné

Lunel (34) : Un court métrage réalisé par les lycéens à la demande de la Halde

C’est sous l’égide de leur professeur de français, Abdel Ait El Maassi, que les élèves de terminale carrière sanitaire et sociale terminaient hier le tournage d’un court-métrage.

L’an dernier, nous avons été contactés par la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité afin de tourner un petit film sur une situation de discrimination », explique l’enseignant.

« Depuis le début de l’année, on a un travail de réflexion en cours sur les questions de discrimination. Puis par équipe, les élèves ont créé une trame, un synopsis », retrace-t-il. La Ligue de l’enseignement de l’Hérault est porteuse de ce projet.

Midi Libre

Var : Deux lycéens poignardés devant leur établissement scolaire

Aujourd’hui, vers 13h30, deux lycéens ont été agressés à l’arme blanche devant l’établissement Saint-Joseph de la Cordeille, à Ollioules. Blessés sérieusement, ils ont été transportés à l’hôpital Front-Pré à Toulon, informe Var Matin.

Selon le quotidien, la police a interpellé trois mineurs dans l’après-midi qui ont été placés en garde à vue.

La Provence

Dijon : La « bande des portables » avait agressé douze lycéens

Depuis le 6 janvier, une douzaine de lycéens avaient été agressés par une bande qui s’en prenait aux téléphones portables. Cinq personnes ont été interpellées par la police.

L’affaire débute la semaine dernière, le 6 janvier très exactement : ce jour-là, à deux reprises, vers 18 heures et une demi-heure plus tard, une bande d’une demi-douzaine de jeunes gens, cachant leurs visages sous des capuches, s’en prend à des élèves du lycée Eiffel, dans le quartier des Grésilles, à Dijon.

A chaque reprise, les agresseurs fondent en groupe sur leur proie, l’intimident, la menacent, au besoin la bousculent ou la frappent pour se faire remettre un téléphone portable, un sac de sport… Au total, ce soir-là, les policiers recenseront 8 victimes, adolescents ou jeunes majeurs. [...]

Bienpublic.com

(merci à Geoffroy)