« Cité du Mâle »: 6 mois ferme requis contre la fixeuse pour menaces de mort

Le parquet a requis six mois de prison ferme à l’encontre de Nabila Laïb, une fixeuse qui avait participé au tournage du documentaire « La Cité du mâle », poursuivie jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour menaces de mort sur la réalisatrice Cathy Sanchez.

Créant une vive polémique avant même sa sortie, le documentaire avait été déprogrammé en août par Arte après que Nabila Laïb, une « fixeuse » payée par la production pour jouer les intermédiaires et faciliter les contacts avec les jeunes de la cité Balzac, eut fait état de menaces sur sa personne et sur les siens.

Jeudi, la jeune femme de 32 ans, ainsi qu’un jeune de la Cité, étaient jugés pour avoir menacé de mort la réalisatrice du documentaire, Cathy Sanchez, par mail et par téléphone. Selon l’accusation, Melle Laïb aurait en outre prétendu avoir été exploitée par la société de production, alors qu’elle a été rémunérée 3.000 euros pour moins d’un mois de travail.

« Je t’éclate, Je te défoncerai, Tu vas crever!, ce ne sont pas de vains mots, ce sont véritablement des menaces de mort », a relevé le procureur, Danièle Marhic.

Challenges

Relire La Cité du Mâle : les femmes en banlieues (Arte)

Mères musulmanes contre Doc en stock

Un collectif rassemblant des mères musulmanes portant le foulard n’a aucune envie de participer à un documentaire de Doc en stock, la société de Daniel Leconte, auteur en septembre de La Cité du mâle. Ce documentaire, diffusé sur Arte sur fond de violente polémique, s’intéressait au machisme en banlieue. Mais Nabila Laïb , journaliste et fixeuse qui avait participé au tournage, avait dénoncé bidonnages et manipulations.

Dans un communiqué, Maman toutes égales, colllectif « constitué contre le projet de Luc Chatel visant à interdire les sorties scolaires aux mères musulmanes portant un foulard » a appelé « à la vigilance » à propos d’un film tourné actuellement et présenté comme s’intéressant aux « rapports entre l’institution scolaire et les parents d’élèves ».

« Nous avons vu La Cité du mâle, et avons été indignés par son propos raciste, qui accrédite la thèse que le machisme est le seul fait des jeunes des banlieues. Nous avons lu la presse dénonçant les méthodes de Doc en stock, les contre-vérités du film, son travail caricatural et peu sérieux », indique le communiqué, qui assure que « d’ores et déjà, dans la façon dont certaines mères musulmanes de Montreuil ont été approchées dans le cadre du nouveau projet de Doc en stock, ressortent les mêmes pratiques manipulatoires » : « Jamais l’objet du film n’est indiqué clairement, le flou absolu régnant sur son but et ses intentions. » [...]

@si

« La Cité du mâle » : Une contre-enquête en préparation

Après la polémique suscitée par la diffusion du documentaire très controversé « La Cité du mâle », un jeune réalisateur, Ladji Real, a tourné une contre-enquête. Mercredi, une rencontre était organisée entre des habitants de la Cité Balzac et le cinéaste.

Des filles malmenées, opprimées, parfois cloîtrées chez elles ou obligées de se comporter comme des mecs pour être respectées. C’est ce que découvraient les téléspectateurs d’Arte, le 29 septembre dernier, dans le documentaire de Cathy Sanchez, La Cité du mâle (déprogrammé une première fois puis diffusé quelques semaines plus tard).

Ce film traite des violences faites aux femmes dans la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où est morte en 2002 Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive. Mais à en croire les protagonistes et la journaliste Nabila Laib, présentée comme une « fixeuse » par la production, les images présentées dans le documentaire seraient bien éloignées de la réalité. Les insultes et les paroles particulièrement dures auraient été influencées par la réalisatrice et soigneusement sélectionnées.

Ladji Real, réalisateur de documentaires et de courts métrages, a mené une contre-enquête, actuellement en cours de finalisation. Après le visionnage de La Cité du mâle, le cinéaste de 29 ans, choqué par la violence de phrases « prononcés avec autant de décontraction », décide de se rendre sur les lieux du tournage.

Suite sur les Inrocks.com

Le Choc des Cultures

Répliques – France Culture – 23.10.2010

Entretien autour du choc des cultures avec un auteur sociologue, la Présidente de la HALDE et un journaliste producteur réalisateur de films documentaires pour la télévision.

Alain Finkielkraut, Jeannette Bougrab, présidente de la HALDE Hugues Lagrange, sociologue, directeur de recherche au CNRS Daniel Leconte, journaliste français, producteur de films documentaires et de fiction .

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(Merci à Alezan)

La Cité du Mâle : les femmes en banlieues (Arte)

Addendum 11 octobre :

Nabila Laïb sera jugée pour menaces de mort

Nabila Laïb, la journaliste qui a participé au tournage du documentaire « La cité du mâle » (Arte) et se trouve depuis en conflit avec le producteur, affirme avoir été placée en garde à vue durant plusieurs jours. La jeune femme sera jugée le 8 décembre pour appels malveillants, et menaces de mort réitérées envers la productrice Cathy Sanchez. Elle a été libérée sous contrôle judiciaire. [...]

@si

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Dans ce reportage, la réalisatrice revient à la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) où Sohane avait été brûlée vive en 2002. Le documentaire polémique de Cathy Sanchez, sur la condition des femmes en banlieues, sera finalement diffusé ce mercredi soir à 21h35 sur Arte.

Le reportage d’Arte dans son intégralité : Lire la suite

Les producteurs de « la Cité du mâle » menacés de mort

Vendredi dernier, deux jours après la diffusion du reportage, vers 18h30, une dizaine de jeunes se sont présentés devant l’entrée de la société de production Doc en Stock, dans le 3ème arrondissement de Paris, qui a produit le documentaire, selon Le Parisien.

Les jeunes gens voulaient rencontrer la réalisatrice et le responsable de la société. Selon une source proche de l’enquête, et Le Parisien, comme les jeunes gens n’ont pas pu entrer en contact avec ces personnes, plusieurs d’entre eux auraient alors lancé: « On va vous brûler. On reviendra et on vous brûlera tous ! ».

Après ces menaces, quatre jeunes âgés de 15, 16, 17 et 22 ans originaires de la cité Barbusse à Vitry-sur-Seine ont été interpellés, précise encore Le Parisien. Les jeunes garçons arrêtés auraient revendiqué « leur droit à l’image » avant de réclamer « de l’argent » à la société de production, indique aussi une source proche de l’enquête.Qui ajoute, au Parisien toujours: « Il n’y a pas eu de violence physique ni de dégradation. Plusieurs jeunes se sont plaints de l’image donnée d’eux à travers ce documentaire. Ils voulaient obtenir une compensation. Le ton a fini par monter.

 » Dimanche, les quatre jeunes ont été mis en examen pour les menaces de morts proférées contre les employés de la société de production. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre à Paris et d’entrer en contact avec les victimes. Trois des quatre jeunes en question apparaissent dans le documentaire.

Le Parisien et Le Post

(Merci à Gérard)

Arte : le doc de la discorde, « la Cité du mâle », reprogrammé

Addendum 8/09/10 : Réaction d’Elisabeth Lévy aujourd’hui sur RTL. (Le documentaire d’Arte devrait être diffusé le 29 septembre, avec des visages floutés)

Image de prévisualisation YouTube

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Diffusera ? Diffusera pas ? Après trois jours de débats, la chaîne Arte a annoncé vendredi que « la Cité du mâle », dont la diffusion prévue mardi dernier avait été annulée à la dernière minute à cause de menaces de mort, sera bien programmé, après quelques modifications. Dans ce documentaire de cinquante minutes, la réalisatrice s’est penchée pendant plusieurs mois sur les rapports entre les filles et les garçons de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), marquée par la mort de Sohane en 2002, brûlée vive par un amoureux éconduit.

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