Belfort : Le Marocain s’accuse du meurtre de son épouse commis en Italie

L’affaire est pour le moins singulière. Un ressortissant marocain âgé de 41 ans, résidant en Italie, s’est constitué prisonnier au commissariat de Belfort. L’homme, qui possède une maison secondaire dans la circonscription de Belfort, a alors affirmé avoir tué son épouse en Italie.

La police belfortaine a contacté ses homologues transalpins qui se sont rendus au domicile conjugal, en Émilie-Romagne, où ils ont fait une macabre découverte : le corps de l’épouse, bâillonnée avec du scotch, a été retrouvé dans un sac. Le meurtrier présumé a été transféré à Besançon et placé en détention.

Est Républicain

Merci à Antibarbare

Cittàslow : Les villes lentes contre la frénésie du monde moderne

Dans un monde en constante accélération, quelques municipalités européennes ont créé un réseau, Slow Cities, visant à ralentir le rythme de la vie. Ce réseau réunit des villes et municipalités désireuses d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, notamment en matière de nourriture et d’environnement.

Né en Italie, il y a maintenant 20 ans, Cittaslow (« Villes lentes » en italien), est issu d’un autre mouvement: Slow Food, en opposition au Fast Food nord-américain, synonyme de mal bouffe. L’objectif de cette organisation internationale est de protéger la gastronomie et le plaisir de la table.

La philosophie des « Villes lentes » repose sur certains principes. En n’utilisant que des produits régionaux de qualité, on apporte ainsi son soutien aux agriculteurs qui travaillent dans le respect de l’environnement et qui refusent de faire appel à de la main d’œuvre bon marché. Un mouvement qui a gagné 70 villes italiennes de moins de 60 000 habitants et une vingtaine d’autres dans le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Des villes enracinées

L’objectif des Villes lentes est de combattre l’ubiquité dans ses deux dimensions : être, en même temps, ici et ailleurs. L’abomination absolue pour ces militants sont ces lieux modernes « hors sol » que sont les grands aéroports internationaux ou ces magasins entrepôts, tous sur le même modèle, qui défigurent les banlieues. Une ville lente refuse le « hors-sol » comme le « hors-temps ». Une stratégie de relocalisation des échanges et des consciences est inséparable de l’éloge de la lenteur comme une réaffirmation du local.

La modernité, en produisant l’homme sans qualité, joue la stratégie de la mondialisation de l’espace et du temps. Mondialisation des échanges commerciaux, développement des transports et mondialisation du temps vont de pair, comme le montrent les cotations boursières et les horloges internationales des palaces. Les villes lentes, parce qu’elles n’ont de cesse d’articuler ces stratégies de relocalisation et de retemporalisation, tendent à redonner de la qualité de vie, c’est-à-dire à enfanter un humain plus humain puisque plus autonome, parce que seul capable de s’autolimiter.

Suite et commentaires sur Fortune

Italie : 4 euros par jour pour les victimes des tremblements de terre, 35 pour les clandestins de Lampedusa

La colère gronde au sein de la population italienne victime des tremblements de terre dans la région d’Emilia Romagna, au nord-ouest du pays.

Abandonnés presque totalement par le gouvernement ultra-libéral du « technicien » Mario Monti, les Italiens, victimes des multiples secousses sismiques de ces derniers mois, semblent en effet s’enfoncer durablement dans la précarité.

Alors que les cas de gale et de tuberculose se multiplient dans la région, les tensions inter-communautaires deviennent de plus en plus palpables notamment au sein des longues files d’attente devant les cantines ou les dortoirs de fortune, où éclatent de nombreuses disputes notamment du fait de la présence massive d’immigrés extra-communautaires, souvent traités prioritairement aux autochtones.

Ainsi, comme le relate le périodique italien Il Giornale, l’une des victimes des tremblements de terre dénonce :

« La plupart des sinistrés italiens se voient donner 3 ou 4 euros par jour alors qu’ils n’ont aucun endroit pour dormir ! Quand on pense que l’État dépense 35 euros par jour pour les immigrés clandestins qui débarquent à Lampedusa, comment ne pas être scandalisé ! Nous ne demandons pas à être traité mieux qu’eux, mais au moins qu’ils nous traitent de la même façon ! »

Novopress

(Merci à Kalamine)

Italie : Les Brigades rouges appellent à des attentats contre des personnalités

Dans une lettre à un journal de Milan, les Brigades rouges promettent une «nouvelle révolution». Elles appellent à des attentats contre des hommes politiques, des banquiers et des journalistes.

L’authenticité de cette lettre n’a pas été confirmée par les autorités italiennes. Plusieurs attentats ont visé ce mois-ci des symboles de la politique d’austérité, ravivant les craintes d’une résurgence de la violence extrémiste qui a ensanglanté le pays dans les années 1970 et 1980.

«C’est l’aube de la nouvelle révolution», écrit le mouvement armé d’extrême gauche dans la lettre envoyée au quotidien «Il Giornale», qui appartient au frère de Silvio Berlusconi, Paolo.

Le groupe accuse «l’Etat fasciste» d’être responsable de l’attentat à la bombe qui a tué une lycéenne de 16 ans samedi dernier à Brindisi, dans le sud du pays, «afin d’effrayer les masses en colère», précise vendredi «Il Giornale» sur son site internet. [...]

20 Minutes

Crise : Le Maroc ne veut pas le retour des Marocains d’Europe

Environ 100.000 Marocains résidant en Europe auraient décidé de retourner vivre et travailler au Maroc à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’éventualité ne serait pas bien bien accueillie par le gouvernement Benkirane, qui considère que le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’est pas une option pour le pays en proie à une crise économique depuis 2011.

Le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger.

A terme, ce sont plus de 150.000 Marocains résidant en Europe, qui compteraient retourner définitivement au Maroc, afin de fuir la crise économique dans leurs pays d’accueil, depuis près de deux ans.

En Espagne, où le taux de chômage a atteint 25%, 40% des immigrés marocains sont sans emploi, selon des rapports relayés par des médias espagnols, lesquels estiment à plus d’un million le nombre de Marocains vivant dans la péninsule ibérique.

Le même constat a été dressé en Italie, où vivent plus de 550.000 Marocains dans la pauvreté, l’exclusion et l’absence totale d’opportunités de travail. Des témoignages qui nous parviennent d’Italie parlent de milliers de Marocains ayant atterri à la rue depuis le début de la crise. Nombre d’entre eux se sont tournés vers la vente ambulante ou la contrebande pour survivre.

bladi (Merci à Zatch et billgates)

Bombe devant un lycée italien : une lycéenne tuée (màj)

Addendum

Six autres étudiants ont été blessés, dont deux dans un état critique, selon ce responsable. Il n’a pas précisé l’identité ou l’âge de la victime.

L’explosion s’est produite vers 7h45 à l’heure où les élèves entraient dans l’enceinte du lycée Francesca Morvillo Falcone, du nom de la femme du célèbre juge anti-mafia, Giovanni Falcone.  Le juge Falcone et son épouse ainsi que leurs trois gardes du corps furent tués il y a 20 ans, le 23 mai 1992, dans un attentat de la mafia sicilienne qui a fait exploser 500 kg de dynamite sous l’autoroute entre l’aéroport de Palerme et le centre ville.

Le Figaro

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Une lycéenne a été tuée ce matin dans l’explosion d’une bombe devant son établissement à Brindisi, a annoncé un responsable régional de la protection civile à l’antenne de la chaîne en continu Sky TG24. Six autres étudiants ont été blessés.

Selon ce responsable, deux autres élèves sont dans un état critique.

Le Figaro

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Un engin explosif a éclaté devant un lycée à Brindisi (sud de l’Italie) ce matin à l’entrée des étudiants en classe, blessant cinq élèves, dont deux plus grièvement touchés, a annoncé aux médias le responsables régional de la protection civile Fabiano Amati. [...]

Les engins explosifs auraient été placés dans des sacs à dos déposés devant l’établissement.

Le Figaro

Violences en Italie contre des symboles de l’austérité

La colère monte dans la péninsule à mesure que l’austérité se fait ressentir. Un bureau de l’agence de perception de l’impôt Equitalia a encore été la cible samedi de cocktails Molotov.

«On se serait cru dans les années 1970», affirme la sénatrice Sabina Rossa, fille d’un syndicaliste tué par le group terroriste d’extrême gauche des Brigades Rouges. À l’instar de la Grèce, l’Italie suffoque sous la pression de l’austérité. Certains n’hésitent pas à user de la violence pour exprimer leur colère. À tel point que le pays craint de revivre les heures noires des années 1970 et 1980, dites «les années de plomb», avec la montée d’un activisme politique violent.

Cible de ces attaques, les symboles de la politique d’austérité. Ce samedi matin, deux cocktails Molotov ont été lancés contre un bureau de l’agence de perception de l’impôt Equitalia dans la ville de Livourne (nord-ouest de l’Italie). La veille, des heurts ont éclaté devant un autre bureau de l’agence à Naples. La semaine dernière, un responsable d’Equitalia avait été pris en otage pendant quelques heures par un commerçant avant que ce dernier ne se rende à la police. [...]

Le Figaro