La Chine fait-elle main basse sur les prairies canadiennes ?

Pour satisfaire l’appétit insatiable de l’Asie, des immigrés chinois investissent depuis peu des millions de dollars dans les prairies de l’Ouest canadien. Vastes cultures ou élevages, ils bâtissent des fermes géantes afin d’exporter sur l’autre rive du Pacifique.

Ce phénomène est particulièrement développé dans la Saskatchewan, une province agricole plus grande que la France, mais peuplée de seulement un million d’habitants. Ici, les champs s’étendent à perte de vue et leur acquisition est particulièrement bon marché. (…)

Confronté à l’inquiétude des maires locaux, le gouvernement a diligenté une enquête : «La loi de Saskatchewan est claire: seuls les citoyens et les résidents permanents du Canada peuvent investir dans les terres agricoles de la province (…) et les entreprises qui le font doivent être 100 % canadiennes. Des rumeurs veulent que certains intérêts essaient de contourner nos lois».

Dans ces campagnes canadiennes, plusieurs agriculteurs ont confié leurs doutes: et si ces immigrés chinois qui arrivent les poches remplies de dollars étaient en fait des prête-noms permettant à Pékin d’acquérir des terres arables?

Après avoir mis la main sur d’énormes gisements pétroliers dans la province voisine d’Alberta – forçant Ottawa à renforcer ses lois sur l’investissement étranger -, l’appétit de l’État chinois pour les ressources naturelles canadiennes apparaît infini. (…)

«Ces grands groupes qui achètent petit à petit toutes les terres ne pourront jamais les cultiver eux-mêmes. Vont-ils faire de nous de simples employés?»

lapresse.ca

Immobilier: Des familles françaises victimes de spoliations au Maroc

Des dizaines de familles en France, mais aussi en Italie et en Espagne, propriétaires de biens immobiliers au Maroc, se disent victimes de spoliations…

Il avait passé les fêtes de fin d’année avec sa famille, en France. Quelques jours plus tard, le 4 janvier 2009, le corps de Christian Thuillier, 58 ans, est retrouvé dans son riad marocain. «Mon frère a été assassiné à coups de marteau, puis égorgé et éventré», lâche Daniel. L’assassin présumé, un professeur de sport, père de deux enfants, est rapidement arrêté. Il sera jugé le 29 avril prochain, mais Daniel doute de plus en plus de la culpabilité de cet homme.
Car depuis quatre ans, le dossier s’est copieusement complexifié.

«Mon frère aurait fait donation de son riad à une Marocaine, retraitée de l’Education nationale», explique Daniel. Problème: l’acte porte le sceau d’un notaire parisien… Qui a déposé plainte pour vol de ses cachets.
«Une société aurait racheté notre maison… Mais à qui?»

«La justice marocaine a d’abord jugé que l’acte était un faux, avant de dire le contraire en appel», s’agace Daniel. «Je multiplie les démarches, mais j’ai 72 ans, je n’en peux plus. Je veux savoir qui a tué mon frère et que cette histoire de donation soit éclaircie. Je veux la justice!»

Il n’est pas le seul. Des dizaines de familles en France, mais aussi en Italie et en Espagne, propriétaires de biens immobiliers au Maroc, se disent elles aussi victimes de spoliations. Comme El Mostafa Sakhir, 43 ans. Ce Marocain est arrivé en France à l’âge de 16 ans, avec sa famille. «Mes parents ont conservé leur maison à Casablanca et nous y allions tous les étés», raconte-t-il.

Mais en mars 2008, un tribunal marocain leur demande de quitter cette résidence. «Une société aurait racheté notre maison… Mais à qui? Nous n’avons jamais vu personne et nous n’avons jamais reçu le moindre centime». Après de multiples péripéties, sa famille parvient à mettre la main sur l’acte de vente. Il a été réalisé par procuration, à Lille. «Mais la mairie ne le reconnaît pas… C’est évidemment un faux», souffle El Mostafa.

La situation ne change pourtant pas au Maroc. «Cette affaire est vraiment très pesante, surtout pour ma mère. Elle fait de l’hypertension, elle est de plus en plus mal… Nous avons longtemps hésité avant de lui dire que sa maison avait été détruite.» Elle a été rasée à l’été 2011. Un immeuble de cinq étages se dresse désormais sur le terrain.
Des menaces de mort reçues par un défenseur des victimes

«Nous avons répertorié des centaines de cas. Ces escroqueries représentent des milliards d’euros», lance Moussa Elkhal. Ce juriste franco-marocain travaille depuis 2010 pour le cabinet de Me Viviane Sonier, à Privas (Ardèche), qui défend une trentaine de dossiers de Français escroqués.

«La police marocaine a arrêté cinq personnes, mais des titres fonciers ne se trafiquent pas comme ça… Ces spoliations sont une machinerie très organisée, avec des personnalités haut placées… C’est une vraie mafia.» Moussa Elkhal est déjà allé une vingtaine de fois au Maroc pour tenter de faire bouger les choses. Sans succès apparent. Récemment, il a reçu des menaces de mort.

Pour se faire entendre, les victimes ont décidé de se réunir au sein d’une association, baptisée Droit et justice pour le Maroc. Créée il y a un mois et demi, elle réunit déjà une quarantaine de familles. «Et nous recevons de nouveaux dossiers tous les jours», assure Stéphane Vabre, dont la belle-famille a été spoliée de plusieurs biens.

20 Minutes

L’immobilier est devenu inaccessible aux plus jeunes

Dans leur bilan sur le marché immobilier en 2011, les notaires confirment que le nombre d’acquéreurs de moins de 30 ans ne cesse de baisser alors que celui des plus de 60 ans augmente fortement.

Le plus exhaustif, mais aussi le plus tardif : c’est la force et la faiblesse du bilan annuel du marché immobilier dressé par les notaires. Dévoilé ce jeudi matin, il conforte les contours du marché 2011, tel qu’il a été décrit par la plupart des professionnels.Première confirmation : le record du nombre de transactions (837.000 en 2006) a été battu avec 858.200 transactions en France (710.000 en province et 148.200 en Ile-de-France). Des chiffres exceptionnels dopés par le PTZ +, les taux bas et l’effet plus-values de ceux voulant vendre avant la modification de la fiscalité. Concernant les prix, celui des appartements anciens a progressé en moyenne de 6,5% sur un an à travers le pays avec des pointes à 9% dans des villes telles que Lyon ou Bordeaux. Les notaires relèvent cependant que les tarifs ont amorcé une légère décrue depuis le quatrième trimestre.

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Halal : Après la viande, l’assurance-vie

La Compagnie française de conseil et d’investissement (CFCI & associés) s’apprête à distribuer la première assurance-vie « charia compatible » en France métropolitaine. Objectif : offrir à la clientèle musulmane française – mais pas seulement – un moyen d’épargne en conformité avec ses convictions religieuses et, surtout, insiste la CFCI, éthiques. La mise minimum sera de 100 euros. La clientèle sera démarchée par téléphone ou en face à face.

L’argent récolté dans une Sicav basée au Luxembourg sera investi à 85 % sur des fonds actions, et non dans des obligations classiques, puisque la loi islamique interdit la rémunération par des taux d’intérêt. Le reste sera investi sur des fonds monétaires ou des fonds obligataires islamiques.

Éthique

Le contrat d’assurance-vie « charia compatible » sera donc plus risqué que la plupart des contrats d’assurance-vie classiques dont les portefeuilles contiennent beaucoup d’obligations d’État. Le rendement attendu sera aussi meilleur, puisqu’il devrait atteindre 5 à 7 % par an sur le long terme (pour 15 à 20 ans d’investissement), en ligne avec la performance historique des marchés actions, selon Anouar Hassoune, directeur de la Sicav concernée et ancien vice-président de Moody’s Investors Service, où il assurait notamment la notation financière des banques islamiques.

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Le Qatar investit en Corrèze

France 3 Régions – 5 janvier 2012

« Après être devenu majoritaire dans la société de maroquinerie Le Tanneur, la société Qatar Luxury va dépenser 500 000 euros à Monestiers-Merlines en Corrèze pour ouvrir un un autre atelier de confection pour la marque Vuitton »

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Il y a dans le monde rural moins de pression des salariés envers les employeurs qu’il peut y en avoir en ville, donc je crois qu’il y a un contexte favorable aussi pour que les entreprises puissent s’installer dans les campagnes comme les notres » — Conseillé Général de la Corrèze

La France investit 40 millions d’euros en Tunisie pour les Tunisiens revenus de Libye

Mohamed Ennaceur, ministre des Affaires sociales, et Boris Boillon, ambassadeur de France en Tunisie ont signé vendredi 23 septembre 2011 un arrangement administratif relatif à la réinsertion socio-économique des Tunisiens revenus de Libye, par le moyen du microcrédit.

[...] Ce programme, doté de 40 millions d’euros sur trois ans, a pour objectif de soutenir la formation professionnelle et le développement régional, notamment à travers des initiatives économiques dans toute la Tunisie. [...]

En effet, suite aux événements survenus en Libye, de nombreux travailleurs tunisiens se sont vus contraints de rentrer précipitamment dans leur pays et se trouvent confrontés au chômage. Environ 450 projets individuels pourront bénéficier d’un appui dans un premier temps. [...]

BusinessNews.com

Investissement maçonnique pour des PME

Argent et franc-maçonnerie ? En associant appel à l’épargne pour financer des entreprises et valeurs maçonniques, le jeune frère Julien Rittener savait qu’il provoquerait une polémique. Il avoue même qu’il l’espérait, pour donner un écho à son initiative (…).

Bien des maçons se méfient de l’argent, un des métaux qu’il leur faut laisser à la porte du temple (selon la formule consacrée). La méfiance vient surtout des dérives observées dans certaines fraternelles, où se pratique l’affairisme. Bingo ! La polémique a éclaté.

FCPM – le Fonds Commun Participatif Maçonnique – est le premier fonds participatif qui moralise le capitalisme en ne finançant que des PME françaises respectant les valeurs d’humanisme, de positivisme, de respect, de tolérance mutuelle et de liberté absolue de conscience que prône la Franc-Maçonnerie. »(…)

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L’Euro : implosion ou sursaut ?

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

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Chute de 56 % des profits des sociétés du CAC 40 au premier semestre

Durant le premier semestre, le chiffre d’affaires des entreprises du CAC 40 a régressé de 10,9 % et le résultat net de 56,4 %, par rapport à la même période de l’année précédente.

Le premier semestre 2008 avait été excellent pour les entreprises du CAC. La comparaison par rapport à cette période de l’année est donc extrêmement cruelle. Ces mêmes sociétés avaient vu leur chiffre d’affaires baisser de 9 % au 1er trimestre. Ce qui signifie que la chute d’activité s’est encore aggravée durant le 2nd trimestre.

Les entreprises des secteurs de la santé, de l’agroalimentaire, des télécommunications, de service aux collectivités résistent. En revanche, l’industrie a souffert. Dans l’automobile, le bonus écologique et la prime à la casse ont permis de soutenir le marché. Mais malgré ces incitations, Renault et PSA Peugeot Citroën ont vu leur chiffre d’affaires régresser de plus de 20 %, et ont affiché de lourdes pertes.
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