Israël veut criminaliser la commercialisation du foie gras

Un Israël sans foie gras ? C’est presque fait. La Knesset, le Parlement israélien, a adopté en première lecture et à une large majorité (59 voix contre 10) une proposition de loi «interdisant l’importation et la vente de foies d’animaux ayant subi la torture». En clair, il s’agit de criminaliser la commercialisation du foie gras.

L’auteur de cette initiative, Dov Lipman, un député du parti centriste Yesh Atid (Il y a un avenir), a crié victoire : «/em>Je suis très fier de faire partie d’une Knesset qui a choisi de placer les valeurs devant les intérêts et les plaisirs futiles», a-t-il déclaré.

«Je crois que cette loi bénéficiera non seulement aux animaux, mais aussi à l’image d’Israël. Le temps est venu de bannir d’Israël cette nourriture corruptrice des esprits.»

Un credo applaudi à tout rompre par l’ensemble des associations israéliennes de défense des animaux. En 2003 déjà, celles-ci avaient obtenu de la Haute Cour de justice une décision selon laquelle le gavage était contraire aux lois de protection des animaux, rendant du même coup cette pratique illégale sur l’ensemble du territoire israélien. Deux ans plus tard, après l’expiration du délai de grâce accordé par la justice, le ministère de l’Agriculture démantelait la filière de production du foie gras. Un secteur qui rapportait alors 16,5 millions de dollars et employait 500 personnes, faisant d’Israël le quatrième producteur de foie gras au monde.

Si la loi est votée en deuxième et troisième lecture, Israël deviendra le deuxième État au monde, après la Californie, à bannir de l’assiette de ses citoyens ce mets de fête. […]

Le Point

Le nouveau grand rabbin d’Israël au cœur d’un scandale pour avoir tenu des propos racistes

Le rabbin ashkénaze David Lau, élu le 24 juillet grand rabbin d’Israël, est au cœur d’un scandale pour avoir tenu récemment des propos racistes.

Alors que se tiennent actuellement les « Jeux Olympiques juifs » en Israël, il a exhorté des jeunes d’une université d’été à se consacrer à l’étude de la Torah plutôt que de regarder des matches de basket-ball à la télévision. Il a déclaré :

« Quelle différence cela fait-il que les nègres payés à Tel Aviv l’emportent sur les nègres payés en Grèce ? »

jta.org - tabletmag.comthemedialine.orgJDF - haaretz.com

• Note sur le mot employé : « kushim has been used in Israel as a derogatory term for black people for decades, almost as bad as the N-word » [N for nigger] (tabletmag.com)

Tensions croissantes entre les populations juives et arabes d’Israël

Malgré leur désir d’intégration, les arabes israéliens (20%), se considèrent toujours exclus du reste de la population israélienne, révèle une étude qui vient d’être publiée par l’Université de Haifa.

L’étude réalisée chaque année constate que la population arabe se radicalise face à Israel.

Près de la moitié des Arabes israéliens 48%, estiment qu’une nouvelle intifada serait justifiée et la même proportion espèrent qu’un Etat palestinien remplacera Israel.

Sur les 700 Arabes israéliens interrogés, ils sont près d’un tiers , 31%, à douter de la Shoah et de la mort de millions de juifs au cours de la deuxième guerre mondiale.

Par ailleurs, 62% considèrent qu’il leur est impossible de faire confiance aux Juifs, et 71% déclarent être traités comme des citoyens de seconde zone en Israël.

L’étude, selon son auteur, révèle la tension croissante entre les populations juives et arabes d’Israël.

israelvalley.com

 

Israël négocie le retour des immigrés (màj)

[mise à jour du 25 juillet 2013]

L’État hébreu a tenté d’encourager le retour des immigrés vers l’Afrique avec une prime de 500 dollars, sans succès. Israël négocie désormais directement avec les pays concernés.

Israël a décidé de négocier des accords de rapatriement avec des États africains. Début juin 2013, un émissaire est parvenu à un « accord de principe » avec un pays africain pour l’accueil de 1.500 à 2.000 ressortissants érythréens entrés illégalement en Israël.

Aux pays qui sont prêts à accueillir ces migrants, Israël promet une aide militaire, un soutien dans l’agriculture et dans d’autres domaines civils ainsi que des récompenses financières.

dw.de

———- ci-dessous article du 10 juillet 2013 ———-

Israël est sur le point de conclure des accords avec nombre de pays africains pour leur porter assistance en échange de leur disposition à recevoir des dizaines de milliers d’immigrés.

Environ 55 000 travailleurs immigrés africains et demandeurs d’asile sont arrivés en Israël au cours de la dernière décennie.

Plusieurs pays africains se montrent disposés à accepter « l’enveloppe » israélienne qui comprend une aide militaire, un soutien dans l’agriculture et dans d’autres domaines civils.

En échange, ils vont absorber des dizaines de milliers d’immigrés clandestins qui disent avoir fui la persécution politique et les violations des droits de l’homme dans leur pays d’origine.

La semaine dernière, le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’est réjoui de la baisse de 99% du nombre d’immigrants clandestins qui s’infiltrent en Israël.

Depuis le début de cette année, 34 immigrants clandestins sont arrivés sur le territoire de l’Etat hébreu par la frontière égyptienne, contre 10 000 pendant la même période l’année dernière, a rapporté le bureau du Premier ministre.

M. Netanyahou a attribué ce succès dans la lutte contre l’immigration clandestine à une barrière électronique à un milliard de dollars, sur plus de 240 kilomètres le long de la frontière sud.

french.cri.cn

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Rappel video : la barrière anti-immigration erigée par Israel

« Un énorme succès. Durant les 7 derniers mois, aucun immigré illégal n’est arrivé aux villes israéliennes ».

En savoir plus 12

Polémique après la visite de l’ambassadeur d’Israël et du président du CRIF à la mosquée de Drancy

Hassan Chalghoumi fait à nouveau parler de lui au sein de la communauté musulmane de France. Le président de l’association gestionnaire de la mosquée de Drancy a invité l’ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, à un repas de rupture du jeûne (iftar) le 15 juillet.

Parmi les convives réunis sous « la tente d’Abraham », une vingtaine d’imams, nombreux à s’être rendus en Israël avec Hassan Chalghoumi en novembre 2012, l’homme d’affaires Tarek Ben Ammar, un des principaux actionnaires de la chaîne privée tunisienne Nessma qui diffuse une émission religieuse avec Hassan Chalghoumi, ainsi que Latifa Ibn Ziaten, mère d’un des soldats tués par Mohamed Merah. Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui fut présent à l’iftar de la Grande Mosquée de Paris le 17 juillet, a aussi fait le déplacement. [...]

Saphir NewsOumma.com

Immigration. De plus en plus de Juifs quittent la France pour Israël

Le nombre de migrants juifs quittant la France pour Israël devrait augmenter de 40 % en 2013, selon des estimations communiquées par l’Agence juive pour Israël.

Selon un communiqué de cette agence, 2 500 juifs de France devraient s’installer en Israël en 2013, contre près de 1 800 en 2012. « Ce n’est que le début d’une augmentation conséquente du nombre de nouveaux immigrants de France ».

« L’aliyah des Juifs de France n’est pas une sortie de secours et la peur de l’antisémitisme ne doit pas être une motivation pour les juifs de France à s’installer en Israël », a ajouté Pierre Besnainou, également fondateur de l’association AMI (Aliyah et Meilleure Intégration).

La « Loi du retour » israélienne accorde automatiquement la nationalité aux juifs qui viennent s’installer en Israël. Des non-juifs peuvent en bénéficier si leur conjoint ou un de leurs parents est d’origine juive.

ouest-france.fr

Les Juifs turcs accusés de mener la fronde contre Erdogan

Les dérapages verbaux du premier ministre islamiste inquiètent une communauté qui compte encore quelque 15.000 âmes à Istanbul. Même – ou peut-être surtout – après le chapelet de propos racistes entendus au sujet de l’insurrection de Gezi, le parc de la place Taksim. Dans ses meetings, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui est un coutumier des dérapages antisémites, accuse « le lobby du taux d’intérêt » d’être un des responsables de la révolte. « Évidemment, derrière, tout le monde entend le mot “Juif” » précise ce trentenaire.

Emboîtant le pas au chef du gouvernement, Melik Gökçek, le maire d’Ankara, ne s’est pas embarrassé de précaution oratoire. L’édile, membre du parti islamo-conservateur, a pointé du doigt « le jeu du lobby juif ». Et la semaine dernière, Besir Atalay, vice-premier ministre, a désigné « la diaspora juive ». Sur son site Internet, la Communauté juive de Turquie a réagi par un timide communiqué, exprimant la crainte qu’une « telle généralisation » ne désigne des Juifs comme « cible ».

En mer de Marmara, à une heure de vapur d’Istanbul, l’île de Burgaz est depuis le XIXe siècle un lieu de villégiature prisé de la communauté. Sur un balcon qui surplombe une impasse envahie de bougainvilliers violets, quelques amis sont regroupés autour d’un barbecue. « Bien entendu que le gouvernement n’aime pas les Juifs, ce n’est pas une découverte, déclare un ingénieur qui a turquifié son nom sur ses cartes de visite. Que cela soit dit aussi ouvertement, au plus haut niveau de l’État, a cependant quelque chose d’effrayant. » Dans leur vie quotidienne, ils disent ne pas être souvent confrontés à des réactions hostiles, qu’ils font tout pour ne pas les susciter. Entre deux brochettes, des anecdotes surgissent. « Une fois, un ancien patron m’a dit: “Cela m’est égal que vous soyez juive, nous sommes là pour faire du business, vous aurez votre punition lors du jugement dernier” », se souvient en rigolant une jeune fille.

(…) Ankara a également débloqué des fonds pour la restauration du camp d’extermination d’Auschwitz et la chaîne de télévision publique TRT a diffusé l’année dernière le film Shoah de Claude Lanzmann. Cette démarche fait de la Turquie une exception parmi les pays musulmans de la région.

Ce discours à deux niveaux exaspère Eli : « Le gouvernement s’imagine que s’incliner à Auschwitz lui donne le droit d’adopter ce ton-là. » Les digues ont particulièrement sauté depuis l’affaire du Mavi Marmara et la dégradation des relations turco-israéliennes. Le 31 mai 2010, neuf militants turcs ont été tués par l’armée israélienne lors de l’assaut d’une flottille qui faisait route vers Gaza. « Ce qui me dérange le plus n’est pas ce qu’a dit Besir Atalay, mais qu’aucun parti politique ni qu’aucune association des droits de l’homme n’ait réagi », poursuit ce quadragénaire établi dans le domaine culturel.

Les propos antisémites dans la presse ne sont jamais sanctionnés. Mardi, un édito du quotidien islamiste Takvim accusait les Juifs de Turquie d’être responsables des manifestations anti-Erdogan et du massacre de Frères musulmans au Caire. La logorrhée haineuse se termine ainsi: « De toute façon, vous n’avez jamais été turcs. »

(…) Le Figaro

Juifs mais Éthiopiens, Israël ne veut plus d’eux

Nouveau tour de vis dans la politique israélienne en matière d’immigration. À compter du 28 août 2013, les autorités de Tel-Aviv n’accepteront plus l’entrée collective des Juifs éthiopiens sur leur territoire, laquelle était jusqu’alors autorisée sous certaines conditions, a annoncé un responsable de l’Agence juive.

C’est la fin d’une époque pour les Juifs d’Éthiopie, en majorité des Falashas dont la judéité a été reconnue par les autorités israéliennes en 1975. L’agence juive pour Israël, sous la pression de Tel-Aviv, a ainsi annoncé, dans une lettre de son délégué en Éthiopie, Asher Seyum, signalée sur le site du journal Haaretz, que les deux derniers vols collectifs de « retour » (Aliyah) des Juifs éthiopiens vers les territoires israéliens décolleraient le 28 août 2013. Ces deux derniers voyages effectués, seules les demandes individuelles d’immigration seront examinées, avec attention, indique le document.

Voilà déjà quelques années que Tel-Aviv tente de durcir sa politique en matière d’intégration des Juifs étrangers, en particulier éthiopiens, redoutant une immigration économique africaine alors que la conjoncture n’est guère favorable. [...]

Jeune Afrique

Lire aussi : Israël enregistre une forte baisse de l’immigration clandestine

Crif. Patrick Klugman salue Richard Prasquier : «En désaccord sur à peu près tout sauf sur l’essentiel»

Hommage de Patrick Klugman à Richard Prasquier, qui a été président du Crif pendant 6 ans. Patrick Klugman est ancien Président de l’Union des étudiants juifs de France UEJF. Il est vice-président de SOS Racisme et du Parti socialiste.

Je lui suis gré de n’avoir jamais cédé sur le pluralisme à l’intérieur du CRIF dont il fut le gardien intransigeant ou sur la condamnation mainte fois réitérée du Front National et de ses ersatz, même quand celui-ci offrit un nouveau visage à défaut d’idées nouvelles.

Après six années à la tête du CRIF, Patrick Klugman a quitté ses fonctions le 26 mai dernier. Même si j’avais coutume de dire que nous étions en désaccord sur à peu près tout sauf sur l’essentiel, cela est très insuffisant pour résumer l’homme et son action. […]

De prime abord, rien ne permettrait de déceler une identité particulière chez Richard Prasquier. […]

Polonais par la naissance, Français par destin, Européen par la force des choses et sioniste par conviction.

Ayant gravi un à un les échelons de la méritocratie républicaine, le docteur fort en thèmes pouvait renouer avec l’identité. […]

La Régle du jeu

Immigration. Marek Halter : «Notre erreur a été de vouloir leur faire oublier leur culture pour devenir de bons Français.»

Interview de l’écrivain Marek Halter dans Paris Match. Né à Varsovie en 1936, il obtient la nationalité française en 1980 «grâce à Simone veil».

Que dites-vous de l’indignité avec laquelle le «peuple élu» traite les Palestiniens ?

J’ai toujours dit : les Juifs sont comme tout le monde. Il y a des bandits, des corrupteurs, des idiots… […]

Vous dites dans votre livre qu’il faut aujourd’hui parler aux jeunes des banlieues le langage de l’islam…

Comme je n’arrive pas à faire dégager Dieu, j’essaie de le prendre à témoin. Et j’ai commencé : après ma trilogie sur les femmes juives, j’en ai commencé une autre. Il me montre son manuscrit sur Khadija, la première femme du Prophète.] Je me suis rendu compte que, dans les banlieues, on donne des leçons de morale aux enfants au nom de Voltaire et de Diderot, mais ce n’est pas leur histoire.

Notre erreur a été de vouloir leur faire oublier leur culture pour devenir de bons Français. Or, ce sont déjà de bons Français, leurs mômes nous font rire, 80 % des comiques sont issus du Maghreb ! Ils sont intégrés. Mais pas “assimilés”. Et c’est bien comme cela.

Comment rectifier notre ethnocentrisme ?

Eh bien, par exemple, avec le producteur Tarak ben Ammar, qui a des chaînes de télé en Tunisie et en Egypte, j’ai un projet de chaîne pour les musulmans de France, en français et en arabe. J’y aurai une ou deux émissions où je leur raconterai leur histoire ! Al-Jazira va lancer aussi sa chaîne en français. Islamiste, elle sera dangereuse. La nôtre sera laïque. […]

En 1967, quand on a lancé le Comité international pour la paix au Proche-Orient, les militants faisaient tout, portaient les tracts, collaient les affiches, ne comptaient pas leur temps ni leurs efforts… SOS-Racisme fut la dernière génération prête à se donner. Le goût du travail a disparu, c’est terrible. Aujourd’hui, quand un parti veut coller ses affiches, il paie les colleurs. Le seul à avoir des bénévoles, c’est le Front national.

Paris Match

Mariage gay : la lune de miel à Tel-Aviv de Vincent et Bruno

Comme le révélait Le Figaro jeudi soir, le premier couple homosexuel marié de France a assisté vendredi à la Gay Pride de Tel-Aviv, pour leur lune de miel. Ils étaient invités par la mairie de la ville israélienne.

Les deux premiers homosexuels officiellement mariés ont été invités par la mairie de Tel-Aviv pour leur lune de miel. Le couple est hébergé par l’ambassade de France.

(…) Le Figaro

Jérusalem: nouvel acte de vandalisme anti-chrétien (+ vidéo)

Des graffitis et des insultes anti-chrétiens en hébreu ont été tagués dans la nuit de jeudi à vendredi sur un mur de l’église de la Dormition, l’une des principales abbayes de Jérusalem, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les enquêteurs soupçonnent des extrémistes religieux juifs, une piste déjà privilégiée dans une vague de déprédations anti-palestiniennes mercredi.

L’abbaye de la Dormition, située sur le mont Sion à Jérusalem, abrite une communauté de moines bénédictins allemands, qui ont découvert les inscriptions vendredi matin, a précisé le patriarcat latin (catholique) de Jérusalem dans un communiqué.

Des graffitis ont aussi été inscrits sur l’une des portes du cimetière grec-orthodoxe voisin, selon des témoins.

Les inscriptions comparent les chrétiens à des singes et appellent à la « vengeance ».

« Il faut absolument mettre fin à ces actes de vandalisme en favorisant une meilleure éducation des jeunes, notamment à l’école », a déclaré le vicaire patriarcal pour Jérusalem, Mgr William Shomali, cité dans le communiqué du patriarcat, appelant à faire preuve de « beaucoup de patience ».[...]

La Croix