Le député sortant se défait difficilement de la candidate du Front National lors d’une élection partielle marquée par une abstention record.
On s’y attendait, le député sortant Jean-François Mancel a été réélu au second tour de la législative partielle dans la 2e circonscription de l’Oise. Le candidat UMP sortant affrontait la candidate FN Florence Italiani, après l’élimination de la représentante du PS au 1er tour. Seul le score représente -peut-être- une surprise. L’ancien secrétaire général du RPR obtient 51,41 % des voix et son adversaire d’extrême-droite 48,59 %.
Un écart beaucoup plus serré qu’attendu et qui montre que le Front national tient encore la haut du pavé dans notre pays.
Au final, l’écart est de moins de 800 voix, 13.958 suffrages ayant été recueillis par le député sortant contre 13.190 pour sa concurrente du F.N.
« C’est une décision politique (…). Le militant UMP qui préside le Conseil constitutionnel devrait démissionner pour redonner de la crédibilité » à l’institution, a déclaré la présidente du Front national, à propos de Jean-Louis Debré.
Dans les GG de RMC, Bernard Debré tente de défendre la légitimité du conseil constitutionnel présidé par son frère jumeau Jean-Louis Debré. Comme Marine Le Pen, Claire O’Petit (Modem) pense qu’il s’agit d’une décision politique.
« Il me semble qu’il y a déjà eu des antécédents, avec l’affaire Dumas etc. [...] A partir de ce moment-là, pour moi, cette chambre a perdu toute crédibilité. » – Claire O’Petit
« On avait tout intérêt à ce que l’élection soit invalidée pour qu’il y ait une élection à Hénin-Beaumont. Il y aurait eu un traumatisme au niveau de la France en disant : « Regardez ce qui se passe, dans l’Hérault y a un FN qui se fait élire, dans Hénin-Beaumont aussi. Faites attention, vous êtes tous en train de déconner. » Eh bien ça aurait été très salutaire. Tandis que là ça ne le sera pas. » – Bernard Debré
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[...] La semaine dernière, Marine Le Pen affirmait que «le dossier était très solide en droit». Évoquant la possibilité que son recours soit rejeté, elle avait soutenu que le Conseil constitutionnel rendrait dans ce cas «une décision exclusivement politique», motivée par «les difficultés que vit aujourd’hui l’UMP».
Côté gauche, c’est le soulagement général. «Nous étions convaincus que sur le fond, rien ne pouvait invalider l’élection», indique Stéphane Filipovitch, directeur de cabinet de Philippe Kemel. Au Front de gauche, le soulagement est tout aussi évident. Le responsable de la fédération communiste, Hervé Poly, ne souhaitait pas le retour de Jean-Luc Mélenchon, peu susceptible selon lui, de rassembler toute la gauche. Quant à l’ex candidat à la présidentielle du Front de gauche, quoique «disponible» pour repartir à la bataille contre Marine Le Pen, il n’était pas très preneur d’une possible deuxième défaite. Beaucoup, à gauche, prévoyaient en effet Marine Le Pen gagnante en cas d’annulation de l’élection…
Rappel :
Le 17 juin, Philippe Kemel avait battu Marine Le Pen de 118 voix, sur 53 000 suffrages exprimés, un écart ramené à 106 par le Conseil. Libération
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Le Conseil constitutionnel a confirmé aujourd’hui l’élection dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais du socialiste Philippe Kemel face à Marine Le Pen, la présidente du Front national, lors du scrutin législatif du 17 juin dernier.
Les « Sages » ont également rejeté les recours dirigés contre les opérations électorales des 10 et 17 juin 2012 dans six autres circonscriptions. [...]
Jean-Luc Mélenchon affirme chez Jean-Jacques Bourdin qu’il pourrait se représenter à Hénin-Beaumont si le résultat des législatives devait être invalidé.
« Y avait une ambiance pourrie. » – Jean-Luc Mélenchon
La présidente du FN espère faire son entrée au Palais Bourbon en cas d’annulation de la législative à Hénin-Beaumont. [...]
À court terme, Le Pen, battue de justesse dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais au second tour des législatives, espère aussi que le recours qu’elle a déposé devant le Conseil constitutionnel contre l’élection de son adversaire sera accepté. La présidente du FN a obtenu 49,89 % et le vainqueur, le socialiste Philippe Kemel, 50,11 %, soit 118 voix d’écart. À l’appui de son recours devant les Sages, elle soutient en particulier que des irrégularités ont été constatées dans les listes d’émargement. Le Conseil constitutionnel pourrait rendre sa décision courant décembre. Si les juges du Palais-Royal annulaient l’élection du socialiste Kemel, une élection législative partielle serait organisée début 2013 dans la circonscription d’Hénin-Beaumont. [...]
Dans un reportage de LCP, lors de la campagne législative à Hénin-Beaumont, Jean-Luc Mélenchon et ses nervis prenaient violemment à partie un sympathisant FN.
« Regardez-moi ce gros imbécile ! [...] Je te taperai pas ! T’es qu’un gros imbécile ! [...] Vous êtes plein de haine ! Tout ce que vous êtes capable de faire, c’est détester les Arabes ! » – Jean-Luc Mélenchon
La députée socialiste de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre Elisabeth Guigou s’est déclarée mardi « préparée et très motivée » pour la présidence de l’Assemblée, un projet qui « chemine » a-t-elle souligné, se retenant toutefois d’annoncer ouvertement sa candidature.
« Je suis disponible, je suis préparée… Je suis très motivée parce que je pense que c’est un poste très important dans l’Etat. Je pense qu’il faut rehausser la place du Parlement dans les institutions » a-t-elle dit sur France Inter. Dressant ce qui s’apparentait étrangement à un autoportrait, Mme Guigou a souligné qu’il fallait pour ce poste une « expérience parlementaire » rappelant qu’elle siégeait depuis 10 ans. Mais « dans la période qui est la nôtre, il faut une expérience internationale… Il est indispensable que nous ayons une Europe plus démocratique et pour cela, il faut faire travailler le parlement national avec le Parlement européen. J’ai été députée européenne » a-t-elle relevé.
Est-elle par conséquent candidate au « perchoir » ? insiste la journaliste. « Je vous dirai cela quand les candidatures seront ouvertes. On ne sait même pas quel jour on va voter. Ca viendra très vite » a répondu Elisabeth Guigou, qui a confié: « Je pense que c’est quelque chose qui chemine dans ma tête. » (…)