Espagne / crise économique : De nombreux immigrés rentrent chez eux (+vidéo BFMTV)


Avec la crise, les immigrés désertent l'Espagne… par BFMTV

La population espagnole a baissé pour la première fois de son histoire l’an dernier après cinq ans de récession qui ont entraîné une hausse spectaculaire du chômage et fait fuir une partie des résidents étrangers.

Selon les chiffres publiés lundi par l’Institut national des statistiques, la population résidant en Espagne atteint les 47,1 millions de personnes, un chiffre en baisse après le départ de 260.000 personnes dont de nombreux résidents de nationalité étrangère.

Jusqu’en 2008, les immigrés hispanophones venus d’Equateur, de Colombie ou de Bolivie ont afflué vers l’Espagne pour travailler dans le secteur du BTP. Entre 2000 et 2010, la population immigrante est passée de 924.000 à 5,7 millions.

Le Figaro

Communautarisme. Tom Wolfe : «A Miami, tout le monde se hait»

A l’occasion de la sortie, jeudi prochain, de son quatrième roman, «Bloody Miami», sur l’immigration et le communautarisme, entretien avec l’écrivain américain Tom Wolfe.

Dans les années 60, le jeune reporter avait révolutionné le journalisme en faisant le roman de son époque. Parti étudier les tribus contemporaines, les groupes de rock, les surfers ou les défoncés psychédéliques, les astronautes ou les golden boys, Tom Wolfe a inventé une écriture «controversée» qui inspirera journalistes et écrivains du monde entier, «l’hystérie naturaliste». […]

Les «Anglos» sont-ils, comme vous l’écrivez cruellement, une espèce en voie d’extinction ?

Il n’en reste pas beaucoup. Les Wasp sont partis de Miami, ils se sont repliés sur le Grand Miami, à Miami Beach. La population est maintenant hispanique à 70%, dont la moitié est cubaine. On dit «Latinos», un terme inventé aux Etats-Unis. Il y a 18% de Blacks, et il reste quelque 10% d’Américains blancs.

Dans le temps, les Etats-Unis étaient le pays du melting-pot, les immigrants successifs se fondaient en quelques générations dans le rêve américain. Là c’est le «pot» où l’on ne se mélange pas…

A Miami, les gens sont en colère, ils ne se mélangent pas. On essaie de les intégrer, et puis vous revenez plus tard et ils sont exactement au point où vous les avez laissés. Les Cubains avec les Cubains, les Haïtiens avec les Haïtiens, les Anglos avec les Anglos, les Russes avec les Russes… Chaque groupe a sa propre bourgeoisie ou classe supérieure. Dans la plupart des villes américaines, les gens finissent par s’intégrer. Mais vous devez comprendre qu’à Miami tout le monde hait tout le monde. […]

Les Etats-Unis ont inventé le concept de «political correctness», le politiquement correct. Vous êtes, bien sûr, contre…

C’est de pire en pire, surtout dans les universités. Les gens doivent faire attention à ce qu’ils disent. Un exemple typique : la question de l’homosexualité. Ça ne suffit pas de décrire le phénomène, vous devez d’abord établir que vous êtes «pour». Après, vous aurez le droit d’écrire sur l’homosexualité. C’est ridicule. Vous devez d’abord exposer vos critères de moralité avant d’écrire une ligne. Et c’est vrai quand vous voulez parler de minorités, des femmes, du pauvre Blanc, du pauvre Noir, du transsexuel, des immigrés… C’est tellement anti-intellectuel.

Libération (Merci à antibarbare )

Pour séduire les Latinos, les républicains américains s’ouvrent sur l’immigration

Peu à peu, le séisme politique engendré dans le camp républicain aux Etats-Unis par la défaite de Mitt Romney, son candidat à l’élection présidentielle, fait bouger certaines lignes en son sein. Dernier signe marquant, les multiples interventions depuis la mi-mars – discours devant la chambre de commerce hispano-américaine à Washington, interview télévisée, conférence de presse téléphonique nationale – du sénateur Rand Paul. (…)

Après le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, autre personnalité conservatrice montante qui promeut un plan d’accession de certains clandestins à la citoyenneté américaine, M. Paul a aussi invoqué la nécessité d’évoluer : « Je suis un républicain conservateur qui dit qu’il faut avancer vers une réforme », a-t-il proclamé. Suggérant que les lois actuelles permettent d’agir sans légiférer de nouveau, il a promu l’octroi de « visas de travail » de longue durée aux « immigrants désireux de travailler ». Se gardant de prononcer les termes « accès à la nationalité », il a offert aux immigrés sans papiers – dont le nombre est estimé entre 11 et 13 millions de personnes – la perspective d’une « normalisation » de leur statut leur permettant de « sortir de l’ombre pour devenir des contribuables membres de la société ».

M. Paul rejoint ainsi un nombre croissant de républicains estimant impératif de tenir compte des « évolutions démographiques  » du pays. Ainsi, des sénateurs des deux partis regroupés dans un « groupe des huit » envisagent un accès à la nationalité américaine après treize ans de présence illégale sans dossier judiciaire. Diverses figures ultraconservatrices ont critiqué le « virage  » inopiné de Rand Paul. (…)

Le Monde

 

Les Californiens d’origine hispanique en passe d’être majoritaires en 2014

La population latino-américaine devrait dépasser celle des Blancs d’origine non hispanique au début de l’année prochaine en Californie pour la première fois depuis qu’elle est devenue un Etat américain, selon des prévisions officielles publiées jeudi. [...]

Vers 2060, les Latino-Américains constitueront pratiquement la moitié (48 %) de la population, alors que le pourcentage de Blancs non hispaniques tombera de 39 % actuellement à 30 % et celui des Noirs de 6 % à 4 %. Les Asiatiques verront leur nombre n’augmenter que très légèrement, de juste en dessous de 13 % actuellement à plus de 13 % en 2060. [...]

Le Monde

Merci à Joyeux luron

Recensement aux Etats-Unis : « Les Latinos sont-ils une race ? »

[extraits] Les Latinos sont-ils une race ? C’est la question que se pose le Bureau du recensement des Etats-Unis.

Le formulaire du recensement de 2010 a offert à ceux qui se considèrent d’origine latino-américaine plusieurs options : d’abord se définir comme Hispanique, Latino ou Espagnol (…)

Puis le choix d’une race (classification décidée lors du premier recensement de 1790 et qui a évolué au cours des décennies) : Blanc, Africain-Américain (voir même « Negro ») Amérindien, Asio-Américain, Hawaïen, ou « autre » (depuis l’an 2000 il est possible de cocher plusieurs cases).

Statistiquement un Hispanique peut donc être Chicano et Blanc ou Cubain et Noir et Asiatique, etc. Il se trouve que 37% des Latinos (18 millions de personnes) ont choisi une « autre » race, d’où le débat lancé par le « Census ». «Ils n´aiment pas du tout les réponses floues, ils veulent du concret mais les Hispaniques n’acceptent pas la classification raciale de ce pays ».

(…) Le recensement n’obéit pas seulement à un effort administratif. Les enjeux socioéconomiques et politiques sont colossaux. En fonction de ce décompte, d’importants fonds fédéraux sont distribués chaque année aux États, en particulier aux minorités.

Source

Etats-Unis. Julian Castro : «Nous aurons un jour un président latino»

D’origine mexicaine, Julian Castro est le symbole des Hispano-Américains, le groupe ethnique qui se développe le plus aux Etats-Unis. A 38 ans, le maire de San Antonio (Texas), a été mis sous les feux de la rampe en délivrant le discours d’ouverture de la convention nationale du Parti démocrate, tout comme l’avait fait Barack Obama en 2004. Metro a rencontré celui que l’on surnomme déjà «le prochain Obama».

Les immigrants clandestins aux Etats-Unis doivent-ils être expulsés ou légalisés ?

Je suis pour une réforme globale de l’immigration. Je ne doute pas que le Congrès et le président prendront la bonne décision quant à la législation en place. Ce changement serait bon pour le pays et pour ma ville.

Pour San Antonio ? Comment ?

Les gens sortiraient de l’ombre et feraient une demande de naturalisation. Cela générerait des quartiers plus sûrs et permettrait de donner leur chance à des jeunes talentueux, en les envoyant à la fac, par exemple. Il serait dangereux d’avoir une société à deux vitesses.

Les immigrés légaux ne risqueraient-ils pas de ressentir un sentiment d’injustice si les clandestins se voyaient proposer les mêmes opportunités qu’eux ?

Je pense que nous devons faire une réforme en profondeur, du système et de la législation. Aujourd’hui, la voie légale prend beaucoup trop de temps. Il faut également changer ça.

Il y a plus de Latinos que d’Afro-Américains aux Etats-Unis. Ces derniers ont vu l’élection d’Obama. Quand les Latinos verront-ils l’un des leurs à la Maison-Blanche ?

Il ne s’agit pas d’une compétition. Je suis sûr que, vus les progrès réalisés aux Etats-Unis, je verrai de mes yeux des présidents issus de diverses communautés. Donc je suis persuadé qu’il y aura bientôt un président latino. Il représentera tous les Américains, pas juste une ethnie.

Métro

Le pari électoral d’Obama repose sur les minorités

Les minorités, qui avaient déjà porté Barack Obama vers la victoire en 2008, sont au cœur de la stratégie de réélection du président sortant. Hispanique, noire, gay, elles comptent toutes, mais la première a une place à part, comme l’a parfaitement résumé le président au Des Moines Register, quotidien influent de l’Iowa, dans une conversation qu’il pensait ne jamais voir publiée.

Puisque nous sommes  »off the record », je vais vous le dire franchement, si je remporte un deuxième mandat, ce sera en grande partie dû au candidat républicain qui s’est aliéné le vote du groupe démographique qui augmente le plus dans ce pays, la communauté latino. (Barack Obama)

La population hispanique en âge de voter a augmenté de quatre millions depuis 2008. Elle représente aujourd’hui 11 % de l’électorat, contre 9 % il y a quatre ans, et représente l’un des groupes les plus solidement ancré dans le camp du président. Selon un récent sondage Washington Post-ABC, 75 % des Latinos ont l’intention de voter pour Obama.

Le président les a choyés en cette année électorale. Faute d’avoir tenu parole sur la réforme de l’immigration promise pendant sa campagne de 2008, il a autorisé quelque 2 millions de jeunes immigrants illégaux à rester aux États-Unis pour une période de deux ans, leur évitant ainsi l’expulsion. Mitt Romney a critiqué cette «manœuvre électorale» et opéré un virage à 180 degrés, un peu tardif. La campagne d’Obama a levé des armées de volontaires hispaniques dans les États où ils peuvent faire la différence – en particulier la Floride, où ils représentent désormais 15,9 % de l’électorat, le Nevada, (15,1 %), le Colorado (13,7 %) et la Virginie (8,2 %). […]

Le Figaro