Anne-Marie Le Pourhiet : la tyrannie des minorités (MàJ)

« Anne-Marie Le Pourhiet est l’un de ces invités potentiellement à problème. »
Bruno Roger-Petit


Dans l’émission « Ce soir ou jamais » du 15 mars 2013, la juriste et constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet évoque les menaces qui pèsent sur la liberté d’expression :

Elle montre également comment fonctionnent les mécanismes de pression des minorités qui souhaitent obtenir des avantages.

Elle remet aussi les choses en perspectives sur l’idée de « services sexuels » aux handicapés :

Complément : Revoir la vidéo de A.M. Le Pourhiet sur les lois mémorielles et « le totalitarisme orwellien des débats parlementaires ».

« Laissez-nous nous marier, adopter et procréer ! »

Tribune libre de Cathy Cardaillac :

S’il est un argument qui a souvent été avancé à l’encontre de leurs opposants par les partisans du mariage, de l’adoption et de la PMA pour les couples de même sexe, c’est bien celui-ci :

« On ne vous enlève rien, on n’enlève rien à qui que ce soit, alors pourquoi résistez-vous ? On comprend que vous ayez manifesté pour défendre l’école libre car c’était pour préserver vos droits, mais pourquoi manifester contre les droits d’autrui ? »

Je souhaite ici démonter cet argument en montrant que, d’une part, ces revendications ont un coût pour la société et que, d’autre part, elles sont avant tout idéologiques.

Un coût pour la société

Premièrement, les opposants manifestent bien pour les droits d’autrui puisqu’ils manifestent pour les droits de l’enfant – un autre qui n’est pas en capacité de se défendre lui-même.

Pour autant, le principal slogan retenu par la manif du 13 janvier dernier, « Tout enfant a droit à un papa et à une maman », ne permet pas de clarifier les enjeux mais, au contraire, ajoute à la confusion ambiante. Outre le fait qu’il emploie le langage infantilisant malheureusement en vogue dans notre société de l’émotion et du pathos, ce slogan méconnait le fait évident que beaucoup d’enfants n’ont pas à leur côté un père et une mère. Pour autant, quand l’un des parents est mort ou en cas de séparation si l’un des parents (en général le père) ne voit plus sa progéniture, l’enfant, quoique privé de la présence d’un des deux parents, sait d’où il vient, et c’est là une chose fondamentale. L’ordre symbolique étant préservé, sa construction, si elle a des chances d’être plus difficile que celle d’un enfant qui a ses deux parents, a aussi des chances d’être moins entravée que celle d’un enfant qui a pour origine un grand point d’interrogation.

Deuxièmement, l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe n’est pas sans conséquences pour les couples hétérosexuels souhaitant adopter, bien au contraire. Car, et il faudrait que ça se sache, les enfants à adopter sont une denrée de plus en plus rare. Depuis la généralisation de la pilule (et de l’avortement), le nombre d’enfants à adopter a diminué de façon considérable dans les pays occidentaux. Les couples occidentaux se sont alors tournés vers l’adoption internationale, mais celle-ci se tarit aussi avec la nouvelle donne géopolitique. Dans les pays pourvoyeurs, le développement économique et l’émergence d’une classe moyenne signifie que de plus en plus d’enfants peuvent être adoptés dans leur propre pays. Qui pourra nier qu’il vaut mieux ne pas couper un enfant – qui plus est un enfant qui a déjà subi le traumatisme de l’abandon – de ses racines et de sa culture ? Faire le contraire, c’est l’exposer à un double manque, et à une double quête identitaire. Cette voie déjà de plus en plus étroite de l’adoption internationale va bientôt se fermer encore plus pour tous les couples français en mal d’enfant car certains pays et non des moindres – Chine, Vietnam – refuseront de laisser leurs orphelins partir vers un pays où ils peuvent être adoptés par des couples homosexuels. Cela nuira à tous les adoptants français, comme les spécialistes de l’adoption ont essayé de le souligner dans un silence assourdissant. Car les activistes de l’adoption homosexuelle se fichent pas mal des conséquences pratiques de leurs revendications. C’est bien une victoire symbolique qu’ils veulent et ils ne se satisferont pas à moins.

« Laissez-nous nous marier, adopter et procréer ! »

Tant pis donc pour les adoptants hétérosexuels. Et tant pis aussi pour les adoptants homosexuels ! Car, et cela n’a pas été souligné, l’adoption était aussi de facto ouverte aux homosexuels avant la loi Taubira… moyennant quelques arrangements avec la vérité. En France, il faut être célibataire pour pouvoir faire une demande individuelle d’adoption et marié pour faire une demande conjointe (le PACS ou la vie commune ne suffisent pas). La solution pour les couples homosexuels était donc que l’un des deux fasse une demande individuelle puis, quand l’assistante-sociale venait visiter leur domicile – étape indispensable pour obtenir l’agrément délivré par le conseil général – de cacher le fait qu’il ou elle ne vit pas seul. Dorénavant, cette voie bien réelle d’adoption sera de facto fermée aux homosexuels et aux hétérosexuels. D’après l’Agence française de l’adoption (AFA), des pays comme la Russie, souhaitant se prémunir contre l’adoption de leurs enfants par des homosexuels, risquent de se fermer à tous les célibataires. Les seuls pays qui acceptent de laisser leurs enfants être adoptés par des homosexuels sont les Etats-Unis (où les enfants adoptables à l’international ont plus de 7 ans et des pathologies lourdes), le Brésil et l’Afrique du Sud. Comme ces pays ne pourront pas répondre à la demande, le recours à la PMA risque d’exploser.

Devant l’opposition très forte suscitée par la loi Taubira, le gouvernement a dissocié la question de la PMA de celle du mariage et de l’adoption par des couples homosexuels. Cette question devrait être discutée plus tard dans l’année, lors de l’examen d’une loi sur la famille.

Là encore, il faut souligner que la PMA a un coût pour la société et que celui-ci est très élevé. Pourvu que la femme ait moins de 43 ans, la Sécurité sociale rembourse automatiquement et intégralement jusqu’à six inséminations artificielles et quatre fécondations in vitro – sans compter les transferts d’embryons congelés lors d’une FIV précédente qui sont tous remboursés sans limite de nombre. En cas de succès (c’est-à-dire d’accouchement), le compteur repart à zéro et la Sécurité sociale peut payer à nouveau de multiples procédures pour permettre au couple d’avoir un autre enfant. Or, une insémination artificielle coûte dans les 1000 euros et une FIV dans les 5000 euros (*).

Revendications idéologiques

En théorie, la PMA est réservée en France aux couples hétérosexuels, mariés ou pas. Les lesbiennes militantes demandent aujourd’hui à y avoir accès « dans les mêmes conditions » que les femmes hétérosexuelles – des conditions financièrement très généreuses donc. Mais, dans les faits, les lesbiennes ont déjà accès à la PMA en France. Elles n’ont pas forcément besoin d’aller en Belgique ou en Espagne pour bénéficier d’une insémination artificielle ou d’une FIV. Il leur suffit de se mettre d’accord avec un ami de l’autre sexe (décidément, on n’échappe pas à la différence des sexes pour procréer). Pour que la procédure soit remboursée, le faux couple a besoin d’un certificat de vie commune. Rien de plus facile : vous vous présentez à deux en mairie pour le demander, et vous repartez avec, sans avoir eu à produire aucun justificatif de vie commune. Les médecins, eux, gèrent l’aspect médical du dossier et estiment qu’il ne leur appartient pas de faire le tri entre les vrais et les faux couples.

La revendication d’un égal accès à la PMA pour les lesbiennes est donc essentiellement une revendication idéologique, celles-ci ayant déjà accès à la PMA et même à son remboursement par la Sécurité sociale si elles savent se débrouiller.

De plus, l’ouverture officielle de la PMA aux lesbiennes introduirait une nouvelle rupture d’égalité, une nouvelle insupportable « discrimination ». Les victimes ? Les homosexuels hommes, « privés d’utérus » qu’ils sont. Le recours aux mères porteuses (ce qu’ils appellent la GPA) risque fort de s’imposer alors. Avec la crise que nous connaissons et qui n’est pas près de s’arranger, les candidates seront nombreuses. Une enquête du magazine Zone Interdite diffusé sur M6 révélait qu’un homosexuel à la recherche d’une mère porteuse en France avait obtenu une dizaine de réponses en 6 mois – les candidates demandant entre 8000 et 25.000 euros pour une grossesse. La menace de la sanction pénale (3 ans de prison et 45.000 euros d’amende) constitue, tant qu’elle subsiste, un garde-fou. Sinon ce job n’est-il pas plutôt plus lucratif que beaucoup d’autres et parfaitement compatible avec la garde de ses propres enfants à domicile ou la poursuite d’études ?

Comment payer tout cela ? Et si on euthanasiait les vieux ? Ou, plutôt, si on permettait aux « seniors » de « partir dans la dignité », grâce à la « sédation médicalisée » ? J’aimerais délirer, mais n’est-ce pas la prochaine grande loi sociétale que nous prépare le gouvernement ?

Cathy Cardaillac pour POLEMIA

Note :

(*) http://www.fivfrance.com/page_quest06.html

La BBC veut plus de visibilité pour les minorités sexuelles

Aujourd’hui, alors que le premier ministre conservateur David Cameron vient de se prononcer en faveur du mariage pour les couples de même sexe, la BBC s’inquiète de la représentation sur ses écrans des personnes LGB (lesbiennes, gay et bisexuelles). Le service public a donc commandité un énième rapport sur le sujet. Sans surprise, celui-ci, paru cette semaine, conclut que l’on n’en fait jamais assez en la matière. Les personnes LGB sont ainsi encore « relativement invisibles » et « trop souvent stéréotypées » à la télévision. Même si quelques feuilletons maison reçoivent des bons points pour avoir su, à la façon de notre « Plus belle la vie », inclure des personnages homosexuels dans leur scénario, il faut faire encore des efforts. Voici donc quelques unes des principales recommandations du rapport :

- Attention à ne pas discriminer les lesbiennes et les bi en incluant surtout des homosexuels mâles dans les fictions ou les programmes de divertissement.

- Veiller à présenter plus de personnes LGB dans tous les types d’émissions, notamment les émissions destinées aux enfants.

- Dans les programmes d’information, ne pas donner trop la parole aux points de vue « homophobes » (les homophobes étant ceux qui s’opposent au mariage gay ou à l’adoption par les couples homosexuels).

OJIM

« Mariage pour tous » : une union à trois célébrée au Brésil

BRESIL –

Un an après le premier mariage civil entre deux homosexuels, le Brésil a célébré la première union entre trois personnes.

Claudia do Nascimento Domingues, notaire de Tupa, à 430 km de São Paulo, a uni un homme et deux femmes il y a trois mois, mais elle n’a été rendue publique que fin août, indique la BBC (article en anglais). « Ma fonction n’est pas de juger si cette situation est correcte ou pas », a-t-elle déclaré à l’AFP, précisant que rien dans la loi brésilienne n’interdisait une telle union. « C’est quelque chose de nouveau, mais je ne l’aurais pas fait si la loi l’interdisait explicitement. »

Francetvinfo

Maroc : Des élus franco-marocains appellent à la création de lobbies de binationaux

Quatre élus franco-marocains, membres de l’association ANELD (l’Association Nationale des Elus Locaux pour la Diversité), ont passé 5 jours au Maroc. Ils ont fait le déplacement spécialement de France, sur invitation du Premier ministre Abdelilah Benkirane pour rencontrer ministres, parlementaires et leaders des partis politiques. Leurs inquiétudes : le lien de la diaspora avec le Maroc et la perte d’identité marocaine des franco-marocains.

Je suis à la fois un élu français mais je suis aussi un citoyen marocain. (Mohammed Hakkou, élu de Gonesse)

«La grande peur qu’on a aujourd’hui c’est qu’on voit cette 2 et 3ème génération s’essoufler et se demander ce qu’elles vont aller faire dans leur pays d’origine alors que leurs parents vivent en France. La perte d’identité aujourd’hui des MRE (Marocains résidant à l’étranger) est une véritable catastrophe à double sens dont le Maroc doit prendre conscience que ce soit sur l’aspect identitaire que sur l’aspect économique.» déclare Fadoua Ghazouani, adjointe au Maire de Mantes la Jolie à la Jeunesse et les Sports. […]

«On ne veut pas seulement être des vaches à lait pour notre patrie mais on veut aussi être des citoyens et participer à la vie politique du pays. On veut créer des lobbys et influer lorsque la France traite avec le Maroc et ce que nous demandons aujourd’hui est d’avoir un soutien du Maroc», affirme Wahiba Zedouti, élue à Saint Ouen.

«Quand vous avez Nicole Bricq [ministre française du Commerce extérieur] qui vient signer des contrats avec le Maroc, c’est tout de même incroyable de ne pas avoir un seul élu franco-marocain dans son avion. Le Maroc a une diaspora mais ne l’utilise pas pour protéger ses intérêts.», interrompt Salem Fkire. «L’Algérie impose d’avoir des franco-algériens dans son avion lorsque des hommes politiques ou hommes d’affaire se déplacent en Algérie pour signer des contrats. Le Maroc, lui n’impose rien et personne !» […]

«On veut être considéré comme des Marocains à part entière et pas entièrement à part ! Quand je reçois des administrés d’origine marocaine dans le cadre de mes permanences à la mairie, ils me parlent de leur problématique au niveau local. La plupart savent que je suis d’origine marocaine et juste après notre entretien, j’enlève ma casquette d’élu de la République et on se met à parler des problèmes liés au Maroc. […] Donc si je peux à mon niveau et en toute modestie permettre de faciliter les relations entre les MRE et le Maroc, c’est un gain de temps considérable», explique de son côté Mohammed Hakkou, conseiller municipal dans la ville de Gonesse située dans le Val d’Oise.

yabiladi

Film sur l’homosexualité au CM1 : la polémique (MàJ)

L’observatoire des subventions nous apprend que ce film de Sebastien Watel, membre du PS, a reçu 150.000 € de subventions publiques.
(Merci à Dragon Duterrier)

Un documentaire qui « n’a pas vocation a être diffusé en primaire », pour le ministre alors en fonctions, Luc Chatel, qui ne l’a cependant pas interdit…

«Racisme», un mot vidé de son sens

Pour Paul Villach, blogueur sur Agoravox, le mot «racisme» est un mot vidé de son sens que des lobbies emploient le plus souvent à tort pour discréditer moralement leurs ennemis. L’avantage de cette stratégie, est que, sitôt lancée l’accusation infamante, tout débat cesse avant même d’avoir commencé : on ne discute pas avec des racistes.

Les mœurs des uns et des autres peuvent être parfaitement incompatibles. L’intolérance manifestée par la majorité n’est alors qu’un réflexe de défense légitime de son propre mode de vie et de ses valeurs.

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