Israël pratique l’injection de contraceptifs de longue durée sur les migrantes éthiopiennes (Slate Afrique)


28/01/13

Une source gouvernementale a pour la première fois reconnu la pratique d’injection de contraceptif de longue durée sur des femmes d’origine éthiopienne, rapporte le site du quotidien Haaretz.

Israël admet des femmes éthiopiennes dont il pourra contrôler les naissances, résume le quotidien.

Le ministre de la Santé a demandé à tous les gynécologues et aux quatre organisations de santé du pays de ne pas injecter  le contraceptif de longue durée Depo-Provera , s’ils ne connaissent pas les raisons du traitement.

L’Etat était-il au courant de ces pratiques?

«Le ministère et d’autres organismes d’État avaient précédemment nié avoir eu connaissance  de ses pratiques, qui ont par ailleurs été signalées pour la première fois il y a cinq ans», précise le site du quotidien Haaretz.

Une lettre a été envoyée à tous les gynécologues. Le message est clair: ne pas renouveler les prescriptions de Depo-Provera pour les patientes d’origine éthiopiennes.

Six semaines plus tôt, sur un programme éducatif de la télévision israélienne, le journaliste  Gal Gabbay diffusait les témoignages de 35 migrants éthiopiens.

 «Les témoignages des femmes pourraient contribuer à expliquer la baisse de près de 50 pour cent du taux de natalité de la communauté éthiopienne d’Israël au cours de la dernière décennie», poursuit Haaretz.

Les migrantes éthiopiennes n’avaient pas encore foulé le sol israélien, qu’elles se voyaient contrainte d’accepter l’injection du contraceptif sous le coup de la menace. (…)

Slate Afrique


24/02/10

France : «L’identité collective et nationale du fait juif» menacée ?

Intervention de Dov Maimon, chercheur au au Jewish People Policy Institute (Jérusalem), lors de la Convention du CRIF, dimanche 13 janvier 2013. Il s’inquiète de l’avenir de la «communauté juive» en France et de ses pratiques religieuses (circoncision, viande casher…).

Fondamentalement, nous sommes confrontés à un lent processus d’exclusion du fait juif en tant qu’identité collective et nationale.

Le constat sans complaisance que je souhaite partager avec vous aujourd’hui, reprend dans ses grandes lignes le compte rendu que j’ai présenté au gouvernement israélien, puis à la Knesset, au congrès des ambassadeurs israéliens, à l’Agence Juive et, enfin, aux dirigeants juifs américains, rencontrés au cours de l’automne dernier. […]

D’emblée, j’aimerais souligner qu’en dépit de l’évidente bonne volonté des pouvoirs publics, et malgré leurs efforts visant à assurer la continuité de la vie juive – l’espace français n’est pas propice au développement d’un judaïsme «à l’aise dans ses baskets».[…]

À défaut d’une décision politique courageuse, le scénario pour les juifs de France sera probablement le suivant : 10% se relocaliseront vers Israël et l’Amérique du Nord; 10-20%, du moins ceux qui en ont les moyens, se replieront dans des quartiers «à eux» - comme cela se passe d’ores et déjà au Mexique, au Venezuela ou encore au Brésil. […]

Les Juifs de France vivent à l’heure de la suspicion, et n’affichent pas aisément leur identité, ni leurs sentiments par rapport à Israël, afin, disent-ils de ne pas «susciter le malaise autour d’eux». […]

Concrètement, les pouvoirs publics peuvent intervenir sur plusieurs plans essentiels. Pour illustrer mon propos, j’en citerai aujourd’hui deux :

1.Veiller à ce que les juifs qui le désirent puissent pratiquer leur culte. Cela passe par des mesures fortes au titre desquels il y aurait à protéger légalement les pratiques de la circoncision, de l’abattage rituel, mais aussi trouver des solutions pour que les juifs pratiquants puissent sortir de leurs immeubles le samedi, et adapter le calendrier des examens publics pour leur permettre d’étudier librement dans les universités françaises, comme cela se fait déjà en Italie.

2. Soutenir les efforts de la communauté. Avant même de parler de discrimination positive, il s’agit d’aligner les conditions des différentes minorités culturelles. [...]

Le Crif

Israël : la clôture électronique anti-immigrés sera finie dans 3 mois

« Un énorme succès. Durant les 7 derniers mois, aucun immigré illégal n’est arrivé aux villes israéliennes ».

Le principal tronçon de 230 km de cet ouvrage a été inauguré. La construction de cette clôture, qui a duré deux ans, a coûté 320 millions d’euros. Le dernier tronçon de 12 km érigée par Israël le long de sa frontière sera achevé d’ici trois mois.

Le Premier ministre s’est félicité de cet « énorme succès ». Selon lui « durant les 7 derniers mois aucun immigré illégal n’est arrivé aux villes israéliennes ». M. Netanyahu a promis d’expulser des dizaines de milliers d’immigrés clandestins africains entrés via l’Egypte.
Source 12

L’organisateur d’un réseau de blanchiment d’argent arrêté à Roissy

Alors que le réseau de blanchiment d’argent entre la Suisse, la France et le Maroc avait été démantelé en octobre 2012, son organisateur était encore en liberté. Simon Pérez, qui était visé par un mandat d’arrêt international, a été arrêté à son arrivée en provenance d’Israël, mis en examen et incarcéré, a-t-on précisé, confirmant une information du journal Le Monde. Il est soupçonné d’avoir joué le rôle d’interface entre les trafiquants de stupéfiants et le réseau de blanchisseurs.

Voir : « Une élue parisienne écolo mise en cause pour blanchiment d’argent de la drogue« (Fdesouche)

La somme blanchie est estimée à 100 millions d’euros.

A l’origine de cette affaire, une enquête lancée à Nanterre en février et transférée à Paris, a mis au jour un réseau d’importation de cannabis entre le Maroc, l’Espagne et la région parisienne.

Ami d’enfance de Meyer El-Maleh, 48 ans, un gestionnaire de fortune installé à Genève et incarcéré depuis octobre 2012, Simon Pérez, 47 an,s est suspecté d’être l’une des pièces maîtresses de cette organisation démantelée il y a deux mois et demi par les polices française et suisse. Selon les enquêteurs, il aurait, en quelques années, amassé un butin de plusieurs millions d’euros.

Ce groupe serait notamment composé d’équipes de trafiquants de cannabis installées en région parisienne, dont l’un des chefs serait Sofiane Nedjam, et d’une fratrie franco-marocaine dispersée entre Paris, Genève et Casablanca, composée de Meyer, Mardoché, Freha et Nessim El-Maleh, tous désormais sous les verrous. […]
Mise au jour à la mi-octobre 2012, l’affaire a fait grand bruit. Le démantèlement de ce réseau a permis aux enquêteurs d’interpeller des notables parisiens qui tentaient d’échapper au fisc en dissimulant des fortunes sur des comptes en Suisse.

Une élue verte du 13e arrondissement, un avocat d’affaires, un marchand d’art ou encore un entrepreneur, tous demeurant à Paris, figuraient parmi cet aréopage de fraudeurs suspectés. Ils ont tous été mis en examen pour « blanchiment en bande organisée » et placés sous contrôle judiciaire . […]

TDG ; Le Monde

Tours (37). Trois Tourangeaux sont partis pour Gaza

Trois Tourangeaux sont partis hier avec une centaine de personnes, dont soixante Français, pour participer à une opération humanitaire à Gaza organisée par Bienvenue en Palestine. Environ trente personnes à Tours appartiennent à ce comité de soutien.

Rémi Filliau en fait partie, avec Nassima et Mohamed. Depuis un an, il milite pour la cause palestinienne. Le trio apportera les 10 kg de médicaments collectés voilà dix jours à Tours. « Cette fois-ci, nous passerons par l’Egypte, par Le Caire, pour passer à Gaza. Nous avons des chances de penser que nous pourrons y accéder pour y rester une semaine. Les contacts avec l’ambassade ont été bons, nous sommes autorisés à rentrer. En 2009, pour la Marche pour Gaza, le gouvernement d’alors, celui de Moubarack, avait bloqué les militants, qui n’avaient pu se rendre sur place. Pendant toute la semaine, nous serons en contact avec le Hamas. Tous les militants resteront ensemble, certainement hébergés dans un ou deux gymnases. »

L’an passé, en avril, Rémi Filliau a fait partie des militants bloqués à l’aéroport de Bruxelles alors qu’il voulait rejoindre Israël via la Cisjordanie. Au mois d’août, des militants ont essayé de rejoindre la Cisjordanie en passant par la Jordanie, mais l’armée les a empêchés de passer.

(…) La nouvelle république

Merci à chris3818919

Tours : La «pensée unique» dénoncée au diner du Crif

Extraits de l’allocution de Georges Bensoussan lors du dîner du Conseil représentatif des Institutions juives de France centre Ouest à Tours, le 10 décembre 2012. Il dénonce la «pensée unique» dans les médias à propos d’Israël, l’antisémitisme dans les banlieues, l’affaire Merah, l’islamisme…

La monoculture règne dans la plupart des médias français. S’en lamenter est d’ailleurs vain, voire contre-productif puisque cela alimente l’illusion que le débat existe.

Récemment, le journaliste Serge Halimi dans un film éponyme, qualifiait de « nouveaux chiens de garde » cette pensée unique qui nous fait croire qu’aucune alternative sociale et économique n’est possible. Il mettait en relief ce conformisme de la pensée unique, qui d’une radio à l’autre, selon lui, voudrait inculquer chaque matin à des millions d’auditeurs cette idée qu’il n’y aurait pas d’autre voie possible. Mais cette pensée unique s’incarne aussi dans ce conformisme massifié en matière de culture issu pour une grande part d’un milieu fermé d’héritiers qui établissent ces normes rigides mais invisibles à la fois et qui, incorporées, deviennent des évidences. Malheur à celui qui s’en écarte, il sera privé d’antenne, d’audience et de lecteurs. Beaucoup en ont fait l’expérience. La liste serait longue. […]

C’est une cécité volontaire que celle qui consiste à penser que la France est victime d’une nouvelle peur collective, l’islamophobie, semblable à l’antisémitisme des années 1930. Comme si les Juifs européens réprouvés des années 1930, dont beaucoup cherchaient déjà à fuir l’Europe, pouvaient être comparés aux millions de migrants qui s’installent aujourd’hui sur le Vieux continent en y construisant mosquées, centres culturels, scolaires et sociaux. […]

Place de la Bastille, le soir de l’élection de François Hollande (6 mai 2012), au pied de la colonne de juillet, on a vu des drapeaux des pays du Maghreb, de Syrie et de Palestine. On pouvait ce soir-là se demander où était passée la nation française. Jusqu’au moment où la doxa eut tôt fait de nous convaincre que ces drapeaux étaient le signe d’une intégration réussie. Comme par exemple, nous disait-on, la présence de drapeaux bretons. Mais de quelle intégration parle t-on ? Et dans quel pays ?

Pour beaucoup de nos compatriotes, la langue s’est appauvrie, mais elle a surtout été travestie pour une majorité de Français puisqu’elle consiste à éviter de nommer ce que chacun, chaque jour, a sous les yeux.

Cette guerre à bas bruit, une partie des élites intellectuelles d’Occident n’en veut rien entendre. Et en particulier une fraction des élites françaises qui peine à penser que l’on peut être à la fois bourreau et victime, avoir été colonisé et dominé et être en même temps un oppresseur des minorités et des femmes. […]

Ainsi, c’est au nom du bien que le mépris règne aujourd’hui. Car il s’agit de mépris quand l’on refuse d’entendre la colère et le chagrin des classes populaires que rien ne protège de cette violence, ni les beaux quartiers, ni les écoles de l’élite, ni les professions gratifiantes. Sous l‘œil des idéologues le noir est blanc, la haine est amour, et l’antisémitisme est mué en troubles intercommunautaires. […]

Crif

Des joueurs de foot contre l’Euro en Israël (MàJ)

Certains joueurs nient avoir signé cette pétition :

Après les Français Yohan Cabaye et Anthony Le Tallec, c’est au tour de Didier Drogba de nier avoir signé une pétition de soutien à la Palestine et réclamant un boycott de l’Euro Espoirs 2013 prévu en Israël :

« Je n’ai pas signé cette pétition ni apporté mon soutien à cette initiative. Car je n’ai jamais pris parti, même dans mon pays, la Côte d’Ivoire, lors des conflits, quels qu’ils soient. »

RFI

Réaction d’Alain Jakubowicz, président de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) :

« Cela procède surtout d’une méconnaissance de la réalité des choses qui est assez terrifiante, mais qui n’est pas vraiment surprenante de la part de ces footballeurs. On ne peut qu’être satisfait qu’ils s’intéressent au monde dans lequel ils vivent. Mais il est évident qu’ils ne sont pas du tout informés de ce dont ils parlent. »

Que voulez-vous dire ?

« Il faut savoir que Gaza est sous le contrôle du Hamas, qui est une organisation terroriste déclarée comme telle par la communauté des nations. Bien sûr que la mort d’un enfant est effroyable mais est-ce que ces footballeurs sont allés voir ce qui se passait du côté des bombardements qui tombent sur une population de civils en Israël ?
C’est une vision totalement parcellaire de la situation.

Il faut être au courant de ce dont on parle avant de faire de grandes et belles déclarations. Ces gens-là, qui sont certainement animés des meilleures intentions, parlent de sujets qu’ils ne connaissent pas.

Cela est toujours extrêmement dangereux. »

Estimez-vous que ces sportifs ont dépassé leur rôle ?

« Ça peut être le rôle de sportifs, mais de sportifs éclairés. Avant de lancer des diatribes, il serait bien qu’ils s’intéressent au sujet autrement que par les titres du journal de 20 heures ou d’une presse qui met l’accent sur tel ou tel point. Ce qui serait intéressant, c’est que les joueurs fassent une visite sur les lieux, dans les territoires palestiniens et en Israël. Lors d’une dernière compétition internationale (Euro 2012, ndlr), nombres de joueurs se sont rendus à Auschwitz pour voir la réalité de ce qu’il s’était passé dans les camps de concentration. Les équipes nationales, elles, ne l’ont pas souhaité. C’est bien d’être ouvert sur le monde, encore faut-il voir tous les paramètres et s’y intéresser de façon complète. Et non pas de manière parcellaire, ni militante. »

RMC

Une soixantaine de footballeurs professionnels, dont Didier Drogba (Shanghaï Shenhua), Eden Hazard (Chelsea) ou encore Jérémy Ménez (Paris-SG), ont adressé une lettre à l’UEFA pour protester contre la décision de confier à Israël l’organisation de l’Euro 2013 des moins de 21 ans (5-18 juin). Frédéric Kanouté (Beijin Guoan), André et Jordan Ayew (Marseille) ainsi que les internationaux français Yohan Cabaye (Newcastle), Abou Diaby (Arsenal), Alou Diarra, Rod Fanni, Steve Mandanda (Marseille) ont également signé ce texte.

L’Equipe

« Toutes les nations voudraient être comme Israël »

[Extraits d'un article de Mediapart, signé Jean-Marc Desanti.] [Titre original : Israël notre dernier fortin]

« Toutes les nations voudraient être comme Israël. Tous les « nationaux » d’Europe et du monde savent que l’on devient le propriétaire de la terre que l’on défend avec l’épée. Tous les patriotes savent que reculer devant l’ennemi vous conduit à la mort et au déshonneur.

La haine ou la colère déployées par les « ennemis » d’Israël repose sur la jalousie. Elle repose aussi sur la lâcheté que l’on veut justifier après avoir abandonné la défense des valeurs de son clan. En réalité, on ne « hait » pas Israël, mais on se dégoûte soi-même de tous ses renoncements, Lire la suite