Syrie : Des crucifixions de chrétiens par des islamistes selon une religieuse

Des chrétiens qui refusaient de prononcer la profession de foi musulmane ou de verser une rançon ont été crucifiés par des djihadistes en Syrie, a dénoncé aujourd’hui à Radio Vatican une religieuse syrienne, Soeur Raghid. Radio Vatican a publié cette interview le jour où l’Eglise commémore la crucifixion du Christ à Jérusalem.

Selon Soeur Raghid, qui a dirigé l’école du patriarcat gréco-catholique à Damas, et qui vit maintenant en France, «dans les villes ou villages qui sont occupés par les éléments armés, les djihadistes et tous les groupes musulmans extrémistes proposent aux chrétiens soit la chahada (la profession de foi musulmane) soit la mort. Quelques fois, on demande une rançon».

«C’est impossible, a-t-elle ajouté, de renier leur foi donc, ils subissent le martyr. Et le martyr d’une façon extrêmement inhumaine, d’une extrême violence qui n’a pas de nom. Si vous voulez des exemples, à Maaloula, ils ont crucifié deux jeunes gens parce qu’ils n’ont pas voulu dire la chahada. Ils disent ‘alors, vous voulez mourir comme votre maître en qui vous croyez. Vous avez le choix : soit vous dites la chahada, soit vous êtes crucifiés».

«Il y en a un qui a été crucifié devant son papa. On a même tué son papa. Ce qui s’est passé par exemple à Abra, dans la zone industrielle, dans la banlieue de Damas », a-t-elle rapporté. Selon elle, après des massacres, des djihadistes ont parfois «pris les têtes et joué au foot avec elles », ont pris les bébés des femmes et «les ont accroché aux arbres avec leurs cordons ombilicaux ».

Alors que la guerre civile donne lieu à des massacres commis par toutes les parties, la minorité chrétienne s’est en majorité prononcée pour le régime laïc de Bachar el-Assad, par crainte précisément des islamistes.

Le Figaro ; Radio Vatican (Merci à zoo)

Nigeria : Plus de cent lycéennes enlevées par des islamistes

Une centaine de jeunes filles, qui s’apprêtaient à passer un examen scolaire à Chibok, au nord-est du Nigéria ont été enlevé par islamistes qui pourraient appartenir au groupe Boko Haram − dont le nom signifie «l’éducation occidentale est un péché» en langue haoussa.

«De nombreuses jeunes filles ont été enlevées par des islamistes armés qui ont attaqué leur établissement», a déclaré Emmanuel Sam, responsable de l’éducation à Chibok, une ville de l’Etat du Borno au nord-est du Nigeria, où l’attaque a eu lieu lundi soir. Il a ajouté avoir fui à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, après l’attaque. Des habitants de Chibok ont déclaré sous couvert d’anonymat que les jeunes filles devaient passer cette semaine un examen annuel donnant accès à un diplôme commun à plusieurs pays d’Afrique anglophone, le WAEC. D’après un responsable de la sécurité nigériane, les lycéennes seraient plus de cent.

Selon un habitant, les hommes armés sont arrivés «dans des camions et sur des motos et ils se sont dirigés vers l’école». Des soldats avaient été déployés dans la ville afin d’assurer la sécurité des lycéens pendant la durée de l’examen, mais les hommes armés «ont maîtrisé les soldats et ils ont emmené les jeunes filles». […]

Libération

Les chrétiens sont-ils persécutés au Moyen-Orient ?

Le site musulman saphirnews publie un communiqué de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre sainte (Palestine, Israël et Jordanie) et du Comité Justice et Paix sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient. Le mot « persécution » semble gêner cette auguste Assemblée.

Oui, les chrétiens sont parfois touchés précisément parce qu’ils sont chrétiens, parce que leur foi est différente et parce qu’ils ne sont placés sous aucune protection.

Persécution : Dans de nombreuses parties du monde occidental, ce mot est sur toutes les lèvres. On ne cesse de dire qu’aujourd’hui les chrétiens sont persécutés au Moyen-Orient. Mais, que se passe-t-il réellement ? Comment, en tant que chrétiens et en tant qu’Eglise, parler en toute vérité et intégrité de la souffrance et de la violence qui sévit dans la région ?

Néanmoins, la répétition du mot «persécution» dans certains milieux (pour désigner habituellement uniquement les souffrances endurées par les chrétiens aux mains de criminels qui se déclarent musulmans), sert aux extrémistes, chez nous comme à l’étranger, dont le but est de semer la haine et les préjugés, et de monter les peuples et les religions les uns contre les autres.

Il ne fait aucun doute que les récents bouleversements du Moyen-Orient, d’abord appelés «printemps arabe», ont ouvert la voie à des groupes extrémistes et à de nouveaux rapports de force qui, au nom d’une interprétation politique de l’islam, font des ravages dans de nombreux pays , en particulier en Irak , en Egypte et en Syrie . Il ne fait aucun doute non plus que nombre d’extrémistes considèrent les chrétiens comme des infidèles, des ennemis, ou encore des agents de puissances étrangères hostiles ou comme une cible facile à extorquer.

Cependant, au nom de la vérité, nous devons souligner que les chrétiens ne sont pas les seules victimes de cette violence et de cette sauvagerie. Les musulmans laïques, tous ceux nommés «hérétiques», « schismatiques» ou simplement « non – conformistes » sont également attaqués et assassinés dans ce même chaos. Là où les extrémistes sunnites sont au pouvoir, les chiites sont massacrés. Là où les extrémistes chiites dominent, les sunnites sont tués. […]

Les chrétiens vivaient dans une relative sécurité sous ces régimes dictatoriaux. Ils craignaient que, une fois le pouvoir autoritaire renversé, des groupes extrémistes semant le chaos prennent le dessus et s’emparent du pouvoir, au moyen de la violence et de la persécution. Par conséquent, certains chrétiens ont eu tendance à défendre ces régimes. Au lieu de cela, la fidélité à leur foi et leur préoccupation pour le bien de leur pays, auraient du peut-être les amener à parler beaucoup plus tôt, à dire la vérité et à en appeler aux réformes nécessaires, en vue de plus de justice et de respect des droits de l’homme, et à prendre position aux côtés de nombreux chrétiens et musulmans courageux qui ont su parler.

Nous comprenons parfaitement les peurs et les souffrances de nos frères et sœurs dans le Christ, qui ont perdu dans cette violence des membres de leur famille et ont été chassés de chez eux. Ils peuvent compter sur notre solidarité et nos prières. […]

Ensemble, nous devons unir nos voix à tous ceux qui rêvent comme nous d’une société dans laquelle musulmans, chrétiens et juifs seront citoyens égaux, vivant côte à côte, et construisant ensemble une société dans laquelle les nouvelles générations pourront vivre et prospérer.

saphirnews

Birmingham : Enquête sur les islamistes dans 15 écoles

Le gouvernement britannique a envoyé des inspecteurs enquêter dans quinze écoles de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, soupçonnées d’être en train de passer sous le contrôle de musulmans radicaux, a annoncé aujourd’hui le ministère de l’Education.

Les soupçons sont nés d’une lettre anonyme reçue il y a quelques mois par la mairie de Birmingham, soutenant que des islamistes s’employaient à changer les instances dirigeantes dans quatre établissements scolaires publics pour imposer leurs vues. Des accusations anonymes ont aussi émergé sur l’existence alléguée d’une ségrégation entre les filles et les garçons en classe et le harcèlement moral dont serait victime le personnel non-musulman. La mairie de la deuxième ville britannique, dont la population est à 22% musulmane, a aussi décidé de se pencher sur ces accusations et de geler temporairement le recrutement de directeurs d’écoles.

L’affaire a conduit le ministre britannique de l’Education Michael Gove à ordonner les inspections de 15 établissements de la ville. «Les accusations faites à propos de plusieurs écoles de Birmingham sont très graves», a souligné une porte-parole du ministère de l’Education. […]

Selon le Sunday Times, le ministre est déterminé à sanctionner les écoles où «le conservatisme religieux fait obstacle à l’apprentissage et à une scolarité équilibrée» et à remplacer les dirigeants des écoles qui seraient épinglées. […]

Ce mois-ci, dix députés de Birmingham ont exprimé leur inquiétude à propos de ces soupçons, dans une lettre au ministre de l’Education. Mais l’un des administrateurs de plusieurs des écoles mises en cause dans les médias, David Hughes, a démenti ces accusations et dénoncé une « chasse aux sorcières ». Il a affirmé cette semaine sur la BBC qu’en 15 ans à Park View School, il n’avait jamais été confronté «à la moindre plainte pour extrémisme

Le Figaro (Merci à Gonedesouche )

Port du voile : Des vêtements dits «traditionnels» pour contourner la loi

De plus en plus de jeunes essayent de faire passer le port du vêtement « traditionnel » comme un simple accessoire de mode.

«Tous les chefs d’établissements des quartiers sensibles soulignent que leur premier problème, au quotidien, reste la gestion des jeunes filles en jilbab». Sans ambages, les spécialistes estiment qu’il «conviendrait de trouver une solution au plus vite».

Pour contourner l’interdiction du voile et des signes religieux ostensibles à l’école, de plus en plus de jeunes adoptent le port du vêtement «traditionnel». Ainsi, les filles portent le jilbab, habit large et ample couvrant les cheveux et tout le corps hormis les mains, le cas échéant protégées de gants fins. Cette pièce de tissu noir est prônée par le Coran, qui stipule: «Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de resserrer sur elles leur mante (jilbab), elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.»

Les garçons enfilent quand à eux le khamis, longue tunique tombant jusqu’aux genoux. Cette mode, selon les experts du Renseignement territorial, se répand en particulier dans les quartiers sensibles. Présentés officiellement par les élèves comme des tenues «culturelles» et portés pour des motifs à l’évidence religieux, «ces vêtements atteignent évidemment au principe de laïcité sans pour autant contrevenir à la lettre de la loi», notent les analystes de la Place Beauvau, qui relèvent le «vide juridique dans lequel les plus rigoristes ne manquent pas de s’engouffrer».

Dans un lycée des quartiers nord de Marseille, huit adolescentes débarquent quotidiennement revêtues d’un jilbab depuis la rentrée 2012-2013. À l’injonction du corps éducatif, elles acceptent volontiers d’ôter le voile, mais «ergotent longuement sur le reste de leur tenue, affirmant avoir acheté leur maxi-jupe dans une grande enseigne, ce qui en ferait un accessoire de mode».

Dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie, aux Mureaux et, dans une moindre mesure, à Magnanville, les élèves multiplient aussi les «subterfuges». Alors que les adolescents dissimuleraient leur djellaba dans le pantalon, les filles aussi adeptes du hijab noir ou marron couvrant la tête et les épaules ou de la tunique appelée abaya «gardent de surcroît leurs gants, y compris pendant les cours, au prétexte fallacieux “d’avoir froid”. Les mêmes mains gantées ont aussi été dénoncées à Nîmes ou dans le sud du Finistère», précisent les auteurs du rapport. Constatant que «dans certains collèges, ce phénomène trahit l’existence d’un “contrôle vestimentaire” imposé par leurs familles à de jeunes musulmanes, dont les garçons sont chargés de veiller à la bonne morale à l’extérieur et à l’intérieur des établissements scolaires», les policiers notent que «certains établissements nordistes n’ont pas transigé en établissant un nouveau règlement intérieur».

Le Figaro (Merci à domi)

Cinéma : Halalywood, pour rééduquer «la population à propos des musulmans et de l’Islam»

Ils rêvaient de faire leur cinéma à Hollywood, mais en volant de leurs propres ailes, Omar Regan (doublure de Chris Tucker dans « Rush Hour »2) et son comparse Baba Ali, deux acteurs américains de confession musulmane qui ont la comédie dans le sang, ont décidé de changer de décor pour créer Halalywood, la première industrie cinématographique certifiée halal d’Outre-Atlantique.

Le temps était venu pour ces deux amis inséparables de prendre leur destin en main, d’autant plus qu’ils ne supportaient plus d’être cantonnés dans les rôles des méchants arabes ou terroristes islamistes de service, et que les sirènes de l’usine à rêves ne leur faisaient aucun effet. C’est grâce à la confiance et à la générosité de la communauté musulmane qui a immédiatement adhéré à leur projet, que leur rêve américain a pu prendre corps sur la plate-forme de financement collaboratif Kickstarter.

«Il y a plus d’1 milliard de musulmans dans le monde, et personne pour servir notre cause et raconter nos histoires. Alors j’ai quitté Hollywood pour Halalywood!», a expliqué Omar Regan dans un enregistrement vidéo. « em>Voici notre mission: nous allons offrir du divertissement halal, c’est-à-dire du divertissement auquel nous (musulmans) pouvons nous identifier.»

«Deuxièmement, nous voulons rééduquer la population à propos des musulmans et de l’Islam».

«Troisièmement, nous voulons permettre à de jeunes auteurs, acteurs et réalisateurs de produire leurs propres histoires sans se faire rembarrer», précise-t-il avec enthousiasme. […]

oumma

Théorie du genre : l’alliance extrême

Alain Soral, Farida Belghoul ou Salim Laibi, figures du complotisme et théoriciens d’une alliance catholico- musulmane, ont multiplié les actions à l’aube des municipales. [...]

Après avoir accueilli trois semaines auparavant Alain Soral, théoricien d’extrême-droite aux discours antisémites, le Diamant Palace, salle de mariage du 16e arrondissement de Marseille, affiche à nouveau complet. Dans l’assistance, quelques jeunes d’Action Française, des radicaux catholiques et musulmans, mais aussi des parents d’élèves. Une bande d’ados en survêtements grignote même des bonbons dans un coin. Comme au cinéma.

Hebergeur d'imageLa séance, qui coûte 5 euros, est des plus épicées… Si la thématique annoncée sur les flyers tend plutôt vers la petite enfance et la scolarité, le champ lexical des intervenants verse davantage dans Full Metal Jacket que dans Le Cercle des poètes disparus. « Prenez mille personnes, d’un côté ou de l’autre d’une bataille, ce sont les plus organisées qui vont gagner, c’est aussi simple que ça. Organisons-nous ! », lance en préambule Salim Laibi, président de l’association Cobema (Communauté arabo-berbère de Marseille), qui fut notamment candidat aux législatives 2012. « La solution pour nos enfants ne se trouvent pas dans les urnes, mais dans la mission sacrée des parents, embraye Farida Belghoul, que ses disciples surnomment « Tata Farida ». [...]

Satan, Sodome et Gomorrhe, les références bibliques, comme les termes guerriers, sont légion dans le discours musclé des différents intervenants. Les ennemis à pourfendre aussi : « Le parti socialiste, même si l’UMP n’est pas en reste, Christiane Taubira et sa loi hérétique, Vincent Peillon… » [...]

Habile oratrice, Farida Belghoul va alors flatter son public, en appelant à « des alliances authentiques de principe entre catholiques et musulmans. La convergence islamo-catholique doit être une locomotive. Nous en recueillerons des fruits insoupçonnables. »

Avec un clin d’oeil au passage à Christine Boutin, dont elle est proche.« Je viens de recevoir un texto de Mme Boutin. Elle me dit que ce matin, à la sortie de la messe, les catholiques qui l’ont croisée l’ont félicitée d’être dans cette convergence avec les musulmans ». Sourires béats de ses confrères Salim Laibi et Albert Ali.

Ce dernier poursuit : « Un abbé parisien a dit récemment que Jeanne d’Arc était de retour, et qu’elle s’appelait Farida ! » [...]

La Provence

Merci à DANY

Le quotidien de jihadistes « français » en Syrie (vidéo)

C’est un document rare que s’est procuré BFMTV. Deux journalistes français ont pu récupérer, auprès de sympathisants de l’Armée syrienne libre, qui combat les jihadistes en Syrie, des vidéos filmées par des jihadistes français et belges engagés depuis plusieurs mois dans le pays. [...]

Pendant plusieurs jours, à la mi-février, ces jeunes gens ont filmé leur quotidien, celui du jihad. Le sourire aux lèvres, ils semblent prendre cette guerre sainte comme un jeu. Mais les images témoignent de l’atrocité de la situation: on y voit notamment de jeunes jihadistes parlant français traîner, jusqu’à une fosse commune, les corps de civils et de rebelles tués lors de violents combats. [...]

Vidéo choquante

BFMTV

Un attentat islamiste sans doute déjoué sur la Côte d’Azur

Le 17 février, 900 grammes d’explosifs avaient été trouvés dans un immeuble près de Cannes…

L’antiterrorisme français est convaincu d’avoir déjoué un projet «imminent» d’attentat sur la Côte d’Azur, fomenté par un homme de retour du jihad en Syrie, a annoncé ce mercredi à l’AFP une source proche du dossier.

Cette certitude est née de la découverte le 17 février dans un immeuble de Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, de quelque 900 grammes d’explosif.

Explosif réparti dans trois canettes

Les résultats des expertises ont montré qu’il s’agissait de TATP, un explosif rudimentaire qui peut être fabriqué à domicile, déjà utilisé par le passé dans des attentats, comme à Marrakech en 2011.

L’explosif était réparti dans trois canettes, dont l’une était entourée de vis et de clous fixés avec du scotch.

Une arme et du matériel informatique ont également été saisis dans un local technique de cet immeuble, qui avait été le point de chute d’un homme de 23 ans interpellé quelques jours plus tôt et lié à la cellule dite de Cannes-Torcy, a précisé la source.

Attentat à la grenade à Sarcelles

Il s’agit d’un des hommes originaires du Cannet (Alpes-Maritimes), qui avaient échappé à la vague d’interpellations à l’automne 2012 dans le vaste coup de filet ayant conduit au démantèlement de la cellule de Cannes-Torcy.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, l’avait alors décrite comme le groupe le plus dangereux depuis la vague d’attentats du milieu des années 1990.

Plusieurs des membres de ce groupe sont soupçonnés de l’attaque à la grenade d’un commerce juif à Sarcelles (Val-d’Oise) en septembre 2012. Lors de cette vague d’interpellations, avait été découvert du matériel pouvant servir à la fabrication d’une bombe dans un box utilisé par un leader présumé du groupe.

20minutes.Fr

« Alice en Arabie »: la nouvelle série pour enfants de ABC sous le feu des critiques

La chaîne américaine ABC Family a annoncé la semaine dernière la diffusion d’une nouvelles série : « Alice in Arabia » (« Alice en Arabie »).

Hebergeur d'image

Un titre et surtout un synopsis qui ont immédiatement déclenché l’indignation de plusieurs internautes et associations jugeant ce remake de Disney « raciste » et « islamophobe ».

A tel point que quelques jours à peine après avoir donné son feu vert, la chaîne a dû faire marche arrière…

D’après le script, « Alice en Arabie » relate les aventures d’une jeune américaine enlevée par des membres de sa famille saoudienne.

Il s’agit plus précisément d’une « série dramatique de taille sur une adolescente américaine rebelle qui, après qu’une tragédie lui ait enlevé ses parents, se fait enlever par des membres de sa famille, vivant en Arabie Saoudite. Alice se trouve étrangère dans un monde nouveau mais est intriguée par ce qu’il a à offrir et les gens qu’elle trouve étonnement variés quant à leurs vision du monde et de sa situation. Devenue quasi-prisonnière dans l’enceinte royale de son grand-père, Alice doit compter sur son esprit et son sens de l’indépendance pour trouver un moyen de rentrer chez elle, tout en tentant de survivre derrière son voile. » [...]

La plume derrière cette série pilote est Brooke Eickmeier, ancienne linguiste cryptologue en langue arabe travaillant pour l’armée américaine et « entraînée pour participer à des missions de la NSA au Moyen-Orient ».

Un élément qui a également mis le feu aux poudres sur le Net. En réponse aux critiques, la principale concernée s’est exprimée sur Facebook: « Vous faîtes des suppositions et déversez de la haine à propos de quelque-chose dont vous ne connaissez même pas les détails, ce qui est exactement le genre de comportement que dénoncez. Ouvrez vos esprits et vos cœurs s’il-vous-plaît. Cette série a pour but de donner une voix aux arabes et musulmans sur la télé américaine. Ses intentions sont nobles. » [...]

Huffington Post

École : l’offensive des mères voilées

Partout en France, des collectifs demandent l’abrogation de la circulaire Chatel de 2012 sur les sorties scolaires.

Hebergeur d'imageLes mères voilées repartent à l’offensive. Estimant que la circulaire Chatel de 2012 interdisant les sorties scolaires aux accompagnatrices voilées les «exclut de la vie scolaire de (leurs) enfants», que la charte de la laïcité de la rentrée 2013 n’a fait «qu’ajouter à la confusion» et que l’avis du Conseil d’État, rendu en décembre dernier, n’a rien réglé, ces mamans musulmanes, soutenues par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), se mobilisent contre une réglementation générale qu’elles considèrent comme «discriminatoire».

Regroupées en collectifs, elles «marquent des points», disent-elles, et font peu à peu «plier» les chefs d’établissement. [...]

Au CCIF, on affirme avoir reçu, «depuis la rentrée 2013, des centaines de demandes de mamans voilées exclues de sorties scolaires». «Des dizaines de cas se sont réglés après un travail de médiation, ajoute-t-on. Et, pour d’autres, on met en place une stratégie juridique.» Les mamans de «Sorties scolaires: avec nous !» ont, elles aussi, été contactées par d’autres mères de famille. «On leur explique qu’il faut se regrouper et réclamer un écrit des inspecteurs d’académie, raconte Ferouz Benamar, l’une des signataires de la lettre à Vincent Peillon. À Lyon et à Bordeaux, elles ont réussi.»

Dans la banlieue de Lyon, Ayche acquiesce : «Après une réunion avec l’inspecteur, il a accepté de faire passer un mot à toutes les écoles», précise cette mère voilée. Même succès dans le Nord, à Noyelles-sous-Lens. Sauf que les «ateliers lecture», qui ont lieu à l’intérieur des établissements, sont toujours interdits aux porteuses de foulard.

«On a juste droit aux sorties et on ne peut pas rentrer dans les classes !, s’énerve Naima Maalou. Moi, j’en resterai pas là !» [...]

Le Figaro