Dans « Le Choc du Mois » : Que peut (vraiment) la police ?

Le Choc du Mois – Numéro 41 (Le numéro sort en kiosque lundi 7 février)

Les flics de la Police nationale sont un peu comme les profs de l’Éducation nationale : ils subissent les évolutions sociales et tentent de s’y adapter. Sur eux tout se cristallisent. Mais, comme un révélateur photographique, au moment où ils agissent, ils révèlent les problèmes dont on les rend alors responsable.

On pense aux 7 samouraïs, enrôlés par un village de paysans pleutres pour lutter contre un ennemi sanguinaire ne respectant aucune règle. Bien heureux de trouver des guerriers endurcis pour les défendre, les paysans n’en conservent pas moins une sorte de crainte profonde de ces hommes qui les sauvent mais les mettent face à leur faiblesse et leur lâcheté.

Reportage avec la BAC

Aujourd’hui, les citoyens regardent avec la même fascination horrifiée les casseurs et les policiers : entre la violence qu’ils subissent (parfois par la seule procuration des médias) et la répression à l’œuvre, ils ne savent plus choisir où doit aller leur indignation. Et les policiers doivent donc naviguer entre suspicion, mépris, insultes et vexations, selon qu’on leur reproche de n’avoir rien fait ou d’avoir agi. Mais que se passe-t-il vraiment sur le terrain ? Nos journalistes ont pu suivre le quotidien, de jour comme de nuit, de la BAC* du XIXe arrondissement de Paris. Un reportage exclusif.

Pour celui qui a l’œil attentif, les murs de nos villes sont régulièrement recouverts de poésie digne du musée des arts premiers ; « la BAC, ont t’enc. », « je baise la BAC », etc. Un hommage du vice à la vertu tant les bacqueux perturbent le « bizness » par leur fréquentes apparitions. À écouter la racaille surmédiatisée, la BAC, « on la repère à 200 mètres ». Une reconnaissance réelle mais mutuelle : nous entrons dans un immense terrain de jeux entre le chat et les souris…

Le Blog du Choc du Mois

W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

Suite et commentaires sur Fortune

Eric Naulleau dans Le Choc du Mois

Après Eric Zemmour, c’est au tour du chroniqueur Eric Naulleau d’accorder un entretien au Choc du Mois dans un numéro spécial consacré aux lobbys (en kiosque dès demain samedi).

Le Choc : « Rendons grâce à Ruquier de vous avoir permis, à vous et à Zemmour, d’exister à la télévision… »

Eric Naulleau : « Il faut lui rendre grâce, et même mille fois. Aujourd’hui qu’on est entré en quelque sorte dans le paysage, cela paraît naturel, mais ce n’était pas donné au départ. Un journaliste du Figaro et le petit éditeur d’une anthologie trilingue de poésie moldave. C’était improbable. Ruquier, qui est un homme de télé et un homme intelligent, a compris que l’association pouvait fonctionner.

Ensuite, c’est un peu comme avec la légende du Golem. La créature a quelque peu échappé à son créateur, même si ce n’est pas à moi d’en parler. Disons simplement qu’on a dépassé le cahier des charges initial. » (…)

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Le Choc du Mois est disponible en kiosque ou par abonnement