Plus de 200 migrants entassés sur deux embarcations ont été récupérés en mer au large de Lampedusa (Italie). Cela porte à 650 le total des immigrés illégaux secourus ces derniers jours, un chiffre important qui s’explique par l’amélioration des conditions météo, qui encouragerait les départs depuis les côtes d’Afrique du nord.
lampedusa
Clandestins tunisiens de Lampedusa : aller-simple vers la France (rediff.)
Italie : Lampedusa se distingue au palmarès mondial des plages
Une plage de la petite île italienne de Lampedusa, au large des côtes sud de la Sicile, pointe en tête de la liste des meilleures plages au monde, établie à partir des avis de millions de voyageurs sur le site internet TripAdvisor. Ces dernières années, l’île de Lampedusa est devenue le point de chute de dizaines de milliers de réfugiés et de candidats à l’émigration en Europe, notamment durant les soulèvements du «printemps arabe», en Tunisie et en Libye.
La «plage du lapin» se détache dans ce palmarès annuel, et d’après une porte-parole de TripAdvisor, Emma Shaw, «il est facile de comprendre pourquoi, étant donné ses eaux turquoise et son sable blanc».

20 minutes (Merci à BrunoDeSouche)
440 clandestins africains accostent à Lampedusa
Deux bateaux transportant près de 440 migrants africains ont aujourd’hui accosté sur la petite île italienne de Lampedusa, dernier débarquement en date dans une vague de milliers de migrants sans papiers provenant des côtes d’Afrique du nord, a indiqué l’agence italienne Ansa. Les bateaux ont été interceptés par les garde-côtes italiens dans la nuit, en pleine mer au sud de l’île rocheuse, plus proche de l’Afrique que des côtes italiennes.
Le premier bateau transportait 218 migrants originaires d’Afrique sub-saharienne, dont sept femmes. Le second bateau, d’une vingtaine de mètres de long, transportait environ 220 personnes dont 20 femmes, selon Ansa, qui cite les garde-côtes.
La plupart des bateaux accostant à Lampedusa arrivent de Libye.
Huit mille immigrés illégaux ont débarqué entre janvier et septembre 2012 sur les côtes italiennes
Lampedusa : dix morts dans le naufrage d’une embarcation d’immigrés
Soixante-dix autres personnes, en provenance des côtes libyennes, ont pu être secourues dans la nuit.
Les gardes-côtes italiens ont repêché dimanche les corps de sept immigrés morts dans le naufrage, à mi-chemin entre les côtes libyennes et l’île de Lampedusa, de leur embarcation qui faisait route vers l’Italie, portant à dix morts le bilan de la tragédie, a indiqué l’agence de presse Ansa. (…)
En septembre, un autre naufrage d’une embarcation d’immigrés avait fait des dizaines de morts, selon les témoignages des survivants, mais seuls six corps avaient pu être récupérés.
Lors des « printemps arabes », l’Italie a connu une recrudescence des débarquements d’immigrés sur ses côtes méridionales, notamment à Lampedusa, en Calabre et dans les Pouilles.
Huit mille immigrés illégaux ont débarqué entre janvier et septembre 2012 sur les côtes italiennes, a indiqué le gouvernement italien en septembre. (…)
Italie : 4 euros par jour pour les victimes des tremblements de terre, 35 pour les clandestins de Lampedusa
La colère gronde au sein de la population italienne victime des tremblements de terre dans la région d’Emilia Romagna, au nord-ouest du pays.
Abandonnés presque totalement par le gouvernement ultra-libéral du « technicien » Mario Monti, les Italiens, victimes des multiples secousses sismiques de ces derniers mois, semblent en effet s’enfoncer durablement dans la précarité.
Alors que les cas de gale et de tuberculose se multiplient dans la région, les tensions inter-communautaires deviennent de plus en plus palpables notamment au sein des longues files d’attente devant les cantines ou les dortoirs de fortune, où éclatent de nombreuses disputes notamment du fait de la présence massive d’immigrés extra-communautaires, souvent traités prioritairement aux autochtones.
Ainsi, comme le relate le périodique italien Il Giornale, l’une des victimes des tremblements de terre dénonce :
« La plupart des sinistrés italiens se voient donner 3 ou 4 euros par jour alors qu’ils n’ont aucun endroit pour dormir ! Quand on pense que l’État dépense 35 euros par jour pour les immigrés clandestins qui débarquent à Lampedusa, comment ne pas être scandalisé ! Nous ne demandons pas à être traité mieux qu’eux, mais au moins qu’ils nous traitent de la même façon ! »
(Merci à Kalamine)
Nouvelle vague de réfugiés sur les côtes de Lampedusa
Avec le retour d’un temps plus clément dans le canal de Sicile, l’immigration clandestine reprend vers Lampedusa. Samedi, les garde-côtes italiens ont secouru en pleine mer un canot pneumatique dont le moteur était en panne. À bord, cinquante-deux réfugiés, Somaliens et Érythréens en majeure partie, et cinq cadavres d’hommes, morts de froid et d’épuisement. Six autres, une femme enceinte et cinq hommes victimes de brûlures solaires et dans un état avancé de déshydratation, ont été hélitreuillés et dirigés vers un hôpital de Palerme.
Les autres rescapés, enveloppés dans de grandes couvertures thermiques, ont été débarqués à Lampedusa, où une villa a été réquisitionnée d’urgence pour les héberger avant leur transfert vers un camp d’accueil en Sicile. Le même jour, quatre autres embarcations transportant plusieurs centaines d’immigrés, arrivant pour la plupart du Sahel, ont été secourues entre Malte et Lampedusa par la marine italienne. Un remorqueur de haute mer et un chalutier français croisant dans les parages ont aussi participé au sauvetage.
Malte s’est refusé à leur prêter assistance, bien que les secours leur aient été portés au large de ses eaux.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) prévoit une recrudescence des arrivages dans les prochaines semaines. Son porte-parole pour l’Italie, Laura Boldrini, affirme qu’un millier de Syriens fuyant les zones de combats sont déjà arrivés en Libye et n’attendent que le moment propice pour gagner l’Italie. «Nous ne pouvons pas attendre qu’un flux constant d’immigrés s’instaure de nouveau pour proclamer l’état d’urgence» affirme-t-elle, enjoignant le gouvernement italien de reconstruire au plus vite le centre d’accueil de Lampedusa, incendié l’été dernier par des Tunisiens furieux d’être rapatriés.
Ces réfugiés ne pourront plus être refoulés vers leur pays de départ. La Cour européenne de justice a condamné l’Italie à verser 15.000 euros à chacun des 24 réfugiés somaliens et érythréens renvoyés en Libye après l’arraisonnement de leur embarcation en pleine mer le 6 mai 2009, à 35 milles au sud de Lampedusa, sur ordre du gouvernement de Silvio Berlusconi.
La Cour a rappelé l’interdiction des refoulements collectifs et imposé des réparations conséquentes en raison des coups et tortures à l’électricité subis par ces réfugiés à leur retour dans une prison libyenne.
(Merci à Laguiole)
Des geôles de Ben Ali aux trottoirs de La Villette : trafic, vol et proxénétisme
Dans sa famille, on est trafiquant d’armes de père et fils. Hatem, 21 ans, s’est échappé de la prison de Zarzis, au sud de la Tunisie, après la fuite de Ben Ali. De Lampedusa à La Villette, en passant par Rome et Milan, ce jeune harrag tunisien nous raconte son quotidien fait de trafic, vol et proxénétisme.
[...] Après avoir marché un long moment sur les Champs-Elysées, je revins à la dure réalité : je devais trouver un squat pour dormir. Choukri m’amena à Pantin, dans le 20e arrondissement, le royaume des harraga ! Le soir même, je défonçais la porte d’un appartement dans un immeuble qui menaçait de tomber en ruine. Et je commençai à m’organiser pour marquer mon territoire.
10 euros la passe
Les jours ont passé. J’avais dépensé tout mon argent. J’ai dû sortir la cocaïne pour la vendre au jardin de La Villette. A côté du Cabaret sauvage. Sur mon passage, je croisais d’autres harraga qui se prostituaient pour 50, 20 ou 10 euros, ou même quelques pièces. Par ce froid, ils étaient prêts à tout. Cela faisait le bonheur des vieux pervers. Je décidai très vite d’en faire un business, devenant malgré moi le mac de tous ces jeunes. D’autres, refusant mon parrainage, sont partis faire le trottoir à la sortie du périphérique parisien. J’organisais des guets-apens. Nous en profitions pour voler des clients en pleine intimité. Je dirigeais tout en fumant la zetla pour laquelle je suis prêt à tout. J’avais moi-même deux clients qui me payaient bien.
Le premier était un jeune Chinois dépravé et obsédé sexuel. Il me payait 400 euros la passe. Le deuxième, un sexagénaire, avait un vice. Il voulait être filmé pendant nos rapports. Pour 850 euros, prix fixe et inchangeable. Cela me suffisait pour bien vivre. J’envoyais de l’argent à ma famille, à mes amis et à ma copine en Tunisie. Au marché informel de Belleville, je rackettais les receleurs et leur subtilisais les objets de valeur. Un soir, un salafiste algérien m’interpella à La Villette et m’invita à l’accompagner dans une mosquée située dans un local. J’ai bien failli tomber dans son jeu et devenir prédicateur. Mon passif de délinquant m’a vite rattrapé et je suis retourné aux quais de La Villette pour reprendre les rênes de mon nouveau business. Un autre soir, un truand me proposa la vente d’armes légères en m’indiquant comment trouver les clients. Mon grand-père m’avait prévenu : «Pas de business avec les mécréants.»
Alors, je refusai le marché. Pourtant, j’avais juré à mon grand-père de perpétuer la tradition familiale… En juin dernier, dans les quartiers dits arabes de Paris, des affiches ont été placardées appelant les Tunisiens à venir s’inscrire sur les listes électorales en vue des prochaines élections. Mais moi je sais que ça n’intéressait personne. La seule chose que nous demandons, c’est que la consommation de la zetla soit tolérée et qu’El hakem ne nous embête plus comme ils continuent à le faire, même après le départ de Ben Ali. Alors là, peut-être, nous retournerons en Tunisie…
(merci à Pénélope)
Terraferma, film sur l’immigration à Lampedusa, représentera l’Italie aux Oscars
Le film Terraferma d’Emanuele Crialese, consacrée au drame de l’immigration en Italie, représentera la péninsule aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger.
Ce film a obtenu le prix du jury lors du dernier festival du cinéma à Venise en septembre. Terraferma raconte la vie d’une famille de pêcheurs d’une petite île bouleversée par l’arrivée d’une femme africaine sur une embarcation de fortune naufragée, qu’elle décide d’aider.
L’actrice érythréenne qui interprète ce personnage, Timnit T., est elle-même rescapée du naufrage d’une embarcation de clandestins près de l’île de Lampedusa, au large de la Sicile.
Clandestins de Lampedusa : 450 000 euros de cigarettes aux frais du contribuable italien
450 000 euros rien qu’en cigarettes depuis le début de l’année. C’est ce qu’a dépensé la coopérative « Lampedusa accueil », qui gère les deux centres pour immigrés de l’île.
L’appel d’offres passé par le ministère de l’Intérieur prévoit en effet que soit fourni à tout clandestin majeur un paquet de cigarettes par jour. La facture pour chaque résident du centre d’accueil est de 33,42 euros par jour, aux frais du contribuable italien.
« La cigarette sert aussi de tranquillisant » — Cono Galipo, administrateur de la coopérative « Lampedusa accueil »
Immigration : Le piège de Kadhafi
Un convoi perdu dans l’immensité du Ténéré. Des centaines de migrants traversent le désert. Ils rêvent d’Europe.
En Libye, Kadhafi leur avait promis la fortune. Mais là-bas, ils ont connu l’enfer des centres d’internement. Kadhafi se livrait alors à un odieux chantage avec l’Europe, en organisant en sous-main, l’embarquement des migrants vers l’Italie. Aujourd’hui, leurs vaisseaux de fortune viennent se briser sur les rochers de Lampédusa. Une fois arrivés en Europe ils sont… pris au piège. Enquête au Niger, en Libye, en Tunisie, en Grèce et en Italie avec les migrants africains en route vers l’Europe.
France 5 – 27/09/2011
En direct : « mutinerie » à Lampedusa (MàJ)
21/09/11
- Vidéo traduite par nos lecteurs
« Maintenant, maintenant je vais aller en Tunisie, ok? ça va? Je prends l’argent et je le mets dans ma poche et puis je vais en Tunisie. Avant je n’étais pas d’accord, mais maintenant avec l’argent je suis d’accord… »
(Merci à Clarisnfrank, Léandre et Claris)
- Traduction par un de nos lecteurs d’un article italien
« Tunisiens en révolte à Lampedusa, de nombreux blessés »
Les insulaires font la chasse aux immigrés
Les extracommunautaires menacent de faire sauter une station service, les habitants tentent de les lyncher
15:30 – La tension monte entre les immigrants et les citoyens à Lampedusa. Un groupe de Tunisiens a volé du centre d’accueil quelques bonbonnes de gaz rares et les ont porté près d’une pompe à essence sur le vieux port, menaçant de les faire exploser. L’intervention de la police et des gendarmes a été nécessaire pour disperser la foule furieuse, qui a tentée de lyncher les immigrés. C’est la chasse aux tunisiens dans les rues de l’île. 10 personnes blessées.
Lire la suite